samedi 20 juin 2015

Il n'est pas nécessaire d'être croyant, je ne le suis pas,  pour s'attarder quelques minutes sur cet extrait de l'encyclique du pape François : "À cela [le bordel ambiant] s’ajoutent les dynamiques des moyens de communication sociale et du monde digital, qui, en devenant omniprésentes, ne favorisent pas le développement d’une capacité de vivre avec sagesse, de penser en profondeur, d’aimer avec générosité. Les grands sages du passé, dans ce contexte, auraient couru le risque de voir s’éteindre leur sagesse au milieu du bruit de l’information qui devient divertissement. Cela exige de nous un effort pour que ces moyens de communication se traduisent par un nouveau développement culturel de l’humanité, et non par une détérioration de sa richesse la plus profonde. La vraie sagesse, fruit de la réflexion, du dialogue et de la rencontre généreuse entre les personnes, ne s’obtient pas par une pure accumulation de données qui finissent par saturer et obnubiler, comme une espèce de pollution mentale. En même temps, les relations réelles avec les autres tendent à être substituées, avec tous les défis que cela implique, par un type de communication transitant par Internet. Cela permet de sélectionner ou d’éliminer les relations selon notre libre arbitre, et il naît ainsi un nouveau type d’émotions artificielles, qui ont plus à voir avec des dispositifs et des écrans qu’avec les personnes et la nature. Les moyens actuels nous permettent de communiquer et de partager des connaissances et des sentiments. Cependant, ils nous empêchent aussi parfois d’entrer en contact direct avec la détresse, l’inquiétude, la joie de l’autre et avec la complexité de son expérience personnelle. C’est pourquoi nous ne devrions pas nous étonner qu’avec l’offre écrasante de ces produits se développe une profonde et mélancolique insatisfaction dans les relations interpersonnelles, ou un isolement dommageable."
Quel rapport avec Léonard, Michel-Ange ou les Impressionnistes, les Guides MAF direz-vous ?


mardi 16 juin 2015

La Creuse et Monet

L'A20 est gratuite, surprise. Sur la route de Fresseline les nuages sont lourds et les voitures peu nombreuses. La Creuse a subjugué Monet pendant 3 mois, le temps d'une campagne sur les bords de cette rivière au charme certain. Jaune elle ne l'intéresse pas, verte il obtient plusieurs motifs. Pour marquer le passage du peintre chez Rollinat, un poète oublié,  la ville s'est offert un office de tourisme où transite 4 000 âmes par an. Giverny  en voit 600 000.
Pour sortir de l'oubli Fresseline  et ses alentours, Crozant décide de promouvoir l'un des premiers impressionnistes Guillaumin. On  crée l'école de Crozant en s'inspirant de  celles de Fontainebleau ou Pont-Aven, en espérant y joindre le peintre des Nymphéas.
Bon courage.
Il n'empêche cet endroit vaut le détour si on aime la solitude et la sérénité, quand à la sauvagerie Monet exagère un peu.




lundi 1 juin 2015

Fontainebleau, Barbizon

Salon du Livre du Festival de l'Histoire de l'Art
La première fois, il y a 3 ans pour moi, les éditeurs étaient plutôt agressifs à mon égard, le livre numérique était synonyme de mort du papier dans leur esprit. 
L'année dernière, on m'a foutu la paix, une paix royale, impériale devrais-dire.
Cette année on est venu vers moi avec un projet, et des certitudes quand au démarrage d'une écriture hypermédia, pas seulement d'un transfert du papier vers l'écran mais d'une approche non possible, ou tout du moins très compliquée, sur papier. Étonnant. 
Quant au public, il découvre qu'il peut lire sur son iPad autre chose et est agréablement surpris (bon il n'y en a pas des masses des curieux mais plus que les années précédentes... pas très difficile pensez-vous et vous avez raison ).
Seul hic, mis à part les ventes, pour le moment quand je présente un guide c'est sur la forme que porte le débat et non sur le fond et ça m'énerve quand même un peu.
Pour me calmer visite du Boudoir Turc avec le conservateur (brillant le mec, on ose à peine l'interrompre pour savoir la dimension du lit émoticône wink ) et un détour par Barbizon Village (vaut le détour surtout si vous poussez jusqu'à la forêt), déserté, mais encore habité par les peintres, ceux de l'École.

Pour en savoir plus