mardi 31 décembre 2013

Comme Zola je les hais.

Bonsoir,
Nous sommes à quelques heures de cette année nouvelle et pour terminer celle en cours je suis aller démarcher quelques revendeurs potentiels des Guides MAF. C'est une démarche un peu inhabituelle, avec des outils de promotions "papier". Je vous en parlerai plus longuement quand tout sera au carré (2 ou 3 mois).
J'étais rue de l'Épicerie à Rouen, sous la pluie, et face à la cathédrale j'hésitais un peu à franchir  le pas de porte d'un vendeur de livres d'occasion situé de l'autre côté de la place.
Sur le traces de Pissarro et Monet j'ai pris mon courage à deux mains, et après m'être enquis d'une non agressivité du libraire pour le livre numérique, je lui ai  présenté Motifs et Effets Impressionnistes en Normandie.
Réédition d'une  expérience déjà tentée avec l'Harmitière, la Procure, le Clos Lucé (sans parler des centaines de mails sans réponses des autres enseignes) .... sans succès, ni même un mot  d'excuse du patron rouennais pour un RDV manqué. Passons.
Le gus est sympa, seulement au bout de 3 minutes la sentence tombe : Je ne vais quand même pas scier la branche sur laquelle je suis. ?????
Monet, Pissarro, Debussy et la visite de Rouen il en a rien à cirer, le numérique est l'ennemi du papier en son esprit. Il n'existe pas sur ses rayons un ouvrage équivalent, mais non, vendre un truc qui à ses yeux n'est pas un livre est au-dessus de ses forces.
Je le savais,  le libraire en son for intérieur est un conservateur indécrottable, à l'image d'un membre du jury , celui du Salon, refusant les toiles Impressionnistes.
Que faire ? Reprendre les paroles de Zola par exemple : " Que les aveugles [les libraires]  nient nos efforts, qu'ils voient dans nos luttes les convulsions de l'agonie, lorsque ces luttes sont les premiers bégayements de la naissance. Ce sont des aveugles. Je les hais" Moi aussi.....

jeudi 19 décembre 2013

Sortir du microcosme écrito-numérique:


À L’ÉCOUTE DES IMPRESSIONNISTES

Vous pensiez bien connaître et avoir tout vu des tableaux les plus emblématiques de ces peintres qui furent considérés comme des « tageurs » au XIXe siècle ? Mais avez vous en tête les commentaires et les pensées des protagonistes contemporains ? Pas forcément.
Par une approche originale  nous promène dans les lieux chers aux peintres ou dans les villes qui ont inspiré leurs tableaux. Un joli chapitre sur L’Après-midi d’un faune est à ne pas manquer. La qualité des visuels est surprenante, le choix des textes judicieux et montre un amour de l’art adapté aux supports modernes du XXIe siècle.
La musique n’est pas en reste, les extraits nous plongent dans l’ambiance de ce XIXe siècle qui bouillonne.  Elle jalonne les pages et choisie avec soin n’est pas seulement un accompagnement audio, mais bien un plus. De cette exigence il en découle une évidence d’entendre autrement les œuvres composées à cette période de Moussorgski, Chabrier, Wagner ou Debussy (à écouter aussi au casque).
Des extraits de films nous donnent encore des repères à explorer. Ces interactivités vous donneront envie d’aller revisiter les salles des musées ou d’écouter plus longuement les œuvres proposées en extraits.
Laissez vous guidez au fil des pages ou choisissez les villes où sont passés vos peintres favoris par le menu.  C’est à vous d’être curieux et d’y ajouter vos notes personnelles. Cliquez sur certains tableaux, vous ne le regretterez pas. Tout au long de votre voyage, vous lirez les inquiétudes, les confidences, l’enthousiasme de Monet ou Pissarro, les citations de Renoir et plusieurs extraits de Marcel Proust.
Aussi, ce livre édité exclusivement pour tablettes devrait vous séduire. A télécharger sur les plateformes de votre choix pour un prix défiant toute concurrence.
L'article original écrit par I.Perrin est sur ResMusica : http://www.resmusica.com/2013/12/18/a-lecoute-des-impressionnistes/
Un site à découvrir si vous aimez la musique classique.


mardi 12 novembre 2013

Ebook/EPUB3 sous Androïd 
on a testé pour vous.

Dans les milieux conservateurs de l’édition numérique l’hypermédia, enhanced ebooks pour les anglais, est traité comme le numérique l’est dans l’édition germanopratinoise :  en paria. 
Et si jamais on daigne lui accorder quelques réflexions, l’analyse est toujours conclue par  une phrase lapidaire : seule Apple et son iPad s’en inquiète ; sous entendu  : avec sa part de marché congrue pas la peine de nous emmerder avec cette danseuse. 
Soit. Après tout, nul n’est obligé de vivre avec son temps, de se remettre en question, de risquer son pognon dans une aventure où seuls en fait l’auteur et les équipes techniques s’amuseront un peu, se  creuseront la tête et donneront au lecteur l’impression d’être au 21ème siècle. 
Si,  iBooks est l’unique plate-forme d’un rendu « enrichi », très vilain terme, pourquoi prendre un risque financier ? car l’hypermédia coûte.
Seulement voilà, les choses évoluent et l’Epub 3, cette arlésienne pour beaucoup, trace sa voie mois après mois. En héritier du web l’implantation dans les outils et les moteurs de rendu des balises
Même Amazon permet aux grosses maisons d’édition, avec son format KF8, de faire de l’hypermédia ; une possibilité refusée pour le moment aux auto-édités. Cette évolution va évidemment de pair avec les supports : les tablettes, cohérence oblige (elle peut le faire, pourquoi ne pas le faire ?). 
Pour sa part la liseuse est incapable, pour des raisons techniques que j’ignore,  d’afficher 24 images par seconde ; elle pourrait lire un MP3 (la PRS 505 le faisait par exemple), mais son coût en serait grevée et vue la bataille des prix….
Alors existe-t-il d’autres moteurs de rendu « enrichi » ?
Oui. 
Sony propose par exemple sur Google Play un add-on à son Reader pour ses tablettes Xperia sous Androïd.



Idem pour l’un des leader des moteurs de rendu : Moon + Reader.  Pour ne pas se faire simplement l’écho d’une annonce, iDboox a tester la chose sur une tablette Androïd et un fichier Epub des Guides MAF. 
Pour les besoins du truc l’Epub a d’abord été validé avec Sigil. Cet outil WYSIWYG, connu des professionnels du code, lit parfaitement les balises audio et video et nous permet éventuellement d’aller fourrer notre nez là où un problème pourrait surgir.

Le code



Le rendu






Quid maintenant avec Lune+ Lecteur ? Ça marche et visiblement le leader fait des émules. La photo ci-dessous est l’écran d’une tablette Asus (encore avec protection) sous Androïd 4.0 et un moteur de rendu conforme aux spécifications Epub3 : Gitden Reader 




Pas d’image pour Moon+Reader ? Non vous nous croyez ou vous essayez ;-)
Et en dehors des tablettes ? 
La lecture sur PC ou Mac ne compte-t-elle pas  encore des adeptes ? Oui, environ 40%. Ceci n’a pas échappé à Apple. La firme vient d’implémenter dans la dernière version de son OS : iBooks. 
Readium n’avait pas attendu cette mise à jour pour proposer une lecture via Chrome d’ouvrages hypermédia ou non. Le rendu reste toujours « aléatoire », pourquoi la vidéo n’est-elle pas centrée ?  visiblement il faut plonger dans le code, et suivre par exemple les recommandations de l’IDPF : 10. Provide alternative access to media content : When the native controls for video and audio content in HTML5 are enabled by default, media content is much more accessible. Fallback options such as captions or descriptions for video and transcripts for audio are also important. Sign language is also important to many deaf users…..; mais le couple Google/Epub3 restitue notre enrichissement.  


La dernière pierre à l’édifice est évidemment le ralliement il y a quelques semaines d’Adobe au consortium IDPF, pour implémenter sa solution DRM à l’Epub3. N’en déplaise à certains, nombre d’éditeurs ne souhaitent pas laisser dans la nature un ouvrage se balader de tablettes en liseuses et de celles-ci en PC ou Mac. C’est leur droit.
Techniquement le marché s’ouvre à l’hypermédia, reste aux auteurs de se lancer dans l’aventure, et aux éditeurs de financer… s’ils osent. 
Chez les Guides MAF l'hypermédia accompagne Léonard de Vinci, Michel-Ange et les Impressionnistes. Pour l'instant tous nos titres sont disponibles de la sorte sur iTunes. Ils seront bientôt dispos aussi pour Androïd avec d'autres plate-formes, mais cela nécessite un peu de travail, patience donc, le plus dur est déjà fait : écrire avec autre chose que des mots.


vendredi 25 octobre 2013

Retour de Venise et de l'expo sur Léonard avec deux dessins forts intéressants. L'Homme Vitruvien d'une part et une étude sur les proportions du visage en étroite relation avec l'attribution de La Belle Princesse au Vinci.
A ce propos un échange de mails avec les "inventeurs" du tableau assez désagréable, on nage en plein  sophisme. La cupidité est certainement le moteur principal de toute cette affaire.

mardi 22 octobre 2013

Le premier opus d'une nouvelle série  pour suivre les traces de Monet, Pssarro, Renoir, Debussy, Wagner, Manet, Chabrier, Proust, Mallarmé etc.



jeudi 3 octobre 2013

Dernier opus en distribution sur l'iBookSore.
Pas grand chose à voir avec un guide, c'est une réédition enrichie, enhanced ebook,  d'un ouvrage fondamental pour un écrivain hypermédia.
Wagner avec ce livre  a fait couler beaucoup d'encre autour de la notion oeuvre d'art totale.
 En le lisant on se sent libre d'explorer d'autres territoires de rester en contact avec les anciens, les Grecs, et de s'affranchir des opinions conservatrices.
J.F Candoni en a écrit la préface et en expert qu'il est m'a recadré quand je commettais une erreur d'illustration, merci à lui.

lundi 10 juin 2013

VOUS AVEZ AIMÉ INFERNO DE DAN BROWN VOUS ALLEZ DÉTESTER LES GUIDES MAF



vendredi 7 juin 2013

Ce qui vous sépare de Patti Smith ?
Vous connaissez son nom, son visage, ses albums, ses titres même. Vous avez peut-être lu ses divers ouvrages, mais êtes vous proche pour autant de Patti Smith ? Non.
S'approcher d'un ou une auteur (e) c'est éprouver avant ou après  lui,  sans être influencé, une émotion  pour un lieu, un roman, une oeuvre d'art, une musique produite par un autre. C'est partager, sans s'identifier à elle, à lui, une affinité.
Constantine's dream, un titre sur le dernier album, Banga, de PS est un bel exemple, il nous mène en Toscane, en Ombrie, sur les traces d'un peintre, d'un saint et du christianisme. Il n'est pas nécessaire d'être croyant, seule la sensibilité est sollicitée. Peinture et musique, histoire et poésie, sont au service de nos sens pour une émotion rare. 
Arezzo n'est pas très loin de La Verna, là où st François reçu les stigmates, d'Assise. 
On visite l'église de la ville pour le grand oeuvre de Piero della Francesca, La légende de la vraie croix. Pour suivre les épisodes de cette naissance légendaire du Christianisme on  lit  la Légende Dorée, visiblement la chanteuse explore une autre voie en invoquant d'abord le dédicataire du lieu, en insérant  un écrit attribué au frère mendiant dans son chant, c'est assez bien vu.
Reste au poète à nous faire partager sa propre sensation quand devant l'oeuvre elle s'est plantée. Elle lui appartient pour s'en approché il faut s'en éloigné ;-). 



In Arezzo I dreamed a dream
Of Saint Francis who kneeled and prayed
For the birds and the beasts and all humankind.
All through the night I felt drawn in by him
And I heard him call
Like a distant hymn

I retreated from the silence of my room
Stepping down the ancient stones washed with dawn
And entered the basilica that bore his name
Seeing his effigy I bowed my head
And my racing heart I gave to him I kneeled and prayed
And the sleep that I could not find in the night
I found through him
I saw before me the world of his world
The bright fields, the birds in abundance
All of nature of which he sang
Singing of him
All the beauty that surrounded him as he walked
His nature that was nature itself
And I heard him - I heard him speak
And the birds sang sweetly
And the wolves licked his feet.

(O Signore, fa' che sia strumento della tua Pace:
Dove c’è odio, lascia che sia Amore.
Dove c’è offesa, Perdono.
Dove c’è dubbio, Fede.
Dove c’è disperazione, Speranza.
Dove c’è oscurità, Luce.
Dove c’è tristezza, Gioia.
fa' ch'io non cerchi tanto
di essere consolato, quanto consolare.
di essere compreso, quanto comprendere.
di essere amato, quanto amare.)

But I could not give myself to him
I felt another call from the basilica itself
The call of art - the call of man
And the beauty of the material drew me away
And I awoke, and beheld upon the wall
The dream of Constantine
The handiwork of Piero della Francesca
Who had stood where I stood
With his brush stroked The Legend of the True Cross
He envisioned Constantine advancing to greet the enemy
But as he was passing the river
An unaccustomed fear gripped his bowels
An anticipation so overwhelming that it manifested in waves

All through the night a dream drew toward him
As an advancing Crusade
He slept in his tent on the battlefield
While his men stood guard
And an angel awoke him
Constantine within his dream awoke
And his men saw a light pass over the face of the King
The troubled King
And the angel came and showed to him
The sign of the true cross in heaven
And upon it was written

In this sign shall thou conquer

In the distance the tents of his army were lit by moonlight
But another kind of radiance lit the face of Constantine
And in the morning light
The artist, seeing his work was done
Saw that it was good

In this sign shall thou conquer

He let his brush drop and passed into a sleep of his own
And he dreamed of Constantine carrying into battle in his right hand
An immaculate, undefiled single white Cross
Piero della Francesca, as his brush stroked the wall
Was filled with a torpor
And fell into a dream of his own

From the geometry of his heart he mapped it out
He saw the King rise, fitted with armor
Set upon a white horse
An immaculate cross in his right hand.
He advanced toward the enemy
And the symmetry, the perfection of his mathematics
Caused the scattering of the enemy
Agitated, broken, they fled

And Piero della Francesca waking, cried out
All is art - all is future!
Oh Lord let me die on the back of adventure
With a brush and an eye full of light
But as he advanced in age
The light was shorn from his eyes
And blinded, he laid upon his bed
On an October morning 1492, and whispered
Oh Lord let me die on the back of adventure
Oh Lord let me die on the back of adventure

And a world away - a world away
On three great ships
Adventure itself as if to answer
Pulling into the New World
And as far as his eyes could see
No longer blind
All of nature unspoiled - beautiful - beautiful
In such a manner that would have lifted the heart of St. Francis
Into the realm of universal love

Columbus stepped foot on the New World
And witnessed beauty unspoiled
All the delights given by God
As if an Eden itself, as if Eden had opened her heart to him
And opened her dress
And all of her fruit gave to him
And Columbus so overwhelmed
Fell into a sleep of his own
All the world in his sleep
All of the beauty, all of the beauty entwined with the future
The twenty-first century
Advancing like the angel
Advancing like the angel
that had come
To Constantine
Constantine in his dream
Oh this is your cross to bear
Oh Lord Oh Lord let me deliver
Hallowed adventure to all mankind
In the future
Oh art cried the painter
Oh art - Oh art - cried the angel
Art the great material gift of man
Art that hath denied
The humble pleas of St. Francis
Oh thou Artist
All shall crumble into dust
Oh thou navigator
The terrible end of man
This is your gift to mankind
This is your cross to bear
And Columbus saw all of nature aflame
The apocalyptic night
And the dream of the troubled King
Dissolved into light

Patti Smith.


mardi 4 juin 2013

INFERNO


INFERNO suite encore....
Je sais on ne prête qu'aux riches mais faire des Médicis les "inventeurs" de la comptabilité en partie double, autrement appelée à la Vénitienne, c'est poussez le bouchon trop loin. Quid de Fibonnaci ? Pour s'en sortir il pouvait, Dan Brown, utiliser une pote de Léonard : Luca Pacioli à la rigueur dont le portrait est sur les pièces d'un euro, je crois, italiennes. Avec son ouvrage Particularis de computis et scripturis le moine est considéré comme le divulgateur de cette méthode ayant octroyé aux Vénitiens un avantage considérable dans le commerce.
Euhhh en plus Vinci et les Médicis, ça ne le fait pas. Laurent envoya Léonard à Milan, et aucune oeuvre du peintre ne fut commandée par cette famille. Plus, je n'y suis pas encore mais je le devine, le "cerca trova" de Vasari recouvre la fresque de la Bataille d'Anghiari commandée par la République et recouverte par la tyrannie des Médicis. Ensuite laisser penser que Laurent est le commanditaire de la Pièta et du David de Michel-Ange, est soit une tournure de phrase très malheureuse, soit un manque de rigueur difficilement pardonnable.Quand on connaît les sentiments de Buonarrotti envers les Médicis on sourit.


INFERNO suite, suite, suite 
Porta Romana et les écuries du Magnifique. 
Après nous avoir parlé longuement de Laurent on saute sans transition au grand duc (Cosme Ier). Laurent est-il le grand duc ? Non en fait il s'agit de Cosme Ier qui effectivement délaissa le quartier historique des Médicis, entre le Dôme et San Marco, pour s'installer chez ses rivaux : les Pitti. Les écuries les plus connues des Médicis, citées par Léonard et Montaigne (il y vit des lions) se situent d'ailleurs près de San Marco et abritent aujourd'hui l'institut géographique. 
C'est juste pas clair, mais je chipote 

INFERNO ENCORE, ça m'amuse : Le palais Pitti, comme son nom l'indique a été construit par et pour les Pitti, rivaux des Médicis. La modestie de Médicis, sic Langdon, est partagée par tous les banquiers florentins ayant réussi. La magnificence est un trait commun aux Médicis, aux Pazzi, aux Pitti, aux Bardi et autres tyrans des duchés alentours. Mais situer en ce palais la représentation du premier opéra c'est rouvrir un débat intéressant.
Quelle pièce "musicale" peut être baptisée : de premier opéra ?
L'Orphée d'Ange Politien ou celui de Monteverdi ? Dans les deux cas ce n'est pas Florence qui eut l'honneur de cette première mais Mantoue. Léonard se pencha même pour les Français installés à Milan sur une représentation de l'opus d'Ange (CF La Lombardie de Léonard).

jeudi 23 mai 2013

INFERNO DE DAN BROWN ET LES GUIDES MAF


Associer les guides MAF au dernier Opus de Dan Brown : INFERNO, pourquoi cela fait sens.
Dante et Florence, Firenze et Léonard, L’Arno et Michel-Ange vous commencez à y voir plus clair ? Non ?
Je développe.
La Toscane de Léonard ou celle de Michel-Ange, édités par les Guides MAF, c’est aussi celle de Dante, en partie, car par exemple le Dôme, c’est après, mais passons.
A propos de quoi devant Santa Trinita Le Vinci et Buonarroti se disputent : Dante.
Qui dans ses poèmes le sculpteur cite souvent ?  Dante. 
A qui s’identifie-t-il ? Le même.
Quelle ville le lecteur de Brown voudra visiter après sa lecture ? Ravenne ou Florence ?
Quand Léonard dissèque un cadavre à l'hôpital du monastère de Santa Maria Nuova, il sait, comme tous les florentins, qu’il doit en partie ce privilège à  Folco Portinari, le père de la Béatrice de Dante, le fondateur de l’hôpital.
Et la guerre contre Pise menée par les deux hommes, les trois si l’on ajoute Machiavel. 
Terminons, pour cette première fois,  par une citation du poète :  La géométrie a la blancheur du lis, immaculée de toute erreur, d’une exactitude absolue, qu’il s’agisse de la géométrie en elle-même ou de sa servante, dont le nom est Perspective. 
Cette proximité aucun moteur ne pourra la décelée, seul un libraire, un vrai, peut la jugée pertinente et proposer de rapprocher un roman avec un guide, mais pas n’importe lequel ;-). 

samedi 16 mars 2013

Le pape François et saint François

Pour approcher au plus près de François d'Assise il existe plusieurs voies :
- Devenir Franciscain.
- Lire les divers textes et biographies consacrés au saint patron de l'Italie.
- Prendre sa voiture, le train ou un autre moyen de locomotion (à pieds si vous êtes courageux) et aller à Assise, ville classée au patrimoine mondiale. 
- Eviter la douce Ombrie pour l'aride Verna en Toscane.
-Le plus facile et le plus simple acquérir sur iBook Store le Guides MAF consacré à Michel-Ange.
Pourquoi ?
Pour approcher au plus près de François, tout simplement.






mercredi 6 février 2013


Stendhal et son syndrome. 
Le transport dont H Beyle fait l’objet n’est pas dû à la beauté de la ville, à la visite d’un musée en plein air. Cette approche est juste une transposition triviale appliquée à des chochottes trimbalés de car en trattoria, sous un soleil de plomb, de marchand de glaces en musées bondés, saoulés par des commentaires insipides et dont le cerveau, sevré  de télé,  sature.
Quand il se rend à Santa Croce ses premières émotions sont pour les gloires du passé. Machiavel, Michel-Ange, Galilé, il y ajoute inconsciemment Boccace et Dante. Le bonapartiste connaît ses classiques. Il a lu Le prince, Vasari, les poésies du sculpteur du David, les commentaires sur l’art du suiveur de Copernic, Lomazzo, L’Enfer et le Paradis sans oublié le Purgatoire, tout et tous il a tout lu et plus encore car il achète deux guides en descendant du fiacre. En cet instant où cénotaphes et tombeaux s’adressent à lui et à lui seul sa mémoire déborde d’images et d’émotions, de mots de phrases et de vers.  A ce moment il cristallise des mois et des années de lectures, de visites, de réflexions et d’écritures. 
Il gère, il en a vu d’autres, mais pas pour longtemps.  Son émoi va être à nouveau mis à mal quand  aux Sibylles du Volterano il va être confronté. La qualité artistique de la fresque n’est en rien responsable de la montée en puissance du phénomène. De Cumes ou de Delphes, des Appenins ou de Perse aucune d’entre-elles n’a perdu de son aura, de sa puissance. Elles s’adressent encore à nous pour peu que l’on tende l’oreille et Stendhal ne peut être sourd à leurs discours, même sibyllins. Son esprit est alors en proie au ravissement.  Conscient, il transfigure l’objet de sa passion, l’art, en lui attribuant de nouvelles perfections. Il est dans un état où d’une croûte il peut voir un chef-d’oeuvre. C’est sa propre définition de la cristallisation. Il l’applique inconsciemment aux fresques du Volterano, consciemment au poème de Foscolo dont il se saisit pour tenter d’évacuer le mal par le mal à la sortie de l’église. La poésie, source d’émotions ultimes, est le remède pour effacer les douleurs et fièvres dont il est l’objet. Ça fonctionne ! Pas d’hospitalisation, pas de spleen, le sur lendemain on le voit à San Lorezo, au Palais Pitti, devant les fresque de Masacio. 
Drôle de type quand même. Dans une poche de son veston il se ballade avec un poème, viatique à tous les maux de la terre, à l’image du mémorial de Pascal.
Qui d’entre-nous, dans son smartphone, a fait de même ? C’est pourtant visiblement indispensable ;-)


vendredi 25 janvier 2013

Quand votre livre, n'est plus votre. Je ne suis certainement pas le premier à exprimer ce sentiment de dépossession. Le truc est dans le tuyau et d'autres s'en occupent.
Jamais je n'aurai osé qualifier Milan du livre le plus original de l'année, en même temps l'année vient de commencer, alors...c'est presque un défi à faire mieux. 
Jamais je n'aurai espéré être en page d'accueil du 4ème libraire de France. Pour les 3 premiers c'est impossible, eu égard les contraintes commerciales, techniques. Un peu long à développer.
Reste l'inconnu lectorat. C'est gratuit alors on télécharge et on jette un oeil. Certains se laisseront séduire, d'autres n'en n'ayant rien à cirer de la mode milanaise, de l'Orphée de Politien, de saint Ambroise, de la chartreuse de Pavie, pourtant elle est superbe cette chartreuse, bien plus belle que celle de Parme qui n'existe pas, enverront "le fichier" à la poubelle. C'est con.
Ah oui la pub. Elle fait du bruit, elle brouille un peu les choses. Pas très grave, j'ai fait gaffe en choisissant les annonceurs, les messages et franchement je vais continuer, j'ai déjà récidiver avec Signac, d'autres ouvrages sont en cours pour faire mieux comme le propose indirectement Chapitre.