jeudi 13 octobre 2016

La Scapiliata à Paris

Comment reconnaître un chef-d'oeuvre ?
Facile.
Vous vous rendez à l'ambassade d'#Italie rue de Varenne pour l'expo Léonard en France.
C'est gratuit et le parcours initiatique.
Vous allez voir là des oeuvres de l'école Léonardienne. C'est-à-dire des peintures d'après le Vinci exécutées par des élèves. On y reconnaît des thèmes traités à Milan ou Florence et visibles au Louvre (le 1er dimanche du moi, le musée est à nouveau gratuit) par exemple, sous l'estampille du maître. On apprécie ou pas la facture, les couleurs, la douceur des traits de tel ou tel visage d'un modèle inconnu, les drapés, le traitement anatomique, etc.
Et salle après salle, il n' y en a pas beaucoup et ça c'est bien car les expos fleuves sont vite saoulantes, vous vous retrouvez devant la Scapiliata.
Âmes sensibles prenez garde, vous risquez d'être exposées vous aussi .... à un grand choc.
Elle vient de Parme et sa séduction est sans égale. Elle relègue la #Joconde au second plan et nous permet d'approcher de son créateur au plus près, surtout si vous mettez votre main en écran devant le spot l'éclairant et lui donnant un ton trop chaud, à mon avis.
Vous resterez planter là un bon moment en essayant de comprendre comment le bougre est parvenu à vous chambouler, comment cette jeune fille cheveux défaits, d'où le titre, et à peine esquissés vous séduit et vous retient. La quitter est un déchirement, mettre le tableau dans votre sac est forcément une idée qui vous traverse. Vous la voulez pour vous tout seul et quand sur le chemin du retour vous revoyez un tableau de Salaï, Melzi ou Luini la définition du mot fade vous semble bien fade.
Le chef-d'oeuvre n'admet pas la médiocrité dans son entourage.


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