samedi 30 juillet 2011

L'INDICATEUR

On se pose la question du QUAND ?
Quand le livre numérique prendra enfin son envol en France. Chacun à son avis : quand les éditeurs basculeront leur catalogue, quand le lecteur électronique sera à moins de 100 €, quand les auteurs écriront de vrais livres numériques etc.
Il existe un indicateur invariable, infaillible : la connerie.
Elle peut-être pondérée par l'amitié, la sympathie, la méchanceté, mais elle est toujours là au bon moment.
Autour de vous un jour vous entendrez de plus en plus de gens n'y connaissant rien vous donner d'abord leur opinion (ça ne marchera pas (en général)), puis des indices (tiens j'ai entendu machin en parler), puis des conseils (vas-y c'est le moment) et enfin le graal (je te l'avais dit ça ne pouvait pas ne pas marcher).
L'indicateur perd de sa pertinence quand la connerie change de sujet, son porteur a acquis un livre électronique et lit comme tout un chacun des livres numériques.
Les instituts sont incapables de mesurer le meilleur indices du monde, mais vous oui ;-))))

vendredi 29 juillet 2011

LA RUMEUR

Si Apple envisageait de racheter Barnes & Noble.
Je vous laisse imaginer.

mercredi 27 juillet 2011

24 S sur iPad

La petite entreprise espagnole continue son bonhomme de chemin.
Son lecteur est dispo sur iPad.
Ce n'est pas génial mais ils avancent.
N'étant pas devin je ne sais pas si le BM, lecture off-line sponsorisée par la pub, est viable mais l'expérience vaut d'être suivie.
Qui en France se lancera sur le même créneau ?
Il y a une place à prendre peut-être, 24 S visiblement s'intéresse aux US en priorité, la France est sûrement le cadet de ses objectifs (pour preuve vous leur envoyer un mail, ils ne répondent pas).

Rich média

J'ai souvent pris pour exemple de rich média, le motet de consécration du Dôme de Florence par Dufay avec la visite de la lanterne surmontée de la boule fabriquée par Léonard de Vinci.
J'ai fini ce matin une entrée de La Lombardie de Léonard. Le sujet en est l'église Sant'Ambrogio. Haut lieu du christianisme avec pour vedettes saint Ambroise et saint Augustin.
Si l'on abandonne les fringues et les paillettes Milan est ambrosienne.
Et si l'église a consacré une forme grégorienne de la musique, la capitale lombarde a fait pendant des siècles de la résistance. On écoutait aux temps de Léonard et de Bramante des hymnes et des cantiques selon un mode oriental comme le soulignait déjà jeune catéchumène saint Augustin.
Nous avons là un nouvel exemple d'une intrication entre l'histoire, l'histoire de l'art et l'histoire de la musique.
Alors avant d'aller vous perdre chez Dolce & Gabana ou Armani prenez votre iPad et aller vous asseoir quelques pour lire comme Léonard le fit La légende de saint Ambroise en écoutant un chant ambrosien.

vendredi 22 juillet 2011

Potter more and more

“We’re working closely with Pottermore to make sure Kindle customers will be able to buy and read J.K. Rowling’s Harry Potter books,” Amazon told us today.

Google ne sera pas seul, tant mieux. C'était annoncé dès le début, mais la firme de Mountain view avait quelque peu brouillé les cartes.

Nous avons là l'illustration du boulot dévolu aux éditeurs pour les prochaines années, être présent sur chaque type de livre électronique et en tirer parti au maximum, et non l'inverse.

"Potter 21" va sans doute devenir le laboratoire du livre numérique.

Plus d'un risque d'être secoué dans ses certitudes, personne n'est à l'abri, et on va pleurer dans les chaumières germanopratines si JK réussi son pari.

Un débarquement d'Amazon en France avec au catalogue la saga du petit magicien, jolie pub pour Noël.



mercredi 20 juillet 2011

C'est la merde.

"Seulement 3% des lecteurs indiquent s'offrir exclusivement des ouvrages payants, tandis que les éditions gratuites suffisent à 77% des personnes ayant répondu à l'enquête." (Etude GFK via l'AFP partiellement relayée sur Le Monde)

Tout est dit ou presque. Inutile de nous cacher derrière notre petit doigt, seulement 23 % des usagers de livres numériques acceptent de payer. Pourquoi 77 % refusent ?
je n'en sais rien. Je ne sais même pas qui et pourquoi certains achètent les Guides MAF, sur FNAC.com, ou sur l'iBookStore.
Je suis aveugle.
Un constat, nous avons failli.
Nous avons été TOUS incapables de séduire le marché depuis 4 ans. C'est long.
Nos vues divergent, nous travaillons chacun dans notre coin à promouvoir notre pré carré. Au coin d'une rue il peut se créer une affinité avec un type comme Grossi, une exception, mais c'est tout, c'est trop peu.
Tenter la création d'un lien avec une entité sur le même segment, le livre enrichi, demande plus d'énergie que de cerner le stoïcisme de Léonard.
Allez vous faire foutre, le renoncement à la chair du génial Vinci me passionne, vos peurs m'effraie.




mardi 19 juillet 2011

BookLamp

C'est peut-être l'une des idées les plus intéressantes de ces derniers mois.
Sortir des listes des meilleurs ventes pour vous proposer une lecture en affinité avec vous.
Le concept est en beta et seuls les éditeurs US pour le moment profitent de cette approche, mais nul doute, si ça marche le produit franchira les frontières.
Inspiré du Genome music project de Pandora la démarche est audacieuse et il faudra certainement du temps pour une réalisation satisfaisante. On voit tout de suite la complémentarité avec la lecture sociale, et un avenir ou le lectorat aura une maîtrise plus fine de ses choix.
Ebouquin se posait la question d'une promotion du livre numérique, c'est une réponse supplémentaire.

vendredi 15 juillet 2011

Blio disponible pour iOs.

Longtemps attendu, Blio devait être The plate-forme pour le livre enrichi.
Et puis les choses ne se sont pas passées comme le prévoyaient ceux qui en attente voulaient voir le moteur de rendu dispo sur tous les périphériques mobiles de lectures.Pourquoi Toshiba et pas l'iPad ?
Le tir est corrigé, l'annonce d'une version pour iPad, iPhone et iPod vient d'être faite.
La question est, en tant qu'auto-éditeur : Blio est-il plus performant qu'un Epub Version 3 ?
Si oui, le portage d'un ou plusieurs ouvrages est-il une opportunité de ventes supplémentaires ?
Une chose est sûre, c'est encore une fois bcp de boulot.

mardi 12 juillet 2011

Iriver et Google en partenariat, so what ?

L'ebookStore de Google dispo sur un lecteur type Eink.
Celui d'Iriver, le clone du Kindle et clone d'un concept déjà imaginé au lancement de l'Amazon machine.
Big annonce ou fait divers ?
Je n'en sais rien c'est tellement loin.
Le temps d'une traversée et la firme de Seattle aura déjà bouleversé la donne (dernières rumeur rigolote un double écran/double face, j'en ai une meilleure : un écran de fumée.)
Cette alliance rappelle celle de Sony et Google déjà, un flop.
Idem pour celle-ci ?
On annonçait des millions de titres dispos, oui mais voilà les gens dans leur grande majorité lisent autre chose.
Quoi ? Les catalogue d'Amazon et de B&N, les mêmes ?
Il y a contenu et contenu, on devrait se pencher un peu plus sur celui proposé par Google pour comprendre les raisons futurs d'un échec, d'une réussite.
Google et les livres c'est une drôle d'histoire, qui sent plus souvent le souffre que le succès.

vendredi 8 juillet 2011

Le logiciel culturel français en panne.

Je vous invite très chaudement à lire :
1) L' article du Monde.fr où le champion 2010/2011 (S Hessel)de l'édition définit l'essence de la culture.
2) A télécharger sur Epagine l'extrait du Bug made in France par Olivier Poivre d'Arvor et notamment son avertissement avec pour sujet le livre numérique, opportunisme de bon aloi, mais la suite n'est pas moins intéressante. Si on me l'offre je chronique, si non un regret en attendant sa dispo en bibliothèque.
Tien en parlant de biblio, quelle galère la BN de Boulogne-Billancourt pour lire sur iPad. A vrai dire je n'y suis pas parvenu.

De la place pour tout le monde ?

La disparition sans vague d'Augen , un "fabriquant" (les guillemets s'imposent car le livre électronique en marque blanche est très répandu, regardez Bookeen ou PocketBook) chinois dont on n'a pas vraiment bcp entendu parler chez nous, n'est pas passé inaperçu là où le marché est (aux US).
Une marque sans valeur ajoutée de plus ou de moins, ce n'est pas vraiment une surprise.
D'autres vont suivre.
La clé du succès n'est pas lié au type d'écran, de clavier virtuel ou non, de processeur, Taiwan sait vous fournir le hard dont vous rêvez, mais au catalogue.
Ceux qui réussissent en possède un, Kindle, Kobo, B&N. Ce n'est pas suffisant mais c'est nécessaire.
Les tablettes sont à part.
Quoique, Motorola et RIM de ne pas y avoir assez réfléchi mordent la poussière aussi.

jeudi 7 juillet 2011

La BNF privatise.

Il ya quelques mois une levée de boucliers se serait dressée devant l'appel d'offre pour la numérisation des ouvrages de la BNF.
Aujourd'hui visiblement tout le monde s'en fout.
La crise est passée par là.
Le logement, la santé, la nourriture secouent notre quotidien, alors vous pensez Rabelais ou Pline on verra ça un autre jour.
Google est en lice, mais ne fait plus l'unanimité contre.
On laisse filé.
Gallica ou Europeana s'essoufflent faut d'argent alors le privé va prendre le relais et on va devoir casquer, plus cher car on casque toujours, pour des ouvrages libres de droits.
Tous les beaux discours sur un accès libre à la culture passe à la trappe.
Avec le prix unique du livre numérique c'est la seconde bourde dans le domaine du ministre de l'inculture. Facheux.

mardi 5 juillet 2011

Les retours

Hier un mail d'Immateriel sur la gestion des retours. Peu de ventes, donc peu de retour ;-(
Les livres numériques sont régis par les lois sur la VPC. Le lecteur dispose donc d'un délai de rétractation, et rien n'empêche les petits malins de lire gratuitement des ouvrages en se faisant rembourser l'achat si le délai n'est pas dépassé.
C'est la loi.
J'en ai fait l'expérience avec l'iBook store et le catalogue de l'expo Cranach. Payé, demande de remboursement accordée immédiatement, puis crédit de la somme en gardant l'ouvrage sur mon iPad. Tout bénef, sauf que Cranach je n'aime pas.
Pour le moment on ne communique pas vraiment sur cette opération, mais si un jour la pratique devient pénalisante comment la gérer ?
Comment détecter la fraude de la bonne foi, comment récupérer l'ouvrage ?
Dans les hypers la démarque, connue ou non, est quantifiée et payée par tous les acheteurs honnêtes.
On verra peut-être, sûrement, un jour un pourcentage arbitrairement fixé venir augmenter le prix de revient du livre numérique. On n'osera pas le faire apparaître, mais il sera là, bien présent.

dimanche 3 juillet 2011

un ipad dans chaque chambre

Un hôtel littéraire çà existe ?
D'un côté on a Shining de King, de l'autre un article de complaisance dans Le Point, mais attention, dans les chambres pas de balle de tennis mais des iPad.
Même pas peur.



Littérature enfantine

Un article dans le NYT sur quelques titres de la littérature enfantine en pleine mutation visiblement.
Entre l'application livre et le livre numérique l'application semble être privilégiée par les auteurs.
La liberté d'expression doit y être plus grande, la créativité moins bridée.
Le dernier mot sera aux enfants, qui, quand il grandiront seront peut-être surpris de devoir abandonner la magie des comptines pour un livre en noir et blanc.

vendredi 1 juillet 2011

Le slide 19

H G se pose une question.
Comment amener toute la population vers la lecture numérique ?
A chacun sa responsabilité. Pour les auteurs le slide 19 affiche:
- Quels contenus pour les non lecteurs
- Comment on va les chercher pour les ramener à la lecture
- Part de la lecture multimédia
- Fonction sociale
Le seul et unique objectif d'un auteur est de raconter une histoire. Il utilise ou pas la technologie, mais ce n'est pas une obligation. Pour ma part j'adore.
Certains s'y sentiront à l'aise d'autres pas.
La lecture sociale autour d'une mauvaise histoire ne sauvera pas celle-ci.
A qui rapporte le plus la vente d'un livre numérique ?
Pas à l'auteur alors hors de question de lui faire endosser une responsabilité hors de ses attributions.

Quand A Gallimard verse dans une analyse topique.

A. Gallimard a souligné : « Vous conviendrez avec moi qu’il y a un vrai décalage entre la fascination qu’exerce le numérique aujourd’hui et sa réalité commerciale. Difficile de faire la part entre les promesses crédibles d’ouverture et de croissance de nos marchés et les fantasmes que peut engendrer ce nouvel âge technologique ». « N’oublions pas qu’à l’époque de la ruée vers l’or, ceux qui se sont sûrement enrichis ont été les vendeurs de pelles, de tamis et de brouettes. Aujourd’hui, ceux qui s’enrichissent, ce sont les vendeurs de tablettes ». (Récupéré sur IdBoox, concernant les chiffres des ventes numériques 2010).
Ce discours je l'ai entendu lors de la bulle internet du siècle dernier. A l'époque on ricanait sur les valeurs d' Amazon ou Yahoo, et l'on citait Sun et Cisco en exemple.
Sun a été racheté et Cisco a perdu de sa superbe. Quand à Facebook ou Google on en parle même pas.
Le contenu finit toujours par s'imposer sur le support lui permettant de progresser.
Des progrès sur le papier sont toujours possibles mais à quel prix ?
Si Gallimard, l'éditeur, ne veut pas suivre c'est son droit, c'est son argent.
Si Gallimard le syndicaliste ne veut pas suivre c'est plus gênant.
Je ne connais pas son mandat, accordons lui le droit de défendre une ligne conservatrice historique, profondément attaché au papier, au passé.
Pour convaincre il faut développer d'autres argument et surtout abandonner un raisonnement analogique qui conduit toujours dans le mur.