mardi 11 juillet 2017

Giverny...why

Giverny, one hour from Paris, is one of the most popular destinations in France .... why?
The reasons for visiting may vary.
To pay homage to Monet, the father of impressionism; a movement embracing almost all the arts (music, literature, cinema, sculpture) ?
To discover the motifs that inspired somme of the most famous paintings in the world ?
Or,  like Marcel Proust to search for a time lost, where nature and man come together to bring us images of the beauty that surrounds us ?
This guide help you get the most from your visit and answers the questions above… but sometimes the answers are surprising.





lundi 19 juin 2017

Normandie Impressionniste 2016 : Le Flop

1 800 000 visiteurs en 2013, 1 200 00 en 2016.... chercher l'erreur.
Un cabinet,  Catherine Jabaly Conseil, pointe du doigt une mauvaise communication, une coordination pratiquement inexistante entre l’organisation du festival et les acteurs (notamment les musées, vaisseaux amiraux du festival), une relation presse par trop parisienne, un argent gaspillé par des intervenants loin d’être compétents et une équipe dirigeante défaillante.
Les chiffres de fréquentations sont-ils vraiment révélateurs ? L’édition 2016 coincide en partie avec l’Armada, un évènement hautement populaire. Récupérer quelques visiteurs de ce dernier, en bidonnant ou non les chiffres, était  trop facile.
Si l’on revient aux comptages de 2010 (1 000 000) et 2016 il faut aussi tenir compte des années intermédiaires pendant les quelles Giverny draine entre 600 000 et 700 000 visiteurs. Les 3 musées amiraux, Rouen, Le Havre et Caen, avec une exposition phare annuelle,  attirent entre 150 et 200 000 visiteurs. 
On est pas très loin d’un million de visiteurs hors festival. 
Qu’apporte celui-ci alors ? Pas grand chose visiblement. Pourquoi ? 
First, la Normandie est impressionniste toute l’année et ce depuis 1874 et l’expo du boulevard des Capucines. 
Hors,  si elle revendique ce statut ce n’est pas par le biais des oeuvres sur son territoire ou des artistes natifs de la région, mais par ses motifs (la nature, les gens) et ses effets (la lumière, le caractère), et en cela Proust a mille fois raison d’évoquer, d’invoquer, un collectionneur Rouennais plus ému par la rivière peinte par Monet que par sa représentation sur une toile.
Secondement, l’Impressionnisme n’est pas seulement un mouvement pictural, il embrasse pratiquement tous les arts de la fin du 19e siècle. Le cloisonnement des manifestations nuit et nie cette donnée fondamentale. Imagine-t-on la Renaissance Italienne sans la littérature, la sculpture, l’architecture et la musique ?
Troisièmement,  l’entre soi a atteint ses limites. Cette manifestation est avant tout régionale dans l’esprit et ses objectifs  (sans parler des colloques universitaires dont personne n’entend parler justement et c’est bien dommage).
Où est le pognon ? À Paris et dans les pays occidentaux fans de l’Impressionnisme bien avant nous et peut-être encore plus fans que nous. 
Et qui drague-t-on ? Les indigènes en priorité, à 50 % et un public français. 
Quid des Anglais ? pourtant plus proches de Dieppe que les Parisiens ?  
Des Américains ? pratiquement en terre conquise à Giverny. 
Des Russes ? familiers de l’Impressionnisme via la collection Chtchoukine par exemple.
Des Japonais ? 


Il sera intéressant de voir si la mission Normandie Attractivité prendra une part significative dans l'organisation des prochaines éditions ? 
Elle devrait pouvoir déciller les yeux d'une organisation par trop franco-normande.

mercredi 7 juin 2017

lundi 5 juin 2017

Contre l'entrave à la création : Le Fair Use.

Ça vient des US, du College Art Association plus précisément. C'est bien car l'utilisation des oeuvres sous copy right ou non est toujours casse couilles, une entrave à la création.


LES ÉCRITS ANALYTIQUES

DESCRIPTION : Les écrits analytiques s'intéressent aux artistes, aux oeuvres et aux mouvements. Ils comprennent également les analyses artistiques s'insérant dans un contexte culturel, politique et théorique plus étendu. Ces écrits s'accompagnent le plus
souvent de reproductions intégrales ou partielles d'oeuvres pertinentes sous toutes formes, que ce soit des textes, des images historiques, des phénomènes numériques ou d'autres
éléments visuels. Ces éléments, dont la plupart sont protégés par un copyright, peuvent provenir de sources variées, notamment de collections appartenant à des bibliothèques ou des archives (que nous désignons ici sous le terme global d’ "institutions de mémoire"), de notes et de photographies prises par l'auteur ainsi que de reproductions documentaires
réalisées ou publiées par des tiers. Certaines oeuvres sont créées sous forme analogique tandis que d'autres sont nativement numériques. Dans certains cas, l'objet d'étude est précisément l'oeuvre visuelle ou textuelle re produite dans le cadre de l'écrit analytique, alors que dans d'autres, la reproduction sert a éclairer un développement plus large relatif à un courant ou une tendance artistique, ou bien à illustrer un point particulier ou une conclusion. L'édition de tels écrits peut passer soit par les filières universitaires classiques soit par d'autres filières qui sont aujourd'hui en développement constant. Ils sont publiés sur tous types de supports, que ce soit dans des revues ou des livres imprimés ou électroniques, des catalogues d'exposition ou de collection, des blogs ou des posts sur les
réseaux sociaux, ou des contributions à des projets numériques collaboratifs, tels que des wikis (projets qui résident souvent au sein d'archives institutionnelles) et enfin ils peuvent faire l'objet d'une présentation dans le cadre de conférences universitaires ou autres. Le propos des écrits analytiques sur I'art est renforcé par les reproductions des oeuvres qui y sont référencées. Dans de nombreux cas, et particulièrement en ce qui concerne les oeuvres
des arts visuels, les auteurs peuvent décider que la reproduction intégrale de l'oeuvre constitue la meilleure manière d'illustrer leur argument.

PRINCIPE : Dans leurs écrits analytiques sur I'art, les chercheurs et autres auteurs (et par extension leurs éditeurs) peuvent invoquer Ie Fair Use pour citer ou reproduire des oeuvres protégées par un copyright, sous réserve de certaines restrictions:

RESTRICTIONS
• L'utilisation de l'oeuvre, qu'elle soit partielle ou intégrale, doit être justifiée par l'objectif analytique de l'auteur qui doit être en mesure de fournir une justification motivée.
• L'objectif analytique de I'auteur doit prévaloir sur la simple représentation des oeuvres présentées.
• Le nombre et le type d'éléments utilisés et, concernant les images, la taille et la
résolution de la reproduction publiée, doivent rester dans les limites nécessaires à la réalisation de l'objectif analytique.
• Dans le cas de reproductions numériques d'oeuvres numériques natives, le nombre d'éléments utilisés et les motifs de l'utilisation doivent être examinés avec une attention particulière, lorsqu'il existe un risque accru que les reproductions puissent servir de substitut aux originaux.
• La reproduction d'une oeuvre doit représenter l'oeuvre originale sous la forme la plus fidèle possible compte tenu des circonstances.
• Les écrits doivent autant que possible comporter les références des oeuvres originales selon les usages en vigueur en la matière.


Traduction : Clarissa Rose, mai 2017

http://www.collegeart.org/pdf/fair-use/best-practices-fair-use-visual-arts.pdf

mardi 9 mai 2017

Wagner musicien Impressionniste... parfois, je suis d'accord. Honegger aussi.

Relisons LE CAS WAGNER de Nietzsche. Jamais des choses plus légères et plus profondes n’ont été dites. Quand Nietzsche loue Carmen, il loue la franchise que notre génération cherche au music-hall. Il est regrettable qu’il oppose à Wagner une œuvre artiste et inférieure à l’œuvre de Wagner sur le plan artiste. Ce qui balaye la musique impressionniste c’est, par exemple, une certaine danse américaine que j’ai vue au Casino de Paris.
Cocteau.... Jean

Wagner musicien Impressionniste... parfois, je suis d'accord. Honegger aussi.

samedi 29 avril 2017

Pissarro à Marmottan.

Vu l'expo Pissarro au musée Marmottan Monet cet après-midi. Pas besoin d'acheté le catalogue, les oeuvres montrées l'ont déjà été en 1981. On trouve donc les commentaires, repris mot pour mot ou presque, dans l'ouvrage de la RMN paru il y a 36 ans, pathétique. Un tour chez les vendeurs d'occases et l'affaire est dans le sac pour 10 € ou moins.
La scénographie de 2017 n'a rien de révolutionnaire, au contraire de la peinture du vieil "anarchiste". Pourquoi les guillemets ? S'il lit Pierre Kropotkine, il n'est pas un activiste, alors pourquoi lui coller une telle étiquette ? ses toiles "impressionnistes" ou "néo-impressionnistes" sont bien plus intéressantes et parlantes.
C'est un peu affligeant ce copier-coller, en moins fourni eu égard l'espace d'exposition, désagréable impression d'être pris pour un imbécile. Pissarro est-il vraiment le premier impressionniste, ça se discute, dans tous les cas sa rencontre avec Monet métamorphose sa technique, ça saute aux yeux et ça s'est quand même bien à voir, sans oublier la collection permanente, notamment les Glycines du maître de Giverny et sont dernier tableau peint ; les Rosiers

samedi 8 avril 2017


1905, Londres peut-être la plus belle expo Impressionniste. Chtchoukine face à Durand-Ruel ne fait pas le poids et pourtant....

mardi 4 avril 2017



Une image : le Nouvel Obs, pardon L'Obs (le 4/4/2017), et le Savoir : Les Guides MAF (il y a 3 ans).


vendredi 31 mars 2017

Proust toujours et encore



Proust avant nous... mais pas sans un séreiux bagage culturel seul à même de nous transporter vers des temps perdus...: "Les tableaux de Monet nous montrent dans Argenteuil, dans Vétheuil, dans Epte, dans Giverny l'essence enchantée. Alors nous partons pour ces lieux bénis. [...] Il nous fait adorer un champ, le ciel, une plage, une rivière comme des choses divines vers lesquelles nous voulons aller."



Proust, Monet et les autres

Au nom du ciel, après un peintre comme Monet, qui tout bonnement un génie, n'allez pas nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout crûment que je le trouve le plus barbant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peux pourtant pas appeler cela de la peinture. Monet, Degas, Manet, oui voilà des peintres.
Marcel Proust

jeudi 23 mars 2017

Kandinsky, Debussy, Impressionnisme


Oui je sais ça vous fait chier de payer pour.... mais c'est le système et moi ça me fait chier de ne pas être payé. 

dimanche 12 février 2017

Si vous allez voir l'expo Bazille vous verrez aussi la première toile impressionniste, d'après celui dont elle est l'oeuvre : Monet. Il ne s'agit pas d'Impression Soleil Levant mais d'un tableau réalisé en Dagovéranie, un drôle de nom pour une ville d'le-de-France plutôt tranquille. Elle fut vendue à Bazille qui ne parvint pas à s'en débarrasser comme il ne parvint non plus à faire taire les suppliques d'un Monet aux abois lui réclamant les termes de cette oeuvre acquise à crédit en avance.
Evidemment Bazille avait l'étoffe d'un grand, sinon d'un héros devant rester anonyme. L'histoire de son père allant récupérer la dépouille de son fils est bouleversante.
Comparer son travail avec celui de Renoir, Monet ou Cézanne nous convainc de ce talent fauché avant sa pleine maturité. Quel gâchis ! O peut même se poser la question d'une influence du carabin sur les rapins.
Vous verrez aussi une toile époustouflante de Cézanne : le Nu au rocher, Bacon avant l'heure.



mardi 17 janvier 2017

Patrick Boucheron

Pour m'évader des Impressionniste je lis durant la nuit  : Conjurer la peur, du médiéviste Patrick Boucheron. Le livre set consacré à une "fresque" dans le palais communal de Sienne, celle peinte par Ambrogio Lorenzetti.
Page 15 : "Les livres (et celui-ci , fatalement, comme tous les autres qu'elle a inspirés, ratent l'effet physique qu'elle procure."
C'est mille fois vrai et pas seulement pour ce chef-d'oeuvre. Je ne sais pas combien d'heures j'ai passé dans la Salle des neuf, et à chaque fois je me suis laissé transporter hors du temps. On danse avec les jeunes-filles, on s'effraie du diable, on se ballade dans la campagne toscane, etc.
Que l'historien regrette la perte de cette dimension c'est amusant. En fait avec le livre numérique hypermédia on peut s'approcher de  cette réalité, même sans parler de réalité augmenté. On verra quand ça sera vraiment dispo.
Une vidéo 360, une musique d'un des compositeurs cité par Dante et l'on peut vous plongez dans une ambiance intéressante et pour bien moins cher qu'un séjour à Sienne.
Intéressante mais pour qui ? Nul doute que Boucheron serait ravi, j'ai plus de doutes concernant les lecteurs.
Nos chers concitoyens sont formatés et c'est navrant. Inutile d'espérer, la modernité les effraie.
Comme je suis un peu en colère je dirais que ce sont des gros c.....
Notre médiéviste n'est pas le premier à regretter les limites du livre papier, d'autres avant lui devant les oeuvres de Monet on appelé de leurs voeux à repousser ces limites, mais la technique ne suivait pas.
Aujourd'hui elle est disponible, en tout cas on peut faire des trucs sympas, mais pour qui ?


vendredi 13 janvier 2017

Giverny, Bonjour Tristesse


Comment visiter Giverny ?
Se précipiter vers la maison du maître et suivre le flux, le flot, des visiteurs ou accorder aux motifs une place prépondérante ?
Si vous choisissez cette option, vous serez amenés à faire plusieurs poses en compagnie d'une fleur, d'un modèle, d'un paysage.
La capture ci-dessus illustre l'une d'entre-elles.
Vous êtes en compagnie du modèle préféré de Monet, après sa première épouse, Suzanne, une de ses belle-filles.
Joli tableau, texte poignant de sa mère et une musique de Ravel.
Une autre façon d'écrire un livre.