vendredi 30 août 2019

HELVETICA NEUE

La nouvelle version de l'Helvetica, Helvetica Neue une police de caractères,  fait l'objet de la couverture des Echos du WE (l'abonnement peut être gratuit pour 3 semaines), et d'un article intéressant. La réalisation d'un documentaire est concomitante au lancement du relookage de la vielle dame, pas si vieille d'ailleurs face à Garamond.
Toutes ses lettres et caractères nous entourent nous interpellent bien souvent sans la moindre attention consciente de notre part. Seulement il reste quelque part dans un coin de notre cerveau, une trace de ce logo séduisant, de cette affiche bien  lisible, de cette page de journal en noir et blanc aux mots si distincts. C'est comme ça et c'est bien. 
Je n'aime pas trop Helvetica, je la trouve un peu nue et mince pour les versions proposées sur MAC. On peut sûrement acquérir des options mais le rendu sur iPad et iBooks n'est pas forcément correcte,  car nombre de polices ne sont pas prises  en compte.

lundi 26 août 2019

Les Impressionnismes

Si j'ajoute un S à impressionnisme, le correcteur orthographique, râle. Le S ne semble pas convenir au suffixe. Le mot ainsi formé est toujours masculin mais nulle précision concernant  son invariabilité.
Pourtant il existe plusieurs impressionnismes.
Celui de la musique ou de la littérature n'est  pas forcément identique même s'il partage des points communs.
Au sein d'une même discipline, l'impressionnisme de Monet diffère de celui de Renoir ou Degas, et pour le premier, entre 1872 et 1926 sa peinture impressionniste évolue d'une manière considérable, nonobstant les troubles de  vision.
La définition du courant créé par une bande de révoltés contre l'académisme pose problème,  et ce dès sa naissance.
Son acceptation par un public bourgeois et conformiste relève de la raillerie, son acceptation par les principaux intéressés, les Intransigeants, demandera quelques années avec déjà des nuances quant à sa définition.
On y reviendra... bientôt.


jeudi 22 août 2019

"Retravailler le domaine public, avec des éléments complémentaires qui donnent au texte un nouvel éclairage, voilà bien ce que ce fameux domaine public offre de possibilités — entre autres. Et Henry Beyle, aka Stendhal, n’aurait certainement pas renié le travail effectué."

Nicolas Gary, Actualitté, un de mes  trois soutient dans ce micro microcosme de l'édition numérique, j'ajoute  Elisabeth Sutton (Idboox), Stéphane Michalon (Epagine) et ferme  là mon réseau,  souligne la possibilité  de retravailler le domaine public avec des éléments hypermédia. 
N'allez pas croire la chose facile. Elle demande beaucoup de travail et de respect pour les textes sources,  ceux de Stendhal,  Wagner, Vinci ou Michel-Ange.
Il ne s'agit pas seulement d'un nouvel éclairage, la création hypermédia propose aussi une nouvelle "lecture". Voir, entendre ou écouter, visionner ou regarder, permettent de plonger le lecteur dans une ambiance parfois inconnue. 
Il s'agit aussi parfois d'une explication de texte à l'image des morceaux de musiques cités par Dante dans sa Comédie ignorés par 99,99 % du lectorat d'aujourd'hui. Sans les écouter on passe à côté d'un élément culturel cher au poète, un élément influent de sa vie. 
Ses lectures, ses chansons, Béatrice, Giotto autant d'éléments constitutifs de sa personnalité, de son oeuvre difficilement accessibles par de simples mots. Il faut plus pour ne pas priver le lecteur d'une partie du trésor livré par le poète.




  

Mon Bureau



L'écriture & la recherche reviennent petit à petit dans mon quotidien.
La photo, analogique (pour le matériel) & argentique (pour le support) prennent aussi un peu de place.
Cette dernière s'impose via l'analyse, un bien grand mot, des oeuvres de Monet, Degas & Robinson. Caillebotte, Martial, est un cas à part. Photographe et musicien, son travail laisse perplexe, comment le rapprocher de son frère ? On verra.
En attendant, la Normandie Impressionniste se prête parfaitement à ces activités somme toute loin d'être désagréables, notamment en ce moment avec le retour du soleil.
Verdure, lumière & sérénité, difficile de réunir ces élément à Paris.



 

mercredi 21 août 2019

Amazon suite et fin sûrement

Un article sur Actualitté concernant ma petite mésaventure avec Amazon et un éditeur peu scrupuleux du travail des autres : https://www.actualitte.com/article/monde-edition/stendhal-complice-des-arnaques-aux-livres-qu-amazon-laisse-passer/96442
Faut pas rêver, le géant de Seattle ne vas pas bouger, il faudrait des actions judiciaires.
Néanmoins Nicolas Gary continuera son combat et c'est bien.
Merci à lui.

mardi 20 août 2019

Amazon ça peut-être n'importe quoi.

Un article dans Le Point, reprenant celui du New York Times, sur les versions piratées du 1984 d'Orwell.
Le maître de la dystopie peut dormir tranquille, son cauchemar se réalise peu à peu, sa vision d'horreur devient réalité. Il a vu juste le bougre.
Les états ne sont pas seuls à tordre le cou aux valeurs humanistes, les sociétés commerciales aussi, et ce quelque soit leur taille et leurs champs d'actions, leurs statuts.
Regardez The Great Hack sur Netflix, et dîtes moi pour quelle raison vous continuez à utiliser Facebook ? Notre laxisme nourrit la bête.
Regardez sur Amazon le pauvre con qui s'est amusé à pirater "mon Stendhal". Il le vend 51€, ajoute un vague copyrigtht en version papier sans même avoir couper  mon introduction.
C'est pathétique, il ne pense quand même pas se faire du pognon avec son torchon ?






 

lundi 19 août 2019

Waldo Emerson et le voyage

"C'est par manque de culture personnelle que la religion du Voyage, dont les idoles sont l'Italie, l'Angleterre et l'Egypte, exerce une telle fascination sur tout les Américains éduqués. Ceux qui rendirent l'Angleterre l'Italie ou la Grèce vénérables dans les imaginations le firent en restant là où ils étaient, faisant de cet endroit un axe de la Terre.... Je n'ai aucune hostilité contre les voyages, quand ils ont pour but l'art, l'étude ou la charité, dans la mesure où l'homme est alors éduqué et ne part pas à l'étranger dans l'espoir de trouver plus qu'il ne sait déjà... Je fais mes malles, j'embrasse mes amis, j'embarque et enfin je me réveille à Naples, pour y retrouver, à côté de moi, la même chose cet être triste, sévère et semblable à celui que j'ai fui. Je cherche le Vatican et les palais. Je prétends m'enivrer des vues et de ce qu'elles suggèrent, mais ce n'est pas le cas. Mon géant (moi) me suit, où que j'aille." 

Emerson est, il me semble, passé à côté de l'essentiel, paradoxalement. 
Si je me rend à Rome ce n'est pas pour m'approcher de Dieu ou me laisser impressionner par les monuments érigés à la gloire d'un empereur,  mais pour m'approcher de Michel-Ange, ou de Bramante voire Raphaël... dont les oeuvres me laissent de marbre. Et d'autres encore ? non car la simple évocation du Bernin ne me suffit pas, il me faut l'étudier pour pouvoir l'apprécier, et je suis très loin d'être omniscient.  
Si je me rends à Naples aujourd'hui, je file tout droit vers Pompei et Herculanum pour retrouver Pline, et la peinture romaine dont la Renaissance regrettait l'absence.je serai sûrement ému par les ruines et les moulages des pauvres victimes, mais seulement ému.
Si je vais au Louvre, ce n'est pas pour y voir la Joconde mais Léonard, et je m'en approcherai beaucoup mieux en regardant la Saint-Anne ou le Baptiste.
Evidemment cette approche demande de dépasser un premier stade : celui de  l'émotion, en prenant conscience, par la connaissance, du travail hors du commun accompli par les grands de l'espèce humaine. 
C'est justement la voie tracée par le philosophe américain dans son essai sur la Confiance et l'Autonomie, d'où le paradoxe évoqué plus haut.
Je reçois normalement demain l'ouvrage d'Alain de Botton sur l'Art de Voyager.
On en reparlera donc.


samedi 10 août 2019

AMAZON ET KDP

"Bonjour,
Vous faites partie de nos éditeurs KDP privilégiés, c’est pourquoi nous vous proposons d’utiliser notre nouveau tableau de bord relatif aux problèmes de qualité des ebooks, accessible uniquement sur invitation. À partir d’aujourd’hui, nous vous transmettrons les éventuelles alertes concernant les problèmes de qualité relevés dans vos ebooks via ce tableau de bord..."
D'après ce mail, reçu ce jour, je ferais partie d'une caste dont Amazon, leader incontesté de l'édition numérique, prendrait soin . 
Il n'en n'est rien évidemment. 
Pourquoi l'ogre de Seattle s'adonne-t-il à une telle flatterie ? 
D'habitude il vous ignore superbement  et ne fait vraiment aucun effort  pour promouvoir une approche originale sortant de la simple transposition d'une oeuvre "papier" vers un écran (pour simplifier car en fait votre livre broché ou de poche est d'abord  et avant impression un livre numérique). 
Il faut bien l'avouer, et c'est dommage, les auteurs & les éditeurs restent conservateurs dans l'âme. On livre sa petite histoire, sa réflexion de bas étage ou son propos philosophique annuels sans se poser la question d'une nouvelle  écriture.
On fait comme d'hab ou comme les autres et on attend son chèque.
Ce n'est ni pitoyable ou pathétique, juste énervant. 


jeudi 8 août 2019

Faux départ ?

Il est difficile d'expliquer aux gens l'après deuil... car celui-ci n'existe pas.
Nous sommes toujours en deuil mais menons une autre vie avec d'autres personnes, d'autres rêves et cauchemars.
On reste veuf ou orphelin à vie.
C'est comme ça, on fait avec plus ou moins bien.
Je suis aujourd'hui en Normandie depuis 3 ans, en pays de Caux précisément, là ou Monet, Degas, Renoir, Pissarro, Morisot, Gauguin, Debussy et d'autres sévirent.
La vie ici  n'est pas facile, surtout quand on a vécu à Paris pendant 60 ans.
Pourtant je ne suis pas à plaindre,  je vis dans un cadre plutôt exceptionnel, un manoir (un tas de pierres et de briques joliment agencées),  un grand parc (des arbres, des fleurs, de l'herbe et des orties), la mer à 10 minutes, y a pire .
Ici la  nature fait loi, le vent balaie la côte tous les jours ou presque, le vert des prairies se comprend mieux avec les averses si fréquentes, le calme n'existe pas mais l'atmosphère est sereine.
L'angoisse du noir absolu passe petit à petit, et les troubles des nuisances sonores parisiennes, les talons des gonzesses sur le parquet, les voitures, les hystériques braillards, les sonos à fond n'ont pas cours ici ; restent quand même les gros cons à moto la manette des gaz à fond.
L'internet passe mal et le réseau cellulaire aussi, on paie plus cher pour des performances moindres. Le train met des plombes pour relier Paris et les commerçants  d'ici prennent des vacances quand ça leur chante, ils se foutent du tourisme, pourtant l'une des rares mannes. Difficile de les comprendre, difficile de leur faire prendre conscience de la richesse des lieux.
Une côte sauvage préservée du béton, un des sites préféré des impressionnistes, et des lumières magnifiques.
Un cadre somme toute sympa pour travailler mais il faut surtout du temps, de l'énergie et quelques bribes d'inspiration pour se remettre au clavier.
Le plus dur, l'éloignement des  bibliothèques de la capitale, il va falloir faire sans.



lundi 5 août 2019

Récupéré aujourd'hui le nom de domaine : Les Guides MAF.
C'est étonnant cette pratique de spoliation d'un URL dont le statistiques de fréquentation sont quasi nulles.
Pourquoi ne pas se creuser la tête un peu et trouver un mot seyant bcp mieux à votre activité ?
Après avoir retrouvé ce bien immatériel ou presque, en faire quoi maintenant ?
Je ne serais pas plus capable que par le passé de construire une audience satisfaisante, mais ce truc était à moi et représentait bcp de travail, alors aucune hésitation à débourser 10 balles pour revenir dix ans en arrière.