lundi 30 septembre 2019

Léonard un roux objet de lazzi à Milan

Un enfant,  roux et gaucher, sous la protection d'un homme de loi prend des notes.
L'homme à la barbe grise tient un billet à la main et semble plaider. Des juges l'écoutent.
Ce tribunal statuerait sur la dénonciation déposée à Florence dénonçant  Léonard de Vinci pour sodomie. Cette illustration est une petite découverte. Elle sera disponible dans un ouvrage à paraître d'ici quelques jours, on en saura plus alors. 



Le point intéressant, la couleur de cheveux du jeune Leonardo, rousse. 
Ceci confirmerait-il des origines moyen-orientales de Léonard ? 
Certains peuples du bassin de la Mer Noire compte en leur sein une population plus importante de roux. L'indice est mince et d'ailleurs en avons-nous besoin face aux recherches scientifiques sur les empreintes digitales de Léonard ?
Nous aurons certainement une réaction Martin Kemp.... affaire à suivre.


dimanche 29 septembre 2019

Milan sur le Tibre

Au catalogue des  oeuvres inachevées de Léonard il ne manquent ni L'Adoration des Mages (Florence), ni le groupe équestre à la mémoire des Sforza (Milan), ni la Joconde, mais... La Basilique Saint-Pierre-de-Rome.
Si Bramante, dont Michel-Ange loue le plan initial, gagne le concours du nouvel édifice c'est grâce aux heures passées avec le Vinci à Milan.
Ils étudient ensemble les édifices à plan centré, et imaginent  l'église non comme un lieu de culte mais comme un lieu de beauté.
La Rome Renaissante acceptera cette approche, la Rome dogmatique puis tridentine, non.

samedi 21 septembre 2019

Thomas Cook en difficulté

Nous en parlions il n'y a pas longtemps. Thomas Cook, l'inventeur du tourisme de masse, est en difficulté selon des infos du Point.
Si les causes étaient un changement de mentalité des touristes on pourrait s'en réjouir, mais tel n'est pas le cas visiblement.
Une société chinoise pointe son nez, ça va être pire... ou pas.
Après tout les Chinois à Angkor ne se comportent pas plus mal que les Français.

jeudi 19 septembre 2019

De Botton, Ruskin ; la photo (argentique) et le dessin.


La photographie seule ne peut assurer une telle assimilation [de la chose vue]. 
Cette réflexion d’Alain de Botton dans l’Art du voyage est produite par la lecture de Ruskin, ce dernier préférant le dessin.
S’ensuit une sorte de comparaison entre les vertus du dessin et les défauts de la photographie.Cette approche est semble-t-il biaisée. Je ne sais pas si l’auteur des Pierres de Venise développait lui-même ses clichés, mais c’est là un point crucial. Le cliché n’est point photo.Pour obtenir celle-ci, il est impératif de se livrer soi-même au développement du film, au tirage sur papier.
Ces opérations sont loin d’être anodines pour le résultat final. Si vous laissez le soin à d’autres de manipuler votre cliché, vous êtes dépossédés de son assimilation. 
En travaillant en chambre noire, vous continuez à travailler sur votre cadrage, le renforcement des contrastes, les effets de lumières. Ces aspects auront ensuite une influence sur les prochaines prises de vues.
Ces comparaisons entre un art et un autre existent depuis la nuit des temps sûrement.
Je connais particulièrement l’épisode relatif à la Renaissance, entre Léonard et les écrivains de la cour de Milan, entre les peintres et les sculpteurs. 
Ce Paragone devait trouver en Lessing un un terme définitif, mais il n’en  n’est rien. 
Et c’est tant mieux.  

dimanche 15 septembre 2019

Ruskin, le pote de Proust, et l'art de voyager, de visiter

Ce n'est certes pas en allant d'un lieu à un autre à cent miles à l'heure que nous deviendrons plus forts, plus heureux ou plus sages. Il y a toujours eu plus de choses dans le monde que les hommes n'en pouvaient voir, si lentement qu'il leur plût  de marcher ; ils ne les verront pas mieux en allant vite. Les choses réellement précieuses sont la pensée et la vue, non la vitesse.

Nous sommes en 1862 et Thomas Cook propose de faire le tour de l'Europe en une semaine.
Thomas Cook existe encore,  Ruskin est oublié depuis longtemps, et les hordes de touristes se déversent sur les lieux prodigieux comme les sauterelles sur l'Egypte.
On peut le déplorer, mais ça ne change rien.
On ne  peut les empêcher d'aller au Mont Saint-Michel ni à Angkor Vat.
Mais on peut tenter de leur  donner envie de prendre un vélo, de faire le tour de la baie ou du parc national.
On peut les amener à  lire les règles de saint Benoît, les livres fondamentaux de l'Inde... on peut toujours rêver.
 

samedi 14 septembre 2019

Un malus sur les livres papier

Un malus sur les livres papier.... pourquoi pas ?
Pas sur tous les lives évidemment, mais sur ceux libres de droits dont les éditeurs usent et abusent pour générer un chiffre d'affaire facile sans rétribution... aux auteurs décédés depuis longtemps.
Ce malus pourrait être partagé avec l'imprimeur et le brocheur.
A quoi servirait-il ?
A rétribuer justement des auteurs hypermédia, dont les revenus sont misère, et financer des projets.
On pousserait ainsi le curseur l'exception culturelle, chère à tous, d'un cran, pour proposer aux lecteurs munis d'une tablette une lecture décloisonnée.
Cette mesure inciterait peut-être aussi à faire bouger les lignes d'une profession ultra conservatrice, misonéiste.
J'en veux pour preuve ce taux de TVA ramené à l'égal de celui du papier il y a quelques années.
Les maisons germanopratinoises s'engageaient, à l'instar des restaurateurs pour les repas, à baisser le prix de l'Ebook pour en assurer la  croissance, histoire de ne pas passer pour des ringards face aux Japon, aux USA, à l'Espagne.
F. Mitterand les a entendus, Bruxelles aussi, mais ils n'ont évidemment pas fait grand chose, à peine répercuter la baisse du taux sur le prix de vente, et surtout continuer à ne pas innover.



  

lundi 2 septembre 2019

Waldo Emerson et L'impressionnisme

Que sait-on des motivations,  poussant  une colonie américaine à séjourner sur les bords de l'Epte, avant le succès de l'Impressionnisme dans le nouveau monde ?
On connaît un peu les parcours des uns et des autres vers l'Europe, Paris et enfin Giverny.
On pense pouvoir expliquer le phénomène: 1)  par la seule présence de Monet sur les lieux, 2)  par la passerelle construite par  Carolus Duran, ayant nombre d'élèves US dans son atelier, entre Paris et l'Eure.
C'est un peu short à mon avis.
Monet  était quasiment inconnu de l'autre côté de l'Atlantique et la notoriété de Carolus ne pouvait suffire.
L'élément déterminant est sûrement contenu chez un essayiste américain dont la notoriété en son pays est considérable, je veux parler de Ralph Waldo Emerson et de son essai : Le poète.
C'est écrit noir sur blanc, une cinquantaine d'années avant l'exposition du boulevard des Capucines, c'est repris par Alain de Botton, Art & Thérapie, et les Guides MAF.
Il reste à lire.