lundi 19 juin 2017

Normandie Impressionniste 2016 : Le Flop

1 800 000 visiteurs en 2013, 1 200 00 en 2016.... chercher l'erreur.
Un cabinet,  Catherine Jabaly Conseil, pointe du doigt une mauvaise communication, une coordination pratiquement inexistante entre l’organisation du festival et les acteurs (notamment les musées, vaisseaux amiraux du festival), une relation presse par trop parisienne, un argent gaspillé par des intervenants loin d’être compétents et une équipe dirigeante défaillante.
Les chiffres de fréquentations sont-ils vraiment révélateurs ? L’édition 2016 coincide en partie avec l’Armada, un évènement hautement populaire. Récupérer quelques visiteurs de ce dernier, en bidonnant ou non les chiffres, était  trop facile.
Si l’on revient aux comptages de 2010 (1 000 000) et 2016 il faut aussi tenir compte des années intermédiaires pendant les quelles Giverny draine entre 600 000 et 700 000 visiteurs. Les 3 musées amiraux, Rouen, Le Havre et Caen, avec une exposition phare annuelle,  attirent entre 150 et 200 000 visiteurs. 
On est pas très loin d’un million de visiteurs hors festival. 
Qu’apporte celui-ci alors ? Pas grand chose visiblement. Pourquoi ? 
First, la Normandie est impressionniste toute l’année et ce depuis 1874 et l’expo du boulevard des Capucines. 
Hors,  si elle revendique ce statut ce n’est pas par le biais des oeuvres sur son territoire ou des artistes natifs de la région, mais par ses motifs (la nature, les gens) et ses effets (la lumière, le caractère), et en cela Proust a mille fois raison d’évoquer, d’invoquer, un collectionneur Rouennais plus ému par la rivière peinte par Monet que par sa représentation sur une toile.
Secondement, l’Impressionnisme n’est pas seulement un mouvement pictural, il embrasse pratiquement tous les arts de la fin du 19e siècle. Le cloisonnement des manifestations nuit et nie cette donnée fondamentale. Imagine-t-on la Renaissance Italienne sans la littérature, la sculpture, l’architecture et la musique ?
Troisièmement,  l’entre soi a atteint ses limites. Cette manifestation est avant tout régionale dans l’esprit et ses objectifs  (sans parler des colloques universitaires dont personne n’entend parler justement et c’est bien dommage).
Où est le pognon ? À Paris et dans les pays occidentaux fans de l’Impressionnisme bien avant nous et peut-être encore plus fans que nous. 
Et qui drague-t-on ? Les indigènes en priorité, à 50 % et un public français. 
Quid des Anglais ? pourtant plus proches de Dieppe que les Parisiens ?  
Des Américains ? pratiquement en terre conquise à Giverny. 
Des Russes ? familiers de l’Impressionnisme via la collection Chtchoukine par exemple.
Des Japonais ? 


Il sera intéressant de voir si la mission Normandie Attractivité prendra une part significative dans l'organisation des prochaines éditions ? 
Elle devrait pouvoir déciller les yeux d'une organisation par trop franco-normande.

mercredi 7 juin 2017

lundi 5 juin 2017

Contre l'entrave à la création : Le Fair Use.

Ça vient des US, du College Art Association plus précisément. C'est bien car l'utilisation des oeuvres sous copy right ou non est toujours casse couilles, une entrave à la création.


LES ÉCRITS ANALYTIQUES

DESCRIPTION : Les écrits analytiques s'intéressent aux artistes, aux oeuvres et aux mouvements. Ils comprennent également les analyses artistiques s'insérant dans un contexte culturel, politique et théorique plus étendu. Ces écrits s'accompagnent le plus
souvent de reproductions intégrales ou partielles d'oeuvres pertinentes sous toutes formes, que ce soit des textes, des images historiques, des phénomènes numériques ou d'autres
éléments visuels. Ces éléments, dont la plupart sont protégés par un copyright, peuvent provenir de sources variées, notamment de collections appartenant à des bibliothèques ou des archives (que nous désignons ici sous le terme global d’ "institutions de mémoire"), de notes et de photographies prises par l'auteur ainsi que de reproductions documentaires
réalisées ou publiées par des tiers. Certaines oeuvres sont créées sous forme analogique tandis que d'autres sont nativement numériques. Dans certains cas, l'objet d'étude est précisément l'oeuvre visuelle ou textuelle re produite dans le cadre de l'écrit analytique, alors que dans d'autres, la reproduction sert a éclairer un développement plus large relatif à un courant ou une tendance artistique, ou bien à illustrer un point particulier ou une conclusion. L'édition de tels écrits peut passer soit par les filières universitaires classiques soit par d'autres filières qui sont aujourd'hui en développement constant. Ils sont publiés sur tous types de supports, que ce soit dans des revues ou des livres imprimés ou électroniques, des catalogues d'exposition ou de collection, des blogs ou des posts sur les
réseaux sociaux, ou des contributions à des projets numériques collaboratifs, tels que des wikis (projets qui résident souvent au sein d'archives institutionnelles) et enfin ils peuvent faire l'objet d'une présentation dans le cadre de conférences universitaires ou autres. Le propos des écrits analytiques sur I'art est renforcé par les reproductions des oeuvres qui y sont référencées. Dans de nombreux cas, et particulièrement en ce qui concerne les oeuvres
des arts visuels, les auteurs peuvent décider que la reproduction intégrale de l'oeuvre constitue la meilleure manière d'illustrer leur argument.

PRINCIPE : Dans leurs écrits analytiques sur I'art, les chercheurs et autres auteurs (et par extension leurs éditeurs) peuvent invoquer Ie Fair Use pour citer ou reproduire des oeuvres protégées par un copyright, sous réserve de certaines restrictions:

RESTRICTIONS
• L'utilisation de l'oeuvre, qu'elle soit partielle ou intégrale, doit être justifiée par l'objectif analytique de l'auteur qui doit être en mesure de fournir une justification motivée.
• L'objectif analytique de I'auteur doit prévaloir sur la simple représentation des oeuvres présentées.
• Le nombre et le type d'éléments utilisés et, concernant les images, la taille et la
résolution de la reproduction publiée, doivent rester dans les limites nécessaires à la réalisation de l'objectif analytique.
• Dans le cas de reproductions numériques d'oeuvres numériques natives, le nombre d'éléments utilisés et les motifs de l'utilisation doivent être examinés avec une attention particulière, lorsqu'il existe un risque accru que les reproductions puissent servir de substitut aux originaux.
• La reproduction d'une oeuvre doit représenter l'oeuvre originale sous la forme la plus fidèle possible compte tenu des circonstances.
• Les écrits doivent autant que possible comporter les références des oeuvres originales selon les usages en vigueur en la matière.


Traduction : Clarissa Rose, mai 2017

http://www.collegeart.org/pdf/fair-use/best-practices-fair-use-visual-arts.pdf