mercredi 31 août 2011

BookTrack bis.

N’en déplaise aux censeurs, ceux dont l’opinion reste sans fondement (cf les commentaires sur Ebouquin), l’expérience BookTrack est intéressante.

J’ai enfin trouvé comment lancer le titre, il faut quand il apparaît en haut de la table des matières pointer dessus.

J’ai lu quelques pages de 3 ouvrages dispos : The Selfish Giant, Ugly Duckling, Sherlock Holmes.

First ma lecture en anglais n’est pas fluently, j’ai donc ralenti le curseur à moins de 279 mots par minute.

Ensuite je me suis laissé allé aux trois modes simultanés : Ambiance, effets sonores et musiques.

La dernière ma vite dérangée, trop mièvre, elle n’est pas à mon goût. Elle est répétitive, j’adore Glass, mais n’apporte pas, dans les cas présents, grand chose au texte. C’est plus à mon sens un mauvais choix, pour des raisons économique peut-être. On peut la squeezer et rester avec les effets sonores et l’ambiance.

Seulement le feu dans la cheminé qui crépite, les gamins qui hurlent, les pas, ou le mec qui se mouche, tout est par trop conventionnel.

On le voit cette approche est délicate et paradoxalement j’aurai aimé entendre le texte, audio livre, et ne pas le lire.

Pour ma part j’ai choisi d’autres voies, laisser au lecteur la possibilité d’écouter ou pas la musique, et je ne me vois pas ajouter des coups de marteau quand dans l’atelier de Michel-Ange nous sommes.

Mais nous sommes aux balbutiements de l’hypermédia ? Apposer sur une œuvre ce type d’enrichissement est forcément risqué.

Mais c’est faisable, il faut y travailler encore et choisir des livres s’y prêtant. Dante nous invite souvent, dans sa Divine Comédie, à écouter des musiques, celle des troubadours ou sacrée. C’est là un gisement plus adéquate, mais il faut du temps et de l’argent.

lundi 29 août 2011

Kobo et le rich média

Nouvelle version pour KOBO.

Kobo iOS app users gain access to exclusive and enhanced book content, and experience unique and entertaining way of sharing their reading progress with friends.

"Enhanced book content", j'ai hâte de tester. Pour l'instant le 4.5.2 n'est pas dispo en France. Combien de temps encore à attendre ? Après iBook, Kobo fait le grand saut dans le richmédia ? Alors quoi ?
Eh bien une comparaison entre les performances de l'un et de l'autre, et puis un peu de buzz pour tenter de séduire d'autres auteurs et des lecteurs. Si les mecs de chez Apple et de Kobo s'intéressent à la chose ce n'est pas pour s'amuser.
Ah oui les bras croisés, c'est quand même un sport national chez nous.

dimanche 28 août 2011

Un village gaulois résiste encore, non la France entière, ou presque ;-)

Sur TF1 le contraste est saisissant.
Claire, la jolie Claire, nous présente lors de son JT, La Forêt des Livres (séance de signatures géante près de Loches) avec dans les rôle principaux le vieux beau romantique, le vieux cabotin au talent fou, le fou de livres, et les mensonges sur la bonne santé du livre...papier il s'entend.
Et puis ensuite la pub, celle de Samsung : It's Time to Tab.
Une présentation inédite des pubs via un écran de Galaxy tab, et blabla et blablabla avec une mention spéciale pour Michel-Ange.
Après avoir été pendant un temps interdit de vente le Coréen frappe fort, frappera-t-il longtemps pour enfin séduire nos irréductibles Gaulois ?
La partie n'est pas gagnée.
Les réticences sont avant tout irrationnelles.
Le contenu passe après le support, l'auteur après le libraire, l'écriture après la lecture, le mot devant la note ou l'image, au nom de quoi (?), la couverture devant l'histoire, le marketing devant le talent, le travail d'écriture il s'entend.
Au moins on sait qui combattre.




Il fait beau

Passer pour un vieux con réac ?

Ainsi, dans le thème 1 («Les bouleversements culturels et intellectuels») de la partie IV («Vers la modernité») du programme de cinquième, les enseignants doivent faire étudier «la vie et l'œuvre d'un artiste ou d'un mécène de la Renaissance ou un lieu et ses œuvres d'art». Ils pourront donc enseigner, par exemple, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis ou la chapelle Sixtine, mais pas les trois.
J'ai perçu depuis un certain nombre d'années, depuis que mon bof est principal d'un collège, cette dérive de l'enseignement au profit des profs contre les élèves, mais là je suis scié. L'état n'a même pas besoin de se mêler au carnage les profs se débrouillent très bien seuls.
Comment étudier Léonard sans Laurent de Médicis ? C'est impossible, sans parler de Charles VIII ou Louis XII, de la Lombardie où le maître de la Joconde passa 20 ans.
J'aimerai bien jeté un oeil sur ces modules optionnels.

vendredi 26 août 2011

Ls femmes devant.


Pourquoi sont-elles devant. Elles lisent plus soit, mais quoi ?
Nielsen nous dit des magazines. Des magazines numériques dont le succès est surtout lié à celui du Nook. Surprenant ?
N'ayant jamais eu la machine entre les mains, n'étant pas une femme, ne connaissant pas le marché US, je suis bien incapable, comme bcp d'autres, d'en déduire quoi que ce soit.
C'est comme çà et c'est bien.

Booktrack en attendant que ça marche


jeudi 25 août 2011

Le pognon roi du monde ...littéraire.

Pour son lancement Idboox avait surfé sur l'accord Google-Hachette, en interviewant mézig et d'autres acteurs du numérique. Les ennemis d'hier devenaient amis. Même scénario avec La Martinière. Toujours pour la même raison : l'argent.
Et la culture là dedans ? Elle passe après, il ne faut pas se leurrer, c'est un vernis.
Un livre c'est pour nombre d'entre nous d'abord du pognon.
Cet accord n'est pas scandaleux, un catalogue numérisé en plus c'est bon pour la cause ;-)

lundi 22 août 2011

La pub n'est pas aveugle

Si la pub marque les tendances de notre société on est pas sortis de l'auberge. Faire appel à des morts (Fernandel, Steve Mc Queen ou Marylin) pour nous vendre des produits somme toute d'une banalité quotidienne on se dit, en première lecture, que la pub qui est en crise de créativité. Quand le Monde des Livres, une institution intello-culturelle, pour se relancer les slogans suivants pour ses bannières: Les Livres changent nos vies(1) Le Monde des Livres change(2), On prend les mêmes et on recommence (3, j'ai dapté un peu) on se dit en première lecture : 1 ils se foutent de nous comme d'hab, 2 on aurait aimé lire : Le livre change. Mais non il ne change pas , du moins en France, et visiblement les publicitaires qui ne sont pas aveugles le voit bien.

Parallèle

Je vous invite à consulter dès aujourd'hui le blog d'Epagine et ce pour quelques semaines. Des auteurs, et autres gens de lettres ont choisi un livre et le commente. On est pas payé pour (j'en fais partie), nul ne nous a invité à un dej ou envoyé un mail pour nous influencé. Liberté et sincérité sont forcément au rendez-vous.
On est loin des petits arrangements à vomir de la rentrée littéraire, belle machine pour fabriquer un prix.

dimanche 21 août 2011

Le silence est d'or, mais c'est d'argent dont nous avons besoin ;-)

Des sorties, encore des sorties pour cette rentrée littéraire qui est trompeuse.
On aimerait nous faire croire à une littérature faite uniquement de romans.
Ce n'est pourtant pas la définition de celle-ci.
Il va être très difficile pour des biographies, essais ou autres types d'ouvrage de se faire une place dans les chroniques des critiques, sur les ondes, à la télé.
Quant au numérique on sera encore là à compter les versions numériques au regard de celles papier, en étant émus, dépités ou amusés c'est selon son camps, ses convictions.
Pendant deux mois il faudra peser lourd pour faire l'actu, sauf a s'intéressé ailleurs.

jeudi 18 août 2011

HP des questions

Après l'annonce de l'abandon par HP de sa division PC avec dans le lot le WebOS et le Touchpad tous le monde se pose la question du pourquoi.
Pourquoi nous avoir vendu la soupe en se posant comme le pourfendeur de l'hégémonie d'Apple sur le segment de la tablette ?
En gros pourquoi nous avoir pris pour des cons, une fois de plus ?
Le prix de cette plaisanterie sera débattue entre actionnaires et on verra demain comment la bourse réagit.
En attendant Androïd, iOs et Kindle voient un possible concurrent s'effacer.
Un de moins c'est pas plus mal.

Hypermédia aux 15ème et 16ème siècles.

Léonard Barkan est un universitaire US. Il s'est lancé dans une entreprise intéressante lire derrière les lignes et dessins de Miche-Ange (A Life on Paper).

C'est parfois un peu ardu mais quand au détour d'une page sur les premières peintures de la Sixtine je tombe (aïe) sur : may be far less intelligible than the words, so that only hope for comprehension of the program would be a combination of viewing , reading and listening to an explanatory sermon. C'est là une définition de l'hypermédia, des Guides MAF.

Pour preuve, quand à Florence vous irez au Palazzo Vecchio sur les traces de Michel-Ange, je vous ferais écouter le sermon de Savonarole prononcé pour l'inauguration de la Salle des 500.

Baudelaire à 100 000 fois raison : les parfums, les couleurs et les sons se répondent (un jour je ve me le faire tatouer ce vers ;-))

mercredi 17 août 2011

Léonard de Vinci sur iPad

Le codex Arundel, du nom d'un lord Anglais, est "dispo" sur iPad.
La British Library dépositaire du manuscrit avait signé un accord avec Microsoft, je crois, pour sa numérisation et mise à disposition au plus grand nombre. C'était gratuit.
C'est maintenant payant.
En attendant que fait l'Institut ? Elle possède avec l'Ambrosiana de Milan le plus grand nombre de feuilles du maître Toscan.
Les manuscrit français avaient été numérisés pour l'expo de 2004. Depuis rien.
Ni le web, ni l'iPad ne peuvent supporter avec le public le fruit des rapines de Bonapart.
Un comble.

mardi 16 août 2011

Bundle

Le bundle ou offre couplée est une approche commerciale intéressante.
Le prochain en date sera e-book-Potter avec Sony-reader.
Il y avait eu les guides je sais pas qui avec le lecteur je ne sais plus quoi. Un flop sûrement.
L'accouplage ne se fait pas sur des critères d'affinité, mais de poids. Il faut du lourd pour séduire le marché.
Un ouvrage richmédia sur Léonard de Vinci ou Michel-Ange avec une nouvelle tablette, ou un nouveau moteur de rendu , moi le tout petit, petit, petit génie du marketing je trouvais ça intelligent et séduisant.
Mais le charme n'opère pas.
Peur du risque, du challenge, de l'inconnu, de l'échec, c'est la règle.
Chaque lancement d'une innovation matériel ou firmware devrait faire l'objet d'un bundle pour aller au-delà du baratin.
La joué solo est une option réservées aux seules Apple et Amazon et encore sur leur territoire.
En d'autres lieux c'est une autre histoire.

lundi 15 août 2011

Non finito

After discussing his options with his publisher and agent, Mr. Patterson decided to do something never done before: revise the novel and rerelease it in e-book form. (Source NYT)

Publier juste avant la mort de Ben Laden l'ouvrage de Mr Patterson devient caduque l'instant d'une photo. Celle du staff d'Obama devant un écran de contrôle des opérations.
Des heures de boulot passent à la trappe, sans parler du pognon et du pilon.
Pour éviter le désastre : L'e-book.
Corrections, nouveaux articles, et une mise sur le marché prenant de court tous les concurrents prêts à s'emparer de cette actualité.
La non finitude est un sujet tarabustant tous les auteurs. Combien d'entre eux ont souhaité revenir sur leur travail une fois édité, combien ne l'ont pu ? Tous ou presque.
Temps révolus.

dimanche 14 août 2011

Loterie ou écriture

Un article rigolo sur Teleread et les chances de tirer le gros lot.
D'un côté l'écriture d'un livre numérique ou non, de l'autre un billet de loterie.
Eh bien vous avez plus de chance, d'après l'auteur, de gagner des millions de dollars en cochant des cases sur un bulletin.
L'analyse est loin d'être rigoureuse, on est plutôt en face d'un auteur dépité de n'être pas encore millionnaire.
Faut pas désespérer, avec une dose de marketing n'importe quel nanard peut devenir un succès. Facile à écrire très difficile à réaliser, pas le nanard, la bonne campagne de promotion, surtout avec le montant d'un billet en poche.


samedi 13 août 2011

Kindle cloud reader VS iBooks

Plusieurs questions au sujet de la nouvelle application Kindle basée sur HTML5:
Est-ce une application ouverte ? Des programmeurs peuvent-ils l'enrichir ? Je ne sais pas, mais ça serait une bonne idée (idem pour iBooks d'ailleurs).
Est-elle justement à la hauteur d'iBooks ?
Pour le moment j'en doute.
Amazon contourne malignement le reversement d'une com à Apple mais on reste loin d'une optimisation des nouvelles spécificités du Web et des performances de l'iPad ou des iPhones.
Il faudra sûrement attendre la sortie des tablettes maison pour une nouvelle version du moteur de rendu avec peut-être une prise en compte des balises audio et video.
La fin d'un système propriétaire, qui pour le moment n(a pas vraiment dérangé le lectorat ?


Foutre Gutenberg et Alduce aux placard ;-)

E-readers, as well as tablets such as the iPad, can turn reading into a multimedia experience: Imagine reading a book on the Beatles while video of them singing “I Want To Hold Your Hand” on the “Ed Sullivan Show” appears beside the text. It can also turn your local bookstore into a desolate cybercemetery, roamed only by the ghosts of customers downloading their books from the Internet while they sit at home.

Même au pays de l'oncle Sam on imagine encore ce qui existe déjà.
C'est fou comme l'hypermédia a du mal à s'imposer aux auteurs. Tout le monde y songe, mais en fait nous sommes très peu de part le monde à nous lancer.
Pas assez en tous les cas pour s'imposer aux journalistes et analystes eux aussi empêtrés dans un modèle Gutenbergo-Alducien, le "vénitien" pouvant être considéré comme le premier jalon de l'édition moderne. Un couple vieux de prêt de 600 ans quand même.
Ce n'est pas leur faire offense que de les mettre au placard, ils ont fait leur temps bien au-delà même, un peu trop d'ailleurs ;-)

vendredi 12 août 2011

Google plus et les livres.

Sur Teleread un billet concernant Google + et Google books. C'est une piste intéressante pour les auteurs en quête de lectorat et sans accointance avec les affidés des éditeurs traditionnels.

Grupetto France.

Ce billet risque d'être chiant, car les idées en sont confuses et l'amalgame indigeste, sans parler de mon ortographe, mais bon il fait gris, si vous n'avez rien d'autre à faire.
Les ventes des Guides MAF sont nulles.
Je pensais être sur une voie royale : Les guides sont des ouvrages porteurs, Léonard est magique, le rich média prometteur et le numérique moderne.
Disponibles en PDF pour les lecteurs e-Ink, le PRS 505 notamment, j'attendais avec impatience l'iPad.

J'attribuais les premières non-ventes au noir et blanc, au peu de livre électronique acquis par le public. Le simple fait d'être présent chez Immateriel ou Epagine, avec une bannière en home page, me paraissait suffisant pour promouvoir les titres. Erreur.

Avec l'arrivée de la bécane de chez Apple, j'ai migré vers l'Epub et réalisé, ou presque, l'ouvrage dont j'avais rêvé (couleur, pictogrammes, musiques, vidéos, images, et peu de liens).
Présent sur l'iBook store, via Immateriel, là encore avec une sélection dans la rubrique multimédia mise en avant de temps en temps, je pensais avoir fait le plus dur. Que nenni. Les ventes ne décollent toujours pas.

Ces Guides sont uniques au monde, sur la forme et sur le fond.
J'ai remis en avant les analyses de Pierre Duhem, par exemple, sur les sources littéraires et intellectuelles de Léonard, je veux parler des maîtres de la Sorbonne. Pour la Vierge aux rochers, je suis aller plus loin que les simples hypothèses de Pedretti sur le mystère des 2 Enfants Jésus, pour revenir à saint Ambroise.
J'ai participé aux recherches sur les origines du Vinci, une mère esclave moyen-orientale (Venise et Rome de Léonard, à venir) et me suis fait jeté de Wikipédia pour l'avoir révéler et d'autres trucs encore (Madone de Laroque, renoncement à la chair et stoïcisme de Léonard, etc.).
Seulement voilà, on s'en fout ;-).

J'ai écrit 1218 billets sur le livre numérique et électronique, pour une audience somme toute misérable (400 visiteurs/mois). Combien parmi eux ont acquis un de mes titres ?
Je sais, je dérange parfois, il m'arrive même d'écrire des conneries.
Mais faire tomber les écailles de nos yeux est mon parti, le meilleur pour un pays en voie de sous-développement numérique ou tout court.
Les derniers chiffres publiés sont affligeants, paradoxalement c'est presque rassurant. En Europe nous sommes largués par l'Espagne et l'Italie, plus réactifs aux tablettes.
La startup dont on parle est Espagnole : 24 Symbols. Chez nous rien, nada.
FeedBooks est devenue un libraire quel dommage.
Les Russes, Pocket Book, mâtinés Asiatiques, sont plus dynamiques que notre champion national, mâtiné lui aussi : Bookeen. Sans parler de la filiale de Sagem en faillite, ou presque.
Le livre électronique français n'existe pas.
Les plateformes ne sont pas mieux.
Quand on compare les catalogues, redondants, on oscille entre 2 000 et 40 000 ouvrages à comparer au 750 000 du Kindle. La dernière place pour Apple et la première pour la FNAC.
Il faudrait avoir une approche qualitative pour mieux analyser ces chiffres, un peu vieux il est vrai (Le Figaro.fr de juillet reprenant des chiffres de 2010, fait avec ce qu'il a et moi aussi), mais toutes les plateformes courent après le choix et la diversité, quitte à proposer à des prix fous une énième, énième version des ouvrages les plus vendus en leurs temps, les Lupin de Maurice Leblanc par exemple mis en avant sur iTunes cette semaine, gratuits sur Livres Pour Tous. Cherchez l'erreur.
Quelle innovation, quelle prise de risque. Super.

Surtout ne parlons pas du CA. Pour un Cazin, tous les autres restent muets.
Pourquoi ? Il n' y a pas de honte, on est justes nuls ;-)), moi le premier.

Un domaine où l'on est champion ?
Celui de l'analyse intellectuelle du phénomène.
La lecture numérique immersive, poor media, augmentée, dépréciée, n'a plus de secret.
Seul le lecteur reste un mystère. Manque de bol c'est lui qui détient le pognon. Pourquoi n'est-il pas séduit par ?
On se gaussait d'un lecteur US lisant de moins en moins, c'est le contraire qui advient depuis quelques mois, depuis la découverte du livre numérique.
Chez nous on se croit à l'abri.
Notre niveau de culture (hors du périmètre de TF1, dont je suis un spectateur, cerveau prêt à savourez la pulpeuse nana de la pub Perrier), notre amour de la lecture, de Proust ou Levy ou Harlequin (un carton en numérique paraît-il), notre système critique, dont Télérama est le phare, notre politique du prix unique, extensible à tous les biens culturels (Montebourg), seraient les garants d'une exception protégeant les libraires, les auteurs, les deux maillons les plus faibles de la chaîne. Mon cul.
Si Indignez-vous n'avait pas fait un carton, les chiffres de 2010 seraient une cata.
Les libraires sont à l'agonie.
Et le numérique reste aux raz mais raz des pâquerettes.
On peut pour un temps faire semblant de ne rien voir, mais pas toujours, pas longtemps.
On peut ne pas agir pour réagir, avec un temps de retard et un handicap évidemment, si l'on aime la difficulté.
Pour ma part, je n'adhère pas à ces stratégies et le constat est plutôt amer : on ne tient pas notre rang.
La venue d'Amazon ne changera pas grand chose, le catalogue sera au mieux celui de la FNAC. Là ou l'une a échoué, l'autre ne peut réussir, sauf si elle révolutionne le marché. Sans les éditeurs, impossible. Et la filiale hexagonale, comment fera-t-on quand la Wallonie sera annexée pour caractériser notre géographie, rejoindra vite le grupetto France (c'est du vélo, dont Léonard n'est pas l'inventeur), ceux pour qui une victoire au sommet est impossible.












mercredi 10 août 2011

IDBOOX une interview intéressante

Pour comprendre la différence ente App et livre numérique.

Ben c'est pas gagn


Les espagouins, les ritals, les teutons, les rosbeefs tous devant, plutôt navrant.


Amazon Cloud reader.

Ente le Mac et l'Ipad, on me demande la permission d'utiliser 50 MO sur la tablette, pour partager Sherlock Holmes via l'appli Cloud reader.
Lecture sur le premier de quelques pages. Ouverture sur le second et demande de synchronisation entre les 2 supports. Cool.
Je sais pas vous mais moi je trouve cela assez bluffant. Il faut tester aussi un mode mixte (stocké sur un support, et sur le cloud pour les autres)
Je n'ai pas de portable mais quand le trafic sur le net ne sera plus scandaleusement bridé et taxé par les opérateurs on aura un service vraiment intéressant dispo partout, ou presque, à tous moments.
Une application possible sera une lecture texte sur un écran de taille raisonnable (ergonomie oblige) et une lecture audio pour des écrans plus petits.
C'est très enthousiasmant, à condition de voir nos concitoyens adopter les nouvelles technologies un peu plus vite, et là putain ce n'est pas gagné, c'est comme pour les nouvelles molécules contre le cancer.
On attend quoi.
Que les gens meurent ?

Là bas, des chiffres.

In 2008 e-books were 0.6 percent of the total trade market; in 2010, they were 6.4 percent. Publishers have seen especially robust e-book sales in genre fiction like romance, mystery and thrillers, as well as literary fiction. In 2010, 114 million e-books were sold, the report said. Et 2011 devrait encore être meilleure.

Sur Teleread une autre indication 85 % du marché entre Kindle et B&N.
Kindle sera bientôt en France qui sera le B&N français ?
La FNAC vient tout de suite à l'esprit mais pour le moment ils n'ont pas su faire.
Il y a donc une place à prendre.

Et cette autre indication : It also [ l'étude de référence] noted that publishers, many of which have expanded in recent years, are experimenting with multimedia products that go far beyond the traditional print book, she said.

Far beyond ça sonne bien pour un éditeur hypermédia.
Je ne vais pas vous la rejouer mais un jour il faudra bien ouvrir nos yeux et nos oreilles à une nouvelle écriture, une nouvelle place de l'auteur.
Laisser Homère et Dante, on ne peut pas faire mieux, à leurs mots, leurs mondes et explorer d'autres univers.


Libraires, éditeurs même combat ?

Ce matin sur France culture une interview d'un porte-parole des libraires en perdition.
En gros si le libraire disparaît, l'éditeur suivra. Non pas les vedettes , mais ceux dont les livres sont supportés par.
L'éditeur s'en fout car il existe une alternative, le numérique. Les problèmes des libraires sont ceux de l'éditeur à court terme, le temps de se retourner, de numériser son catalogue, de trouver les réseaux de distribution assurant la relève (pas facile), de licencier une partie de son personnel, ou de rompre des contrats avec.
Le libraire sera seul avec ses problèmes de loyer, de frais de salaire, de stock, de banque. Seul.

mardi 9 août 2011

Pourquoi ils ne le font pas ?

Tous les journaux répercutent comme un seul homme les résultats de l'étude Forrester sur les tablettes, avec cette constatation : "un concurrent d'Apple doit associer le bon contenu, le juste prix et la stratégie de distribution adéquate. Aucun n'a les trois"
C'est quand même fou cette cécité de la concurrence.
Personne dans leur service de marketing n'est capable d'analyser le succès de la firme à la pomme ?
Ils dépensent des millions en pub pour rien. Ils n'ont visiblement pas retenu la leçon de l'iPod. C'est fou.
Idem pour les équipes développant des readers (moteurs de rendu) la norme est imposée par iBooks (pour les tablettes, sur un écran e-ink c'est une autre affaire, ni couleur, ni vidéo sans parler du son). Il faut au moins faire aussi bien, et en ajoutant une couche "sociale" on peut faire mieux et séduire toute une population prête à ne pas suivre la firme de Cuppertino.
Mais non on s'ingénie à faire moins bien.
RIM, Motorola, Samsung, HP, font moins bien. Ils sont complexés ou quoi ?

Dans un autre registre, la levée de fond d'i-Kiosque donne ses premiers résultats : un nouveau site pour l'accompagnement des éditeurs vers le livre numérique.
Pour la librairie il faut encore attendre. Mais ça viendra c'est sûr.

lundi 8 août 2011

Les Marches du Figaro ne sont pas les miennes.

J'emprunte au Figaro cette image d'un hôtel super classe, c'est écrit alors on va le croire, dans les Marches.
L'autre Toscane sera un jour à la mode.
Moins fréquentée elle offre des trésors culturels notamment Urbino.
Vous pouvez en Tod's, en sandales précise l'article, arpenter les enceintes avec un podomètre comme Léonard (ça c'est moi) et visiter le palais ducale classé au patrimoine mondiale.
Si vous aimez les mystères, Loreto est un must.
Plus au nord, pour garder les pieds sur terre, Rimini en Romagne, avec Malatesta, Fellini et Pantani. C'est noir de monde mais il faut au moins une fois dans sa vie louer un transat sur une plage (le littoral appartient à l'armée) et ouvrir grand ses yeux, pour les oreilles c'est plutôt l'inverse.
Il y a Césène aussi et plus au nord encore Ravenne. L'exarchat de l'empire d'Orient est vraiment à tomber, mais bon mis à part le camping je n'ai pas d'adresse où trainer ses mocassins italiens.
Juste une parenthèse, le propriétaire de Tod's signe un chèque de 25 millions d'euros pour sauver le Colisée de Rome, respect même si etc...

dimanche 7 août 2011

Classement sur le Kindle store

#558,615 out of over 750,000 books in the Kindle Store.

Je ne suis pas mécontent d'être dans le dernier tiers du classement. Un ouvrage en français d'un auteur inconnu au pays de l'oncle Tom, faut pas rêver.
En fait je suis en progression, mais je ne sais pas pourquoi.
Pas de vente supplémentaire, donc j'en déduis un catalogue en constante progression avec des titres à 0 ou 1 vente.

Sauve qui peut

Des milliers de livres à ma disposition. On line aussi !
Qui m'aidera pour faire le bon choix ? Un libraire avec ses valeurs propres, sa culture loin de la vôtre, ou un lectorat composé de milliers de personnes dont on cernera les affinités avec les vôtres ?
Lieu de rencontre une librairie ?
Pour rencontrer qui ?
Un mec dépressif qui ne sait plus comment boucler ses fins de mois, un petite stagiaire qui en a marre des gros balourds, un auteur en dédicace qui s'en fout, des clients chiants comme la pluie.
Comment peut-on encore croire une pub quand le personnage principal de Mad Men (le publicitaire new-yorkais le plus génial de cette époque bénie des dieux ;-)) déclare : dorénavant on peut dire n'importe quoi.
Et du n'importe quoi on en est gavé.
Le libraire par opportunité, accident, ambition est une espèce en voie d'extinction, tant mieux.
Une autre espèce est à inventer, certains y réfléchissent, y travaillent, pas facile sûrement. Bon courage à eux.


samedi 6 août 2011

L'auteur maître du jeu ?

L'Allemagne s'inquiète aussi des répercussions de la numérisation des livres.
Prof. Gottfried Honnefelder, Chairman of the Börsenverein (the German book industry’s lobby group) said at the Buchtage Conference in June, scoffing at the challenge presented by self-publishing: “What’s new out there that we cannot do? Use the channels of communication and distribution in a new way? Without a publisher? Without a bookstore?” There’s just one thing he forgets: now, the author is in control. The author has the opportunity to distribute and communicate effectively. Publishers’ challenge is to adapt their royalty terms and to offer solutions that provide real marketing benefits for authors. Some players do in fact overestimate their market power and refuse to adapt to the new requirements.
Via Teleread.
C'est pas encore gagné mais c'est sûr une partie des auteurs va réfléchir à la jouer solo accompagnée d'Epub agencies aux prestations diverses.
Kindle et Barnes et Noble font pas mal de trucs dans ce sens, voir par exemple la page Facebook de PubIt.
Faire semblant de ne pas voir cette révolution est stupide. Les éditeurs ne sont pas les seuls à être atteints de cécité, tout le microcosme gravitant autour du bon vieux livre papier aussi. Les journalistes, les attachés de presse, les commerciaux peuvent en effet se gausser des chiffres ridicules affichés aujourd'hui mais quand la machine s'emballera la remise en question sera trop pénible, trop dure.
Cette aversion pour le numérique est culturelle, viscérale.
Ils sont formatés comme nous le sommes, et un fdisk est une opération dangereuse.
Le lectorat est-il lui aussi culturellement attaché au papier?
Oui , au papier monnaie ;-).

Guardian Shorts

Le Figaro avait lancé sa bibliothèque idéale sur iTunes, sans chiffre on peut supposer un succès plutôt modeste, j'aimerai me tromper.
The Guardian se lance lui aussi dans l'édition numérique. L'objectif est plus ambitieux fournir des titres en prolongement des articles de fond du quotidien. La collection, The Gardian Shorts, proposera des ouvrages entre 20 000 et 50 000 mots.
Disponible d'abord sur Kindle puis sur iBook, cette stratégie correspond certainement à la réalité du marché UK.
Un Kindle = un lecteur, un iPad ou iPhone = un joueur, ou un lecteur, ou un internaute, ou un je ne sais pas quoi. Plus nombreux mais moins captifs.
La presse française peut se préparer sereinement pour les vacances prochaines ou les suivantes ou encore celles d'après.
Etonnant d'ailleurs de la part de nos acteurs nationaux, pas de pub pour cette foutue lecture au soleil avec 10 ou 15 livres dans son sac de plage.
Les journalistes pouvaient aussi faire un papier : cet été, quels sont les ebooks que vous emporterez à "seintrop".
C'est pourtant une période propice, non ?
Même des trucs à la con on ne fait pas. C'est dire.
Pour finir un article dans l'Express.fr sur un libraire en colère.
Toujours pas de ebook menaçant, c'est inquiétant ;-)))





vendredi 5 août 2011

Une tablette Pierre Cardin.

Une tablette signée Pierre Cardin.
C'est un gag, une lubie de designer désoeuvré, une anomalie passé inaperçue dans une licence concédée à une firme chinoise, du grand n'importe quoi pour alimenter un post n'ayant rien à vous dire, tout à la fois ?
C'est Engadget qui lève le lièvre, mais de chasseur, entendez "client pour", il risque de ne pas y avoir.
Plus sérieusement j'ai lu le manifeste de Montebourg sur la démondialisation. Pour ou contre là n'est pas la question.
Tout au long de ce document à charge sur un modèle, le libéralisme sans frontière, je me demandais si le livre numérique, un de ses derniers rejetons, était capable d'en compenser dans une très faible parie les effets pervers ?
En d'autres termes, l'oeuvre numérique sera-t-elle porteuse d'une valeur ajoutée pour la communauté.
Si les effets d'un process industriel sans foi ni loi, laissons tomber les écailles de nos yeux pour une fois (réseau, machines, outils, marché, destruction d'emplois jamais compensée par les créations), seraient compensés par un accès plus facile à la culture (le livre gratuit, hors droit est un apport considérable), par une nouvelle écriture hypermédia décloisonnant les arts (un non sens culturel que ce cloisonnement), par une empreinte carbone moindre.
La question ne sera peut-être plus de savoir si les gens achètent plus ou moins de livres, mais s'ils se cultivent plus ?

jeudi 4 août 2011

iPad et âge avancé

83 ans et lecture de l'Aiguille creuse sur iPad.
Pas de problème, lecture en 3 jours avec en point d'orgue une erreur de manip : appli iBooks passé à la trappe. Restauration sans soucis.
Toutes les grandes théories sur la lecture oublient une donnée fondamentale : une oeuvre plaisante à lire captive son lecteur. Plongé dans l'histoire, les personnages, les dialogues, le lecteur oublie le support.

Les vacances de Mr tout le monde.

Vacances de monsieur tout le monde. Pas de super villa, pas de super gonzesses sur la plage, mais des enfants visiblement enjoués. Les yachts sont des bateaux de pêches et le plus gros est un car-ferry.
Queue chez le boucher, pluie toute la journée, commencé le bouquin de VGE sur Napoléon, abandonné au bout de dix minutes.
Lecture de la Chartreuse de Parme, putain que la guerre est belle sous la plume de Stendhal (Version word, transformée en PDF pour l'iPad). VGE à l'Académie c'est une plaisanterie, rassurez-moi ?
Entraînement au golf sur la plage à marée basse avec une balle jaune (pour la retrouver plus facilement dans le galets) et un club pour femme, pas toujours facile. Un peu gauche comme les manchots.
Bain dans une eau fraîche, très fraîche.
Regards sur le ventes Epagine et Immateriel (le pluriel s'impose à partir de deux, il faudrait inventer un truc entre 3 et 100 pour nuancer).
Un oeil sur Teleread et un truc pour synchroniser voix et textes sur iBooks.
Apprendre à lire à voix haute avant de faire des essais.
D'un côté la technique offre des avancées intéressantes, de l'autre le marketing ne met rien en avant sur iTunes (France il s'entend aux US je ne sais pas), pourquoi se casser le cul si de visibilité il n'y a pas ?

mercredi 3 août 2011

Du pognon

Quand les investisseurs US s'intéressent aux éditeurs du 21ème siècle.
Inkling, spécialisé dans les livres scolaires numériques enrichis, à lever 17 millions de dollars .
Ca donne des idées.

Pourquoi Facebook a-t-elle acheter un éditeur ?

En annonçant l'achat de Push Pop Press Facebook surprend le petit monde de l'édition enrichie.
L'entreprise se défend de vouloir se lancer sur ce marché de niche, son objectif est d'acquérir un savoir-faire pour permettre à ses abonnés d'utiliser une technologie intéressante pour enrichir leur histoire.
Eh bien ma foi je trouve cela plutôt cool.
Si le quidam se met au multimédia pour communiquer sur son mur, il sera plus à même d'apprécier des guides et autres ouvrages incluant images, vidéos et musiques.
La glose outre atlantique veut aussi voir une stratégie "divertissement" à l'image des jeux (Zinga, un carton) et vidéos déjà dispos sur le site.
Si j'ose une analyse l'approche de Zuckerberg est décloisonnée. Le numérique est non seulement sans frontière mais aussi sans secteur, sans spécificité.

lundi 1 août 2011

Bookeen ouvre une librairie

Je n'aime pas Bookeen, même s'ils vendent les guides MAF, mais mes opinions on s'en fout .
L'ouverture d'une librairie on-line reste encore un évènement sur notre territoire, qu'elle s'appelle Bookeen ou trucmuche peu importe.
Le couple livre électronique + livre numérique est une évidence, mais pas facile à imposer au marché, Sony en sait quelque chose.
Ils ont du cash, ils font de la pub, ils ont des clients captifs, ils seront un rouage intéressant dans le paysage.

Les gens sont sympas

La ferme de Neuvilette est aujourd'hui un gîte. La tempête de 99, et les compagnies d'assurances ont eu raison d'une partie des bâtiments de cette imposante ferme du 16ème siècle.
Lupin voulait y construire son havre de paix avec au fond de la valleuse le port. Pour accéder à la mer il existait une échelle de fer, remplacé par un escalier et aujourd'hui rien.
Cadoudal vous connaissez ? Le général chouan séjourna paraît-il en ce lieu avant de fomenter son complot contre Bonaparte. Je n'en savais rien, c'est une grand-mère, sa petite fille et son berger allemand Buck qui me l'ont appris. Avec eux je suis allé sur les traces de Maurice Leblanc. C'était sympa cette visite impromptue.

Arsène Lupin est-il stoïcien ?

Depuis un an je bosse sur le renoncement à la chair de Léonard. Pour terminer une piste commencée avec Freud et Wittkower j'ai emprunté les voies de la sagesse et morale stoïcienne. Chacun d'entre nous est un tant soit peu guidé par des valeurs, une éthique et le maître de la Vierge aux rochers ne fait pas exception.

Cette année pas d'Italie, pas de cols alpins, cette année c'est Dieppe pour les vacances. Et entre Penly et Paluel, centrales nucléaires, nouveaux sémaphores de la côte d'Albâtre, une relecture s'impose : L'aiguille creuse de Leblanc.

Mort en 41 il sera du domaine public l'année prochaine. J'ai voulu l'acheté en poche d'occase sur le marché samedi, niet. C'est fou. Le marchand devrait en avoir 10, 100, en français , en anglais, en allemand, il y en a plein des teutons et des tommys dans les rues, mais non.

Alors j'ai récupéré une version PDF, les autres formats étant Forbidden si votre adresse IP sent la France.

Je savais ne pas en avoir encore fini avec Epictète, Cicéron et Zénon, mais quand page 203 je lis : Quand il se réveilla, Lupin lisait. Beautrelet se pencha pour voir le titre du Livre. C'était Les lettres à Lucilius, de Sénèque le philosophe.

Je suis scié.

Alors se pose la question d'une lecture un chouia plus profonde. Pourquoi Leblanc oppose Lupin, le stoïcien, à Beautrolet, l'étudiant en rhétorique?

L'auteur normand insiste bcp sur la formation du jeune homme, la sienne (?), à Janson.

Le rhéteur persuasif et convaincant auprès d'un auditoire déboussolé, ne pèse pas lourd en fait. Il est manipulé du début à la fin de l'ouvrage par Arsène. Son logos, sa logique, ne peut rien face à la sagesse et l'expérience. La maturité s'impose à l'impétuosité, à la brillance.

La rhétorique, supprimée des programmes scolaires par Jules Ferry, n'est pas une arme assez efficace pour affronter le mode moderne.

Seulement Lupin reste lui aussi vulnérable, il succombe à la violence, à la passion et perd ainsi l'être aimé.

Les lettres à Lucilius peuvent consoler notre gentleman cambrioleur, elle ont consolées France Gall, mais il lui faut encore vaincre son pire ennemi : lui-même.

Pour ma part, après ces considérations distrayantes, j'enfourche ma bicyclette et vais aller à Port Lupin (Biville sur mer).

Le succès sur iPad

Visiblement le New Yorker, une revue très élitiste, réussit là où Wired, une revue très branchée, flanche.
L'audience du premier sur iPad, 100 000 personnes, satisfait l'éditeur et sonne comme un succès aux oreilles de tous.
La clé : le New Yorker sur iPad reste le New Yorker : “There are some bells and whistles, but we’re very careful about that. We think about whether or not they add any value. And if they don’t, out the window they go.”
L'enrichissement est à manipuler avec précaution. Le texte reste la pierre angulaire du magazine, du livre par extension.
Musiques, images et vidéos sont dans la majorité des cas ses servants. En mesurer l'apport est difficile. C'est un problème de fond. Si la forme hypermédia, choisie par Wired par exemple prime, c'est l'échec.
C'est la différence par exemple entre Le Point et le supplément numérique du Madame Figaro.
Le titre féminin sombre dans les paillettes du multimédia.

Prendre date

Un article dans le Figaro.fr sur la peine des petites librairies (- 3,6 points en 10 ans).
Pour le moment on pointe du doigt la désaffection du lectorat, les frais de salaires, et une marge un peu faible.
On oublie les loyers il me semble mais c'est aux libraires de râler.
Un absent dans cette énumération des causes malignes : le livre numérique.
Pour combien d'années ?
Car l'ebook sent le souffre, il sera le fossoyeur des petites librairies n'en doutons pas, même si ce n'est qu'en partie vrai.
Pour le moment le libraire ne représente que 17, 2 % de la distribution.
Ses concurrents se taillent depuis longtemps la part du lion : 22,5 % pour les grandes enseignes culturelles, 11,2 % pour l'internet, et 49 % aux hypermarchés (je présume car non cité dans l'article) et l'envoient bon an mal an vers le dépôt de bilan.
La disparition du livre papier n'est pas pour demain, mais le libraire indépendant disparaîtra bien avant.
Le livre numérique sera peut-être le coup de grâce, mais l'exécution est programmée depuis longtemps.