samedi 28 février 2015

Un peu en retard sur les Guides MAF le blogger du Monde.

Un peu en retard le blogger du Monde ;-) l'important c'est de voir La Madone de Laroque ressurgir.....avant de s'assoupir à nouveau... ou pas.





vendredi 27 février 2015

dimanche 22 février 2015

La masse des ignorants celle de Pétrarque : "Je lui laisse mon tableau ou image de la bienheureuse Vierge Marie, oeuvre de l’excellent peintre Giotto, qui m’a été donnée par mon ami Michel de Vanni, de Florence, dont les ignorants ne comprennent pas la beauté, mais qui ravit d’admiration les maîtres de l’art" ou celle de Léonard : "Dès lors....celui qui se bat en ayant peur de l'ombre se bat en ayant peur de la gloire de l'art telle qu'elle est reconnue par les nobles talents, mais acquiert la gloire selon les masses ignorantes, qui n'espèrent rien d'autre de la peinture que la beauté des couleurs." cette masse  qui rechigne à lire des guides autres qu'un ramassis d'adresses avec des historiettes, un vernis de culture et d'histoire.
Cette masse des ignorants, contemporaine des artistes, des auteurs devient au fil des années, des siècles, une masse éduquée sur les valeurs d'antan mais après combien d'années ?

mercredi 18 février 2015

Un nouveau Léonard ou pas.

Pourquoi un tableau saisi dans un coffre en Suisse serait un Léonard ou pas ?
Il existe des critères scientifiques, objectifs ou subjectifs pour attribuer une oeuvre au peintre. Et souvent on aime mieux passer sous silence ces témoignages des contemporains du maître, si ce n'est ses propres écrits, invalidant une hypothèse.
Dans le cas d'un portrait supposé d'Isabelle d'Esté, d'après le carton du Louvre, on écarte purement simplement la correspondance  de celle-ci avec Le Vinci, ses "attachés culturels" voir l'oncle par alliance de Léonard.
Pourtant Isabelle écrit et on lui répond.
Et que dit-elle à propos de son portrait commandé au maître de la Joconde ? " Etant toujours mon obligé je vous demande de bien vouloir  substituer  mon portrait par un autre motif qui me satisferait bien plus." Nous sommes le 14 Mai 1504.
Depuis le premier trimestre de 1500 Isabelle attend le transfert en couleur du carton dessiné par  le peintre lors de son séjour à Mantoue.
Et 4 ans plus tard elle renonce. Pourquoi ?
1) Malgré ses diverses relances Léonard  ne s'exécute pas.
2) Léonard ne repassera jamais par Mantoue et Isabelle le sait. Hors pour exécuter son portrait elle imagine mal le simple transfert d'une étude sans retouches sur le vif.
C'est claire, non ?
Eh bien il faut croire que non.
Si Léonard avait un jour mis en couleur ce fameux portait, Isabelle aurait été, non seulement folle de joie, mais au courant.
Hors jamais dans son abondante correspondance une telle nouvelle est mentionnée.
Deux ans plus tard, en 1506, elle attend encore de Léonard l'exécution d'un autre motif (un Christ) mais c'est une autre histoire .... pas très claire non plus ;-)

lundi 16 février 2015

ebooks enrichis : le succès d'American Sniper.


C'est l'histoire d'un mec qui en dézingue d'autres. Rentré au pays il écrit un livre et son éditeur ajoute entre chaque chapitre des interviews (vidéos). C'est l'histoire d'un succès en librairie classique pour la version papier, sur iBook Store pour la version enrichie et au cinéma. Pur l'éditeur difficile de la jouer seul :  "The current example of Sniper proves that when a retailer like Apple gives it exposure and appropriate promotion the product sells really well."
Cette histoire n'est évidemment pas française. On peut avoir un mec qui en dézingue d'autres. On peut avoir un succès un librairie et sur la toile, celle des cinémas, mais on ne peut pas encore avoir un motif de satisfaction pour un ebook et encore moins pour pour un ouvrage enrichi car il faudrait voir Apple France, en fait Itunes, consacrer quelques minutes par semaine à une prise de risque, aux livres enrichis ou natifs hypermédia ; et ça son responsable en est incapable. Pour y parvenir il faut déjà comprendre la différence entre une liseuse et une tablette, se départir de ses oripeaux de papiers, choisir parmi  ses petits copains germanopratinois celui dont on fera la promo en home page car le risque doit toujours être mesuré pour ne pas se faire tapper sur les doigts.

lundi 9 février 2015

Dan Brown c'est de la merde.

J'ai un mal fou à terminer mes billets actuellement. L'explication est assez simple : mon épouse est en soins palliatifs actuellement et c'est vraiment une épreuve difficile à surmonter, énorme prise de tête et de coeur. Mais si les Guides MAF existent c'est en grande partie grâce à elle, donc pas question de laisser tomber.
Sera-t-elle encore vivante à l'ouverture de l'Expo Universelle de Milan 2015 ? Peu de chances, reste seulement l'espoir.
L'espoir de lui rappeler nos voyages sur les traces de Léonard dans la capitale Lombarde. Le Vinci y séjourna une vingtaine d'années avec à la clé une oeuvre classée au patrimoine mondiale. La Cène est aux yeux du monde plus importante que la Joconde.
Milan souffre d'un syndrome bizarre : celui de la laideur industrielle.
C'est une connerie, il faut dépasser la banlieue et pénétrer au coeur de la ville historique pour échapper à ce cliché débile.
Entre le Duomo et les églises alentours, dont Santa Maria delle Grazie, entre les canaux et le château de Ludovic, entre Saint Ambroise et Léonard il existe une atmosphère extraordinaire, surtout en août quand les Milanais sont partis en vacances.
Milan est Ambrosienne avant tout et Vincienne ensuite.
Si l'on souhaite approcher cette ville au plus près le disciple d'Augustin est incontournable.
Vous comprendrez mieux ensuite les pistes iconographique de La Vierge aux rochers du Louvre.
Evidemment il est plus facile de lire Dan Brown, mais c'est de la merde.

dimanche 8 février 2015

La Côte d'Albâtre en oubli des Impressionnistes.



Saint-Aubin sur mer au sud de Dieppe.  La petite station balnéaire n’a rien d’affriolant.
C’est un spot pour le kite surf paraît-il ; les marin-pêcheurs offrent un excellent poisson, si tôt le matin vous allez sur la jetée encore sous la garde d’un blockhaus. Enlaidir un paysage,  rien de plus facile. Vous plantez un camping et ses incontournables mobiles homes, un immense parking quasi désert toute l’année, une friterie abandonnée, un château sans style et des cabines de bains sans âmes. 
Le charme de cette station réside dans sa désolation, c’est un paradoxe difficilement acceptable. 
On n’est pas très loin des hauts lieux de l’Impressionnisme. Au Nord Pourville, Varengeville, Dieppe, Berneval et les motifs de Monet, Pissarro et Renoir. Excusez du peu. Une génération d’artistes comparables aux Florentins de la Renaissance. Je ne suis pas sûr que l’on en soit complètement conscients.  Camille n’est pas Français mais Degas et Berthe le sont, et tout ce beau monde de rivaliser avec Léonard et Michel-Ange, Botticelli et les Lippi.
Evidemment aucune ville musée sur le littorale de la côte d’Albâtre n’est à la hauteur de Florence, de Pise ou Sienne. Le Havre peut-être un jour, quand le béton sera devenu un matériau noble.
La main de l’homme est plutôt restée stérile face à la nature, en ces endroits. Eriger un ou plusieurs monuments pour  se frotter aux falaises, à la mer : difficile, pari perdu d’avance pour l’architecture. il faut allé en terre.
La peinture et la poésie ont trouvé là une source d’inspiration inépuisable… et aujourd’hui tout le monde s’en fout. 
Nos compatriotes s’ingénient à oublier  le beau, pour vénérer le laid, le vulgaire, laissant aux touristes étrangers le soin de prolonger le souvenir des hommes illustres. 
Les yankees ont non seulement raflé la mise aux temps de leur vivant mais ils continuent de les honorer en se déplaçant sur les lieux mêmes où le génie des uns et des autres s’est épanoui.
Berneval et Saint-Martin en Campagne laissent mourir le souvenir de Pissarro et Renoir. 
Dieppe est fière seulement de ses harengs et cerfs-volants. Bientôt le Pollet écrira seul l’histoire de la ville, c’est la revanche des gueux. C’est loin d’être injuste. 
Pourville et Varengeville se sont endormies. Seule l’église garde intact l’impression de Claude Oscar. La bourgeoisie édifie de belles maisons et s’assoupit.
Au Sud de Saint-Aubin, Étretat préfère Leblanc et Offenbach  à Monet et Corot. J’aime bien Lupin, j’aime bien Orphé aux Enfers mais c’est par trop accessible, trop flatteur pour envoyer le peintres aux limbes.

Le Havre, comme Rouen, est peut-être plus encline a conserver une trace des temps ou Auguste Perret venait au monde. Ce dernier tiens le haut du pavé. Ce n’est pas immérité, mais pourquoi un musée Malraux et non un musée de l’Impressionnisme ou Monet ?

samedi 7 février 2015

Meyerbeer, Halévy et les Guides MAF.

Visite hier d'une amie de mon épouse à la Maison Médical Jeanne Garnier (soins palliatifs). Au cours de la conversation on parle iPad et livres.
- Ah vous faites des livres hypermédia pour iPad et comment on fait pour les lire ?
Démo à partir de Motifs et Effets Impressionnistes à Paris
Accès via l'iBook Store
Recherche Guides MAF
Ensuite lecture, écoute et visionnage au fil des rues autour de l'Opéra ... de la rue Le Peletier.
Et cette réflexion : Meyerbeer, Halévy, compositeur et librettiste de Robert le diable, ce sont des noms de rues autour de l'Opéra Garnier que je connais ayant travaillé dans le quartier, mais dont je ne connaissais pas l'origine.
C'est bien le drame.

jeudi 5 février 2015

Le Prisme du Isme.


Les mots se terminant par le suffixe isme sonnent bien. Ils acquièrent une certaine notoriété ne demandant qu’à croître pour ensuite revêtir l’illustre habit de la légitimité. Se réclamer d’un Isme c’est se mettre à couvert même si l’odeur du souffre n’est pas loin. 
Ajouter deux lettres devant notre suffixe et voilà notre prisme disponible pour capter et décomposer non seulement la lumière mais aussi toutes nos considérations subjectives. 
L’Impressionnisme, n’échappe ni à la règle du Isme ni à la magie du polyèdre. 

Né par « accident », le mouvement pictural initié par une bande d’Intransigeants, les Monet, Degas, Pissarro et autres Morisot et Renoir, adoptent, non sans débats houleux un terme qui va faire florès.
Ce Isme de l’impression,  reste pour la grande majorité de nos contemporains attaché à la seule partie nominale du concept et au tableau éponyme d’Oscar Claude. C’est évidemment restrictif, quoique. 
Cette introduction est le fruit d’une entrevue dans les couloirs de la Maison Médicale Jeanne Garnier où je campe. Un ami rend visite à mon épouse et remarque sur une étagère un ouvrage de Jacques Dubois : Romanciers français de l’Instantané au 19e siècle.
 - Tu arrives à bosser dans ces circonstances ?
 - J’essaie.
- Pourquoi ce bouquin ?
- Extension du concept d’Impressionnisme à la littérature. Ça m’amuse.
- Oui c’est évident. 
- Si tu le dis ;-)
Inutile d’insister je n’aurai pas le dernier mot.
Le partage des motifs entres les peintres et les romanciers est une évidence celui du concept est plus délicat. Les analyses à posteriori tentent de le démontrer ou de l’infirmer. Prenons la musique. Debussy est le musicien impressionniste par excellence, Kandinsky, et d’autres avant lui, l’affirme. De nos jours ont préfère le classer parmi les symbolistes. Le prisme fait un quart de tour en un quart de temps.
Le compositeur de La Mer a pu être impressionniste, puis symboliste mais avant tout être et rester Debussy, direz-vous. 
Yes, vous avez raison, seulement les initiateurs du mouvement pictural se sont souvent exprimés sur leur attachement ou détachement à la bannière et Debussy n’a pas toujours refusé ce rattachement : Vous m’honorez grandement en me disant l’élève de Claude Monet... [Debussy à Emile Vuillermoz. Correspondance]. 
Chez les critiques ou les écrivains on défend, on combat ou on snobe cette approche révolutionnaire mais  souvent on fraye avec. L’exemple le plus éloquent est à cherché du côté des Goncourt. Réalistes ou naturalistes suivant les critères classiques, les deux frères ne prisent guère l’approche des peintres du boulevard des Capucines. Leur journal regorge de lignes lapidaires et assassines. Leur description nauséabonde des repères bellifontains des rapins en rupture de classicisme, dans Manette Salomon, ne  laisse aucun doute sur leur rejet. 
Pourtant dans la préface des Frères Zemganno Edmond se lâche : Oui! mais, pour  moi, les succès de ces livres [L’Assommoir et Germinie Lacerteux],ne sont que de brillants combats d'avant-garde, et, la grande bataille qui décidera de la victoire du réalisme, du naturalisme, de l'étude d'après nature en littérature... 
L’étude d’après nature, ligne maîtresse du mouvement pictural,  est une facette du  prisme très attractive. À l’instar de la lumière d’autres Ismes plus faibles se laissent piéger.... à  l’image du père de « Tartarin » : D’après nature !
Je n’eus jamais d’autre méthode de travail. Comme les peintres conservent avec soin des albums de croquis où des silhouettes, des attitudes, un raccourci, un mouvement de bras ont été notés sur le vif, je collectionne depuis trente ans une multitude de petits cahiers.

Si nous doutons Ferdinand Brunetière, critique et analyste du roman « naturaliste »,  en se penchant sur l’auteur Des Rois en exil  apporte une eau inespérée à notre moulin   : Et c’est ce mélange en lui de l’artiste et du poète que j’essaie de caractériser d’un trait quand je l’appelle un impressionniste dans le roman. Ne vous arrêtez pas au mot un peu bizarre et soyez seulement certains qu’en dépit des railleries trop faciles, il représente une idée. 
C’est l’effet prisme, la peinture, initiatrice, impose à son insu une grille de lecture des oeuvres contemporaines des autres disciplines.
Ce fait est en général dû aux critiques,   il est rare  de voir un artiste revendiquer une méthode similaire voire étrangère à sa discipline. Le Parangon, cette querelle de la primauté d’un art sur l’autre, est passée par là.  On se bat depuis des siècles pour la primauté d’une expression artistique sur l’autre et seuls quelques créateurs dépassent le clivage instauré depuis l’époque médiévale, mais c’est une autre histoire.
Je pourrais encore multiplier les exemples mais l’envie me manque. Il me faut vous renvoyer à des ouvrages plutôt rébarbatifs, comme celui cité plus haut, sur une écriture impressionniste, une composition impressionniste, dont certaines oeuvres de Wagner, sur une réalisation cinématographique impressionniste aussi avec Marcel L’Herbier. Des livres où chacun se livre à une analyse fouillée de son domaine de prédilection sans vraiment oser l’au-delà. Il manque à ma connaissance un ouvrage balayant tous les créations impressionnistes dans tous les arts. Même si cette approche est subjective elle pourrait nous permettre de renouer les liens entre Maupassant et Degas, le même et Renoir par exemple, analyser l’apport de l’amitié de Zola avec Cézanne, plus important sans doute que leur rupture etc...