mardi 4 juin 2013

INFERNO


INFERNO suite encore....
Je sais on ne prête qu'aux riches mais faire des Médicis les "inventeurs" de la comptabilité en partie double, autrement appelée à la Vénitienne, c'est poussez le bouchon trop loin. Quid de Fibonnaci ? Pour s'en sortir il pouvait, Dan Brown, utiliser une pote de Léonard : Luca Pacioli à la rigueur dont le portrait est sur les pièces d'un euro, je crois, italiennes. Avec son ouvrage Particularis de computis et scripturis le moine est considéré comme le divulgateur de cette méthode ayant octroyé aux Vénitiens un avantage considérable dans le commerce.
Euhhh en plus Vinci et les Médicis, ça ne le fait pas. Laurent envoya Léonard à Milan, et aucune oeuvre du peintre ne fut commandée par cette famille. Plus, je n'y suis pas encore mais je le devine, le "cerca trova" de Vasari recouvre la fresque de la Bataille d'Anghiari commandée par la République et recouverte par la tyrannie des Médicis. Ensuite laisser penser que Laurent est le commanditaire de la Pièta et du David de Michel-Ange, est soit une tournure de phrase très malheureuse, soit un manque de rigueur difficilement pardonnable.Quand on connaît les sentiments de Buonarrotti envers les Médicis on sourit.


INFERNO suite, suite, suite 
Porta Romana et les écuries du Magnifique. 
Après nous avoir parlé longuement de Laurent on saute sans transition au grand duc (Cosme Ier). Laurent est-il le grand duc ? Non en fait il s'agit de Cosme Ier qui effectivement délaissa le quartier historique des Médicis, entre le Dôme et San Marco, pour s'installer chez ses rivaux : les Pitti. Les écuries les plus connues des Médicis, citées par Léonard et Montaigne (il y vit des lions) se situent d'ailleurs près de San Marco et abritent aujourd'hui l'institut géographique. 
C'est juste pas clair, mais je chipote 

INFERNO ENCORE, ça m'amuse : Le palais Pitti, comme son nom l'indique a été construit par et pour les Pitti, rivaux des Médicis. La modestie de Médicis, sic Langdon, est partagée par tous les banquiers florentins ayant réussi. La magnificence est un trait commun aux Médicis, aux Pazzi, aux Pitti, aux Bardi et autres tyrans des duchés alentours. Mais situer en ce palais la représentation du premier opéra c'est rouvrir un débat intéressant.
Quelle pièce "musicale" peut être baptisée : de premier opéra ?
L'Orphée d'Ange Politien ou celui de Monteverdi ? Dans les deux cas ce n'est pas Florence qui eut l'honneur de cette première mais Mantoue. Léonard se pencha même pour les Français installés à Milan sur une représentation de l'opus d'Ange (CF La Lombardie de Léonard).

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