jeudi 31 mars 2011

Chiffres

Sur Actualitté Numerik Livres donne des chiffres : avec 375 téléchargements réalisés, la palme du meilleur revendeur est sans conteste l'iBookstore, avec 69,4 %, suivi par Immateriel, avec 15,2 %. Fnac.com et Feedbooks sont ex aequo, avec 6 %, et ePagine requiert 2,6 % des téléchargements.
Attribuer à la seule absence de DRM un tel résultat est stupide, d'autant que l'iPad , avec 70 % des ventes, est DRMisé. C'est nié le travail des auteurs et le marketing de l'éditeur.
Cette campagne anti-drm devient conne. On ne peut promouvoir un ouvrage au seul motif qu'il n'est pas cadenassé. DRM ou pas un bon livre reste un bon livre et un mauvais, mauvais.
Encore une fois un livre est avant tout une oeuvre, l'oublier est une erreur de jugement, une faute lourde.
La seconde partie du billet est intéressante.
Outre le dynamisme de la société on voit bien le manque de visibilité quant aux canaux de distributions, il faut tout essayer :
- Vente directe de l'éditeur via Facebook ou son site
- Partenariat avec : la création d'une carte prépayée, estampillée Numeriklivres pour augmenter notre visibilité chez les libraires physiques. Ce sera là le gros chantier de la rentrée. »
Vente directe VS vente via des libraires. Je ne sais pas si ces derniers vont vraiment apprécier, on verra bien.
Pour le moment personne en France ne détient, les clés du succès. On rame.


mercredi 30 mars 2011

J'aime le livre numérique

L'initiative de Rue89, jaimelinfo.fr, est à suivre de prêt, à être copiée même.
Les éditeurs de presse en ligne ne sont pas mieux lotis que les éditeurs de livres numériques. Ils cherchent du pognon, nous aussi. Avec des modèles différents ni Slate, ni Médiapart ou Rue 89 ne parviennent à faire de l'ombre aux médias traditionnels. Et que dire des blogs ayant cru au mirage info/pub?
Il ne s'agit pas seulement de financer un titre, mais aussi un reportage, un dossier, une nouvelle rubrique etc. L'initiative est intéressante pourquoi ne pas s'en inspirer?
Le livre numérique n'est pas mieux loti, il existe certainement des tas de projets intéressants en dormition dans les tiroirs, des expériences en devenir.
3 € ou plus par contributeur, et avec 300 ou 400 personnes, un projet peut commencer à vivre.
C'est du mécénat populaire.
Vous avez aimer tel sujet, telle écriture, telle approche, contribuez à la pérenniser, à la lancer.
Une association, des statuts, des acteurs motivés, de la bonne volonté, il est possible de monter un tel projet, et chacun ensuite de mettre sur la table son idée pour séduire des investisseurs aux dents bien moins longues qu'un business angel par exemple.

Elle et lui

Elle c'est l'éditrice (voir ci-dessous), lui le négociant en livre rare, d'art (B Delifer).
Il est plus souvent en déplacement et pour ses voyages il passe le col de Montgenèvre, quand il est ouvert, pour se rendre à Turin et de là partout dans le monde.
Le désenclavement de la vallée de la Guisane est-il vraiment indispensable?
Les métiers du livre peuvent s'affranchir visiblement des faubourgs de St Germain, alors quand le numérique s'imposera je vous dis pas.
La population de Briançon ou Besançon va exploser, celle de l'Aveyron aussi, effet induit de la numérisation.
Mais on y est pas encore.


mardi 29 mars 2011

Chant du signe ;-)

Quand le papier singe le numérique.
On dirait une pub d'Apple.
Le truc kiffant c'est la lecture de haut en bas.
C'est une option dont aurait bien besoin sur l'iBook.


Lagarde et Michard

Livres cultes les Lagarde et Michard.
Je voulais me frotter à la Pléiade en survolant la littérature française du 16ème siècle, et là j'ai flashé sur Agrippa d'Aubigné.
Deux textes, comme un prolongement du Jugement Dernier de Michel-Ange.
Je n'en reviens pas, je devais dormir en cours ce jour là.... comme d'hab.
On connaît Dante, les écrits testamentaires pour illustrer la fresque du "Divin", mais à la puissance du peintre florentin on peut sans hésiter accoler celle du poète protestant.
Si un jour vous lisez la Rome de Michel-Ange, en 2012 pas avant et encore, vous lirez ces fragments des Tragiques.
En attendant vous pouvez toujours retrouver votre livre de classe.

il fait beau

Je suis à la montagne.
Il fait beau, ne pas croire la météo nationale et dans un coin perdu il existe une éditrice. Planquée sous le col du Lautaret F Curt-Delifer semble ne pas regretter d'avoir fui la ville.
Elle pourra dans quelques jours venir discuter avec les auteurs d'une ligue créée pour promouvoir la littérature imaginaire.
En son sein Werber et Bauwen, parrain du Festival Plume de glace se déroulant à Serre Che, hérauts d'une écriture boudée par les critiques paraît-il.
Ils font quoi les critiques ?
Ils ne répondent pas aux mails, ils ne lisent pas Werber, ils attendent que le numérique soit incontournable pour écrire que le numérique est incontournable.
Dans la ligne frais de salaire des canards, un moins devant le poste critique, personne ne le verra.



vendredi 25 mars 2011

Livre enrichis, pour ou contre ?

Un article et ce n'est ni le premier, ni le dernier sur le livre enrichi. La différence avec les précédents ? L'auteur de l'article était à priori contre, mais une lecture l'a fait changer d'avis.
Dans un autre registre, on me pose souvent la question des droits sur les oeuvres musicales utilisées pour telle ou telle entrée dans mes guides.
J'ai demandé dernièrement la permission à Jordi Savall, vous savez Tous les matins du monde, d'utiliser un morceau de son dernier opus consacré aux Borgia.
Après m'avoir demander le pourquoi, il m'a donné son accord.
Plusieurs raisons pouvaient motiver un refus: économiques, intellectuelles, personnelles etc. Je redoutais en fait un rejet du support et de son utilisation . Il n'en n'a rien été.
La proximité entre les livres-CD, Colomb, Cervantès, Istanbul, et l'iPad n'est certainement pas étrangère à cette permission.
Un des rares artistes interprète d'une oeuvre classée au patrimoine mondiale de l'Unesco se montre ouvert à la modernité.
A méditer.

Le relais 4 nages et l'écriture hypermédia.

La natation revient au 1er plan, profitons-en.
Je parle en spécialiste des deux disciplines, natation et écriture hypermédia.
Je n'aime pas les analogies mais pour une fois.
Le relais 4 nages, dos, brasse, papillon, crawl, ne transforme pas une discipline individuelle en sport d'équipe.
Chaque discipline est ajoutée à l'autre pour ne faire qu'un = le relais.
Les règles propres à chaque nage ne changent pas (virages, coulées et le faux départ pour le dos par exemple), mais s'en ajoute une: la prise de relais.
Une erreur et tout le relais en pâtit, est éliminé.
En fait chaque discipline reste autonome tout en étant au service des autres. Il n'y a pas de spécialistes du relais 4 nages, on additionne les individualités. Pas de stratégie, l'ordre est imposé.
L'écriture hypermédia c'est pareil. On additionne les disciplines, textes, images et sons, pour obtenir un contenu (le relais).
Les disciplines se répondent (voir Baudelaire) mais ne fusionnent pas.

C'est peut-être la différence entre le livre objets ( cf les versions d'Alice au pays des merveilles de Moving Tales), et le livre hypermédia.
Le premier se rapproche des CDRom, des sports d'équipes, le second reste une somme de discipline individuelle.
On est capable de discerner chacune d'entre elles, d'en apprécier ses règles et valeurs.

jeudi 24 mars 2011

Demain l'iPad 2 et après ?

Eh bien après j'aimerai bien la nouvelle version d'iWork et notamment de Pages pour voir si il est plus facile de générer des Epub, voir s'il existe un outil de simulation iPad etc.
On attendait la mouture 11 avec la sortie de l'App Store, on attend toujours.
Avec une nouvelle version de l'OS pour MAC ?

L'enrichis ne rend pas riche visiblement

Ebooks are now 15 – 20 % of units – hard to say so early in year and B&N had some reporting problems. Don’t have the percentage in dollars. Expects that sales will about 20% and in 5 years will be 50% and could be higher. In first weeks of any book sales are almost always 50% ebooks. Used to be that fiction was always higher than non-fiction and now fiction has less of a lead. In first weeks sometimes reach 60% ebook in first weeks if book has a lot of reviews. Enhanced ebook market is not very strong and some of the biggest sellers have still been less than 2,000 copies. Still experimenting doesn’t appear that public is enthused by the concept. Don’t do any apps any more because are very expensive to make and get lost in the App Store, don’t know how to get them recognized in the mass of stuff in the store. Can’t put apps into the bookstore which makes it harder for them to be found. Don’t think print books will be obsolete. Think they may become more valuable cause an “elite” market will develop.

J'étais passé à côté de cette interview d'un éditeur américain ( pour la traduction voir Idboox).
Les boules, si aux USA les livres enrichis ne décollent pas je vous dis pas en France.
Problème quel est le concept de livre enrichi dont on parle ?
Second probléme App Store VS iBook Store.
Sans argent le second canal est le seul dispo.
Le premier demande bcp plus de pub sûrement pour se démarquer.
Il n'empêche j'en discutais avec Chloé Jarry du BOOK LAB un livre appli ou un livre ePub ce n'est pas la même approche et surtout pas le même résultat.
Avec ePub on se retrouve plus ou moins formatté. Sur la forme, la créativité est bridée.
Mais ça changera sûrement.
Enrichi ou pas le contenu, le texte, reste le maître du jeu.
Enrichir pour enrichir quel intérêt ?
C'est peut-être là que le bat blesse.

mercredi 23 mars 2011

Rue 89 et epagine

Tiens la médiation entre EPagine et Rue 89 est de nouveau active.
J'ai donc encore une fois tout faux. C'est plutôt positif ce retour.
Un souhait, voir d'autres sites emboîter le pas.
La cohérence du net voudrait plus de partenariat de ce type.
L'annonce du Figaro de numériser sa collection fait sens par exemple avec sa volonté de devenir leader sur le net.
L'écrit presse ou littérature c'est toujours de l'écrit, indivisible.

Le phénomène Amanda Hocking




Pas facile d'être un phénomène d'auto-édition.
400 000 ouvrages vendus en janvier et bcp de travail :
"Traditional publishing and indie publishing aren't all that different, and I don't think people realize that. Some books and authors are best sellers, but most aren't. It may be easier to self-publish than it is to traditionally publish, but in all honesty, it's harder to be a best seller self-publishing than it is with a house.

I don't think people really grasp how much work I do. ... The amount of time and energy I put into marketing is exhausting. I am continuously overwhelmed by the amount of work I have to do that isn't writing a book. I hardly have time to write anymore, which ... terrifies me."

Mais le jeu en vaut la chandelle, les éditeurs sont prêts à mettre un million de dollars sur son compte pour ses prochains opus.

Lancez-vous, tout le monde ne fera pas un best-seller (c'est elle qui le dit, je confirme), mais vivre avec le regret de ne pas avoir essayer ce n'est pas vivable.

L'auto-édition n'a jamais été aussi facile (voir publie.net), elle le sera encore plus quand Kindle débarquera en France.


mardi 22 mars 2011

Amazon se fâche

La location de "Kindle livres" a des limites.
Si vous voulez vous lancer dans cette activité, il faut évidemment une application développé par Amazon, une API, mais aussi ne pas oublier de faire fructifier les ventes sur le site marchand.
Pour l'avoir oublié une jeune pousse, Lendle, se voit privée de l'API et tire le rideau.

Sur le fond la location pose problème.
Notamment la rémunération des intervenants amonts.
Un livre acheté une fois et 1000 fois loués c'est inacceptable si les ayants droit ne sont pas rétribuer.
La propriété de l'oeuvre est encore au coeur des futurs polémiques. L'acquéreur d'un livre n'est pas propriétaire de son contenu.

Le paragraphe mentionné par exemple dans la licence d'édition équitable de C&F, copié d'un document américain : Le lecteur/lectrice a le droit de rediffuser le contenu de l’œuvre en respectant les volontés de l’auteur quand elles sont exprimées par une licence d’usage. Ceci est distinct de la rediffusion du document édité (livre, notamment livre numérique, album musical, et cela plus encore s’il s’agit d’œuvres de collaboration ou de compilation)est une ineptie.
Un lecteur, ou une lectrice, n'a aucun droit patrimonial si cela n'a pas été stipulé entre les ayants droits, l'éditeur le plus souvent.
Il faudra aussi se pencher sur la notion de livre de seconde main ou d'occasion et sa revente. Sans DRM rien n'empêche un quidam de revendre 1000 fois un ouvrage, et le code de bonne conduite entre un lecteur et un auteur (pour faire court)n'y changera rien. Pour s'en convaincre il suffit de voir comment le code de la route est respecté par nos concitoyens.
Les chantiers son nombreux, ils ne sont pas encore à l'ordre du jour mais au nom de la numérisation il est impossible de faire du n'importe quoi.
Les lecteurs ou lectrices n'ont pas tous les droits au prétexte d'un achat.

Du rififi en perspective

Amazon lance son App Store pour Androïd (faut être androïd pour y accéder), RIM sa PlayBook en s'alignant sur l'iPad, et Microsoft attaque Google en justice pour détournement de technologie au bénéfice d'Androïd.
radioactifs ils sont aux USA? On va voir si demain sur notre territoire les mêmes causes produisent les mêmes effets.

PS : J'avais oublié Apple attaque en justice Amazon pour utilisation du mot AppStore.



lundi 21 mars 2011

Ces lignes ne sont pas de moi

"Le livre numérique se trouve dans une situation assez paradoxale où c'est la demande qui risque de tirer l'offre. À ce titre, il est de plus en plus à craindre que les éditeurs – au sens large (presse, livres) – loupent le coche comme ils l'ont fait sur une grande partie de l'Internet d'information, où de médiocres pure-players comme le Huffington Post ont pu prendre des places importantes – un succès dû davantage à leur capacité à faire gonfler les audiences qu'à la profondeur de leur contenu. Dans un pays structurellement conservateur et rétif à la prise de risques comme la France, les maisons d'éditions évitent de trop regarder en direction du numérique en espérant que leur ignorance en contiendra l'expansion. Malheureusement pour eux, même si l'édition papier résiste encore, son déclin est inévitable. "

Frédéric Filloux
Ancien directeur de la rédaction de
Libération et fondateur de 20 Minutes en France, Frédéric Filloux édite une lettre d'information de langue anglaise, Monday Note, spécialisée sur les business models des médias, dans le contexte de leur évolution vers le numérique.

Salon du livre

Un monde fou cet aprem au salon du livre. Format court oblige sûrement.
Pour prendre la température du numérique je suis allé sur les stands papier voir si ici et là on parlait en fin une autre langue.
Réponse : pas vraiment.
Un iPad par ci, une affiche par là, le stand le plus branché était celui du magazine Lire avec un partenariat Sony. Sony qui en passant semble très impacté par le Tsunami (NYT de ce jour).
Pour revenir au microcosme numérique il se murmure des trucs qu'il ne faut surtout pas répéter. Comme l'an passé, ou l'année précédente ou même celle d'avant. Pas drôle.

La soupe est froide

Indignez-vous en Epub sur Epagine à 10 balles. C'est un peu tard au moment où sort le nouvel opus Engagez-vous (Epagine n' y est pour rien évidemment).
Il aurait été intéressant d'avoir en même temps la version numérique et papier pour :
- Comparer le nombre de jours pour atteindre le sommet, idem pour en disparaître.
Tout devrait aller plus vite ?
- Mesurer l'efficacité du marketing viral VS le bouche à oreille, le comportement des médianautes VS celui des papierphiles etc

Dans un autre registre, une impression depuis quelque temps, de déjà vu, de déjà lu aussi, quand chez les uns ou les autres vous surfez .
La vitrine chez le libraire du coin ou chez les libraires du net, répond aux mêmes réflexes.
Elles se dupliquent.
S'il existe une ou plusieurs spécificités au livre numérique, aux librairies numériques elle sont gommées. C'est très con.
Si elles n'existent pas, c'est très con aussi ;-)
J'ai la désagréable impression (sans jeu de mots) de voir le papier tracer un sillon et le numérique de le suivre.
C'est sûrement un passage obligé, mais pour combien de temps ?



samedi 19 mars 2011

Faim de livres, ou soif de lire ?

Le slogan de Bookeen pour sa dernière pub est assez maladroit.
Je connaissais la soif de lire, la faim de livres, pas.
Il ravale le livre au niveau d'un McDo et la photo n'arrange rien.
On peut avoir envie de le dévorer, le livre, mais la gloutonnerie n'a jamais permis de se délecter. On avale un point c'est tout.
Lire Guerre et Paix en deux heures c'est possible, il en reste quoi (allusion à une blague de Woody) ?
Evidemment on est toujours dans le registre du quantitatif . Si on aborde le qualitatif on se fait rétamer par le papier.
Stocker plein de bouquins sur un même support. Voilà l'apport essentiel du 21ème siècle.
Misère du +.
On en lit combien par an des bouquins ?

Rue des Peupliers

Prix Goncourt du premier roman 2010 : Laurent Binet.
Prix RTL Lire 2010 : Frabrice Humbert.
Ils habitent dans le même immeuble, une pépinière de talent. Ca existe faut croire.
Un jour on apposera une plaque.
Si vous descendez vers la Seine vous passez devant chez moi.
Pas de plaque, sauf celle du numéro.
Quand Anne-Sophie Lapix se rend dans les locaux de sa post-prod, "chez" Binet et Humbert, elle n'a même pas un regard pour ce cube de béton, qui n'est qu'un numéro, mais pas le bon.
Faut croire que tous les immeubles ne sont pas égaux. Certains attirent la réussite, et d'autres non.
Devant tant de réussite sûr une âme viendra s'installer.
21 grammes de plus ou de moins là est toute la différence.
Au lieu de vendre un appartement au mètres carré, au cube, pour son exposition ou son emplacement, on devrait le vendre au poids, au gramme près.

vendredi 18 mars 2011


C'est toujours magique ces représentations.

Le NYT passe au payant

Signe des temps le NYT abandonne son offre "gratuite" sur le Net.
On était prévenu, la pub sur le net ne rapporte pas assez aux médias traditionnels, et du pognon il en faut.
Au contraire du Monde.fr où les blogueurs sont de plus en plus sollicités pour des queues de cerises, le NYT préfère le journaliste, préfère une version web quasiment identique à la version papier. Cette préférence à un prix.
C'est un long "combat" qui se prépare, Médiapart en sait quelque chose.

Faire payer est considéré comme un vol par l'internaute, par le médianaute. Pourquoi ?

Dans le même registre, celui de l'argent, on a tort de dévaloriser la valeur du livre numérique, de l'écrit numérique (je hais Scribd, SmashWord, Agoravox etc, je hais Blogger et pourtant j'écris, je suis en pleine contradiction).

Pour le moment le prix est jugé à l'aune du papier, rabaissé au niveau du fichier (un déni du travail de l'auteur).

Sans référence au support le papier ou le fichier, la valeur du livre numérique peut être enfin discutée sur des bases saines.
La presse s'est laissée prendre au piège on devrait en tirer les leçons.
Tout n'est pas encore très clair, pour moi en tous cas, mais avant qu'il ne soit trop tard on devrait y réfléchir.

jeudi 17 mars 2011

Bassinons, bassinons

C'est com ça, il existe des gens com François Bon capables de s'exprimer bien mieux que vous sur le sujet qui vous tient à coeur je reprend l'extrait du Chat sur l'Express :

Numer-hic : On nous bassine avec les apports multimédia du livre numérique... Mais au fond, pour l'instant, c'est un peu du gadget, non? J'ai l'impression que ça agrémente la lecture plus que ça ne la révolutionne. N'est-ce pas votre avis?

François Bon: bassinons, bassinons ...

Et si on prenait la question à l'envers : Baudelaire c'est un mec qui arpente les rues, qui cause dans les cafés avec ses amis, qui rédigent des notes dans des carnets, qui traduit des nouvelles d'auteurs américains, commente des peintres, lit ses poèmes à voix haute.

Le livre imprimé, longtemps la plus belle et la meilleure possibilité technique de reproduction et diffusion, construisait une projection uni-dimensionnelle de tout ça.

On revient en amont - on a la voix et l'image dans l'epub, on a l'atelier du peintre si on veut sortir du texte et y revenir, on a gagné un échelon dans la proximité à l'atelier de l'auteur.


Multimédia

Le numéro 857 de Livre Hebdo gratis sur l'iPad avec l'enquête d'Ipsos sur la notoriété du livre numérique.
En 3 ème position ex-æquo des premières intentions : son, vidéo, interactvité avec les éditions papier épuisées, derrière la facilité de transport et d'accès aux titres.
Auteurs, éditeurs, libraires on-line, critiques, personne, ou presque ne veut transférer au livre les nouveaux comportements induits par les nouvelles, pas tant que ça, technologies.
Il faut quoi pour comprendre, pour y croire, pour prendre conscience des nx défis ?
Les futurs lecteurs sont en attente pourquoi ne pas les satisfaire ?
Les gens de lettres seraient-ils addicts au papier, à l'encre, voir à la plume sans possibilités ni volonté de guérison?

mercredi 16 mars 2011

iPocalyspe, super!

Un article d'Assouline sur la fin annoncé du critique littéraire, vous savez ce mec, ou cette nana qui ne répond jamais à vos mails, n'est jamais à son bureau et laisse son assistante se prendre pour une diva.
Leur boulot n'est pas de lire votre ouvrage, ça c'est libraire qui s'y colle, mais de parcourir le dossier de presse transmis par une jolie gonzesse qui roule en mini et est toujours accompagnée de son Filofax gonflé par une collection de bouts de papiers.
Son job consiste à modifier quelques passages, on ne sait jamais un confrère pourrait faire un copier/coller, et de conclure : "C'est génial, absolument incontournable. S'il n'obtient pas un prix, je change de métier."
Eh bien mec le temps est venu de tenir ta promesse.

Ils ou elles en prennent plein la gueule tant mieux !

Place aux lecteurs, des gens longtemps méprisés par ces pourris. Combien de fois ils les ont trompé sur la marchandise ?

Ils peuvent toujours se reconvertir en cireur de pompes Bd St Germain.

Et je ne vous parle pas des critiques d'art qui jugent une oeuvre au montant de sa transaction, à la cote de son artiste. Basquiat un génie ?
Faut sortir mon pote, nettoyer tes lunettes et arrêter de fumer.

Si vous voulez un avis policé c'est ici.

Segmentation

Sur le blog d' H G, une tentative de segmentation des lecteurs de livres numériques.
J'aime bien : les "mondains" VS ......? Les ploucs ? Non ! Les lecteurs de liseuse (livre électronique il s'entend VS tablette).
Les biais sont multiples mais au moins chez Kobo, on communique, pas comme chez Kindle.
Il existe aussi des zones d'ombres.
C'est quoi une commande, un ouvrage, ou plus ?
Si ce n'est qu'un livre, c'est déjà pas mal entre 4,5 et 7 ouvrages par mois. On doit être dans les fourchettes hautes de la lecture.
Il faudrait aussi connaître le prix moyen du livre acheté etc.. mais bon c'est confidentiel, faut comprendre.
Quand aux chasseurs frénétiques de gratuit, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de lecteurs. Ils thésaurisent, un point c'est tout. Le gratuit n'ayant pas de valeur, un peu facile, téléchargé il perd de son intérêt. A valider évidemment.

499 $ pour le TouchPad d'HP en juin...aux US

Le titre parle de lui-même.
Une inconnue, quand la tablette sous WebOS débarquera-t-elle en France ?

Ils ne veulent pas y aller

Je jette de l'huile sur le feu, oui.
Mais quand j'écris que les éditeurs ne veulent pas y aller, il suffit de voir encore l'échec des négociations entre auteurs et éditeurs sur le numérique (via Actualitte).
Tous les freins sont sortis chez les grands, ils ont analysé la situation à venir, elle n'est plus en leur faveur.
De toutes parts leur pré carré est attaqué. Ils se défendent, normal, mais c'est un combat perdu d'avance, ils vont y laisser des plumes.
Pour le moment le papier tient, mais si les ventes viennent à baisser ça va être la panique car la chute sera inexorable.
Ils le savent pourtant.

Une autre voie


Jürgen Neffe persiste. Une nouvelle version de son Reader est disponible, le catalogue ne s'est pas enrichi, mais les fonctionnalités oui. Ca devient un peu compliqué, un peu trop pour garder le fil de la lecture, faut voir. C'est marrant de ne pas avoir inclus le français dans les langues dispos.

mardi 15 mars 2011

La dimension manquante

Je ne sais si pas c'est une impression mais la source semble se tarir, il existe de moins en moins d'infos sur le livre électronique, la maturité du marché US fait que sans doute.
En attendant, une étude Forrester, relayée par Actualitté, met le doigt là où ça fait mal pour les concurrents de l'iPad
Outre le prix, ils doivent faire face à une dimension qui leur échappe depuis des lustres : ils sont absents du contenu.
A part une casserole ils n'ont rien à proposer ou pas grand chose.
C'est le paradoxe de la tablette, tous oublient, je fais référence en fait à la pub de teasing de Motorola et j'extrapole, qu'une tablette d'argile sans aucun signe dessus n'a aucune valeur.
Et les temps n'ont pas changé, pour satisfaire les desiderata de l'homme du 21ème siècle il faut bcp de contenu, divers et varié.
C'est vrai Amazon à un catalogue livres fourni, un catalogue musique un peu moins et d'Apps aucune ou presque. Ils sont effectivement "mieux" placés, mais sans OS ils sont dépendant.
Les grandes manoeuvres vont aller bon train, un bon accord, en attendant une tablette signée Amazon, avec Motorola, Samsung ou BlackBerry ne serait pas idiot.


lundi 14 mars 2011

L'article 5

Je n'avais pas vraiment percuté sur l'article 5 de la loi "prisunic".

Article 5

(Non modifié)

Pour définir la remise commerciale sur les prix publics qu’il accorde aux personnes proposant des offres de livres numériques aux acheteurs situés en France, l’éditeur, tel que défini à l’article 2, tient compte, dans ses conditions de vente, de l’importance des services qualitatifs rendus par ces derniers en faveur de la promotion et de la diffusion du livre numérique par des actions d’animation, de médiation et de conseil auprès du public.


Nlle proposition


«Lorsqu'une œuvre étant publiée sous forme imprimée est commercialisée sous forme numérique, la rémunération de l'auteur au titre de l'exploitation numérique est fixée en tenant compte de l'économie générée, pour l'éditeur, par le recours à l'édition numérique. »


Son amendement par le Sénat est une bonne chose pour les auteurs pouvant toquer à la porte de l'éditeur et lui proposé un 50/50 sur les gains attendus d'une économie numérique: "Mais vous n'y pensez pas, c'est ma mort si je vous écoute et blablabla et blablabla"
Aux auteurs de se défendre.

La première partie est aussi très intéressante, j'ai le droit comme éditeur de discriminer: "Vous plate-forme de diffusion lambda ne voulant pas mettre en avant ma spécificité hypermédia je ne vous octroie que 25 %.
Pour Apple c'est 30 % car eux font un effort en distinguant, l'oeuvre homothétique de l'oeuvre enrichie.
Et si ils me demandent 5 points de plus je leur accorde.
Tu parles avec 1 million d'Ipad 2 vendu en 4 ou 5 jours, c'est autant de suspects pour l'iBook Store. Ce n'est pas un service qualitatif, mais je m'en fous."

C'est beau de rêver.

Livre numérique VS minitel

Pourquoi la France ne bascule pas dans le livre numérique ?

Parce que c'est nous qu'on a inventé le minitel!

En fait quand l'Etat nous impose un objet, le minitel, la TV numérique, le TGV, on bascule contraint et forcé vers la modernité.
Si l'Etat se montre réticent, pour de bonnes ou mauvaises raisons, on opine avec lui.

F Mitterrand (Idboox) nous met en garde contre Amazon et autres Google, c'est le prétexte tant attendu pour garder encore dans les tiroirs les ouvrages numérisés.
Si on les diffuse auprès des plate-formes franco-françaises, on est foutu, l'Europe nous tombe sur le poil et Amazon accède au catalogue.

L'internet ne s'est pas imposé chez nous si facilement. Le Minitel à fait de la résistance pendant des années.
Je suis sûr que des regrets habitent encore ceux assis hier sur un tas d'or, on les comprend; le minitel rose quelle manne.
Idem pour le livre papier, il faut s'attendre à des années de résistance, tant qu'il rapporte on le préserve. On y gagne plus (bcp de on je suis d'accord)
On se dit cartésiens, face à la modernité on est plutôt jacobins. Et que pèse auprès de l'Etat les purs players du numérique ?
Que dal.


dimanche 13 mars 2011

Quand le Ministère de la Culture ment.

Sur Aldus une vidéo avec quelques chiffres sur le livre numérique, obtenus comme par magie tans les éditeurs sont réticents.

Et puis un peu plus loin la TVA à 5,5 %.

Comparez le discours avec ce texte de la communauté publié en 2009 :

"The December 2008 European Council requested the Council (ECOFIN) to settle, by March 2009, the issue of: "the possibility, for the member states that so wish, of applying reduced VAT rates in certain sectors".
The Council (ECOFIN) had a thorough discussion on the overall system of reduced VAT rates, as a result of which it:.........
(3) Books on all physical means of support;"

Faut arrêter de nous prendre pour des cons. On ne peut pas porter aux nues Indignez-vous ou se gausser et fermer sa gueule.

PS: Je voulais participer au Salon livre de l'histoire de l'art à Fontainebleau fin mai, sûr je suis grillé ;-).




Un bon livre numérique, kesaco ?

Pour vous, qu'est-ce qu'un bon livre?

Je pense qu'un "bon" livre est un livre qui va changer le lecteur. C'est un livre que le lecteur va refermer en ayant compris ou découvert des choses qu'il ne soupçonnait pas avant, auxquelles il n'avait pas pensé.

Question difficile, la réponse de Bernard Werber sur L'Express est juste, ce n'est sûrement pas la seule.

Et de se poser la question qu'est-ce qu'un bon livre numérique ?

Avant de répondre, si réponse il y a, il faut se poser la pertinence de la question, puis, si l'on accepte de faire un distinguo entre le livre et le livre numérique, c'est à dire trouver au moins une différence fondamentale entre les deux, en définir la nature et le périmètre.

La nature du livre numérique n'est évidemment pas liée à sa numérisation mais à son écriture.

La réponse par l'absurde est : un livre numérique ne peut être reproduit sur le papier.

Pour être bon, on peut revenir à la réponse de Werber en la modifiant, car par nature le livre numérique ne sera jamais fini, donc impossible à refermer.



Alice à New York

Sur Idboox la présentation d'Alice à New York.
Ce n'est plus un livre numérique si la présentation est le reflet du comportement des futurs lecteurs.
Le texte n'est plus l'élément moteur.
Le précédent opus : Alice au pays des merveilles, donnait déjà le la.
La com se focalise sur les animations, les effets spéciaux, le feu d'artifice final est vraiment bluffant, mais l'enfant ne lira pas l'histoire, il jouera.
Je ne refuse pas à ce type d'ouvrage une place dans une "bibliothèque", mais si le livre est un outil de lecture, de stimulation de l'imagination, Alice à New York ne semble pas se ranger dans cette catégorie.
C'est autre chose, et CDRom n'est pas la bonne définition pour.
On ne définit plus une oeuvre par son support.

samedi 12 mars 2011

Rue 89

L'intermédiation entre Rue89 et Epagine faisait sens.
Promouvoir le livre numérique via un média 100 % numérique était une évidence.
Visiblement le lien est rompu.
Pourquoi ?
Je ne connais les termes du contrat, c'est peut-être planifié. On fait un teste, on analyse et puis on recommence ou pas.
Alors attendons.
Si dans un mois ou deux rien ne se passe, c'est que l'argent n'était pas au RDV.
Rue89 ne vit que de la pub, son espace est précieux. Pas de fric, on passe à autre chose, c'est vital.
Attendons le salon du livre la semaine prochaine pour avoir quelques chiffres, peut-être.

vendredi 11 mars 2011

La Xoom se vend mal

Les premiers chiffres sont tombés la Xoom n'atteint pas ses objectifs de ventes.
3 éléments sont pointés du doigt : Le prix, l'absence de Flash, les bugs d'Honeycomb.
Comment éliminer l'iPad 2 de la liste ?
Plébisciter par la critique pour ses performances, je me souviens pourtant d'une expérience assez désagréable avec un téléphone Motorola.
Quel rapport me direz-vous ?
Des démos bluffantes, des tests complaisants, un buzz qui s'amplifie et s'auto-alimente, eh bien tout cela n'est pas suffisant pour convaincre un marché dont les précédentes expériences n'ont pas été probantes.
Après la Galaxy et la Xoom , la PlayBook et la tablette de chez HP peuvent-elle non pas s'imposer mais tirer leur épingle du jeu ?
La réponse est peut-être liée a la maitrise de l'OS.
Qui possède un système d'exploitation possède une vision de son produit final, de sa cible, de son marché, penser 360 quoi ;-) com ils disent dans la pub.

Même le pape s' y met.


We chose publishers capable of promoting not only the book itself but also its content.
J'avais été très déçu par la précédente édition de l'ouvrage consacrée à Jésus écrite par Benoît XVI, irrité même contre Flammarion.
Sur le contenu une fois, mais bon c'est une autre histoire, et sur la qualité du papier, de l'impression avec un prix assez élevé, trois fois.
Pour le nouvel opus l'objectif est clair et Flammarion out, remplacée par Parole et Silence et les Editions du Rocher.
Aux US Ignatus Press a été retenue.
Elle propose deux versions numériques, une pour le Kindle, l'autre en Epub, pour le Nook et l'iPad.
C'est le marketing US.
En France une version papier un point c'est tout.
Pourquoi tant de haine ;-) ?

A quoi sert un iPad ?

A quoi sert un iPad ?
A tuer le temps pendant que d'autres tentent de tuer le cancer dont ils sont atteints.
C'est pas de la pub , c'est pas glamour mais c'est la vie.
Hier à l'hôpital de jour du service d'oncologie de la Salpetrière, un époux et sa compagne en chimio.
Il jouait au Scrabble, elle regardait le Taxol remplir son corps.
J'ai donné ma carte. Démarche commerciale un peu incongrue ?
Non!
On partage les mêmes galères, peut-être le même enthousiasme pour ce support.
On se reverra la semaine prochaine, ils me diront ou se tairont.

Petites manoeuvres

Good reads rachète Discovereads.
Ces services satellites du livre ne sont pas vraiment développés sur notre sol, mais ils augurent, dans une dizaine d'années, des sites dont on évoquera le lancement dans les allées du salon du livre de la porte de Versailles : "Amusant ces petits jeunes avec leurs algorithmes, et à part çà ma petite dame combien de kilos pour votre culture cette année ? Papier fin ou papier lourd ?"
Ah on rigole bien, faut dire on est quand même les seuls à avoir pu classer le livre en AOC.
Il sent bon le terroir. Il est le reflet de notre culture, d'un savoir faire ancestral, il pérennise nos valeurs.
Il manquait à la baguette, au camembert et béret, une petite touche intellectuelle.

jeudi 10 mars 2011

Gallimard

Dans le Monde un dossier sur la maison germanopratine (je crois que c'est le bon terme, mais pas sûr) centenaire , et cette dernière phrase d'un article : Aujourd'hui, avec 22 000 titres numérisés, la maison est en revanche prête, en cas de décollage du marché. Sur ses concurrents, Antoine Gallimard dispose d'un double avantage : il peut être patient et inscrire son action dans la durée.
Je suis allé sur le site d'Immateriel voir combien d'ouvrages étaient diffusés, aux environ de 1 000.
1 000 sur 22 000 chercher l'erreur.
Ils sont prêts, ou le laisse croire, et ne veulent pas y aller.
Et même si le catalogue était entièrement dispo, il faut le marketer, faire des efforts de promo. Dire que l'on y croit, que c'est l'avenir etc.
Comment un marché peut-il démarrer sans les locomotives ?
On ne compte quand même pas sur les illustres inconnus, les sans grade, les fauchés pour lancer la machine ? C'est le monde à l'envers.

Si vous n'aimez pas l'iPad, comment en être dégouté ;-)

“An utter disappointment and abysmal failure” (Orange County Design Blog). “Consumers seem genuinely baffled by why they might need it” (Businessweek). “Nothing more than a luxury bauble that will appeal to a few gadget freaks” (Bloomberg). “Insanely great it is not” (MarketWatch). “My god, am I underwhelmed” (Gizmodo).

Le questionnaire TNS Sofres, la grande étude annuelle.

Combien de livres avez-vous acheté(s) ou lu (s) ?
1 ou 2
3 ou 4
5 à 9
Plus de 10

Quel format avez-vous acheté(s) ou lu (s) ?
Beaux livres
Format classique
Format de poche
Premiers prix
Livres numériques
Audio Livres

Vos intentions d'achat Informatique ?
Un ordinateur fixe
Un ordinateur portable
Une imprimante
Un scanner
Un disque dur externe
Une tablette numérique
Un média center

Tablettes numériques
En possédez-vous dans votre foyer ?

Si oui quelle(s) marque(s) ?
Apple iPad
Archos
Asus Eee Top
Dell Streak
HP TouchSmart
Orange Tabbee
Samsung Galaxy
Toshiba
Autres marques


Vous pouvez toujours répondre, et si jamais j'ai un jour les résultats, comparer.

Un absent : le livre électronique. C'est un info intéressante.

Que font les éditeurs ?

Salon du livre oblige nous pouvons, avant l'évènement, nous poser une question: Que font les éditeurs pour le livre numérique ?
J'avoue être circonspect quant à leur motivation, et les descentes de police en leurs locaux ne font rien pour m'ôter doutes et dépit à leur égard.
Depuis 4 ans je porte les Guides MAF de livre électroniques en tablettes.
Le premier support était l'Iliad le dernier l'iPad.
La première version était en noir et blanc, la dernière en couleur avec musiques et vidéos, je connais ce job.
Depuis 4 ans le chiffre ne bouge pas, il est devenu une sorte de référence : moins de 1% de part de marché pour le livre numérique.
Depuis 4 ans je lis des blogs, assiste à des conférences, visionne des vidéos et le discours des éditeurs, ceux qui font la pluie et le beau temps du livre, n'a pas changé d'un iota : "le livre numérique ? On y travaille."
C'est un mensonge, ils bricolent.
Pour les voir s'intéresser réellement à la question il faut leur faire la démonstration d'un gain supérieur. Et pour le moment c'est quasiment impossible.
Si les éditeurs ne sont pas coupables d'entente illicite, ils sont responsables de ne pas préparer l'avenir.
On paie des études sur le piratage du livre. C'est une rigolade, de l'argent gaspillé. Sérieusement, comment avoir une info pertinente, exploitable sur un échantillon ignorant 99% de la production éditoriale ?
Et encore j'écris une connerie car je mélange CA et nb de titres.
Je ne sais même pas quel est le pourcentage des titres disponibles en papier VS en numérique.
On reste très discret sur ce type de chiffre.
On ne voit pas un seul baromètre mesurer la pénétration du numérique dans le catalogue des éditeurs, pas un seul classement selon un item nb d'oeuvres numérisées.
Quel institut serait assez fou pour se lancer ? Il n' y a pas de pognon à se faire.
Ce n'est pas demain que l'on verra un pur player venir taquiner A Gallimard dans le classement des 500 français les plus riches.



mercredi 9 mars 2011

PlayBook et contenu

Outre le prix et les performances les constructeurs de tablettes concurrents de l'iPad doivent aussi fournir du contenu. Pour la musique RIM à signer avec 7 Digital.
Quid du livre ? Kobo ?
Si pour les US les catalogues sont riches pour la France il y a pénurie et des places à prendre.

Numérique VS papier

Dans Challenges un dossier sur Le Michelin avec cette conclusion :

"Victoire par K-O pour le Michelin. La concurrence est laminée par Internet, la chute des ventes et les coûts de production. « Ce n'est pas facile de gagner de l'argent avec un guide, indique Bertrand Clavières, ancien directeur du Gault & Millau. Il faut inventer un nouveau modèle axé sur les médias numériques et la monétisation des visiteurs. » Signe de ce marasme, en deux ans, tous les guides ont changé de propriétaire. Souvent des investisseurs attirés par le prestige, qui revendent une fois dans l'impasse financière. Gault a été racheté par le groupe Smart & Co., le Bottin gourmand par le Crédit agricole, le Champérard par le criminologue Alain Bauer, le guide Lebey par l'ancien patron de presse Gérald de Roquemaurel... « Nous mettons en place un modèle économique très léger, sans aucun salarié », explique Pierre-Yves Chupin, le nouveau directeur du Lebey. Quant au Pudlo, il s'arrête, Gilles Pudlowski préférant miser sur son blog, très influent. Seul le Routard, qui se recentre sur les critiques de bistrots, continue à prospérer. Jean-François Arnaud"

La première phrase est en contradiction avec le reste de l'article où la rentabilité du Guide Rouge est égratignée, mais l'important n'est pas là.

Sur les tables des libraires, les rayons des kiosques des titres papiers disparaissent. On peut relativiser eu égard leurs poids dans l'édition mais ce sont des signaux.

La complémentarité papier/numérique est réelle quand un titre papier est rentable, très rentable. Dans les autres cas le porte-monnaie commande une conversion 100 % numérique.

On trouve donc sur le marché une génération 100% numérique par conviction, une autre par obligation. La première est regardée avec sympathie, la seconde avec interrogation. Après eux à qui le tour, comment vont-ils s'en sortir, avec quel modèle ?

Conclusion le papier peut-être mortel.


mardi 8 mars 2011

Auto-édition le phénomène s'amplifie

Je n'ai pas pris le temps de lire ce long article, plus tard dans la soirée sans doute.
Mais visiblement avec l'Ebook le phénomène d'auto-édition s'amplifie.
J'avais proposé à Michalon (Epagine) un atelier sur le sujet pendant le Salon du Livre sur son stand. Mais pas de réponse. Dommage.
Car l'auto-édition a une limite: La diffusion.
C'est un autre métier, et visiblement Kindle le fait bien d'après les échos repris par les uns et les autres pour illustrer la chose.

PS: J'ai lu. Deux items sont intéressants :

1) le prix de vente du livre est fixé par l'auteur, suivant un mode qui va en défriser quelques uns: le travail fourni.
Un auteur a conscience de sa valeur rien à voir avec le support, le format.

2) Les relations avec les éditeurs. Il est question d'argent et de rancoeur.
Vous m'avez snobé, casquez maintenant si vous souhaitez faire du fric avec moi.

iPad2

Sur le blog de Florent Taillandier une question au sujet de la vitesse de l'iPad 2 et des avantages sur un livre numérique enrichi.
First, il faut tester la différence entre le 1 et le 2 sur le temps de chargement pour se faire une idée juste.
Sur le 1 on ne peut pas accéder immédiatement à la table des matières par exemple quand l'ouvrage est conséquent.
Idem pour la lecture des vidéos il faut attendre qu'elles soient en mémoire. C'est un peu gênant quand le livre commence par une vidéo justement, mais juste un peu.
Le gain sera sûrement intéressant, j'imagine, pour l'interactivité, un processus un peu plus compliqué qu'un simple affichage.

Boycott

Après la décision d' Harper et Collins de limiter le nombre de prêts d'un ouvrage en bibliothèque, après les décisions de Simon & Schuster ou Macmillan de ne pas vendre de livres numériques aux établissements de prêts, les bibliothécaires s'insurgent et le font savoir sur le Net.
Cette histoire de gros sous, concomitante aux coupes budgétaires, est l'occasion de revenir sur ce conflit endémique au livre, entre sa libre circulation et la juste rémunération de l'auteur et des intervenants.
L'auteur veut être lu et rémunéré, l'éditeur veut gagner de l'argent.
Le livre pour le premier est une oeuvre, et les bibliothécaires partagent ce point de vue, il me semble, pour le second le livre est un produit.
S'il nous fallait une preuve, nous l'avons. Si le business model du livre est en péril il ne circule plus. C'est terrible, c'est inadmissible.
Je ne sais pas si sur notre territoire cette situation peut se produire, mais on voit bien ici et là le grabuge poindre dans le sillage de la numérisation du livre.
Des flics chez des éditeurs, des procès peut-être, des situations conflictuels entre les différents acteurs (bibliothèques VS éditeurs, plateformes VS d'autres plateformes, auteurs VS éditeurs, le livre VS l'argent du livre etc.), ce sont 500 ans de pratiques remises en causes, et pas seulement une nouvelle écriture hypermédia sur des nouveaux supports.
En attendant l'avenir, les combats au présent sont fichtrement intéressants.

lundi 7 mars 2011

L'auto-édtion dans le grand nord

Un article pour prendre conscience du phénomène auto-édition au Canada.
Des exemples mais quel poids ? Combien d'auteurs, combien ils gagnent ?
Il peut exister des success stories mais il faut pour convaincre le lectorat des chiffres tangibles.
Le livre numérique est-il le vecteur tant attendu pour libérer une fibre littéraire souvent frustrée, à l'étroit dans sa créativité ?
C'est une belle hypothèse de travail, et Kindle ne s' y trompe pas, seulement il va falloir ramer pour la grande majorité des nouveaux aventuriers.
Il faut écrire, éditer mais surtout vendre.
Comme toutes les aventures celle de l'auto-édition est belle à vivre et si le livre électronique est un nouveau tremplin tant mieux.

Les Guides

Au détour des mémoires de Pie II écrites au 15ème siècle : "Mais Enea [le futur pape] et Hartung recrutèrent une escorte d'environ deux cents cavaliers et et fantassins, trouvèrent trois hommes sûrs qui connaissaient la montagne (on les appelles des guides)....
Il est toujours intéressant de voir surgir un mot, une fonction sous la plume d'un érudit (PieII est surnommé le pape humaniste).
Pour ceux ayant fait un peu ou bcp de montagne les guides sont des gens à part, auxquels on confie notre vie.
Rien à voir évidemment avec une liste de restos et d'hôtels.

La Xoom

J'ai fait un copier coller d'un article d'Ars Technica sur la Xoom, avec un focus sur Google Books. Visiblement le testeur n'est pas dithyrambique sur la chose, il préfère le Nook. Ce n'est pas ce qu'on lui demande mais il fait comme il le sent.

Je suis un peu largué sur cette appli Google et cet environnement Adoïd etc. Je ne sais pas si elle accepte le multimédia par exemple ?

En tous cas epub et Google ce n'est pas aujourd'hui. On est donc face à une application propriétaire pour un catalogue au "format Google", mais je peux me tromper.

HoneyComb ne serait pas le modèle de vertu si souvent mis en avant ;-) Google doit assurer des revenus comme tout le monde.


Google Books

Google Books is an e-book reader that Google launched alongside its Web-based bookstore. Honeycomb comes with a special tablet-friendly version that looks good on large form-factor devices. The application has a simple 3D book cover display that allows you to select the book you want to read.

Viewing the books in my library on the Xoom

It will format the text as two pages side-by-side in landscape orientation and as a single page in portrait orientation. The text is clear and legible for comfortable reading. When the user is reading, the application hides all of the controls, including the contents of the notification area. You can flip pages by dragging to the left or right. It displays a slick 3D page-turning animation as you drag.

Reading Great Expectations in landscape orientation
Flipping a page in the e-book reader

Controls will appear when the user taps the screen. Text display settings can be accessed by tapping the letter button in the titlebar. You can adjust the brightness, text size, typeface, and line height. A slider along the bottom allows you just jump forward through the text.

Configuring the text settings

The e-book software is good, but could use a few more improvements. The biggest issue is the lack of support for side-loading books. It would be really nice if there was a way to read arbitrary epub files in the application. Due to the lack of this feature, users will still have to rely on third-party e-book software for reading books that were obtained from other sources. Unfortunately, Aldiko—my favorite e-book application for Android—has some rendering problems on the Xoom. I also had some trouble getting the Vintage Comics application to display properly on the device.

Aside from the lack of support for side-loading, my other complaints with Google's e-book application are very minor. I appreciate its effort to minimize on-screen distractions, but I'd really prefer it to not blot out the notification area. In particular, I want to be able to see the clock on the screen when I'm reading.

I think that Google's e-book software is pretty good, but the Xoom's weight and size detract from its suitability as a device for reading books. The awkwardness of holding the Xoom in portrait orientation for long periods of time is particularly problematic in that respect. If you don't mind reading novels in landscape, which is well supported in Google's own software, then it might not be an issue for you.

If you are an Android enthusiast and regard e-book reading as an important feature in a tablet, you might be better off getting a Nook Color and modifying it to run additional software. I personally prefer the Nook Color over the Xoom for reading novels and working through my Google Reader feed.

samedi 5 mars 2011

Sur les traces de FeedBooks ?

Après FeedBooks, Calibre ouvre sa librairie on-line (après vérification on est plutôt dans l'intermédiation).
Devant la difficulté de vendre un savoir-faire (Epub agency) se tourner vers un négoce du livre semble être la solution.
Ils peuvent capitaliser l'un et l'autre sur une "marque" reconnue dans le microcosme du livre numérique, est-ce suffisant ? L'avenir le dira.
Dans la mouvance d'Epagine et son labo (un changement tactique évident où le libraire n'est plus la pierre angulaire de l'offre, cédant sa place au livre) , on peut espérer voir germer chez eux quelques bonnes idées pour séduire un chaland à la recherche d'un "monde nouveau".
Si toutes les librairies on-line se ressemblent, offrent les mêmes meilleurs ventes, les mêmes nouveauté, les mêmes prix (tarifs et récompenses), les même rayons, les mêmes filtres, le lecteur ira vers celui parlant le plus fort, c'est à dire la FNAC, Amazon ou Apple (dont les livres se déclinent soit en App, soit en Ebooks. On peut discuter de savoir si une App est un livre, mais là n'est pas la question pour le moment.)
Pourquoi encore une librairie, la vente n'est plus le seul mode permettant la lecture d'un ouvrage.
La diffusion d'un texte nu, lu ou multimédia on-line est aussi une approche pouvant séduire. Une App à développer pouvant séduire nombre de lecteurs n'ayant pas envie de stocker, ou acquérir full price un ouvrage. C'est une piste, non ?




vendredi 4 mars 2011

Lecture sur la TV

The iPad 2 will be able to output a mirror image of whatever is displayed on its screen to a TV, monitor or HD projector connected via the Digital AV Adapter and an HDMI cable. Unlike with the current AV and VGA-out 30-pin connectors, what you can output to an external screen isn’t limited to apps that have the feature enabled. Instead, the new mirroring feature works with all apps, and even with iOS itself, including the iPad’s home screen.

Imaginez votre livre numérique enrichi avec des photos extra projetée sur écran TV et de l'autre côté le même sur votre iPhone.
La lecture nomade et à domicile en grand en moyen et en petit, l'écran partout.