mardi 29 novembre 2016

Léonard s'en va en guerre




Léonard pacifiste ? Oubliez !Suivons le au siège de Pise, en Romagne, dans les Marches et le Frioul, en Toscane.S’il ne prend pas les armes, il en dessine.S’il ne prend pas les armes, il accompagne ceux dont le métier est de les prendre. S’il ne prend pas les armes, il est au service de  : Florence, Venise, la papauté et son bras armé, César Borgia. S’il ne prend pas les armes il se vend  parfois au plus offrant : la France de Charles VIII.

dimanche 27 novembre 2016

Monet et les vaches pour modèle ?



Des vaches ;-) La meilleur pochette du Pink Floyd ? Atom Heart Mother sans conteste.
Le modèle préféré d'Eugène Boudin ? La vache si j'en crois le nombre considérable d'études laissées. Et quand vous êtes saouler d'en voir autant, au musée du Havre par exemple, une question vous taraude : Pourquoi Monet n'en n'a-t-il pas peint plus ?
Une seule de mémoire, dans une cours de ferme. L'idée n'est pas saugrenue car la question se pose en novembre 92. T. Robinson lui présente un de ses tableaux et le maître de Giverny avoue bien aimé les vaches et le bébé ; et d'ajouter : J'essaierais les vaches - peut-être l'été prochain, sérieusement.
On est dans l'anecdote mais il existe dans le journal de Robinson des réflexions bien plus sérieuses et précieuses. Elles sont reprises par "l'école américaine" de l'impressionnisme mais très rarement ( je pourrais écrire : jamais mais n 'ayant pas la prétention d'avoir tout lu) par "l'école française". Cette "négligence", ostracisme ?, est vraie aussi pour les oeuvres parties à l'étranger. Mis à part les monographies ou un catalogue d'exposition, qui vous coûtent les yeux de la tête, on va au plus simple pour les illustrations des biographies, des abécédaires, des XXX pour les nuls. Toujours les mêmes tableaux, les même études, celles dont on dispose en France. C'est navrant.

jeudi 24 novembre 2016

Bourgeois Stupides

Echanges entre Monet et Robinson (un peintre impressionniste américain quasiment inconnu en France) à propos du non fini , le même que l'on reprochait à Michel-Ange (rien ne change). 
Le second à propos des gens stupides lui disant : vous allez terminer cela, vous ne pouvez pas laisser ça comme ça. 
Mais pourquoi pas ? répond Monet. 
Le commentaire de Robinson : qui est juge sinon l'auteur pour savoir quand s'arrêter ?
Ces bourgeois stupides, car il ne peut s'agir que d'eux, ont horreur de se creuser la tête devant un oeuvre d'art, c'est incongru de leur demander de faire abstraction de, de continuer de. Incapables de saisir cette chance de.
C'est assez drôle car le peintre de Giverny adoptera une partie de leur code en vieillissant.


lundi 21 novembre 2016

Comment vous dire ? A propos de Monet

Comment vous dire ? Si vous allez à Giverny, dans les musées parisiens etc. Il y a pour vous accompagner les lettres de Monet, les articles des uns et des autres, des pour et des contre et puis il y a le Journal de Théodore Robinson. Américain, à l’instar de ses confrères de la colonie givernoise il pouvait être honni, mais non, Monet l’apprécie et se confie à lui souvent .... Ses confessions sont rares, voire inexistantes, sous la plume des historiens d'art français. C'est dommage. En même temps si vous faites partie de mes lecteurs 

samedi 19 novembre 2016

vendredi 4 novembre 2016

La première Via Ferrata

Sebastiano Magri plus fort que le Vinci ? Nous sommes en 1516, année de la mort du maître de la Joconde. Les Médicis reprennent le pouvoir en Toscane avec l'aide des troupes espagnoles. Une place forte résiste San Leo.  Perchée sur un piton rocheux elle est à priori inexpugnable. Sauf que. Sauf que parmi la troupe il y a un simple soldat plus malin que les "ingénieurs" en titre, titre justement revendiqué par Léonard quand il voulait rentrer au service du More, au service de César Borgia. C'est le fameux CV, longue litanie de son savoir sur la poliorcétique, les mines etc.. Rien sur la via ferrata, cette voie équipée pour vaincre les parois au-dessus du vide quand on est ni un bouquetin ni un alpiniste chevronné. Hors les habitants de San Leo avaient, sûrs d'eux, une telle voie... sans défense. Qui s'y risquerait, un ou deux gus au maximum.
C'est sans compter sur la malignité de Sebastiano. Il convainc son capitaine Giulio Ricasoli du bien fondé de son stratagème : équiper la paroi pour y faire passer la troupe. Deux artisans l'épaulent. Ils font fabriquer des pièces de fer et les rivent à la roche avec burins et ciment. On y attache des cordes pour construire  un pont avec des planches et on passe au niveau supérieur. Chaque niveau est ensuite accessible via une échelle et cela jusqu'au sommet de l'escarpement. C'est la première via ferrata connue. Sebastiano en récompense sera nommé gouverneur de la place .