mercredi 14 octobre 2015

Quand Freud ou Michel-Ange se gourent, ou pas. Suite.

En premier lieu excusez-moi. Les textes fournis actuellement sont plutôt mal foutus. Depuis le décès de mon épouse j'ai un mal fou à écrire, à être cohérent, c'est comme ça et je ne sais pas combien de temps encore cela va durer.
J'ai donc corrigé certaines choses sur le billet d'hier et je poursuis tant bien que mal cette réflexion sur l'un des chef-d'oeuvres de  Buonarotti.
Cette sculpture est destinée au tombeau du pape Jules II.
Très vite : Giuliano della Rovere est un aristocrate Italien  tempétueux, animé d'une haine envers son prédécesseur Alexandre VI, on oublie la parenthèse Pie III, et belliqueux ;  ses desseins politiques sont  de reconquérir les territoires de l'Église (voir la fameuse donation Constantin) et de redonner à Rome son primat culturel.
Une ambition démesurée dont la sépulture sera le témoignage... et un poison pour le sculpteur.
Le programme iconographique du tombeau n'est pas choisi au hasard, le Moïse rayonnant c'est Jules II triomphant. Le Moïse en pétard serait un épisode anachronique.
Pour terminer le boulot Moïse doit dresser la Tente et mettre  les Tables à l'abri dans l'Arche d'Alliance : Moïse fit donc tout ce que lui avait ordonné Yahvé. Ainsi fit-il (40.16 et avant).   La mission du fils de la maison de Lévi touche à son terme, il doit se séparer des Tables, d'où ce geste équivoque de la main droite du prophète.
Je ne sais pas pourquoi Freud s'est laissé embarquer dans cette interprétation erronée, à mon avis, je présume que d'autres avant moi se sont penchés sur la question. À vrai dire je n'ai rien lu sur le sujet,  ou alors j'ai oublié. La stature du mec est tellement imposante, difficile de s'y frotter sans s'y bruler les ailes( cf Onfray).
Quand au Moïse de Saint-Pierre-aux-Liens j'y reviendrais un jour, à Rome.  


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