mardi 31 mai 2011

Si IziBook avait raison

Un courrier ce matin concernant les nx tarifs d'IziBook pour vendre notre production littéraire en directe.
Le blème avec les plateformes c'est le bruit.
Pour qu'une librairie survive il lui faut des nouveautés encore et encore et des références toujours plus.
Et vous là-dedans, eh bien après votre jour de gloire, si vous l'avez connu, vous êtes ramené au rang des anonymes.
C'est la loi du genre.
Alors la tentation est grande d'aller voir autre-part.
De faire ce que bon vous semble, de bouclez la boucle : création, édition, vente (s).
Je n'ai pas encore plongé.
39 € par mois, une misère ou presque, mais c'est encore trop cher quand on investit tout dans les livres et le matos.
La solution pour l'auto-édition serait un pourcentage équivalent à celui laissé aux libraires.
Mais chez IziBook on est pas enclin.
Dommage.
D'autres semblent s'accommoder du modèle proposé. Le nombre de références est en augmentation. Tant mieux.
Quand un centaine d'éditeurs auront fait ce choix, on verra forcément d'autres acteurs entrer en lice, et Immateriel, Epagine ou Ikiosque réfléchir à d'autres pistes.

lundi 30 mai 2011

Facebook et les livres

Je suis encore un bizut avec FaceBook, je n'ai pas encore tout compris, d'où cette interrogation que veut faire FaceBook avec le livre ?
Quand sur ma page perso je peux ensuite via les applications créer une page livre avec isbn et tout le reste, j'étais un peu surpris.
J'ai fait une partie du nécessaire, mais pour quel résultat ?
Multiplier le nombre de fans conduit-il forcément à augmenter les ventes ?
Si oui, il faut vite une mini-boutique pour une transformation du contact en espèce sonnante et trébuchante ou mieux en facebook credits.
Après tout les jeux font pas mal de pognon avec ce paiement virtuel, la Redoute en distribue pour se distinguer de la concurrence et draguer une nouvelle clientèle, alors pourquoi pas le livre.
On est en disruption oui ou non ?
Oui tant que ma fibre culturelle n'est pas molestée.
Oui tant que mes repères ne sont pas perturbés.
Oui tant que mon intellect n'est pas sollicité pour une ouverture vers d'autres horizons.
En fait non.
Mais si Amazon ou Apple y vont on va crier au génie révolutionnaire.



jeudi 26 mai 2011

Cancer de merde.

Outre mon épouse qui se bat contre le troisième, le cancer a emporter, balayer, mon père (plèvre), ma grand-mère, et demain un pote de mon âge.
Sur son lit d'hôpital, il sait.
Alors quand la force le lui permet il loue ses proches, les infirmières et le système de santé. "Payer plus d'impôts" pour sauver plus de vie, sa vie dit-il.
On va crier au fou , au malade.
Et bien malade il est, et quand chaque jour on entretient son espoir de vivre un jour de plus il est preneur, et sa famille aussi, et ses potes.
Dommage qu'il faille attendre tant d'années, la dernière pour en prendre conscience.
Que pèse la vie d'un pote pour un système libéral, la nouvelle directrice des Hôpitaux veut faire du patient un client (interview dans Challenges) ?
Rien.
C'est pitié.

mercredi 25 mai 2011

On travaille mal

Ce n'est pas un titre racoleur mais une idée qui flotte.

Depuis 4 ans les livres numériques et électroniques tentent de percer en France sans bcp de succès.
On se focalise peut-être trop sur les locomotives (Amazon, Apple, Kobo etc;) mais pas assez sur les wagons.

Quelques idées :

Premier wagon : un panel de lecteurs numériques. J'ai voulu soumettre les Guides MAF à Babelio. Echec. Le panel n'est pas encore équipé.

Second wagon: Une approche critique sur la forme, la disruption numérique. Des blogs entre So book on line, très élitiste (c'est son truc) et le résumé ou la copie d'un CP envoyé par un éditeur au 100 blogs qui comptent paraît-il.

Troisième wagon : Faire connaître aux US et partout en Europe notre travail. Une french ebook boutique. Aller vers ceux possédant en plus grand nombre des supports. Hier sur le net un jeune homme cherchait des french ebooks pour son Kindle (forum des expats), on lui a répondu d'aller sur le site Allemand. Un truc de fous.

Alors si je suis si malin pourquoi je ne le fais pas moi même ? Pas le courage.
Je suis prisonnier de Léonard, je travaille sur Milan avant l'expo de Londres en novembre et Michel-Ange si je parviens à m'échapper.









mardi 24 mai 2011

Rumeurs amazon

2 tablettes avec un OS maison.
L'OS c'est la Pierre angulaire.Dépendre de Google n'est pas une bonne solution, malgré les Déclarations du PDG d'HTC et autres.

Media Overlay Document

Mois qui n'aime pas Epub, me voilà entrain d'en faire la pub.
Dans les nouvelles specs, apparaît un truc que je n'ose pas traduire de peur de me planter.

MOD : an XML document that associates the XHTML content document with pre-recorded audio narration in order to provide a synchronized playback experience, as defined in this specification.

Fichtre si c'est bien ce que je crois, je vais pouvoir imposer aux oreilles de mon lectorat une musique d'ambiance quand à la ligne N il sera. Je n'en suis pas sûr, de toutes façons il faudra tester et savoir qui le premier aura un moteur de rendu pour (je parie sur Apple).

C'est assez cool comme spec. L'auteur d'un roman verra certainement plein d'opportunités entre la voix off, le passage lu et la musique en fond.

lundi 23 mai 2011

HP entre dans la dance.

Une conférence de presse à Cannes, un article dans le Telegraph et des ambitions.
Eric Cador, ça ne s'invente pas, est le Mr plus du TouchPad.
On verra.
D'autres sont entrain de se casser les dents. C'est dommage mais c'est visiblement pas si facile.
WebOs soit, mais quelle tactique pour les livres ?
Là aussi les choses ne sont pas si faciles.


dimanche 22 mai 2011

Epub et Amazon, gagnants, perdants.

La rumeur va encore courir quelques semaines avant une éventuelle confirmation officielle: Amazon adopte ou non l'Epub.

Gagnants et perdants en cas de oui ?

Les gagnants seront les entreprises offrant un service Epub non fourni par Amazon.

Toutes celles ayant investi ou prêtes à le faire ont une chance de séduire les éditeurs abandonnant PDF par exemple, ou en phase de migration "papier"/numérique.
Ikiosque/Edilivre, Epagine et Feedbook verront sûrement dès l'installation d'Amazon en France les demandes de devis affluer.
La concurrence sera intéressante et les coûts baisseront un peu.
L'Epub agency à de beaux jours devant elle.

Les éditeurs ayant fait le choix Epub seront aussi satisfaits de ne pas devoir convertir à nouveau le fichier source si "full text" ils sont. Pour les autres il faudra quand même tenir compte des dimensions de l'écran, des écrans, et de l'interprétation Epub du moteur de rendu. Les surprises ne manqueront pas. Un peu de boulot en perspective.

Pour les plateformes de diffusion c'est plus délicat .

Choisir sa plate-forme d'achat de livre numérique en privilégiant le format, Epub en l'occurrence, devient caduque, sauf si l'Epub d'Amazon n'est lisible que sur le Kindle.
Il reste alors une petite fenêtre pour approvisionner en contenu les autres fournisseurs de matériel dont Amazon se fiche, ce qui n'est pas le cas pour Androïd.
On peut aussi imaginer un diffuseur capable de séduire une clientèle Kindle et iPad allergique aux DRM. Techniquement c'est possible pour le lecteur d'Apple, pour celui d'Amazon je ne sais pas, j'imagine que oui, c'est à vérifier. Une niche.

FeedBooks, Epagine, 1001 et Libraires, Immateriel doivent déjà se poser des questions quant à leur avenir.

En lissant les différences techniques le prix va redevenir le critère discriminant, et là si une présence à l'étranger est indispensable, elle ne suffit pas.
Il va falloir baisser ses marges, jusqu'où ?
Dans ce genre de combat les plus gros sont souvent les vainqueurs.
L'éditeur s'en fout, avec le contrat d'agence il préserve sa marge.
C'est le distributeur qui assume le manque à gagner.

Il existe encore des zones d'ombre et en dehors du champ de mes connaissances. Quid des nouveaux lecteurs de la firme de Seattle, quid de la réception par le marché des nouvelles tablettes ?
La FNAC va-t-elle réagir à son échec, avant sa vente par PPR ?
Depuis le salon du livre on est dans une sorte de torpeur, forcément ça va tonner un de ces jours.

PS : Pour finir sur note gaie. La médiathèque de Boulogne-Billancourt s'est équipée ces derniers mois avec de nouveaux lecteurs E-Ink : le FnacBook et le Samsung.
Très mauvais choix.
Dans le privé le responsable de ces acquisition passerait un sale 1/4 d'heure, voire plus.
Mais bon avec le pognon du contribuable on est moins regardant.



samedi 21 mai 2011

Nook 1 milliard de dollars ?

L'offre de rachat de B&N par Liberty Media est analysée avec un peu de légèreté et bcp de méconnaissance du dossier par nombre de commentateurs.

Peut-on imaginé des experts comptables valoriser une société uniquement sur un produit dont le chiffre d'affaires représente moins de ... je ne sais pas combien, et le foncier plus de ... je ne sais pas combien non plus.

Avant de se lancer dans ce type de diagnostique la lecture des bilans et compte d'exploitation est obligatoire.

Qui gagne de l'argent avec le livre électronique, avec le livre numérique et combien si oui ?

Quel est le retour sur investissement ?

Quand Hachette par exemple rentabilisera le rachat de Numilog, idem pour le rachat de Eink par PVI (215 M$ mi 2009) ?

Les chiffres existent c'est sûr, mais personne n'a envie de les communiquer. Pourquoi ?

vendredi 20 mai 2011

Amazon et son carton ?

Les ventes de fichiers dépassent les ventes de papier !
Bien en nombre ou en valeur ?
En nombre visiblement 105 VS 100.
Et en pognon çà donne quoi ?
Un source proche du dossier dont je ne tairais pas le nom, Roger Ebert, nous met sur une piste : Comme associé de la firme je puis vous dire que nombre de titre vendus sont les collections complètes de Dickens à 0,99 $ etc.
En fait Bezos aime à comparer ce qui n'est pas comparable. Il faut faire du bruit un point c'est tout, et les gogos de suivre sans se poser de questions. Cela dit il sait faire du fric aussi, ses résultats financiers sont assez bons.
Lire David Copperfield en soi c'est plutôt pas mal ( on va même fêter quelque chose l'année prochaine au sujet de son auteur) merci à lui, mais il faut un jour passer à autre chose.
La route est encore longue et en plus on roule pas tous à la même vitesse, pour ceux qui sont partis évidemment, avant de reléguer le papier aux limbes (qui n'existent plus depuis Benoît XVI).



Vous hésitez à acheter un iPad ?

N'hésitez plus.
On cherchait l'Application avec un grand A, Friskies l'a fait.

jeudi 19 mai 2011

Amazon vers l'Epub

Amazon vers l'Epub et pourquoi pas avec une version multimédia. Oh la bonne nouvelle si elle est vraie (pour la première partie, car la seconde est vraiment hypothétique).

mercredi 18 mai 2011

iBibliothèque.

IBibliothèque, ou iCulture bourgeoise, la nouvelle appli du Figaro ?
Le choix est à pleurer , dans un genre approchant les Lagarde et Michard sont quand même un meilleur miroir de la littérature française.
Mais je ne vous demande ni d'y croire, ni d'adhérer.
Un extrait étant toujours sujet à caution, y ajouter l'intégralité c'est évidemment mieux.
Gratuit, en couleur, un peu, avec des extraits lus, le mec en bave sur Proust il est forcé de marquer des pauses entre les virgules, une navigation un peu bizarre ascenseur sur la page, puis on glisse pour passer à la suivante (pourquoi mixer ?), à retenir quand même les notes avec ouverture d'un cartel.
Pas très innovant en somme mais le lectorat du Figaro sera certainement sensible à une recette ayant déjà fait ses preuves. Y ajouter l'iPad n'est pas déstabilisant. On est dans une logique rassurante, un passage en douceur vers le livre numérique pour une clientèle conservatrice déjà initiée par l'appli journal.
C'est complémentaire, c'est logique et il faudrait maintenant voir les autres titres de presse en faire autant histoire de mettre la pression sur les éditeurs "classiques".





Amplifiées, vous avez dit amplifiée.

Penguin annonce pour son 65ème anniversaire des éditions amplifiée.
Le terme amplifiée a sûrement été préféré à celui d'augmenté trop proche de la réalité, ou enrichi trop proche du vers de Baudelaire (je ne m'en lasse pas).
J'adhère à ce type de démarche marketing car elle a au moins le mérite d'utiliser les possibilités du support, de ne pas se contenter d'un simple transfert homothétique, en somme d'être moderne (une constante à travers les âges, la modernité).
On verra si ce type de nouvelle édition séduit, ce n'est pas donné, et sous quelle forme elle est présentée.
La forme est d'ailleurs privilégiée au regard du fond (c'est plus facile). C'est vrai pour ce type d'expérience mais aussi pour celles mettant en avant les caractéristiques de HTML5, ou CSS par exemple.
Vous pouvez inclure une image SVG, ou une couverture animé, ou embarquer vos polices. Oui et alors ?
Quid sur la profondeur de l'oeuvre, la qualité d'écriture, le degré d'imagination, le transfert vers le lectorat ?
Par extension on peut déjà se poser la question d'une culture numérique, segment particulier de la culture occidentale et de l'un de ses composants la littérature numérique.
Question sans débatteur pour le moment, même au bistrot du coin.

mardi 17 mai 2011

Effets co-latéraux

J'avais déjà il me semble aborder le sujet de la critique littéraire face à celle du public on-line.
Le sujet intéresse toujours la presse et stresse de plus en plus la critique.
Visiblement Amazon n'a plus besoin de cette dernière pour alimenter le bruit autour des ouvrages dispos sur son site. Le lancement est peut-être la période la plus critique, mais une fois boosté le titre s'envole.
Alors on peut disserter sur les qualités et défauts, la pertinence ou la cécité des opinions du lectorat à l'envie, une chose est sûre elles existent par milliers.
Il serait intéressant de mesurer quand celles-ci commencent réellement à influer sur les ventes et quand la saturation est atteinte.
Si le livre sous sa forme numérique échappe à la critique, de toutes façons ils sont trop occupés tous à donner leur avis sur le même bouquin, il échappera aussi à l'auteur. La différence avec avant ? Il en sera informé et pourra le vivre en directe. Une expérience agréable ou pas , on verra ?

PS : (tiens je reçois un mail sur le sujet de la part de nonfiction.fr pour un débat : Le critique est-il mort ?)

vendredi 13 mai 2011

Vendre son âme au diable

Un article dans un canard US (GoodReader) sur l'état d'esprit de l'auteur.
Pour être lu il est prêt à tout, vendre son âme au diable, pirater ses propres ouvrages.
Je trouve l'idée fichetrement dangereuse.
S'il suffisait de mettre un ouvrage sur Torrent pour en assurer le succès on le saurait.
Gratuit un ouvrage, encore sous droit il s'entend, n'a plus de valeur, ni pécuniaire, ni littéraire.
Il faut trouver autre chose.

jeudi 12 mai 2011

Cool

Ce n'est pas très clair (qui est qui, qui fait quoi?) mais le groupe Edilivre/IKiosque lève 1,1 millions € (sur Idboox).
Cette levée ( 1,1 € c'est une somme) est intéressante non seulement pour les principaux intéressés, mais aussi pour l'ensemble du marché.
Il existe des investisseurs (qui ?) avec une vision positive du livre numérique.
Immateriel et Epagine devraient aussi y songer. Juste récompense des premiers investissements consentis, des efforts fournis.

Le Million Club d'Amazon

"When Amazon first unveiled the Kindle three and a half years ago, I would never have expected to be one of the first handful of authors in the Kindle Million Club" qu'elle dit Charlaine Harris.
Million Club, çà fait rêver.

mercredi 11 mai 2011

Le libraire et les libraires.

J'étais plutôt fumasse cet aprem.

Je suis retourné chez Mots et Merveilles Bd St Marcel, le libraire spécialiste du livre lu, pour lui demander si Epagine était passé le voir, avait pris contact ?

Réponse non.

Le mec connaît son boulot, il attend une proposition, combien de temps encore ?

Qui peut croire en France avoir la puissance d'Amazon pour ne pas s'occuper d'un prospect prêt à travailler le livre numérique ?

Jetons un regard sur le nb de libraires de 1001 libraires ayant adhérer au système depuis son lancement.
De 237 au départ ils sont ce soir 203. Super n'est-ce pas ?

Si l'on affiche la volonté de travailler avec les libraires, il faut aller au charbon mobiliser toutes les énergies, les bonnes volontés, mouiller sa chemise, encore et encore, toujours. Ne pas faiblir, ne pas baisser les bras.

Visiblement c'est dur, très dur, plus dur que prévu sans doute.

Croire que le lectorat allait se précipiter sur le livre numérique sans transpirer, sans mobiliser les relais, sans explorer toutes les pistes est naïf.

J'ai fais parti du club, mais les chiffres vous donnent de super claques, alors laissé de côté une compétence, une énergie c'est très con.



Dans ma boîte aux lettres ce matin ce courrier d'IflowReader. J'aimis bien l'approche "lecture volumen" si iBooks offrait une option de ce type j'en serais ravi. Les mises en page seraient plus simples.
Est-ce le premier d'une petite série de gens ayant cru au succès via l'iPad ? Visiblement il ne peuvent pas encore se retourner vers Androïd et Honeycomb. Manque de cash, de visibilité, de marché ? Dépit ou un peu tout à la fois.

Quel avenir pour Bluefire, Atavist, FnacBook, Epagine, Kindle et les autres ?

Thank you for being one of our valued customers. We are writing to you today to make a very sad announcement. BeamItDown Software and the iFlow Reader will cease operations as of May 31, 2011. We absolutely do not want to do this, but Apple has made it completely impossible for almost anyone but Apple to make a profit selling contemporary ebooks on any iOS device. We cannot survive selling books at a loss and so we are forced to go out of business. We bet everything on Apple and iOS and then Apple killed us by changing the rules in the middle of the game. This is a very sad day for innovation on iOS in this important application category. We are a small company that thought we could build a better product. We think that we did but we are powerless against Apple’s absolute control of the iOS platform.

Why Do We Have to Shutdown?

The crux of the matter is that Apple is now requiring us, as well as all other ebook sellers, to give them 30% of the selling price of any ebook that we sell from our iOS app. Unfortunately, because of the “agency model” that has been adopted by the largest publishers, our gross margin on ebooks after paying the wholesaler is less than 30%, which means that we would have to take a loss on all ebooks sold. This is not a sustainable business model.

Where did the agency model come from and what is it? The agency model was created by Apple who made it a requirement for any publisher who wished to sell books through Apple’s iBooks app. The agency model has three key points:

The publisher is now the retailer of record. The company selling the eBook to the end user is an “agent” of the retailer who receives a commission on the sale.

All sales agents are required to sell books at the same retail price, which is set by the publisher. No one can sell at a different price.

All sales agents get a 30% commission on the sale of a book. No one gets a different deal. Prior to the agency model, publishers typically offered retailers a 50% discount.

The key point here is that all sellers now get a 30% commission and Apple now wants a 30% fee, which is all of our gross margin and then some. The six largest publishers have now all adopted the agency model. These publishers account for nearly 90% of all ebooks sold. Random House was the last publisher to adopt the agency model, which they did on March 1 of this year. You may have noticed that all 17,000 Random House titles disappeared from our catalog on February 28. They appeared in Apple's iBooks catalog the following day. We, as well as all other small booksellers, have yet to complete an agency agreement with Random House. Up until February 28, these were our most profitable items because we were still getting a 50% discount on these ebooks. With an eight-hour notice, all of these titles disappeared from our store as well as the stores of all other small ebook sellers.

Five of us spent nearly a year and a half of our lives and over a million dollars in cash and sweat equity developing the iFlowReader app with its unique AutoScrolling approach to reading that many of you really like. We think that our product is the best one available on iOS for reading ebooks. We had extensive plans to make it even better. We looked to the future of ebooks for inspiration while Apple and others were looking at the printed books of the past. This explains the cute, but gratuitous page turning animations, and old-timey bookshelves, which are all very amusing at first, but not very useful in the end.

We sent a letter to Apple VP Philip Schiller in September 2009 to confirm our business model. Apple told us they couldn't guarantee anything - submit the application and they'd let us know after submission. We submitted our new iFlowReader app Apple in November of 2010 and they approved it a few days later. After approval, we made substantial additional investments in licensing fees, integration fees, and server fees so that we could open our ebook store on December 2, 2010. Two months later, Apple changed the rules and put us out of business. They now want 30% of the sale price of any books, which they know full well, is all of our profits and more. What sounds like a reasonable demand when packaged by Apple's extraordinary public relations department is essentially an eviction notice to all ebook sellers on iOS. After over three years of developing products for iOS during which we had over six million downloads of our BeamItDown iFlowReader products, Apple is giving us the boot by making it financially impossible for us to survive. They want all of the eBook business on iOS and since they have the unilateral power to get it, we are out of business and the iFlow Reader is dead.

We put our faith in Apple and they screwed us. This happened even though we went to great lengths to clear our plans with Apple because we did not want to make this substantial investment of time and money blindly. Apple's response to our detailed inquiries was to tell us that our plans did not infringe their rules in any way, which was true at the time, but there is one little catch. Apple can change the rules at any time and they did. Sadly they must have known full well that they were going to do this. Apple's iBooks was already in development when we talked to them and they certainly must have known that their future plans would doom us to failure no matter how good our product was. We never really had a chance.


mardi 10 mai 2011

21 éme siècle

En cette journée de grand retour en arrière, une donnée intéressante pour les vieux cons comme moi.
Il y a longtemps dans les années mittérandiennes, celles du "blocus" sur les importations de matériel US par exemple (plus le droit de vendre d'Apple II aux administrations, difficile d'y croire hein), le roi des supercalculateurs s'appelait Cray.
Il coûtait une fortune le Cray 2.
Aujourd'hui ses performances sont celles de l'Ipad 2 doté du processeur A5.
20 ou 30 ans plus tard, au 21ème siècle, il y a comme une incohérence, un décalage, je ne sais pas comment qualifier cette attitude.
Le support bouge, le livre non, l'auteur non plus dans sa grande majorité, sans parler de la mentalité des politiques.

Plus de social=plus de temps de lecture

Après la sortie de Reading Life, Kobo a mesuré une augmentation du temps de lecture de 50 %.
Pourquoi ? L'interviewé, le CEO de Kobo, ne le dit pas. C'est dommage, intéressant ce truc. Plus je partage , plus je lis.
La lecture expérience individuelle ? Plus maintenant.
En lisant ces interviews de CEO satisfaits de leurs résultats (Amazon, Kobo, B&N) on mesure aussi l'écart entrain de se creuser des deux côtés de l'Atlantique.
L'échec de la FNAC n'est vraiment pas une bonne nouvelle, même s'il était annoncé.
On disserte sur et pendant ce temps les Ricains et Canadiens accumulent expérience, le plus important et $.
On a l'air malin avec notre loi sur le prix unique d'un marché inexistant.

PS: Je suis allé à la FNAC voir la Xoom, trop lourde la tablette, elle est une génération en retard. Honeycomb est un peu déroutant, mais on doit s'adapter assez vite, non ?
Pendant ma prise en main un type achetait celle d'Acer. Ses motivations : La connexion avec son environnement existant et la qualité de l'écran. Il tiquait un peu sur le poids, sa petite fille lui a répondu qu'elle pourrait toujours la mettre sur la table.
Une tablette de table.

samedi 7 mai 2011

Ventes directes pour bientôt ?

Avec Bookish, les éditeurs américains cherchent une nouvelle voie pour un contact direct avec le lectorat.
On y est pas encore mais presque.
C'est un enjeu majeur. Pas de raison de laisser à Apple, B&N ou Amazon la possibilité de manoeuvrer l'acquéreur de votre dernier ouvrage. Le 1 to 1 est le rêve de tous les services de marketing et théoriquement rien ne s'y oppose. C'est même une absurdité de penser autrement. Le métier de l'éditeur n'est pas de faire vivre un libraire, mais de vendre des ouvrages en gagnant le plus de pognon possible. Avec c'était bien, sans c'est mieux.

En France pas de danger
Les deux Chambres vont vite nous imposer une modification de la loi sur le prix unique du livre ;-)

Article 100 : L'éditeur est obligé de calculer son prix avec une marge de 35% pour un libraire dont le travail, jugé d'utilité public, est de mettre en vitrine les ouvrages écrits par d'autres, fabriqués par d'autres, promus par l'éditeur et critiqués par le lectorat qui en assure le succès ou non.

En Chambre entre deux roupillons on sait prendre de sages décisions.

vendredi 6 mai 2011

La XOOM dispo en France

Elle débarque chez Darty, Phone House et la FNAC (.com uniquement ?).
Après de mauvaises performances aux US, peu de chance de voir le produit faire la nique à l'iPad.
En allant sur le site France du constructeur on cherche un truc bandant.
Y a pas.
Sous Honeycomb c'est Google qui mène la danse, si on est fan on doit y trouver son plaisir mais il faut débourser 100 € de plus que sous IOS.
De quoi réfléchir.
Pour ma part j'aimerai bien tester un ouvrage hypermédia dessus.
L'équivalent d'iBooks n'existe pas encore j'ai l'impression.

jeudi 5 mai 2011

B&N un nouveau reader

Le 24/05 Barnes & Noble, dont l'action remonte en bourse, annoncera un nouveau reader.
Va falloir réagir du côté de chez Amazon.

mercredi 4 mai 2011

Cul fanni

J'ai bien cru être "cul fanni" le mois dernier, c'est-à-dire sans aucune vente.
Mais la grâce à voulu mettre dans le panier de la FNAC, via Epagine, un acheteur de Romagne et Marches le dernier jour.
Qu'il en soit remercié. Comment est-il arrivé là ? Je n'en sais rien.
Pourquoi la Romagne et pas la France ou la Toscane. Le prix sûrement. Le risque est moindre. Avec un panier moyen de 12 € par trimestre, j'explose le compteur avec mes deux opus de 400 pages.
Pourquoi jamais Ikiosque n'a fait une vente ?
Pas de réponse non plus, idem pour les libraires hors la FNAC du réseau Epagine.
Aveugle je suis, et c'est pas marrant.

mardi 3 mai 2011

Canal +

C'est con je n'ai pas Canal plus. Je m'en foutais avant, Charlotte Météo suffisait à mon bonheur. Mais ce soir, le 3/05, il y a un documentaire intéressant peut-être : La presse au pied du net.
Si quelqu'un le voit un compte rendu SVP.
La chose écrite est en mutation, presse ou livre même combat à mon avis et mêmes punitions pour ceux n'étant pas là au bon moment.
Et c'est pas fini les surprises.


dimanche 1 mai 2011

Si

Si les journaux traditionnels avaient cru plus tôt à la Toile, il n'y aurait jamais eu de place pour des sites comme le Huffington Post.
Déclaration d Arianna Huffington.

Il est possible aussi d'entendre dans 4 ou 10 ans des propos similaires tenus par le nouveau roi de l'édition numérique après avoir racheté Gallimard ou un autre éditeur traditionnel indépendant.
Ce n'est pas de la prospective, lors de la bulle internet nombre de société sur capitalisée s'offraient des petits bijoux pour constituer qui un fond de catalogue, une clientèle, une marque.
Le propos de la miss, venant d'empocher 315 millions de $, doit être un peu éclairci. Les journaux étaient présents sur la toile mais sans créativité, sans disruption, ils ont "homothétisé" simplement leur titre.

En prenant un même chemin les éditeurs risquent une même punition.