vendredi 7 septembre 2012

immersion reading

Immersion reading. Késako ? 
Les puristes vont s'effrayer du nouveau service de lecture proposé par Amazon: dualiser un livre en une version audio et une version numérique et en synchroniser la lecture. 
Nouveau comportement (?) d'un lecteur écoutant son dernier polar dans sa voiture et reprenant là où il l'avait laissé son chapitre avec une version numérique dans son bain ?
Franchement je ne sais pas vous mais moi je suis perplexe, surtout s'il faut acheter le bouquin 2 fois. 
On est loin de la lecture immersive définie par les spécialistes, et on est loin aussi de l'usage d'une composition en abyme ou un livre numérique utilise un livre audio pour embarqué le lecteur vers d'autres territoires.
En attendant de voir la réaction du lectorat, l'annonce di Kindle Fire HD en France est une bonne nouvelle. 
En toute partialité, j'y vois comme les prémisses d'une bagarre sur le contenu, pour exploiter au maximum les qualités du matériel. Itunes VS Kindle. Il va falloir se replonger dans KF8, le format des livres numérique d'Amazon, pour juger de la portabilité d'une version Author vers le Kindle Fire HD.
Il va falloir aussi que les uns et les autres se bougent un peu le cul pour ne pas se copier et proposer tous les mêmes ouvrages, au même prix, avec les mêmes slogans.

mercredi 5 septembre 2012

Composition en abyme

Composition en abyme ? 
Inclure un livre audio dans un livre numérique (écrit, illustré). 
L'exercice est intéressant. 
J'ai un peu hésité, et puis j'ai imaginé le lecteur en nomadisme,  avec son iPad mini hors les murs vers la destination où je l'invite à se rendre. Le temps d'une pose, en marchant, au resto.
Ecouter un livre est une solution hypermédia de décloisonnement. Les extraits gardent leur pertinence mais s'ils réussissent à susciter l'envie d'aller plus loin le livre audio est une solution.

mardi 4 septembre 2012

C'est le progrès...je rigole.

C'est la rentrée, alors j'ai fait sortir du placard, de la bibliothèque, les Tragédies d'Eschyle. Qui lit encore les Perses à part des dingues à mon image ?
Et comme je lis tout, intro, préface, postface, notes, bibliographie je ne pouvais laisser passer cet avertissement au(x) lecteur(s) [voir le signe bizarre en haut à droite sur l'image].
Nous sommes en 1982, personne n'imaginait, sauf à revoir la pièce à la télé ou à Athènes, entendre cet accompagnement musical d'un choeur, pièce maîtresse du drame. 
Et aujourd'hui ? Et bien c'est pareil. 
Pourtant on sait faire, ou pourrait faire, mais non on ne fera pas. Et le lecteur restera quoi, car il est incapable d'imaginer en immersion ou pas une musique vieille de 2500 ans, et les ensembles musicaux ne seront pas sollicités pour nous replonger dans l'Athènes de Périclès.
C'est le progrès.