mercredi 31 décembre 2014

Le Da Vinci Coin


Le Da Vinci Coin, est  un jeu de mot un peu facile, j'en conviens, mais  ce petit texte propose un exercice amusant : projeter Léonard au 21e siècle. C’est parfaitement inutile, quoique, s'il  vous apprend  deux ou trois trucs......c’est déjà ça.


Sous le soleil de Toscane ou rue des Lombards à Paris, rien de nouveau. Au quatrocento comme au venticento  les problèmes pécuniaires alimentent toutes les conversations ; les chances d’un  bâtard de devenir l’égal des plus grands restent toujours aussi maigres et  l’exception confirme toujours la règle. La mère de Leonardo en est persuadée.

Circassienne, elle fuit les côtes de la mer Noire pour échouer à la Cantina di Toia de Bacchereto. Sa beauté bouleverserait encore une fois Voltaire. La jeune serveuse, proie facile pour un étudiant florentin en droit, se laisse séduire, passe une longue nuit dans son lit  et se tait quand le teste de grossesse vire au positif. 
Sa décision est prise, elle fera un enfant toute seule et il suffira à son bonheur.
Dès les petites classes le bambin se distingue par son coup de crayon, par une curiosité difficilement satisfaite : pourquoi ci, pourquoi ça, comment on ? 
Seulement voilà, l’atelier d’un Verrocchio, d’un Ghirlandaio , pour se hisser aux premiers barreaux de l’échelle sociale,  n’existent plus. L’artisanat a vécu.
Finito, les ciboires, châsses et reliquaires ; arrivederci les fresques  des autels d’églises et des  chapelles. Qui vit encore de la peinture, de la sculpture ? Même l’architecture ne nourrit que parcimonieusement son homme.  
Non importa, Caterina rêve d’un autre dessein pour son rejeton. Leïla Hagondokoff, mannequin vedette de chez Chanel, icône de la Circassie, est son modèle ; et  Florence pense supporter sans sourciller la comparaison avec Paris. Elle s’enorgueillit d’un Gucci, d’un Ferragamo et peut ouvrir les portes Ticinese ou  de Saint-Cloud, si d’aventure un jeune homme se sent pousser des ailes. La via Tornabuoni  vitrine de l’élégance toscane, n’est-elle pas une avenue Montaigne bis ? 
En l’arpentant peu de touristes sont victimes du syndrome de Stendhal, dommage pour eux. Ils ignorent presque tous la dispute entre Léonard et Michel-Ange à propos de Dante devant l’église Santa Trinita ;  ils ignorent presque tous le nombre de cercles de son Enfer.
Enfant,  chaque nouveau chant lui inspirait une terreur accrue, et la douce voix maternelle n’y faisait rien.  Adulte, il sourit quand un amant, un ami lui promettent, le sixième voir le septième cercle, ceux des sodomites et des  épicuriens. Sa réponse est invariable :  Charon se chargerait de lui indiquer le chemin. Tout compte fait c’est plus simple. 
Être capable de rivaliser avec le O de Giotto n’a plus aucune valeur.  
Si sa mère rêve mode, elle garde aussi le souvenir de la puissance de l’érudition, du beau parler et du savoir. Il signore Marconi, ça ne s’invente pas, mentor, ne l’a jamais contrarié sur ce point. En inoculant à l’orphelin de père le goût des mathématiques, en lui offrant son premier PC, made in Ivrea, il le conduit à suivre plusieurs voies parallèles, à ne pas choisir entre plusieurs plusieurs cursus , mais à les embrasser tous. 
Les uns l’amusent et comblent l’amour de sa vie, les autres le passionnent ; et quand l’élève dépasse le maître ce dernier en est satisfait. 
Diplômes en poches, Leonardo  quitte sa chambre avec vue sur Fiesole via del Agnolo pour un appart dans l’Oltrarno.  Et chaque matin il embauche pour dessiner des accessoires de modes. Sacs, ceintures, porte-monnaies  et porte-clefs, vestes et pantalons de cuir, autant de motifs pour s’assurer un excellent salaire, mais quel ennui.
En fait la cité du lys est trop cuir, trop bourgeoise, trop lisse. Quoi qu’on en dise, elle a perdu de sa superbe. Pise et Sienne se sont définitivement affranchies de son emprise, si ses murs d’enceinte ne sont plus, elle reste quand même confinée. 
L’aiguille de la boussole indique le nord, pourquoi ne pas la suivre ? 
Son portfolio, CV des artistes, a séduit. Milan l’attend ; lui et son crayon, lui et ses prises de vues, lui et sa créativité.
Quel oeil, aurait dit Cézanne. 
Quelques mois ont suffit. Ses photos de mode sont devenues des icônes des galeries lombardes. Le Vatican n’a pas vraiment prisé sa mise en scène de la cène ; mais la courbe des ventes de la marque de chandails s’est affolée, et le Japon raffole de lui. On attend la grande expo dans un musée d’art moderne de Berlin, Paris ou Tokyo….  Dubaï s’est retirée. 
Eros Socraticus. Le thème fait déjà scandale, la bourgeoisie ambrosienne y voit l’écho de ses frasques avec les éphèbes racolés dans le quartier ultra-branché des navigli. Son char de la Gay Pride au Carro della morte des bords de l’Arno.
En sortant de la Scala, on discourt sur ce talent multiple, on se remémore, aux pieds de la statue ignoble du Vinci,  les propos de Vasari reprochant une telle dispersion, une telle débauche d’énergie et de lucre. 
L’époque segmente, spécialise, culpabilise  pour mieux presser et vous jeter ;  malattia del “martalismo” (che viene da Marta) diagnostique  François. Comprenne qui pourra, qui aura pris le temps de se pencher sur les Écritures..… canoniques, patristiques  ou gnostiques. Temps perdu ? Pas sûr ! 
Si la rhétorique est passée de mode, on brille toujours de pouvoir expliquer l’iconographie de la Vierge aux rochers du Louvre en contant l’histoire des deux enfants Jésus dans l’art, en soulignant : une généalogie du Christ divergente selon Luc ou Matthieu, une dualité sacerdotale et  royale incompatible, sans oublier de s’en remettre à saint Ambroise pour conclure. On est à Milan.
Coqueluche des salons vous savez discourir sur la nature du temps à la suite de saint Augustin, et alors on vous pardonnera ce parti pris  pour la manufacture horlogère née sur le Ponte alle Grazie, fierté des plongeurs italiens. 
Leonardo est allé à bonne école, seulement il aime par dessus tout, à l’image du maître de la Joconde, les problèmes de probabilité sur une partie de balla, posés par Pacioli, la cryptographie, celle d’Alberti ou de Turing, les mathématiques appliquées en somme. Aussi quand en 2005  Nick Szabo propose à la petite communauté des crytographes les principes du bitgold, le toscan voit là une occasion unique de nourrir sa névrose. L’informaticien Américain a visé juste, tous les férus d’algorithmes et de codage peuvent avec une étincelle de génie mettre le feu.  Mettre en oeuvre une modalité de paiement de gré à gré, en lieu et place d’un modèle, dont Brunetto Latini s’était fait l’apologue dans Li livres dou trésor, administré  par un « tiers  confiance »,  état ou banque, voilà une idée lumineuse. 
Si la comptabilité en partie double dite à la vénitienne, est l’outil par excellence de l’homme d’affaires  de la Renaissance, des Médicis et autres Giocondo, du banquier de la Sérénissime ou  d’un  Fugger faiseur d’empereur, ils le doivent au Pisan  Fibonnaci. Pour leur part, les héritiers sis à New York ou Londres  sont grandement redevables à Paccioli et sa Summa, illustrée par Léonard.  En mettant à la portée de tous cette invention diabolique, ils peuvent chaque jours complexifier le modèle de base, et par un jeu savant de prolongations et ramifications formater  les masses et surtout les éloigner de la maîtrise des outils.  
Le DVCoin n’est pas un train bourré de dynamite prêt à faire péter les instances du pouvoir, Leonardo n’est point V. Il entrevoit juste la possibilité de secouer le joug, d’enfoncer un coin pour soulever cette chape de plomb chaque jour plus pesante. Entre utopie et dystopie  il existe peut-être une petite place ? 
On peut y réfléchir, on peut surtout agir contre le poids des banques ; déjà Léonard préférait confier son argent aux Franciscains de l’hôpital de Santa Maria Nuova, établissement créé par le père de Béatrice, celle de Dante.
Comme tout un chacun, les commissions frais et autres prélèvements plus ou moins opaques l’agacent, mais cela pèse peu face à la beauté de l’algorithme, à l’élégance du code, éléments imbriqués,  longuement muris et développés  pour transformer l’idée de Szabo en une réalité disponible pour tous ou presque, accessible à tous ou presque. 
Ces quelques raisons  suffisaient à faire germer en son esprit les prémices du  Da Vinci Coin. Sans le savoir toutes ses actions, ses choix, sa vie l’avaient prédisposé. 
Enfin,  Le premier qui oserait, s’imposerait.
Jour après jour,  le code ne génère ni une nouvelle devise, matière première ou monnaie mais un espace d’échange sécurisé et libéré. PGP avait montré la voie. 
Chaque ligne en s’incrémentant d’une tabulation puis en diminuant d’autant à la surface de l’écran dessinait la réhabilitation de Turing, injustement banni de la communauté scientifique pour homosexualité et pousser au suicide. 
Si Léonard avait enfourché la cause des artistes et notamment des peintres via le Paragone, Leonardo resterait dans l’ombre voire même épaissirait le mystère derrière un sfumato patronymique à consonance japonaise. 
Sublimer sa libido, abandonner la chair pour se vouer, tel Faust, à l’élaboration d’un cryptomonnaie seyant à tout le monde des geeks et des libertaires, des sans voix et des allumés, des névrosés. 
Le Da Vinci Coin, c’est l’alun de la papauté, des Médicis. Volterra à payer le prix du sang pour le savoir. Ne pas commettre la même erreur. Sa maîtrise assure la puissance, attise la convoitise. Certes, il faut miner, piocher, à l’image de ces pauvres bougres réduits en esclavage, mais seul, l’aventure est vouée à l’échec. Le réseau est l’allié par excellence. Le détourner à son seul profit est une erreur. La cohorte des early adopters, technologues, informaticiens et bidouilleurs en tout genre, est une alliée  dont la puissance est insoupçonnée. 

Da Vinci Coin is a new design for a fully peer-to-peer electronic cash system.
 A C++ implementation is under development for release 
as an open source project.

Depuis la proposition de Tim berner Lee pour HTTP, personne n’avait écrit de lignes aussi prometteuses. Les commentaires ne laissaient aucun doute, il fallait juste garder une petite longueur, d’avance, miner le premier bloc, stabiliser les transactions et laisser aux autres  : la  spéculation, le commerce des biens de consommation, le blanchiment, la thésaurisation. 
Pecunia non olet ? Une chose est sûre, les vertus supposées de l’urine du peuple se trouve être aussi un puissant remède à la cupidité d’un Vespasien.  Pour sa part, Leonardo entrevoit dans la cryptomonnaie un puissant remède à sa névrose ; si l’algorithme tient la route, patience, codage, débogage et longueur de temps feront le reste. Elle lui permettra, sans être milliardaire, de s’offrir ces feuilles de papyrus, de parchemin ou de vélum réservés aux seuls nantis de la planète.Voir Bill Gates s’offrir le codex Leicester a été un déchirement. Plus jamais ça !
Codex ou volumen, incunables ou premières éditions, palimpseste ou non, chaque ouvrage portant en lui l’histoire de l’humanité attire irrésistiblement une frange cultivée et fortunée  de la population. Obsession du titre manquant, de l’étagère vide d’un exemplaire unique, 
Pourquoi  n’est-il pas : 
Lucius Clapurnius Piso Caesoninus ? beau-père de  Jules César, entouré de mille manuscrits dans sa villa de Pompei ;  
L’unique descendant des Médicis ? pour revendiquer une part de la bibliothèque Laurentienne, 
L’ultime rejeton oublié du cardinal Bessarion ? pour rêver de s’approprier quelques ouvrages choisis de la Marcienne. 
Si les premiers blocs ne valent rien, même pas le prix de l’électricité, de l’énergie, nécessaire à leur création ; effet papillon oblige, la première transaction avec Hal Finney, icône de la communauté cryptographique californienne, suffit à faire vibrer les câbles trans-atlantique, trans-pacifique, à faire chauffer, fondre les processeurs. Le On - indéfini par nature mais pourtant bien distinct suivant le camp choisi - s’est mis à miner d’autres blocs à construire cette putain de monnaie qui dérange ; impressionnant  chamboule-tout dont On ne connaît pas encore la force. On lui a attribuer une valeur, sans repères l’homme de la rue est paumé.
Et quand, par un simple échange peer to peer Leonardo acquis au nez et à la barbe de tout le microcosme bibliophile l’édition originale du Morgante, personne n’a vraiment bronché, ne s’est réellement  posé de question. Une transaction fantôme pour l’oeuvre de Pulci, fustigée par Savonarole, du haut de sa chaire du Duomo, mis à l’Index par la papauté, et annotée par le Vinci, un ouvrage mineur pourtant.
Suivirent le De prospective pingendi de Piero della Francesca, une édition vulgarisée Du Ciel d’Aristote,  le Trattato di architettura civile e militare par Francesco di Giorgio Martini, le De pictura d’Alberti, la Divina Commedia édité par Manuce in ottavo en 1502, le souffreux  Hypnerotomachia Poliphili et le sublime Oratio de hominis dignitate de Pic et d’autres encore.
On - les agnostiques, les autres  - eut un temps envie de voir à la manoeuvre ce Niçois, gagnant du Loto paraît-il, dont les démêlées avec le fisc, avec la police ébranlent le marché. Sa chaîne de Ponzi, élaborée pour acquérir les plus beaux livres, n’était pas encore grippée. MAF la joua  profil bas. Ne voulant pas endosser ces acquisition « opaques », il  avait mollement démentit, mais l’inventaire des saisies avait corroboré son dire et posé une nouvelle question. 
Quid du Sade ? 
Quid de ce volumen de 12,10 mètres rédigé dans les geôles parisiennes et dont il était si fier ; son précieux ?
Malin et aux abois, le courtier comprit vite comment tirer partie de cette proposition venant de nulle part. On lui « rachetait » son Sade contre des milliers de DVC. 
Pour 7 milliards d’humains cette transaction était un mystère, un marché de dupes, un non sens. Pour lui et son acquéreur c’était l’avenir. 
En multipliant les porte-monnaies à l’infini, personne ne pourrait se saisir du montant de cette vente passant toutes les secondes d’un continent à l’autre, sans interruptions, pendant toutes les années où il croupirait en prison. Pour Leonardo, écrire ce petit programme avait été un jeu d’enfants. Pour l’interrompre il suffisait d’une clé dont MAF était le seul détenteur. S’il mourrait, les bits continueraient leur course folle, sauf si. 

Mais on n’en n’était  pas là. Sans scrupules, ni doutes sur l’honnêteté des acteurs du marché, le Toscan pouvait maintenant s’offrir tous les manuscrits en mains privées du marché, et sa névrose de trouver enfin un peu de répit….

dimanche 28 décembre 2014

La Creuse

En bon usager des bibliothèques je vois les films dont tout le monde parle bien après tout le monde, et hier soir c'était Maestro. Un film sur un film. Pas vraiment passionnant sauf quand j'ai reconnu les paysages de la ‪#‎Creuse‬, ceux de Monet.
Quelques instants après Lonsdale qui campe un réalisateur dont les critiques de ‪#‎Télérama‬ (c'est du cinéma d'auteur, les autres films c'est du cinéma ... mais pas d'auteur...du cinéma pochette surprise ?) raffolent, cite un poème : C'est émouvant le soir de sentir les premiers .... sur le val de Creuse..... Il a oublié l'auteur et pour frimer je sors : Rollinat (quand on est chez soi on peut parler pendant le film et ça c'est cool). 
Deux minutes plus tard les acteurs nomment Verlaine. J'ai un doute et je cherche sur le Net : Verlaine, Creuse, automne enfin tous les mots clés. Pas de réponse, idem sur un Full texte des oeuvres complètes du poète. 
Conclusion non seulement c'est déjà chiant ce genre de film, bon c'est gratuit mais quand même, mais en plus on nous induit en erreur et je passe pour un con car évidemment la strophe du poème n'est pas de Rollinat non plus mais du scénariste.


lundi 22 décembre 2014

Monet et sa névrose

3 ou 4 sujets m'ont particulièrement intéressé pendant mes recherches sur #Léonard ou #Michelangelo  :
1) L'iconographie gnostique de la Vierge aux rochers.
2) Les origines de la mère de #Léonard (une esclave moyen-orientale).
3) Son renoncement à la chair et son stoïcisme.
4) La poésie de Michel-Ange.

Sur les #Impressionnistes, la névrose de Monet semble être le sujet le plus excitant des prochaines semaines. Si l'artiste est hors normes, le personnage n'est pas vraiment intéressant mais sa névrose.... hmm quel délice ;-)

vendredi 5 décembre 2014

Quand IDBOOX parle des Guides MAF

Grand Prix du livre numérique. Bon je n'ai pas gagné mais c'est un défaite au goût sympa :




C'est maintenant que le vrai boulot commence, prendre son bâton de pèlerin et convertir  les mécréants :-)


lundi 24 novembre 2014

Grand Prix du Livre Numérique YouBoox / IDBoox


C'est bientôt.
Motifs et Effets Impressionnistes à Paris a été retenu. 

À part E. Sutton je connais personne dans le jury, dommage ;-)

mercredi 5 novembre 2014

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent (Baudelaire)

The impressionism is not only a painting movement. Painters share with writers, musicians, and sometimes filmmakers, the same motifs.
But everyone has its effects related to his art, and sometimes appears a synesthesia when Mallarmé, Manet, Debussy and Nijinsky interact or when Degas share the same stage with Maupassant and Meyerbeer.


This is the thread of Les Guides MAF, in other words : 

Perfumes, colours and sounds respond to each other 
Baudelaire: Fleurs du Mal



vendredi 31 octobre 2014

mardi 7 octobre 2014

Inondations on n'a rien appris de l'eau ?

#Innondations 500 ans après on a rien appris de l'eau ?
 Il faut lire Léonard : "Elle semble emprunter autant de natures diverses qu'elle traverse de lieux différents. Et tout comme le miroir change avec la couleur de son objet, elle se modifie selon le site où elle passe: salubre, nuisible, laxative, astringente, sulfureuse, salée, incarnadine, sinistre, rageuse, coléreuse, rouge, jaune, verte, noire, bleue, graisseuse, grasse, subtile. Parfois elle déchaîne des conflagrations et parfois elle les éteint ; elle est chaude et elle est froide ; elle emporte ou dépose, creuse ou élève, arrache ou édifie, comble ou vide, monte ou s'enfonce, rapide ou calme, parfois dispensatrice de vie ou cause de mort, d'accroissement ou de privation ; tantôt elle nourrit et tantôt elle fait le contraire : tantôt elle a une saveur de sel, tantôt elle est insipide, tantôt ses grandes crues submergent les vastes vallées. Tout change avec le temps."


mercredi 24 septembre 2014

jeudi 18 septembre 2014

Léonard de Vinci et César Borgia

Nouvelle couverture pour cette période où Léonard est au service de César Borgia en Romagne et Marches.



vendredi 5 septembre 2014

De quoi le libraire est-il le nom ?

Avant de tenter de répondre à cette question, en admettant une telle possibilité, il me faut me justifier.
Je suis un auteur hypermédia, pur et dur, c’est à dire sans aucune possibilité de transférer mes « oeuvres », des livres numériques pour iPad, vers un support papier.
Je ne connais pas grand chose au métier de libraire et je ne demande pas mieux que d’autres m’éclairent. C’est d’ailleurs le but inavoué de ce billet.
Cette approche et cette méconnaissance me coupent-elles irrémédiablement des libraires ? Je ne le crois pas.
Pour vérifier cette hypothèse je vais assez souvent me présenter dans des librairies dont la proximité avec le sujet d’un de mes guides est avérée (à Rouen pour les Impressionnistes, à Amboise pour Léonard, à Paris pour les deux). 
J’ai initiée cette démarche il y a un peu plus d’un couple d’années avec dans les premiers temps des refus systématiques de rendez-vous, ou d’écoute. 
Et de tous les argument mis en avant, parfois hallucinants, le principal est lié au rejet de l’oeuvre numérique pour la sauvegarde du  livre objet, du  livre papier. 
Cet argument, me scie, mais il a le mérite de poser le problème : de quoi le libraire est-il le nom ?
Est-il un bibliothécaires, à l’image de ses devanciers du  14ème siècle ( liberarie « bibliothèque »),  ou commerçant comme ses « ancêtres »  du 16ème siècle accompagnant au gré des siècles l’évolution tranquille de la chose écrite? 
Library ou books sellers ? Même si là-bas les choses semblent plus claires ce n’est qu’une illusion.
Nombre de libraires ne sont ni l’un, ni l’autre, mais des deux ; encore faut-il tenter de  préciser de quoi chaque terme est-il le nom ;-)
Est-il le passeur entre un auteur, son oeuvre et le lecteur, le gestionnaire de stock de l’éditeur, le conservateur du génie de quelques-uns, le compteur de la performance d’un conteur, l’animateur d’une boutique et que sais-je encore ?
Des questions encore et encore mais pas la moindre réponse, c’est lassant, forcément.
Une réponse j’en avais une… il y a quelques mois. 
Pour moi le libraire était un sale con, un  contempteur du numérique, un point c’est tout, et ce pour des raisons qui m’échappent encore.
J’étais consterné car les premiers à m’avoir ouvert les bras étaient d’anciens libraires (S. Michalon et C. Grossi d’Epagine). 

A suivre….

jeudi 31 juillet 2014

Romagne et Marches avant d'aller au musée Maillol

On parle déjà de la rentrée littéraire, scolaire, muséale (visiblement ça ne se dit pas) avec en point d'orgue, concernant mon point de vue,  les Borgia, au musée Maillol.
Heureux ceux qui auront lu Léonard un Voyage en Romagne et Marches et dans les Apennins, ils pourront visiter l'expo avec une approche différente, référante ;-).

Ils pourront épater la galerie ou juste leur petite ami, ce qui n'est déjà pas si mal et même s'ils le souhaitent payer en BitCoin



http://lesguidesmaf.fr




mercredi 16 juillet 2014

Où Trouver Effets et Motifs Impressionnistes en Normandie

Visiter la côte Normande avec pour guides les Impressionnistes, c'est facile.
Vous avez un iPad ?
Si oui rendez-vous dans l'un des dix offices du tourisme du Plateau de Caux Maritimes et téléchargez notre guide hypermédia unique au monde.







dimanche 29 juin 2014

#LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi-sexuels, Trans-sexuels), ou Amours Florentines comme on le disait à l'époque de Léonard et Michel-Ange ? Si vous souhaitez en savoir plus sur leurs difficultés à vivre leurs amours ce livre numérique (ebook) est écrit pour vous.


 C'est pour iPad, c'est sur iTunes

vendredi 20 juin 2014

2019 500 éme anniversaire de la mort de Léonard.
C'est loin mais pas tant. Il va donc falloir s'attendre à une profusion d'articles, de bouquins, d'expositions et  commémorations.
Pour ma part il me reste quelques sujets à traiter :
- Rome (gros morceau)
- Mantoue
- Padoue et la chapelle Scrovegni  (gros morceau aussi si l'on s'attarde sur Giotto)
Des modifs à faire
- Venise et Luca Paccioli
- La Vierge aux Rochers
- L'anatomie
- L'argent
et peut-être un premier ouvrage en anglais histoire de voir des ventes s'afficher sur le graphique du backsatge d'iTunes. Parce que en France c'est quand même pas folichon.

mercredi 30 avril 2014

The Belly of Paris



C'est la première page en anglais d'Effets et Motifs Impressionnistes (à traduire) à Paris. Ça va prendre des mois mais c'est rigolo.

lundi 28 avril 2014

Un pot de confiture ou un tableau Impressionniste ?

Elle s'appelle Gertrude Stein, elle est américaine et aime la peinture. Elle s'installe à Paris et vient voir les Cézanne de Vollard. Entre la boutique du marchand d'art et la confiserie Fouquet, elle existe encore, de la rue Lafitte la dame  hésite parfois. Un portrait de Cézanne ou un pot de confiture de fraises.
C'est rigolo comme anecdote. Je savais le prix des tableaux très bas mais de là à être comparable à celui d'un pot de confiture, même de luxe, c'est un peu ahurissant.

vendredi 25 avril 2014

Mouvements Impressionnistes

Le mouvement Impressionniste est pour la grande majorité d'entre nous un courant picturale. Mais il existe aussi une musique Impressionniste, une littérature Impressionniste voire un cinéma Impressionniste.
Surprenant ?


jeudi 24 avril 2014

lundi 31 mars 2014

Paris Motifs et Effets Impressionnistes


Paris Motifs et Effets Impressionnistes bientôt dispo ?
Allez une quinzaine de jours avant l'envoie en correction.
Le meilleur guide sur Paris ? Le plus original en tous les cas foi de guide.

samedi 15 février 2014

Si vous êtes sur un marché de niche ne vous attendez pas à être traité autrement qu'un chien !

 Si vous êtes sur un marché de niche ne vous attendez pas à être traité autrement qu'un chien !
Je développe. 
Le 18/02 450 éme anniversaire de la disparition de Michel-Ange. J'ai essayé pour la circonstance de solliciter les médias, papier, et autres vecteurs d'infos. Concernant les journaux zéro réponse, même pas un : "merci mais on le savait déjà". 
Concernant les plateformes de diffusion des Guides MAF, iTunes en tête, même traitement à l'exception de Bookeen. 
Concernant des marques ayant un rapport avec le sculpteur du David, pour faire simple, la grande surprise vient des papiers Canson (une société créée au 16éme siècle). A priori ils vont faire un truc j'ai hâte de voir. Rougier & Plé (arts graphique) devrait relayer l'info sur FB, on verra ce que fera San Marco.
Le plus impliqué Art Aujourd'hui. Jacques Dodeman, comme toujours, répond présent et offre au poète toscan sa "tribune".
Sur une centaine de sollicitation peu de réponse donc. 
C'est dommage Michel-Ange vaut bien d'être traité mieux que Rintintin, Beethoven (le chien), Belle, ou Lassy.

samedi 1 février 2014

L'Arno en crue.. Et Léonard de Vinci n' y peut rien, pourtant ....

L'Arno  est en crue, comme il y a 50 ans, comme il y a 500 ans. Et Léonard n'y peut rien pourtant......






Images : Capture LDV en Toscane (Guides MAF).

jeudi 30 janvier 2014

1914 La JOCONDE est aux OFFICES à Florence


Il y a 100 ans la Joconde au musée des Offices (capture LDV en Toscane)


samedi 4 janvier 2014

Baudelaire, Wagner et les Guides MAF

Baudelaire à propos de Wagner : Je lus le livre de Liszt, et enfin je me procurai, à défaut de l’Art et la Révolution et de l’Œuvre d’art de l’avenir, ouvrages non traduits, celui intitulé : Opéra et Drame, traduit en anglais (18 mars 1861).

Eh bien vous avez de la chance : L’Œuvre d’art de l’avenir est disponible. S'élever au niveau de Baudelaire, une de vos résolutions pour 2014 ?