dimanche 9 octobre 2011

Sur Epagine

Fin juillet un petit exercice critique à la demande de Christophe Grossi, l'animateur du blog Epagine.
Très enthousiaste j'ai choisi Bug Made in France d'OPDA.
Titre alléchant, intro mentionnant le Kindle, je me suis laissé séduire. Le reste est à lire sur leur blog.
Force est de constaté la place unique, pour moi, d'Epagine dans le paysage du livre numérique.
Qui, d'Immateriel, I-Kiosque, La Fnac, Kindle ou iTunes, me laissera m'exprimer en toute liberté ?
Personne !
Qui me proposera pour régler les problèmes techniques posés par un fichier Epub d'en discuter avec ses techniciens?
Personne !
Qui prendra la peine de lire, avant d'en faire la critique, un de mes ouvrages ?
Personne !
Ils ne sont pas parfaits, certains clients râlent, mais mon principal reproche serait leur approche homothétique.
Choisir comme canal de distribution les libraires, est-ce vraiment pertinent encore aujourd'hui ?
Comment se démarquer quand votre catalogue est partagé avec vos concurrents? Quelles valeur ajoutée quand vos vitrines , vos tables, vos prix sont identiques ?

Pas facile. Je n'ai pas toutes les réponses mais j'ai deux ou trois propositions:
Ayant fait le choix de l'Epub à 100 %, un pari risqué, je leur propose d'abandonner une communication sur ce format, dont les gens se foutent, pour mettre en avant l'iPad et l'iPhone, la gamme de chez Bookeen ou d'un autre fabricant compatible avec ce format.
Mettre en avant le joujou préféré du lecteur c'est quand même plus sexy, non ?

Je peur propose aussi de mettre en avant l'éditeur de s'effacer pour un profit commun.
La recherche d'un ouvrage sur un moteur peut se faire, par son titre, son auteur ou l'éditeur, dans tous les cas la maison d'édition est bien placée.
Mais bon c'est leur pognon alors il font ce qu'ils veulent et ils ont certainement d'autres idées.

samedi 8 octobre 2011

Y être ou pas ?

En final de la coupe du monde rugby contre les Black, non pas encore.
Sur l'Amazon Kindle store.
Pour 99, 9 puissance n % des éditeurs c'est une évidence. Il faut se soumettre, en préservant si possible les marges. Pourquoi maintenant ?
Au diable Epub 1, 2, ou 3, Amazon dicte sa loi.
Au diable l'abandon des DRM, Amazon dicte sa loi.
Et tous les pourfendeurs d'un système propriétaire, fermé, contraignant pour le lecteur de fermer leur gueule , quelle misère!
Techniquement l'offre France n'a rien d'extraordinaire. C'est l'économique qui prime.
A 99 € le reader, avec une TVA qui va baisser dans quelques semaines et un effort des éditeurs sur le prix du livre numérique les conditions sont là pour séduire un marché de masse.
Il faudra dans les semaines qui suivent regarder dans le métro ou les bus, dans le train ou les tram si le Kindle fait son apparition. Le soleil et la plage on oublie, c'est dans un an.
Les romans, les essais, les nouvelles vont se lover dans cet environnement sans perte de qualité. C'est super ils vont permettre d'éduquer le marché.
Pour ma part il est urgent d'attendre avant de mobiliser quelque énergie que ce soit.
Quand Immateriel m'a envoyé un mail pour les autoriser à transformer mes guides hypermédia au format Kindle. J'ai dit non.
J'ai déjà et depuis longtemps un titre sur le Kindle Store, c'est du noir et blanc sans enrichissement un truc de moindre valeur à mes yeux. Je voulais tester. Et le résultat est passable, sans plus.
Aller sur le Kindle 4 c'est faire machine arrière toute, j'y serais peut-être obliger mais pas pour le moment.


mardi 4 octobre 2011

INCOHERENCE


Pourquoi les techniciens de chez Apple se cassent le c.. à intégrer toutes les fonctionnalités Epub3 ou presque et ceux de chez iTunes (c'est pas la même société) s'en foutent et continuent à promouvoir les titres homothétiques ? Depuis 1 an les seconds rament et ne se posent qu'une question comment faire grossir le catalogue. Chez Amazon c'est la même chose.En fait ni les uns, ni les autres ne sont en disruption. Livres papier ou numériques pour eux c'est la même chose.Ils font le même métier, ils se posent les mêmes questions, ils font comme avant.Alors chez les uns et chez les autres ont retrouve les mêmes titres, les mêmes solutions de facilités. Ils peuvent permuter, retourner chez Gutenberg sans être le moins du monde perturber.C'est drôle et lamentable en même temps.