dimanche 30 octobre 2016

Sienne

LA biccherna de notre couverture, un ouvrage non fini depuis 3 ou 4 ans, est celle d'un document officiel de la commune peinte par Francesco di Giorgio en 1467. Elle montre des tentes à l'extérieur de la ville pendant une période de séisme. Nature hostile, une pensée pour les Italiens.




jeudi 27 octobre 2016

Inferno


INFERNO.
Rendons hommage à Dan Brown, au moins il fera connaître le titre du premier livre de La Divine Comédie.
Ensuite vous avez le choix :
 1) Ne pas trop vous posez de questions
2) Aller plus loin.
Par exemple à propos du  masque mortuaire de Dante, Langdon pourrait se poser une question. Le divin poète est mort en 1321 à Ravenne, jusqu'à là tout est normal. Seulement Vasari qui en connaît quand même un bout sur les us et coutumes de l'art mortuaire ou pas nous dit dans les Ragionnamenti : " Il est certain qu'il faut louer Andrea del Verrocchio qui a trouvé le moyen de faire des moulages sur les morts. Il tira grand avantage de ce procédé qui fait apparaître la vérité des choses."
Hors, le maître de Léonard, Florentin est né (1435-1488) bien après la décomposition du cadavre de Dante. Comment, si Verrocchio est l'inventeur de ce procédé pouvons-nous être face au vrai visage du poète ?
En fait Langdon pourrait se poser la question, non ?  
Il pourrait même ajouter après quelques recherches avoir débusqué une petite variation aux grandes conséquences. 
Dans les  les Vite il ajoute à propos du fameux procédé : " à peu de frais" .
Verrocchio ne serait plus alors l'inventeur d'un procédé, mais juste un metteur au point.
Pourquoi ces lignes ? si effectivement le masque de Dante est réellement véridique ? 
Pour vous faire lire ce que Dan Brown a lu, peut-être, et n'a pas choisi de retenir. 
Pour débusquer des erreurs ou des questions toujours en suspend, comme celle de la fresque de Léonard derrière le fameux Cerca Trova. 
Pour vous faire visiter Florence autrement, avec les yeux de Léonard, de Dante, de Michel-Ange et non ceux d'un romancier.


jeudi 13 octobre 2016

La Scapiliata à Paris

Comment reconnaître un chef-d'oeuvre ?
Facile.
Vous vous rendez à l'ambassade d'#Italie rue de Varenne pour l'expo Léonard en France.
C'est gratuit et le parcours initiatique.
Vous allez voir là des oeuvres de l'école Léonardienne. C'est-à-dire des peintures d'après le Vinci exécutées par des élèves. On y reconnaît des thèmes traités à Milan ou Florence et visibles au Louvre (le 1er dimanche du moi, le musée est à nouveau gratuit) par exemple, sous l'estampille du maître. On apprécie ou pas la facture, les couleurs, la douceur des traits de tel ou tel visage d'un modèle inconnu, les drapés, le traitement anatomique, etc.
Et salle après salle, il n' y en a pas beaucoup et ça c'est bien car les expos fleuves sont vite saoulantes, vous vous retrouvez devant la Scapiliata.
Âmes sensibles prenez garde, vous risquez d'être exposées vous aussi .... à un grand choc.
Elle vient de Parme et sa séduction est sans égale. Elle relègue la #Joconde au second plan et nous permet d'approcher de son créateur au plus près, surtout si vous mettez votre main en écran devant le spot l'éclairant et lui donnant un ton trop chaud, à mon avis.
Vous resterez planter là un bon moment en essayant de comprendre comment le bougre est parvenu à vous chambouler, comment cette jeune fille cheveux défaits, d'où le titre, et à peine esquissés vous séduit et vous retient. La quitter est un déchirement, mettre le tableau dans votre sac est forcément une idée qui vous traverse. Vous la voulez pour vous tout seul et quand sur le chemin du retour vous revoyez un tableau de Salaï, Melzi ou Luini la définition du mot fade vous semble bien fade.
Le chef-d'oeuvre n'admet pas la médiocrité dans son entourage.


jeudi 6 octobre 2016

Cézanne, Stendhal et les Guides MAF

"J'ai acheté un livre bien curieux, c'est un tissu d'observations d'une finesse qui m'échappe souvent, je le sens, mais que d'anecdotes et de faits vrais ) Et les gens comme il faut appellent l'auteur paradoxal. C'est un livre de Stendhal : Histoire de la peinture en Italie, tu [Zola] l'as lu sans doute, au cas contraire je me permettrai de te le signaler. je l'avais lu en 1869, mais je l'avais mal lu, je le relis pour la troisième fois...."
Paul Cézanne.




    1.99 €. Je sais il s'agit de culture, désolé, quoique non.