samedi 31 mars 2012

Qualité vous avez dit qualité

Ils sont marrants chez iTunes. Ils vous demandent plus de qualité, sur les images notament, mais quand vous choisissez la plus haute résolution pour une vidéo avec iMovie, iBooks Author la refuse.
Le problème ?
Aucun document pour savoir ce que l'on attend de nous.
Ce n'est pas sérieux, tout simplement.

samedi 17 mars 2012

Rôle du libraire.

Le rôle du libraire on-line .
Echanges de messages avec un libraire on-line:
1ère tentative via facebook.
Mon argument : Proposer au lectorat les guides MAF sur Léonard pendant l'expo du Louvre sur Léonard à la fin du mois. Evident non ? Coller à l'actualité.
Pas de réponse de la part du libraire.
Après une rencontre avec le patron de la librairie, j'évoque cette non réponse. Celui-ci m'assure qu'il y en aura une.
Je réexpédie un message avec un mot incongru : Buzz.
Réponse: Je lirais le bouquin, s'il me plait j'en parle, mais je ne fais pas de buzz.
Bien, mais ce n'est pas vraiment ma demande. Je propose juste, dans ce cas précis, une actualité opportune, une démarche identique à celle pratiquée par les libraires off-line, mettre sur la table, la home page évidemment, des titres en relation avec le buzz qui va accompagné cette expo.
Il ne s'agit pas d'abuser le lecteur, et pour cause, s'il juge le titre acquis décevant il peut dans le cadre de la loi sur la VPC, être remboursé sans aucun problème. Faites la même chose avec un livre papier pour voir.
Il s'agit simplement d'être réactif.

iBook contrôle qualité.

Retour du contrôle qualité par iTunes sur la premières version iBook de LDV, voyages en Lombardie, en Vénitie.
1) The chapter images are blurry : ils n'ont pas tort. Certaines images sont récupérées des versions pour écran e-Ink noir et blanc. Il va falloir augmenter le poids de l'image. C'est plus délicat pour des esquisses anciennes par exemple dont la qualité est originalement mauvaise. Suppression ?
2) text is overlapping. Là je ne comprends pas. Un texte qui chevauche quoi ? Et comment avec Author un texte en chevaucherait un autre ? J'espère obtenir des éclaircissements.
3) Please remove the placeholder/sample text . Travaillant en mode portrait les textes d'exemples n'apparaissent pas (vidéo, images), mais en mode paysage oui. Je vais les supprimer.

jeudi 15 mars 2012

IPAD et disruption


Accordez-moi quelques minutes. J'ai compris, enfin je l'espère, le pourquoi.

Pourquoi le livre numérique enrichi ne séduit pas, pourquoi on le snobe, le rejette.

Je n'aime pas l'analogie mais c'est le seul moyen dont je dispose pour tenter d’expliquer la chose.

Outre le qualificatif d’enrichi, on accole aussi aux ouvrages de ce type le terme : disruptif. Disruptif comme l’est Apple avec son iPad, avec iBooks Author (aux US car en FR c’est une autre paire de manches).

Cette disruption n’est pas un phénomène nouveau. Un exemple ? Les ignudi de la voûte de la Chapelle Sixtine. Leur nudité, leur taille, bouleversant la composition, leur incongruité dans les épisodes bibliques, leur autonomie, tout concoure au rejet, au sacrilège, encore aujourd’hui. Plus encore ils perturbent une lecture linéaire des figurations de Noé, de Dieu, de la Création etc..

Pourtant quelle réussite, enlevez-les et leur rôle prépondérant dans l’harmonie de l’œuvre saute aux yeux. Sans eux il existe comme un vide et on le sait la nature a horreur du vide. Sans eux on replonge dans une écriture classique de l’ Ancien Testament, de la Torah (là le filtre culturel entre en jeu).

Est sacrilège, dans le même ordre d’idée, le livre enrichi. Il ne correspond pas aux codes de l’homothétie, du papier, de la lecture (je laisse de côté l’écriture à dessein). Il bouleverse toute considération littéraire. La littérature a-t-elle besoin des images, des sons pour exprimer un message, un univers ? Non, oui, le débat dure depuis des siècles, il n’est pas clos.

Aux pieds du Dôme de Florence vous n’êtes plus en lecture, vous êtes aussi en écoute, du motet de G. Dufay pour sa consécration, en visualisation de l’œuvre (Guides MAF, LDV Voyages en Toscane). Supprimer cette écoute, et le vide s’installe, supprimer la vidéo des inondations de 1966 et l’Arno perd sa dimension dramatique pourtant signalée par LDV et tous ses contemporains.

Si personne n’a encore osé donner un nom à ce truc badigeonné sur le plafond de la chapelle vaticane, personne encore n’ose qualifier de livre, un point c’est tout, le livre enrichi. Il est même, c’est dire le malaise, inclassable dans un segment. iTunes, piégée, en est réduit à créer une catégorie spécifique et fourretout, et je ne vous parle pas du classement des Guides MAF chez les libraires.

La disruption dérange, déroute, nous fait nous interroger sur la force du texte, sur le pourquoi d’une autre approche. On devrait s’en réjouir, mais non c’est le contraire.

Putain d’ignudi.

dimanche 11 mars 2012


Un écran retina pour quoi faire ?
La résolution du nouvel iPad permet sûrement de s'approcher de la qualité papier mais la contrepartie est le poids, celui de l'image, de la vidéo. On peut être tenté de choisir la plus haute résolution pour satisfaire un public, un lectorat....non encore évalué, mais c'est peut-être une erreur.
Pour le diaporama de la Madone de Laroque ce choix équivaut à multiplier par 10 la taille du fichier. En résolution Portable nous avons 610 Ko, en Moyenne 670 et en haute résolution 7,8 MO.
Quand dans un guide vous avez une centaine d'images et un dizaine de vidéos il est impératif de se poser la question de savoir si la satisfaction du plus petit nombre, pour le moment, doit pénaliser le plus grand nombre.
Un fichier lourd c'est évidemment le WiFi et non la 3 ou 4 G pour son téléchargement. C'est plus d'espace de stockage et c'est moins de performance en lecture (l'iPad 1 rame déjà avec les versions actuelles).
Le jour ou retina sera la norme, on ne se posera plus ce type de question mais pour le moment, impossible de faire deux versions (je vous dis pas le bordel dans iTunes) et de doubler voir tripler le poids d'un ouvrage.
Il va falloir regarder la part du 3 VS le 2 qui avec 100$ de moins va certainement attiré de nombreux indécis venant grossir le flot de ceux ayant déjà été séduits.
Sauf a être hyper hyper élitiste, Michel-Ange et Léonard doivent rester accessibles au plus grand nombre des privilégiés possédant une tablette.

samedi 10 mars 2012

On nous trompent encore et toujours

I have a confession to make: despite having reviewed a few e-readers, and having written dozens of articles about them, I’ve never really used one. (Devin Coldewey Techcrunch)
Voilà comment la grande majorité des journalistes techniques et des bloggers nous traite, traite l'information, nous mente, triche et nous abuse.
Vous envoyez un fichier epub ou iBooks et on vous répond : "désolé mais je n'ai pas de machine pour le lire. On m'en a prêté une mais j'ai dû la rendre."
Ils sont peu nombreux ceux ayant une véritable expérience du livre électronique, de l'écriture numérique. La plupart des articles, billets et autres scoops sont des reprises des CPs écrits par les fabricants, des traductions d'essais biaisés, fabriqués à la va que je te pousse. 3 lignes, une vidéo piquée sur You Tube et vous avez l'info du jour. Sans vergogne on vous gratifie d'une opinion, d'un démenti, d'une assertion.
Mais jamais, ô grand jamais on égratigne les acteurs, jamais on ne fait preuve de courage, de sens critique. Trop dangereux.

vendredi 2 mars 2012

iBooks Author, par ceux qui l'utilisent.

L'un des avantages d'iBooks Author est de remettre la forme au placard. On peut discuter du modèle choisi, mais la chose sera vite oubliée au regard du fond. Une grosse partie du temps consacrée à une mise en page acceptable, mais non réussie pour ma part, avec epub par exemple est à oublier.
On va enfin, je l'espère, abandonner ces slogans de merde version Epub, PDF, Mobi, Authors, voir DRM, pour se consacrer aux textes, aux illustrations, à l'écriture, aux musiques. Pourquoi ?
Un texte n'est pas meilleur sous epub que sur papier, mais un enrichissement est plus facile à mettre en oeuvre avec Author qu'avec tous les autres formats aujourd'hui dispos (j'attends de voir Inkling qui ne semble pas prêt). J'inclus même dans les enrichissements, le papier accompagné d'un QR code pour faire plaisir aux accros du parchemin, de la tablette d'argile.
Et plus c'est facile et moins notre liberté est bridée.
En choisissant ce type d'outil, l'auteur s'approprie un nouvel espace de créativité et en fait bénéficier le lecteur.
Le rendu étant correcte, même si le lecteur change la taille des caractères, je me fous d'user et d'abuser de vidéos ou de musiques, de sons et d'images.
Evidemment le moule peut ne pas convenir à certains, et de revendiquer l'écriture d'une App. Mais c'est une autre approche avec des équipes de programmeurs et des budgets plus conséquents.