mardi 6 décembre 2016

Changer le rapport de force par la numérisation du livre

Un article presque intéressant dans le Figaro de ce jour sur la musique numérique et cette phrase : "en piratant le consommateur a inversé le rapport de force."
Elle peut s'écrire autrement : en adoptant le fichier numérique le consommateur renverse le rapport de force.
Cette évolution n'a pas eu lieu en France au sujet du livre, le lectorat n'a pas entrevue cette possibilité d'inversion du rapport de force. Le prix du livre est toujours scandaleusement élevé. On va me répondre que l'édition doit gagner de l'argent, d'accord mais elle le peut en vendant plus de livres moins chers aussi... vaste débat soit dont je ne peux être le héraut.
Et que dire du prêt en bibliothèque ? Je n'ai pas vraiment suivi le dossier mais les choses ne semblent pas très simples et je ne suis pas sûr de voir l'usager en sortir vainqueur.
En fait si il existe une vraie chance de changer le rapport de force pourquoi le lecteur ne l'a-t-il pas saisie ?

vendredi 2 décembre 2016

Monet et la recherche du temps perdu.

Voyez ce tableau-là, qui dès le premier abord a attiré votre attention, celui-la seul est parfaitement réussi, peut-être parce que le paysage alors donnait tout ce qu'il était capable de donner. Et les autres ? - Il y en a quelques-uns vraiment qui ne sont pas mal mais ils n'acquièrent toute leur valeur que par la comparaison et la succession de la série entière. 

Les paroles de Monet soulignent cette ineptie de la vente par unité d'une série. Le gus possédant un exemplaire  des Cathédrales, Chtchoukine par exemple, des Peupliers ou de Londres a été floué. Il n'est pas à même d'en apprécier la "valeur" esthétique, expressive, impressionniste. Il peut épater la galerie mais s'il est vraiment connaisseur il sait avoir commis une erreur. 
Une seule toile est une captation, sans avant ni après, elle est paumée dans la durée, celle de Bergson ou de Proust. 
Si Monet n'est pas l'inventeur de l'Impressionnisme, Turner peut à juste titre en revendiquer la primauté, le maître de Giverny  en est le continuateur et le finisseur. Il porte le mouvement jusqu'à son terme faisant de l'instant d'avant, un temps perdu, un temps retrouvé par la série.

mardi 29 novembre 2016

Léonard s'en va en guerre




Léonard pacifiste ? Oubliez !Suivons le au siège de Pise, en Romagne, dans les Marches et le Frioul, en Toscane.S’il ne prend pas les armes, il en dessine.S’il ne prend pas les armes, il accompagne ceux dont le métier est de les prendre. S’il ne prend pas les armes, il est au service de  : Florence, Venise, la papauté et son bras armé, César Borgia. S’il ne prend pas les armes il se vend  parfois au plus offrant : la France de Charles VIII.

dimanche 27 novembre 2016

Monet et les vaches pour modèle ?



Des vaches ;-) La meilleur pochette du Pink Floyd ? Atom Heart Mother sans conteste.
Le modèle préféré d'Eugène Boudin ? La vache si j'en crois le nombre considérable d'études laissées. Et quand vous êtes saouler d'en voir autant, au musée du Havre par exemple, une question vous taraude : Pourquoi Monet n'en n'a-t-il pas peint plus ?
Une seule de mémoire, dans une cours de ferme. L'idée n'est pas saugrenue car la question se pose en novembre 92. T. Robinson lui présente un de ses tableaux et le maître de Giverny avoue bien aimé les vaches et le bébé ; et d'ajouter : J'essaierais les vaches - peut-être l'été prochain, sérieusement.
On est dans l'anecdote mais il existe dans le journal de Robinson des réflexions bien plus sérieuses et précieuses. Elles sont reprises par "l'école américaine" de l'impressionnisme mais très rarement ( je pourrais écrire : jamais mais n 'ayant pas la prétention d'avoir tout lu) par "l'école française". Cette "négligence", ostracisme ?, est vraie aussi pour les oeuvres parties à l'étranger. Mis à part les monographies ou un catalogue d'exposition, qui vous coûtent les yeux de la tête, on va au plus simple pour les illustrations des biographies, des abécédaires, des XXX pour les nuls. Toujours les mêmes tableaux, les même études, celles dont on dispose en France. C'est navrant.

jeudi 24 novembre 2016

Bourgeois Stupides

Echanges entre Monet et Robinson (un peintre impressionniste américain quasiment inconnu en France) à propos du non fini , le même que l'on reprochait à Michel-Ange (rien ne change). 
Le second à propos des gens stupides lui disant : vous allez terminer cela, vous ne pouvez pas laisser ça comme ça. 
Mais pourquoi pas ? répond Monet. 
Le commentaire de Robinson : qui est juge sinon l'auteur pour savoir quand s'arrêter ?
Ces bourgeois stupides, car il ne peut s'agir que d'eux, ont horreur de se creuser la tête devant un oeuvre d'art, c'est incongru de leur demander de faire abstraction de, de continuer de. Incapables de saisir cette chance de.
C'est assez drôle car le peintre de Giverny adoptera une partie de leur code en vieillissant.


lundi 21 novembre 2016

Comment vous dire ? A propos de Monet

Comment vous dire ? Si vous allez à Giverny, dans les musées parisiens etc. Il y a pour vous accompagner les lettres de Monet, les articles des uns et des autres, des pour et des contre et puis il y a le Journal de Théodore Robinson. Américain, à l’instar de ses confrères de la colonie givernoise il pouvait être honni, mais non, Monet l’apprécie et se confie à lui souvent .... Ses confessions sont rares, voire inexistantes, sous la plume des historiens d'art français. C'est dommage. En même temps si vous faites partie de mes lecteurs 

samedi 19 novembre 2016

vendredi 4 novembre 2016

La première Via Ferrata

Sebastiano Magri plus fort que le Vinci ? Nous sommes en 1516, année de la mort du maître de la Joconde. Les Médicis reprennent le pouvoir en Toscane avec l'aide des troupes espagnoles. Une place forte résiste San Leo.  Perchée sur un piton rocheux elle est à priori inexpugnable. Sauf que. Sauf que parmi la troupe il y a un simple soldat plus malin que les "ingénieurs" en titre, titre justement revendiqué par Léonard quand il voulait rentrer au service du More, au service de César Borgia. C'est le fameux CV, longue litanie de son savoir sur la poliorcétique, les mines etc.. Rien sur la via ferrata, cette voie équipée pour vaincre les parois au-dessus du vide quand on est ni un bouquetin ni un alpiniste chevronné. Hors les habitants de San Leo avaient, sûrs d'eux, une telle voie... sans défense. Qui s'y risquerait, un ou deux gus au maximum.
C'est sans compter sur la malignité de Sebastiano. Il convainc son capitaine Giulio Ricasoli du bien fondé de son stratagème : équiper la paroi pour y faire passer la troupe. Deux artisans l'épaulent. Ils font fabriquer des pièces de fer et les rivent à la roche avec burins et ciment. On y attache des cordes pour construire  un pont avec des planches et on passe au niveau supérieur. Chaque niveau est ensuite accessible via une échelle et cela jusqu'au sommet de l'escarpement. C'est la première via ferrata connue. Sebastiano en récompense sera nommé gouverneur de la place . 

 

dimanche 30 octobre 2016

Sienne

LA biccherna de notre couverture, un ouvrage non fini depuis 3 ou 4 ans, est celle d'un document officiel de la commune peinte par Francesco di Giorgio en 1467. Elle montre des tentes à l'extérieur de la ville pendant une période de séisme. Nature hostile, une pensée pour les Italiens.




jeudi 27 octobre 2016

Inferno


INFERNO.
Rendons hommage à Dan Brown, au moins il fera connaître le titre du premier livre de La Divine Comédie.
Ensuite vous avez le choix :
 1) Ne pas trop vous posez de questions
2) Aller plus loin.
Par exemple à propos du  masque mortuaire de Dante, Langdon pourrait se poser une question. Le divin poète est mort en 1321 à Ravenne, jusqu'à là tout est normal. Seulement Vasari qui en connaît quand même un bout sur les us et coutumes de l'art mortuaire ou pas nous dit dans les Ragionnamenti : " Il est certain qu'il faut louer Andrea del Verrocchio qui a trouvé le moyen de faire des moulages sur les morts. Il tira grand avantage de ce procédé qui fait apparaître la vérité des choses."
Hors, le maître de Léonard, Florentin est né (1435-1488) bien après la décomposition du cadavre de Dante. Comment, si Verrocchio est l'inventeur de ce procédé pouvons-nous être face au vrai visage du poète ?
En fait Langdon pourrait se poser la question, non ?  
Il pourrait même ajouter après quelques recherches avoir débusqué une petite variation aux grandes conséquences. 
Dans les  les Vite il ajoute à propos du fameux procédé : " à peu de frais" .
Verrocchio ne serait plus alors l'inventeur d'un procédé, mais juste un metteur au point.
Pourquoi ces lignes ? si effectivement le masque de Dante est réellement véridique ? 
Pour vous faire lire ce que Dan Brown a lu, peut-être, et n'a pas choisi de retenir. 
Pour débusquer des erreurs ou des questions toujours en suspend, comme celle de la fresque de Léonard derrière le fameux Cerca Trova. 
Pour vous faire visiter Florence autrement, avec les yeux de Léonard, de Dante, de Michel-Ange et non ceux d'un romancier.


jeudi 13 octobre 2016

La Scapiliata à Paris

Comment reconnaître un chef-d'oeuvre ?
Facile.
Vous vous rendez à l'ambassade d'#Italie rue de Varenne pour l'expo Léonard en France.
C'est gratuit et le parcours initiatique.
Vous allez voir là des oeuvres de l'école Léonardienne. C'est-à-dire des peintures d'après le Vinci exécutées par des élèves. On y reconnaît des thèmes traités à Milan ou Florence et visibles au Louvre (le 1er dimanche du moi, le musée est à nouveau gratuit) par exemple, sous l'estampille du maître. On apprécie ou pas la facture, les couleurs, la douceur des traits de tel ou tel visage d'un modèle inconnu, les drapés, le traitement anatomique, etc.
Et salle après salle, il n' y en a pas beaucoup et ça c'est bien car les expos fleuves sont vite saoulantes, vous vous retrouvez devant la Scapiliata.
Âmes sensibles prenez garde, vous risquez d'être exposées vous aussi .... à un grand choc.
Elle vient de Parme et sa séduction est sans égale. Elle relègue la #Joconde au second plan et nous permet d'approcher de son créateur au plus près, surtout si vous mettez votre main en écran devant le spot l'éclairant et lui donnant un ton trop chaud, à mon avis.
Vous resterez planter là un bon moment en essayant de comprendre comment le bougre est parvenu à vous chambouler, comment cette jeune fille cheveux défaits, d'où le titre, et à peine esquissés vous séduit et vous retient. La quitter est un déchirement, mettre le tableau dans votre sac est forcément une idée qui vous traverse. Vous la voulez pour vous tout seul et quand sur le chemin du retour vous revoyez un tableau de Salaï, Melzi ou Luini la définition du mot fade vous semble bien fade.
Le chef-d'oeuvre n'admet pas la médiocrité dans son entourage.


jeudi 6 octobre 2016

Cézanne, Stendhal et les Guides MAF

"J'ai acheté un livre bien curieux, c'est un tissu d'observations d'une finesse qui m'échappe souvent, je le sens, mais que d'anecdotes et de faits vrais ) Et les gens comme il faut appellent l'auteur paradoxal. C'est un livre de Stendhal : Histoire de la peinture en Italie, tu [Zola] l'as lu sans doute, au cas contraire je me permettrai de te le signaler. je l'avais lu en 1869, mais je l'avais mal lu, je le relis pour la troisième fois...."
Paul Cézanne.




    1.99 €. Je sais il s'agit de culture, désolé, quoique non.



dimanche 25 septembre 2016

ROUEN Motifs et Effets Impressionnistes bilingue

Plutôt en panne de motivation et d'inspiration, je n'ai pas trouvé mieux que de faire du copier / coller pour une version bilingue de Rouen Motifs et Effets Impressionnistes. Sauf que, cela s'avère un peu plus compliqué. Il faut jouer avec les couleurs, avec les longueurs de textes, car la notion de page gauche droite est caduque, donc c'est plus chiant qu'il n'y paraît.


mardi 20 septembre 2016

Une lettre inédite de Monet

Allez une petite lettre inédite de Monet à Helleu sur un jardinier Japonais dont vous aurez des nouvelles si Giverny vous tente.


Un inédit dans un guide numérique... tout fout le camp ;-)


samedi 17 septembre 2016

Bolero et Monet

Imaginez, une musique répétitive, le Boléro de Ravel par exemple, une oeuvre impressionniste à priori.
Imaginez, une série de tableaux : les Meules de Monet par exemple, une répétition aussi.
Imaginez, une vidéo composée à partir de la musique et des tableaux.
Si vous n'utilisez que les Meules c'est un peu long.Il faut donc aller plus loin, c'est à dire coller à chaque motifs et effets de la composition musicale (il en existe plusieurs sur le Boléro) une série composée par le peintre et ce pendant 16 minutes.
C'est un peu ce que fit Guillaume Dufay quand il composa son Motet pour la consécration du Dôme de Florence, il s'inspira de la structure de l'édifice, fascinant n'est-ce pas ?
Imaginez que vous n'ayez plus de place sur votre disque dur, eh bien vous êtes bien emmerdé.

mercredi 14 septembre 2016

Sur la piste de Borso d'Este

Uzès, la ville gardoise est charmante, un peu écrasée par le soleil, un peu endormie en dehors de la saison touristique, selon la version des uns. En visite chez un copain d'enfance, il tient  un resto place Aux Herbes, j'ai fait le tour de celle-ci comme naguère les acteurs du Cyrano de Rappeneau. L'Hôtel de la Rochette étant privé, difficile d'y jeter un oeil, l'option restante : un antiquaire sous les arcades.
Un bel endroit où les pièces présentées invitent à en demander le prix et regretter de ne pas être riche. Outre une Annonciation et une Vénus, un buste en bronze. Au bas une inscription : Borsius Dux.... Tous les nobles italiens rêvent d'être ducs, et Uzès s'enorgueillit d'avoir été elle aussi un duché, chacun son trip. Au cours de la conversation le maître des lieux avoue son admiration et son désarroi quant aux  origines de cette sculpture en bronze. Sans être attributionniste j'étais sûr de pouvoir le mettre sur une piste, magie croisée de l'internet et des livres. L'étude Piasa avait déjà eu la pièce en mains et donnait une identité probable du modèle : Borso d'Este. Les Este d'Isabelle, modèle de Léonard. En navigant sur  la toile, une collection de médaillons dont deux ou trois reprennent la même inscription. La comparaison entre le profil et la face , entre  le médaillon et la sculpture semble tenir la route. J'en fait part à l'antiquaire qui semble heureux de tenir là une confirmation d'avoir eu raison de faire confiance à son instinct, à son oeil.

lundi 29 août 2016

Aller plus loin que J.-K. Huysmans : Londres Impressionniste et hypermédia.

Artiste extralucide, dégageant du réel le suprasensible, M. Wisthler [sic] me fait songer avec ses paysages à plusieurs poésies d’une douceur murmurante et câline, comme confessée, comme frôlée, de M. Verlaine. Il évoque, ainsi que lui, à certains instants, de subtiles suggestions et berce, à d’autres, de même qu’une incantation dont l’occulte sortilège échappe. M. Verlaine est évidemment allé aux confins de la poésie, là où elle s’évapore complètement et où l’art du musicien commence. M. Wisthler, dans ses harmonies de nuances, passe presque la frontière de la peinture ; il entre dans le pays des lettres, et s’avance sur les mélancoliques rives où les pâles fleurs de M. Verlaine poussent.


J.-K. Huysmans. Certains.

Londres Motifs et Effets Impressionnistes commence là où s'arrête Huysmans. 
Il évoque, avec notre ouvrage hypermédia, vous pouvez voir Whistler, lire Verlaine et écouter Debussy.  
C'est plus moderne. 

mardi 23 août 2016

Laissez les morts enterrer les vivants.

Nietzsche, misonéisme et hypermédia. Prenez le texte ci-dessous et remplacer l'art monumental par "le livre", sous entendu l'ouvre et son support papier ; par tempérament artistique comprenez : hypermédia et vous voila dans le camps des misonéistes. Bon courage à vous.

"Prenons l'exemple le plus simple et le plus fréquent, qu'on imagine les natures anti-artistiques ou douées d'un faible tempérament artistique, armées et équipées d'idées empruntées à l'histoire monumentale de l'art, Contre qui ces natures dirigeront-elles leurs armes? Contre leurs ennemis héréditaires : les tempéraments artistiques fortement doués, par conséquent contre ceux qui sont seuls capables d'apprendre quelque chose dans les événements historiques ainsi présentés, capables d'en tirer parti pour la vie et de transformer ce qu'ils ont appris en une pratique supérieure, C'est à ceux-là que l'on barre le chemin, à ceux-là que l'on obscurcit l'atmosphère, lorsque l'on se met à danser servilement et avec zèle autour d'un glorieux monument du passé, quel qu'il soit et sans l'avoir compris, comme si l'on voulait dire : « Voyez, ceci est l'art vrai et véritable, Que vous importent ceux qui sont encore prisonniers dans le devenir et dans le vouloir! 
Cette foule qui danse possède même, en apparence, le privilège du « bon goût », car toujours le créateur s'est trouvé en désavantage vis-à-vis de celui qui ne faisait que regarder sans mettre lui-même la main à la pâte.  Si l'on s'avise même de transporter sur le domaine de l'art l'usage du suffrage populaire et de la majorité du nombre, pour forcer en quelque sorte l'artiste à se défendre devant un forum d'esthétisants oisifs, on peut jurer d'avance qu'il sera condamné.  Non point, comme on pourrait le croire, malgré le canon de l'art monumental, mais parce que ses juges ont proclamé solennellement ce canon (celui de l'art qui, d'après les explications données, a « fait de l'effet » de tout temps). Au contraire, pour l'art qui n'est pas encore monumental, c'est-à-dire pour celui qui est contemporain, il leur manque premièrement le besoin, en second lieu la vocation , en troisième lieu précisément l'autorité de l'histoire.  Par contre, leur instinct leur apprend que l'on peut tuer l'art par l’art. A aucun prix , pour eux, le monumental ne doit se former  à nouveau et ils se servent comme argument de ceux qui tirent du passé son autorité et son caractère monumental. De la sorte, ils apparaissent comme connaisseurs d'art, parce qu'ils voudraient supprimer l'art ; ils se donnent des allures de médecin, tandis qu'au fond ils se comportent en empoisonneurs. Ainsi, ils développent leur sens et leur goût, pour expliquer, par leurs habitudes d'enfants gâtés, pourquoi ils rejettent avec tant d'insistance tout ce qui leur est offert en fait de véritable nourriture d'art.  Car ils ne veulent pas que quelque chose de grand puisse se former ; leur moyen, c'est d'affirmer :  Voyez, ce qui est grand existe déjà.  

A vrai dire, cette chose grande qui existe déjà, les regarde tout aussi peu que celle qui est en train de se former. Leur vie en témoigne, L'Histoire monumentale est le travestissement, que prend leur haine des grands et des puissants de leur temps, le travestissement qu'ils essayent de faire passer pour de l'admiration saturée des grands et des puissants d'autrefois, Ce masque leur permet de changer le véritable sens de cette conception de l'histoire en un sens absolument opposé, Qu'ils s'en rendent bien compte ou non, ils agissent en tous les cas comme si leur devise était :  Laissez les morts enterrer les vivants."

vendredi 19 août 2016


Proust, Gustave Charpentier et la vendeuse d'artichauts. J'ai connu la vendeuse d'artichauts et ses apostrophes  bien avant  de lire Proust, enfin je crois. Quant à Charpentier, ma première écoute date de juillet dernier. Franchement  Louise en entier, c'est un vrai calvaire mais l'extrait proposé est supportable.... à condition de bien tendre l'oreille.

mardi 26 juillet 2016

La mort de Van Gogh

Petite heure d'étude au Cabinet des Dessins du Louvre. Décryptage d'une lettre de Monet à Helleu à propos d'un jardinier Japonais, et lecture d'une lettre de Murer (un collectionneur des Impressionnistes) à Duret (l'un des premiers biographes de la bande à Monet).
Habitant Auvers sur Oise il ne  manque pas d'évoquer "Van Gogh qui se tua en juillet 1890, derrière l'église du village sur la colline du Montcel."
Antidillettante, comme Monsieur Croche, j'ai voulu vérifié comment la chose était relatée sur le Net. On parle "d'un champ derrière le parc du château" la plupart du temps. Je ne sais pas si le château jouxte l'église mais il faudra vérifier un jour, car le témoignage contemporain de Murer est quand même solide.

jeudi 21 juillet 2016

Quand Debussy rejoint Baudelaire

PCS:  les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Un jour je vais me le faire tatouer ce vers, tellement il m'obsède, alors, quand Debussy dit la même chose, mais en plus long, à propos de la musique en plein air : "Il y aurait là une collaboration mystérieuse de l'air, du mouvement des feuilles et du parfum des fleurs avec la musique ; celle-ci réunirait tous ces éléments dans une entente si naturelle qu'elle semblerait participer de chacun d'eux.... je me sens moins atteint."

mercredi 20 juillet 2016

Louise, de Gustave Charpentier.

Qui se souvient de Gustave Charpentier et de son opéra : Louise, qui même le connaît ?
C'est pourtant une oeuvre très prisée en dehors de nos frontières avec des interprètes de renom dont la Callas.
C'est pourtant une oeuvre dont le livret se rapproche de Poust et Zola. Excusez du peu.
C'est pourtant une oeuvre à découvrir dans le Guide MAF..... c'est tout dire, non ? ;-)

jeudi 14 juillet 2016

Initiation à l'Impressionnisme musical par G. Allix


Mercure Musical 15/02/1908 par G. Allix

Il s'est réveillé, le public du Châtelet, à la première audition de la Mer, et ce furent de belles exclamations et de stridents coups de sifflet. A la bonne heure ! rien ne saurait être plus flatteur pour un artiste original que ces manifestations d'hostilité irréfléchie : je le dis très-sérieusement. Au reste, le dimanche suivant, l'apathie régnait de nouveau : les bravos furent moins nourris et c'est à peine si un sifflet honteux se fit entendre. Un apprenti-sorcier, ce n'est certes pas M. Debussy ! Sorcier consommé au contraire, et prestigieux artiste. Les futurs traités d'orchestration emprunteront sans doute maint exemple au scherzo de M. Dukas : La Mer ne leur donnera rien, car les trouvailles dont elle fourmille, incessamment variées comme «le sourire innombrable des flots», n'appartiennent vraiment qu'à M. Debussy dont l'inépuisable fantaisie les crée sans trêve ; elles éclairent les facettes de son esprit ondoyant et divers comme son sujet. Si je ne puis analyser ainsi que je le voudrais les trois esquisses symphoniques, c'est la faute des éditeurs et non la mienne ; mais peut-être n'est-il pas mauvais d'en être réduit à des souvenirs d'auditeur pour apprécier cette œuvre d'un impressionnisme très-étudié. Certaines marines de cet autre Claude qui est Monet caressent les yeux à peu près comme
jouissent ici les oreilles. Des trois parties (I De l'aube à midi sur la mer. et de la mer), c'est la troisième que je préfère, mais cela doit dépendre des dispositions du moment. Tout paraît d'abord inventé dans cette musique ; en écoutant attentivement, on reconnaît pourtant qu'elle n'est pas sans attaches avec l'art traditionnel, si, en son esprit de synthèse spontanée, elle ne dédaigne aucune des ressources de toutes les civilisations musicales, jusqu'à celle de l'Extrême-Orient ; on reconnaît surtout que l'imagination du musicien n'erre point du tout à l'aventure. Certains diraient que pour évoquer la mer il convient que la musique soit ; mais elle n'est point vague, elle est subtile et raffinée. Pour se montrer fort libre, la composition n'en est pas moins harmonieuse en sa souplesse. Le pire philistin, en présence d'une telle œuvre est l'homme qui croit « savoir la musique », et prend naïvement ses pauvres habitudes pour des lois intangibles. Tout le choque et il ne sait où se prendre. Si encore il avait comme bouée de sauvetage un commentaire littéraire, une petite histoire ! Mais non, ce ne sont que les impressions d'un musicien, il faut seulement les écouter et les revivre en musicien, s'en laisser pénétrer docilement comme l'auteur a lui-même subi toutes les fascinations de la mer. On a reproché à ce triptyque d'être plutôt de la musique pure que de la musique descriptive : je suis bien de cet avis, mais je vois là un éloge plutôt qu'une critique. Oui, l'œuvre est moins didactique que lyrique ; l'imitation ne s'y montre qu'adroitement stylisée ; l'auteur ne nous transmet pas sa sensation toute crue, mais seulement réfractée à travers le prisme de son imagination musicale. Certes M. Laloy a mille fois raison d'observer (dans son récent livre sur Rameau) qu'il n'y a pas d'œuvre d'art sans sujet : seulement le vrai sujet de l'œuvre musicale, c'est le musicien lui-même. Quand il se borne à tenter de nous mettre directement en présence des images qui le frappent, au moyen d'effets imitatifs d'un réalisme plus ou moins grossier et toujours puéril, on a le droit de dire qu'il reste à moitié de sa tâche ; c'est à lui de transmuer ses impressions en musique, laquelle nous suggérera les mêmes images, ou d'autres, peu
importe. Il me semble que c'est dans cet esprit vraiment artistique que les trois esquisses de la ont été conçues et exécutées. Ce qui m'intéresse surtout en elles, c'est le tempérament musical de M. Debussy. Aussi serait-il vain de les comparer aux innombrables tableaux de mer que compte déjà l'histoire de la musique : érudition facile, mais sans portée esthétique. Mais rien ne serait plus curieux que de voir M. Debussy s'essayer à traduire des impressions de nature qui n'emprunteraient à la réalité qu'un minimum d'éléments sonores. En musique, comme d'ailleurs en littérature, la montagne a trouvé beaucoup moins d'interprètes que la mer. Que rapporterait M. Debussy d'une villégiature à Vallouise ou à Pralognan ?

mercredi 6 juillet 2016

Littérature Impressionniste


Le Bar des Folies-Bergère, Argenteuil, Nana, Chez le père Lathuile, le Skating, voilà des pages détachées des romans impressionnistes des Goncourt. C'est le même souci de réalité aiguë rehaussée par la vision sincère, mais malgré tout affinée, d'un aristocrate, car Manet l'était jusqu'au bout du pinceau, et toute est d'une distinction singulière. 

Camille Mauclair 1909 

dimanche 3 juillet 2016

Monsieur Croche et l'Impressionnisme

Monsieur Croche / Debussy : J'osai lui dire que des hommes avaient cherché, les uns dans la poésie, les autres dans la peinture (à grand'peine j'y ajoutai quelques musiciens) à secouer la vieille poussière des traditions, et que cela n'avait eu d'autre résultat que de les faire traiter de symbolistes ou d'impressionnistes; termes commodes pour mépriser son semblable...  Ce sont des journalistes, des gens de métier qui les traitèrent ainsi, continuait M. Croche sans broncher, ça n'a aucune importance. Une idée très belle, en formation, contient du ridicule pour les imbéciles... Soyez certain qu'il y a une espérance de beauté plus certaine dans ces hommes ridiculisés, que dans cette espèce de troupeau de moutons qui docilement s'en va vers les abattoirs qu'une fatalité clairvoyante leur prépare.

samedi 2 juillet 2016

Monsieur Croche et la peinture

Bonjour vous ;  désolé pour la vidéo sur Whistler, mais visiblement Google n'en veut pas. Il vous faudra donc acheter Londres Motifs et Effets Impressionnistes pour la voir.... quand il sera dispo.... bientôt.
En attendant cette approche de Monsieur  Croche (Debussy ) : Tout de suite, il sollicita ma curiosité par une vision particulière de la musique. Il parlait d'une partition d'orchestre comme d'un tableau, sans presque jamais employer de mots techniques, mais des mots inhabituels, d'une élégance mate et un peu usée qui semblait avoir le son des vieilles médailles. Je me souviens du parallèle qu'il fit entre l'orchestre de Beethoven représenté pour lui par une formule blanc et noir, donnant par conséquent la gamme exquise des gris, et celui de Wagner : une espèce de mastic multicolore étendu presque uniformément et dans laquelle il me disait ne plus pouvoir distinguer le son d'un violon de celui d'un trombone.

mardi 28 juin 2016

Rolling Stones, Londres et Whistler



Nocturne noir et or, alors les Stones s'imposent. Evidemment Chopin , et Debussy aussi mais pour d'autres oeuvres de la série.

C'est quand ils veulent chez Google pour la lecture d'un fichier MP4



vendredi 17 juin 2016

dimanche 12 juin 2016

Ten o'clock de Chopin à Debussy en passant par Whistler et Mallarmé


Ten o'clock de Chopin à Debussy en passant par Whistler et Mallarmé. Tiens je me répète, basculement dans un cycle pas forcément réjouissant.



mercredi 1 juin 2016

Fontainebleau Festival de l'Histoire de l'Art 2016


Demain départ pour Fontainebleau et son Festival de l'Histoire de l'Art. 
J'envisageais de me rendre à Moret-sur-Loing sur les traces de Sisley. Avec les inondations je pense que c'est mort.
Si le soleil n'est pas de la partie ---> peu de visiteurs.
Prévoir un chandail.
S'éterniser à table en espérant de belles rencontres dans la Salle des Cerfs.
Battre le record des ventes des années passées : 0. Pas facile.

jeudi 19 mai 2016

Brouillon : La Joconde premier tableau Impressionniste ?

Définir l'Impressionnisme est une tâche ardue, notamment si l'on échappe à la seule sphère de la peinture, pourtant omniprésente, à la technique picturale transposée aux autres arts. Quel est le dénominateur commun à la peinture, la sculpture, la littérature, la musique impressionnistes ?
Le temps et sa fragmentation.
Celui de Bergson, et non celui de d'Aristote, des physiciens. Pour s'en approcher il faut confronter quelques textes. Les premiers sont hyper connus.... des spécialistes, des philosophes. Extraits du maître ouvrage de Bergson, L'Évolution Créatrice : “Notre durée (le flux continu du temps) n’est pas un instant qui remplace un instant ; il n’y aurait alors jamais que du présent, pas de prolongement du passé dans l’actuel, pas d’évolution, pas de durée concrète. La durée est le progrès continu du passé qui ronge l’avenir et qui gonfle en avançant. Du moment que le passé s’accroît sans cesse, indéfiniment aussi il se conserve.
Que dit Monet : “Impossible d'envoyer [à Durand-Ruel] une seule toile de Londres, parce que, pour le travail que je fais, il m’est indispensable de les avoir toutes sous les yeux... Je les mène toutes ensemble ou du moins un certain nombre.” En voyant les Cathédrales de Rouen chez Durand-Ruel, Pissarro avait bien perçu l’unicité esthétique de l’oeuvre. Les séparer c’était diviser le temps. Idem pour la série de Charing Cross, Waterloo Bridge ou le Parlement de Londres. Chacune des toiles se nourrit de l’autre l’effet passé produit l’effet à venir.
Cette approche contraire au scientisme conduit à une dualité entre l’intelligence, la science et l’intuition chez le philosophe : “La conscience, chez l'homme, est surtout intelligence. Elle aurait pu, elle aurait dû, semble-t-il, être aussi intuition. Intuition et intelligence représentent deux directions opposées du travail conscient : l'intuition marche dans le sens même de la vie, l'intelligence va en sens inverse, et se trouve ainsi tout naturellement réglée sur le mouvement de la matière. Une humanité complète et parfaite serait celle où ces deux formes de l'activité consciente atteindraient leur plein développement.” Que répond Monet :” Il est près de 7 heures, ma pauvre chérie, et ne puis t’écrire bien longuement, comme je le voudrais ; le même temps qu’hier, et toujours pas l’ombre de soleil, ni d’éclaircie, ce qui me gêne bien ; j’ai un tas de choses auxquelles je ne puis travailler ; cela me désole, parce que le temps marche et le soleil aussi, de sorte que le jour où il décidera à paraître, il ne sera plus à la même place. C’est surtout fâcheux pour mes toiles de l’hôpital (Le parlement de Londres). Je sens bien qu’il a déjà fait une grande course et qu’il ne se couche plus dans mon motif. Le peintre se fout de l’heure, physique, à laquelle le soleil se couche, il a l’intuition qu’il sera trop tard quand son pronostic météo s’avéra exact. Il y aura rupture. D'ailleurs il abandonnera ses effets pour d'autres. L’Impressionnisme, celui de Monet, de Bergson et de Proust, on y reviendra un jour, est un continuum se nourrissant des souvenirs, du passé. 
On pourrait en dire autant de la Joconde. Le tableau ne nous raconte plus une histoire, la “storia” chère à Alberti, et certainement pas celle d’une petite bourgeoise florentine. La nature du temps chez le Vinci est aussi un sujet d’études (cf Milan visites avec Léonard). Toutes ces pistes restent à développer, mais si vous vous rendez à l’Orangerie prenez cette approche comme viatique elle vous permettra peut-être d’aller au-delà des simples titres accolés aux panneaux et dîtes-moi. Si vous allez au Louvre ..... à suivre.

jeudi 12 mai 2016

Les désirs de Daniel Wildenstein exaucés et plus encore.

"Il faudrait tout citer de cette première rencontre avec le peintre...." Ainsi s'exprime Daniel Wildenstein à propos d'une rencontre entre Monet et Gimpel.
Ses désirs sont exaucées et plus encore dans Giverny Motifs et Effets Impressionnistes.
C'est la magie du numérique, on se fout du nombre de signes, de pages, d'images, de couleurs, de musiques, de vidéos, quoique.
Pourquoi ne pas tout citer si ça en vaut la peine ? ce n'est pas plus cher !

Monet Aquarium Part 2



Essai pour une nouvelle vidéo sur les grandes décorations de Monet.

mardi 3 mai 2016


Quand Harry Potter rencontre Monet via Camille Sain-Saens ;-)....à condition d'acheter le bouquin, mais ça c'est une autre histoire, n'est-ce pas.

mercredi 27 avril 2016

Pretty Things à Veules-Les-Roses


Pretty Things est une petite boutique à Veules-Les-Roses, l'un des plus beaux villages de France. Elle est tenue par une Anglaise "shoothée". Pas de prise de tête pour savoir comment ça fonctionne le thème lui a plu et elle a dit oui. J'en ai profité pour réaliser une affichette bilingue. On verra l'impact.


Vous noterez la petite touche de Purple, je n'étais pas un fan de Prince, c'est juste un clin d'oeil.

dimanche 17 avril 2016

#NI_2016

Inauguration hier soir du Festival #NI_2016 au musée des Beaux Arts de Rouen.
Si je devais retenir.... si je ne retiens que trois choses:
1) Pourquoi les politiques s'excusent-ils de faire des discours trop longs ? Abrèges ou tais-toi et tout le monde, ou presque, parce que les discours moi j'aime bien, sera satisfait, ou alors ne t’excuses pas auprès d’un aréopage, dont les yeux ne lorgnent que vers le buffet, les jambes longues, très longues d’une jeune-fille, la veste rouge d’un quidam qui s’est trompé de scène, quoique, et cherche désespérément la vedette de la télé dont on sait qu’elle couche avec, avec qui déjà ?
2) L'#Impressionnisme le plus grand mouvement..... pictural du 19e siècle (opinion de divers intervenants). Pourquoi cette restriction ? Quid de l'impressionnisme littéraire, musical, cinématographique ? L'Impressionnisme normand : une pépite (Sic Hervé Morin, le nouveau président de région) à exploiter. Soit mais rendons hommage aussi aux écrivains du cru et notamment Flaubert le premier des Impressionnistes (t’as qu’à le faire puisque t’es si malin, hein !, Ok je vais voir)
3) L’expo Manet, Renoir, Monet, Morisot... est réussie.
Premièrement, la taille du musée ne permet ces présentations fleuve dont on ressort saoulé par le nombre d’oeuvres. Seules les plus fortes trouvent place aux cimaises, pas de digression et les commissaires connaissent leur boulot.
Secondement, vous pouvez y voir l’Aetas Aurea de MEDARDO ROSSO. Un chef-d’oeuvre. Pour l’artiste italien une sculpture est comme un tableau. Un seul point de vue imposé par le créateur. On ne tourne pas autour, Medardo vous plante là où il le souhaite et vous y restez, longtemps pour découvrir toute la tendresse et l’amour entre cette mère et son enfant. Et quoi de plus puissant que l’amour ?

Tertio : Degas et ses sculptures. Je ne sais pas pourquoi la peinture ma laissé de marbre hier soir ;-). Je ne cesserai de l’écrire, Edgar est un sculpteur impressionniste, il prolonge dans la matière son travail sur la toile. Il s’en explique d’ailleurs. Séparer les deux approches : une amputation.
Dimanche je vais à Louviers. Les mêmes discours ? Ça serait drôle.

dimanche 27 mars 2016

If you come in France, you need to know.

If you come in France, you need to know.
You must know how the Impressionists, painters, but also writers, musicians, sculptors, and even filmmakers, worked, how they approached  the motif, what they thought, felt in front  the effects.
If you don't come to Rouen, in Normandy, one of the top places for   impressionism... you must know too.

This book is much than an enhanced e-book, it is an echo to the famous verse of Baudelaire: perfumes, colors and sounds respond to each other.



mercredi 23 mars 2016

Festival Normandie Impressionnisme


Sur les traces des grands de l'espèce humaine comme disait Freud à propos de Léonard.

dimanche 20 mars 2016

Debussy, Maupassant, Monet

Une belle page hypermédiarts, Debussy, Maupassant et Monet.... qui dit mieux ?


vendredi 11 mars 2016

Giverny, Motifs et Effets

Pour la suite : Giverny Motifs et Effets Impressionnistes


jeudi 3 mars 2016

Très franchement j'en ai plein le cul des refus systémiques à l'égard des livres numériques, alors je me tourne vers l'ouest à l'instar de Durand-Ruel qui en avait marre des rejets de l'Impressionnisme par la bourgeoisie française.


jeudi 18 février 2016

Flaubert "peintre impressionniste" ?


D'un côté nous avons Proust : Ce qui jusqu’à Flaubert était action devient impression et  de l'autre nous avons Monet , qui sue le burnous sur les rives de la Creuse : Si Flaubert avait été peintre, qu'aurait-il écrit, bon Dieu !
J'avais bien comparer l'approche de la description de Rouen par les auteurs d'Emma Bovary, Bel Ami et Vue de Rouen depuis la côte Sainte-Catherine, mais je ne suis pas allé plus loin. J'ai dû être aveugle.



lundi 1 février 2016

Marcel ‪#‎Proust‬ lecteur des Guides MAF ? : "Je dois dire que, quand il aimait Monet, vous auriez pu lui dire qu'il y avait près de là un admirable Rembrandt, un sublime Raphaël, il ne se serait pas dérangé, tandis que si vous, aviez pu lui dire la rivière où Monet avait fait telle esquisse, il l'aurait longée tout entière aux heures incommodes où Monet peignait, pour tâcher de retrouver le lieu, pour mieux comprendre ce qu'il y a de réel dans une toile de Monet, ou plutôt peut-être ce qui dans la rivière est si intéressant, si réel que son expression soit un précieux chef-d'oeuvre, pour que l'on saisisse mieux la pensée de Monet en voyant ce qui la motivait et qu'on sente ce qui l'inclinait à l'inspiration, quels étaient les éléments dont il avait besoin pour trouver le problème."
Jean Santeuil Fragments divers.

Pour saisir la pensée de Monet et des autres il faut donc aller sur le motif. Si l'on regarde les lieux choisis on note un parallèle avec les affiches vantant les stations balnéaires desservies par les Chemins de Fer de l'Ouest.
Ce n'est pas la seule explication, Monet a passé son enfance au Havre par exemple, Renoir était invité par son "mécène" à Wargemont  près de Berneval, et les uns et les autres échangeaient leurs point de vues , mais c'est quand même troublant.