lundi 28 février 2011

Livre enrichis sur l'iBooks Store France.

Je n'avais pas vraiment fait attention, il existe bien une catégorie: Livres enrichis en français dans l'iBook Store France.
10 titres sont sélectionnés en vedettes dont : La Toscane de Léonard de Vinci et Quand je pense que Beethoven d'Eric-Emmanuel Schmitt.
C'est cool.
Evidemment la sélection se fait sur la forme. Il manque l'avis des lecteurs, celui de la critique et ce n'est pas rien.

Dr Dre, Eminem, une Ferrari et la tablette HP

J'aime bien le rap, j'aime bien les Ferrari, et pour la tablette il faut attendre 4'15, mais le clip est sympa.

Epub interactif, mince je ne sais pas faire.

Eyrolles sort un Epub interactif, je suis vert de rage, de jalousie.
Je ne sais pas faire.
Je n'ai pas de compétence en programmation, en Javascript (si quelqu'un veut bien m'aider je suis preneur ;-)), et n'ai pas les moyens de me les offrir.
C'est une nouvelle étape, celle de la convergence des outils du WEB vers le livre du 21ème siècle. C'est l'illustration d'un choix, celui d'Apple.
Je ne partageais pas la vue de certains sur un livre/Web, j'ai peut-être, sûrement, tort.
Nous en sommes aux balbutiements, mais l'accélération risque d'être brutale.
Complétude et autonomie seront remises en cause.
De statique le livre va devenir dynamique c'est fichetrement intéressant.
La vidéo n'est vraiment probante mais on devine bien l'intérêt



Le prêt d'un e-book. Bons et mauvais comptes.

Entre les bibliothèques et les sites spécialisés dans l'échange de livres numériques, l'évidence s'impose : comment stopper le manque à gagner ?
Concernant les bibliothèques Harper & Collins a pris une décision, un e-book sera prêtable 26 fois.
Il existe sûrement des stats pour justifier un tel chiffre.
Il existe aussi un nombre considérable d'ouvrages n'ayant jamais été emprunté dans une bibliothèque 1 fois.
Evidemment concernant le best-sellersle problème est différent.
On se l'arrache et le fait d'être numérisé permettra d'écourter la liste d'attente. Seulement le 27ème emprunteur devra soit changer de bibliothèque, de site, soit "exiger" une demande de renouvellement, après tout c'est son pognon ;-)
Les choses ne vont pas aller en se simplifiant, il se peut même que le livre numérique soit un facteur de croissance de la "fréquentation" des bibliothèques, du site on-line d'emprunt.
Certains freins au prêt du livre papier sont en effet levés, pas tous notamment la disponibilité immédiate d'un titre à sa sortie. Mais tout le monde n'a pas envie de briller au cours d'un dîner sur le dernier roman à la mode.
L'éditeur sera vite amener, comme avec les DVD, à proposer des versions à la vente, et des versions aux prêts car il faut continuer même avec le numérique à faire entrer du cash.
On peut imaginer des formules plus complexes de facturation des bibliothèques, avec des abonnement par titre ou collection, avec des planchers et des plafonds.
L'éditeur pouvant être amené à promouvoir plus fortement ce canal de lecture, de distribution.
Le libraire pourra aussi bénéficier de ce type d'infrastructure, entrer dans la danse.
Pourquoi le cantonner à la vente pure et dure?
Entre vendre peu et louer bcp il peut essayer de séduire un lectorat pressé et argenté mais sans plus.
Ca va être amusant dans les prochains mois.

dimanche 27 février 2011

I Live in the Future & Here’s How It Works.

Sur Teleread une fiche de lecture du titre en titre.
Au milieu ces phrases : "They also suggest that younger generations exposed to multimedia may find traditional print reading “not as engaging” anymore (something that was feared by some of the parents in a survey concerning kids and e-book readers that I mentioned earlier). Bilton suggests that future e-books might grow to include more multimedia, or even interactive games, to help promote learning."
Les US sont en avance, com d'hab, ils vont imposé au marché leur façon de voir com d'hab, et nous com d'hab on regarde passifs les choses se mettre en place.
J'ai non seulement écrit la même chose, mais j'ai appliqué. Pas d'écho (sauf C Grossi), pas de question, d'interrogation.
Le multimédia j'en parlais cette semaine avec des acteurs du numérique: "oui on se pose la question."
Pourquoi attendre ?
Il faudra un jour lutter avec les éditeurs américains, avec les plateformes US et si nous ne démontrons pas notre capacité à faire aussi bien si non mieux on sera marginalisé.
L'enjeu? Le progrès, c'est aussi simple.
Visiblement le mot fait peur.
Nous avons peur du progrès, de l'affronter, à l'exemple d'une loi "prisunic" pas assez protectrice d'acteurs fantômes. Foutaise.
Nous refusons le progrès au prétexte d'une exception culturelle nombriliste.
Que chacun soit doté du nez de Cyrano pour voir plus loin, des yeux de Chimène pour voir l'autre face du méchant, des oreilles de Dumbo pour ne plus être sourd aux sirènes de notre époque.
Laissons les technologies des siècles précédents aux anciens, vivons dans le nôtre et pas dans le passé.


samedi 26 février 2011

Nouvelles tablettes urgent d'attendre

Un long article de David Pogue sur le NYT au sujet de la Xoom.
Concernant le livre pas grand chose : There’s a Books app that mimics the iPad’s iBooks app, right down to the three-dimensional page-turning animation. (It accesses Google’s attractive new e-book store.) A creuser.
Pour le reste, ya ka lire, mais la conclusion nous va bien : Attendre la concurrence pour comparer.
Ca tombe bien chez nous rien n'est encore dispo, ni la 2 ni les autres dont on ne sait si elles seront un jour distribuées en France.
Malgré l'universalité d'une tablette, le choix de l'une ou l'autre sera peut-être déterminé non par son prix mais par une ou deux applications primordiales aux yeux de l'acquéreur.
Jeux, livres, vidéos ou autres, ce sont des critères en puissance pour les temps à venir.
Concernant le livre, Honeycomb dispose d'un catalogue sidérant.
Souvenons-nous des accords entre Sony et Google sur 1 million de titres je crois.
Difficile de lutter sauf sur les nouveautés, sauf sur un nouveau type d'ouvrages exploitant les caractéristiques d'un support moderne. Héritage VS modernité, passionnant.
Il va être intéressant aussi de voir les tactiques des uns et des autres au regard du livre.
Mais déjà RIM et sa PlayBook, HP et sa Slate sont, théoriquement, en difficulté sur ce segment.
Il leur sera difficile de faire mieux que....difficile de combler quelques années de retard. Je ne vois pas Google signer des accords avec eux dans un premier temps, je ne vois de caractéristiques ou d'approches révolutionnaires pour un livre n'ayant pas déjà sa place sur l'iBook Store ou l'App Store.
Encore une fois des surprises sont possibles, souhaitées.
Le divertissement, l'info semblait être la pierre angulaire de la tablette, c'est peut-être (que de peut-être dans ce post) le pro qui continuera d'assurer son succès.



jeudi 24 février 2011

A tous ceux qui hurlent sans savoir

C'est dans l'air du temps taper sur Apple et ses conditions tarifaires, contractuelles, sans être acteur, sans avoir réfléchi, sans connaître les tenants et les aboutissants.
Chez Médiapart on pense autrement.
On a réfléchi un peu et on se dit qu'il existe aussi peut-être des avantages.
Un journal, un livre doivent être lus et si l'on choisit de s'appuyer sur le leader du marché on en accepte les contraintes.
Je touche, tu touches, tu touches, je touche.
Et si ce n'est pas possible eh bien on fait autrement sans crier au scandale.

Dans le dur

Mots et Merveilles vous connaissez ?
Une librairie Bd St Marcel à Paris spécialisée dans les livres lus, les fichiers MP3 etc.
E Haddad vend du livre depuis 20 ans et quand je lui ai présenté les Guides MAF sur iPad il a été séduit.
Séduit par ma base line : "les parfums, les couleurs et les sons se répondent."
Séduit par l'approche iBook, ce sont des livres pas des CDRom.
Séduit par le concept Epagine (on va voir s'ils font bien leur boulot maintenant).
Il m'a fait rire en qualifiant l'iPad : de casserole en attente d'un contenu.
Il faut aller au charbon de temps en temps visiblement.
Une exception, Haddad, à mon avis.

mercredi 23 février 2011

Le Paragone encore d'actualité.

Discussion ce matin avec Christophe Grossi, l'animateur du blog Epagine, sur la puissance des mots.
Il lit bcp, chaque chronique suit une lecture, il écoute de la musique, il écrit, va au cinéma et pense que la littérature se suffit à elle-même pour activer toutes nos sensibilités. Le mot cristallise toutes nos expériences.
Je ne partage pas cette position, je la respecte mais la nuance (voir une Ecriture pour médianautes).
On est en plein Paragone cette dispute sur la puissance des arts divisant les acteurs de la peinture, musique et poésie aux temps d'avant Lessing et son Laocoon, mettant, paraît-il, un terme au débat.
Je n' y ai jamais cru, et l'enrichissement, possible grâce à la numérisation des images, sons et textes, repose encore la question de la puissance d'une discipline versus un autre.
C'est un débat passionnant et forcément passionné.
S'il pouvait un jour ressurgir en dehors des frontières des initiés j'en serai ravi.
En Attendant, les échanges avec Christophe me vont bien.

mardi 22 février 2011

Ipad 2 le deux mars ?

Les rumeurs vont bon train, mais le 2 mars à San Francisco, Apple organise un nouveau Show.
On verra bien!
Une seule question pour ma part : Comment permettre à un lecteur de mes guides d'inclure ses photos dans l'ouvrage si la nouvelle tablette est dotée d'une caméra au moins ?
Cette question me turlupinait encore cette après midi en travaillant sur Santa Croce.

Quand la vieille fait la leçon

Quand la vieille fait la leçon et donne un avertissement sans frais.
Supprimer la source primaire (l'auteur et le livre) et tous les parasites autour disparaîtront.
Si l'auteur ne gagne pas assez d'argent il a la possibilité aujourd'hui de faire autrement.
Pas de prédiction, bcp d'humour et une analyse objective font plus que toutes les hypothèses sur l'avenir du livre.
Clément Monjou a eu raison d'attirer notre attention sur cette présentation TOC.


Quand Flash pose problème

L'hallali quand Apple avait refusé Flash d'Adobe sur sa tablette. Aujourd'hui la première version d'HoneyComb ne supporte pas non plus Flash. Il faudra attendre quelques semaines pour voir sur la Xomm dispo le 24/02 aux US le produit du scandale. Trop drôle.
En attendant HTML5 gagne des développeurs, mieux ou pas ce sont qui décideront.

La liste du NYT

Les ebooks ont fait leur apparition dans les Best sellers du NYT.
C'est un évènement et en créant en tête de liste un classement mixte papier+numérique le journal fait de la version numérique l'équivalent du papier.
Le classement ebooks seul existe aussi mais il est presque anecdotique. Seuls les spécialistes s'attarderont sur les différences entre l'un et l'autre des classements.
Il reste maintenant à attendre une inversion du libellé Print+ebooks, puis à la disparition Print.

lundi 21 février 2011

The Atavist

Dans la série "enhanced" : The Atavist.
C'est une Apps iPad.
Défilement vertical du texte, musiques et images, positionnement géographique, chronologie, Audio book.
C'est un travail intéressant. Pour les histoires je ne sais pas, deux ou trois pages ne suffisent pas pour une opinion.
Se pose le problème de la librairie, si Apple ne touche pas ses 30 % ils vont se faire virer, mais ils toucheront peut-être.
Y a pas j'aime bien ce défilement vertical pour la lecture.
Concernant les enrichissements il faut les déclencher, enfin pas tous la musique peut accompagnée une page de lecture selon les voeux de l'auteur, cool.
Cette approche rappelle un peu l'expérience Ganaxa (pour les anciens).
Certains mots clés deviennent des "liens" vers des évènements, des objets.
D'autres expériences du même type suivront.

Atavist apporte de l'enrichissement c'est déjà bien, mais un roman enrichi demande une écriture spécifique à mon avis. Je n'ai pas encore lu le premier roman du XXI ème siècle, mais c'est dans l'air du temps.

Une nouvelle pub pour Kindle ? Pas vraiment!

Une nouvelle pub pour le Kindle avec en point de mire l'Ipad.
800 000 titres, c'est pas mal.
Lecture en plein soleil. Bof moi je n'aime, et dans le métro ou au lit le soleil ?
Léger, ouai c'est bien aussi.
Un mois de batterie, bien.
139 $ c'est presque abordable, surtout pour les jeunes visiblement visés par la pub.
Les slogans sont quand même éculés, mis à part le premier.
Et puis je regrette la nana près de la piscine dans la précédente, elle était canon.

Et pourquoi il ne débarque pas en France le Kindle?
On ne sait pas lire, pas écrire ? Les études de marché ne sont pas probantes?
Ils attendent une nouvelle mouture pour concurrencer la tablette dans un pays où la pomme a toujours été appréciée ?
C'est dommage de ne pas savoir.



dimanche 20 février 2011

Editeurs VS Libraires

Assurer une présence efficace sur Internet pour les éditeurs
et jouer la complémentarité entre supports papier et numérique.

C'est le 10 Mars à Paris avec Izibook.

C'est une autre approche, elle élimine les intermédiaires, plus de plate-forme, plus de libraire, l'éditeur est maître du jeu.
Pour le moment ils sont peu à oser, mais demain ils seront plus nombreux à vouloir maîtriser le lecteur.
A qui appartient-il ce foutu lectorat ?
La lecture sociale devrait le ramener dans le giron de l'auteur, s'il en a envie.
Si non on verra des mecs se spécialiser dans l'animation du réseau payer par l'éditeur.
La lecture sociale c'est le libraire puissance N.
Tous les éléments se mettent en place, ils arrivent, on les voit et quand ils s'imposeront on criera aux loups, trop tard.

Les principes de merde

Outre une nouvelle offre "associant un forfait smartphone et un forfait tablette" Orange via son nouveau patron annonce une nouvelle stratégie contenus : nous concentrons désormais nos forces sur notre métier d’agrégateur et de diffuseur de contenus, qu’il s’agisse de vidéo, de musique, d’information, de jeux… La logique est de nouer des partenariats les plus diversifiés possible avec de grandes marques éditrices de contenus, à qui nous apportons notre puissance de diffusion."
Cette approche ne privilégie pas la qualité ou l'innovation mais seulement la puissance. C'est un des principes de merde du monde des affaires classique. Les grands parlent aux grands point.
Les nouvelles technologies permettent, notamment le web, théoriquement de remettre en cause cet état. Mais on voit bien l'attraction des puissants sur les petits. On veut jouer comme eux, pour eux et l'on accentue leur puissance. Donner un écho à cette annonce parue dans le JDD c'est faire gratuitement de la promo pour une entreprise qui se fout de ses salariés, de ses clients et du livre numérique qui n' y voit qu'un produit.
Et comme un con je tombe dans le panneau.

samedi 19 février 2011

Enrichis, enrichis, enrichis

Les Editions du Nuage, Byook, Moving Tales, le nombre de sociétés se lançant dans l'ouvrage enrichi à la suite de Vook ou de votre serviteur croît.
C'est super.
Les stratégies diffèrent. La majorité visiblement choisi de développer une application avec des équipes pluri-disciplinaires. Ce genre d'approche rappelle le CDROM, le résultat aussi d'ailleurs.
Les investissements risquent de vite s'envoler et les bouillons de suivre.
Pour Une jolie ferme, la première maison parle d'un point mort à 10 000 exemplaires. Bon courage.


vendredi 18 février 2011

Content is supposed to be king

Ah, elle est bien bonne, cette petite intro de Daniel Lyons dans News Week.
Si j'ai bien compris son raisonnement, le contenu n'est pas l'oeuvre mais le moteur de rendu de l'oeuvre et ce qui l'entoure.
C'est plutôt bizarre comme approche. Il ne viendrait à l'idée de personne de qualifier iBooks de contenu. C'est une couche logicielle, écrite certes, mais son code n'a pas l'heur d'être élevé au niveau d'une oeuvre. Une Apps n'est pas autre chose.
Cette ambiguité sur le terme "contenu" est assez mal venue de la part d'un auteur.
Hors celui-ci pensait voir naître chez celui-là un nouveau modèle où la firme de Cupertino serait au service des autres. Doux rêveur.
Pourquoi Apple se ferait-elle promoteur du contenu ?
Chacun son métier la firme de Cupertino est concepteur de hard et le concept de tablette n'y change rien.
Le livre, le journal, le magazine, le fichier MP3 ou vidéo sont accessoires.
Une incursion est possible, rare, à l'image du catalogue des Beatles, excusez du peu.
Si demain elle décide de promouvoir du contenu enrichi, il en a été question paraît-il, pour promouvoir sa conception de ce que doit être une oeuvre sur une tablette elle le fera sans considération aucune pour le livre homothétique. Et tant mieux pour l'auteur ayant fait ce pari d'une oeuvre inexistant aux yeux de notre ministre de la culture.
On peut maintenant corriger la première phrase et écrire : Si le contenu était roi on le saurait.
La question est de savoir comment se servir des constructeurs de tablettes pour vendre du contenu, enrichi ou non.
Apps ou iBook ? Pour Androïd ou Web OS je ne sais pas encore quelles sont les options.
Avant de faire un choix il faut se souvenir que dans ce contexte les plus forts s'appellent Apple, Google, ou HP. On est sur leur terrain.
Vous pouvez dépensez un million de $ pour promouvoir votre idée géniale, ils s'en foutent ils en ont dépensé bcp plus, et veulent en gagner encore plus. Ils dictent les règles du jeu et sont à même de les changer en cours de route. Tous sont animé du même credo : l'argent est roi.
Il est dangereux de vouloir jouer selon ses propres règles, mais il n'est impossible de contourner les leurs. On peut y laisser des plumes, il faut le savoir.




jeudi 17 février 2011

Leezam out

Je me posais la question dans un précédent post de savoir où en était Leezam ?

Bibliobsession m'a répondu : "leezam ? ils viennent de faire faillite ! mais il y en a d'autres qui arrivent ! "

C'est pas cool pour plusieurs raisons:
1) La faillite d'une boîte est toujours, si elle n'est pas frauduleuse, traumatisante pour les salariés pour les entrepreneurs.
2) Si ce n'est pas un signe encourageant pour les acteurs travaillant sur le même segment, surtout si d'autres suivent, il faut tenter d'en tirer des leçons.
3) Mais c'est là que le bât blesse, car personne n'ose en parler. Dans notre petite blogosphère de bizounours, seules les bonnes nouvelles sont transmises, seuls les signaux positifs sont relayés, seul ce qui ne fâche pas est digne d'intérêt. Et surtout pas d'analyses critiques, pas de remise en cause. Comment éviter d'autres déconvenues ?

Lundi je crois, Harlequin donnait des chiffres, 10 à 15 000 ouvrages numériques par mois en France, et personne de douter. 10 ou 15 c'est déjà pas pareil, et quand on creuse un peu on se dit qu'ils font le marché du numérique à eux tout seul ou presque avec de tels chiffres.
Et tout le monde gobe.
Il serait temps de mettre en oeuvre un observatoire des ventes à l'instar du papier, car dans un an c'est 150 000 pour Harlequin, et autant pour chaque éditeur d'un poids équivalent soit un million d'ouvrages. Non ?

Ipad et la presse

Le Point n'est plus gratuit sur iPad. Après 3 mois c'est normal.
Comme il semble normal aussi de voir une offre d'abonnement via iTunes, les conditions d'Apple semblent acceptées par l'éditeur.
On verra si les tarifs sont acceptés par le lectorat.

Borders la faillite

La faillite de Borders était annoncée.
Celle de Barnes & Noble va-t-elle suivre ?
Kobo assurant la partie électronique du libraire failli tente de rassurer les clients.
C'est certainement pas facile, mais là n'est plus la question.
Celle-ci est : Le livre électronique et le livre numérique sont-ils vraiment complémentaires du livre papier ?
Ou poser autrement, le livre numérique peut-il sauver une librairie sur le déclin ou bien en est-il le fossoyeur ?
Ou encore autrement, le livre numérique a-t-il réellement besoin du libraire ?
Qui détient la réponse ou les réponses ?
Le marché. Vous, moi et tous ceux qui nous entourent dont les usages et comportements un jour changent.
Ils changent quand des sociétés comme HP, HTC, Motorola, RIM, Samsung, Apple ou Google, nous imposent un nouveau joujou: la tablette.
Si l'on aimait voir dans le lecteur de livre électronique, celui de Borders par exemple, une extension du métier de libraire, la tablette n'en fait pas partie. Si elle devient majoritaire, on aura vite la réponse, même Amazon peut se faire du soucis.

mercredi 16 février 2011

Enrichissement et la loi.

Tout le monde y va de son commentaire sur le prix du livre unique, je l'avais écrit en juillet ça ne tiendra pas. Mais bon je suis quoi moi ?
Juste un auteur d'ouvrages enrichis, des trucs selon Mitterrand qui n'existent pas : "En premier lieu, elle ne s'applique qu'au livre homothétique, c'est-à-dire au livre qui peut être imprimé sans être dénaturé, sans perte substantielle de sens, en dépit d'enrichissements accessoires éventuels propres à l'édition numérique. Bien entendu, le développement du livre numérique ira au-delà du livre homothétique, mais l'objet du texte, aujourd’hui, n'est pas de réguler ce qui n'existe pas encore. Du reste, il est probable que le marché du livre numérique sera pour l'essentiel un marché de livres homothétiques dans les quatre à cinq années à venir. C'est bien l'horizon de la loi : elle ne prétend pas réguler le marché pour le très long terme et assume une forme de modestie raisonnable en présence d'une économie en pleine construction."

C'est un peu vexant, mais d'un autre côté c'est une opportunité de faire bon comme il me semble.
Je ne suis tenu qu'à la satisfaction du lecteur, pas facile.

"Les libraires" vendant les Guides MAF aujourd'hui sont libres. Libres de discounter ou d'augmenter leur marge.

Je suis libre aussi de faire une exclusivité avec un canal, un support comme le fait Kindle avec certains auteurs.
C'est vrai pour moi mais aussi pour Leezam, ils en sont où d'ailleurs ?, et tous les ouvrages enrichis. Il en existe quand même.
Cette notion d'inexistence ne durera qu'un an, car le législateur sera forcé lors du vote sur la TVA à 5,5 % de préciser ce qu'est un livre numérique?
S'il ne le veut les contrôles fiscaux et déclarations de TVA risquent d'être rigolos....pour une fois.

mardi 15 février 2011

Pleurnicheur

J'ai lu la chronique de Bompard dans le Figaro, et ce monsieur de nous faire croire à la défense de l'exception culturelle française. Il quittera la FNAC comme il a quitté Europe 1 pour une meilleur place. Le livre il s'en fout, seule compte son image, seule compte sa marge...protégée par un texte de loi.
S'il doit affronter les majors US il sait que sa marge de manoeuvre est surtout axée autour de celle-ci. Si le législateur se mêle du commerce international il se fera retoqué par les instances internationales, on est déjà pas maître chez nous du taux de TVA alors ce n'est pas pour imposer quoique ce soit aux Américains, aux Chinois.
Voyez du côté de chez FeedBook, on l'a compris depuis longtemps, pas de frontière. Pour essayer de vivre du livre numérique il faut oser affronter Amazon, et Apple, et ne pas pleurnicher auprès des politiques.
Il faut faire preuve d'audace et de créativité, s'inspirer ne pas copier.


lundi 14 février 2011

Bannis

Le livre électronique banni des cafés indépendants New-Yorkais. J'avais lu un ouvrage sur le café (Breuvage du diable je crois) et l'auteur, un américain, s'étonnait de la complaisance des cafetier français pour le consommateur-squatter de nos terrasses.
J'imagine mal un café parisien, sans une ou deux personnes entrain de noircir des pages de papier pendant des heures, et à l'avenir sans un ou deux iPads communicants avec le monde entier.
No Kindle, iPad or Nook, no Nigger or Jews or French pendant qu'on y est.


dimanche 13 février 2011

Enhanced

Une petite discussion avec un possesseur d'iPad: Vous faites quoi avec ?
- Pour le boulot, et vous?
- Des ouvrages pour l'iBook store.
- Je ne vais pas souvent sur l'iBook store, pourquoi ne pas faire une App ?
- Je ne sais pas faire
- (Silence de mon interlocuteur puis) c'est une bonne raison.

C'est une évidence l'App est du domaine de l'iPad, le Store pas encore.
Quand on s'y promène on tombe vite sur des ouvrages en anglais, après avoir vu et revu les best sellers papier. Pas de quoi s'extasier. Assez banal, et pourtant il est copié par une concurrence sans imagination.
Une nouveauté, dorénavant les ouvrages enrichis sont distingués par un : (Enhanced Version). Qui va comprendre ? Il y a encore bcp de travail, mais il ne serait pas étonnant de voir un de ces quatre une catégorie spécifique. Du domaine du rêve peut-être ?

vendredi 11 février 2011

Des natures du livre numérique Part 3

Du livre homothétique ou "nulmérite".

Dans un éclair de clairvoyance, plutôt rare, le législateur a bien perçu deux éléments au sujet du livre numérique homothétique :

1) Il n y a pas le feu, les éditeurs ne sont pas à l'agonie, le papier continue à se vendre et booster le numérique, sur notre sol, en baissant la TVA, c'est prendre des parts de marché au papier. Qui en a envie, malgré les déclarations d'intention ?

2) En traitant le livre "nulmérite" à l'enseigne du livre papier, on ne fait aucun cas du support, c'est le contenu livre, l'oeuvre, qui est distingué,ramené à sa juste valeur. Identique au papier il sera traitée de même. Cohérent.

Evidemment je ne juge pas du processus de fabrication d'un tel ouvrage, c'est une prise de tête pour des informaticiens, mais le transfert d'un support à un autre n'apporte aucune valeur ajoutée pour le lecteur.
Un mauvais livre papier ne deviendra pas un bon livre numérique,il sera peut-être moins cher, mais on ne se souvient pas du prix de l'Archipel du Goulag.
Seulement voilà, si on me lance à la face : la numérisation homothétique c'est aussi l'éclosion du livre gratuit, celui hors droits. Je suis mouché.
De mauvaise foi je peux toujours demander si on possède des chiffres sur la lecture effective des ouvrages ainsi disponibles, mais il suffit d'une seule lecture pour m'enfoncer.
C'est le mérite de la numérisation, souvent bénévole, de s'approcher des intentions de la Déclaration des droits de l'homme pour l'accès à la culture.




Un atout pour le papier ;-)

Selon une étude US pour draguer une fille un bon "livre papier" est préférable à un iPad.
Un conseil cachez la couverture s'il s'agit de : Comment draguer pour les nuls ;-).

Suppression des guillemets

Entre diplé et guillemets, entre couleur et icônes, j'ai choisi de supprimer les premiers pour alléger le texte.
La page d'écriture restant un espace de liberté conditionné à la compréhension du texte, il me semble pouvoir remplacer les guillemets, des signes, pas des symboles.
J'y vois bcp d'avantages et peu d'inconvénients.
La page numérique couleur permet ce genre de substitution.
La couleur ne coûte pas plus cher, l'icône est manipulable facilement et visiblement les lecteurs aiment.

Visiophone VS lecture

Le TouchPad de HP, l'iPad killer ?
Je n'en sais rien en attendant si la fonction visiophone n'est pas "bloquable", elle risque bien de perturber la lecture de votre guide préféré, et ça c'est plutôt moche.

jeudi 10 février 2011

C'est insupportable

En changeant le nombre de mots par ligne avec la nouvelle version d'iBooks toute la mise en page est cassée.
Il faut stabiliser une bonne fois pour toute cette appli et laisser au fournisseur le soin de bloquer son contenu.
Font chier.

Des natures du livre numérique Part 2

La norme 3E (Ebook, Epub, Enrichi) ;-)

Secrets de fabrication ;-)) Comment faire un livre numérique enrichi ?

Lire d'abord Une écriture pour médianautes (dans toutes les bonnes librairies) pour savoir de quoi l'on cause.

Regarder la vidéo ci-dessous avec la panoplie de chez Apple. La qualité n'est pas terrible j'ai choisi le poids le plus faible, 30 MO quand même. A voir en plein écran c'est mieux.

iPhoto pour stockage des images travaillées avec Photoshop par exemple.

iMovie pour la construction du diaporama, ou j'essaie de montrer comment il est difficile d'isoler la Joconde dans l'oeuvre de Léonard.

Insertion de la séquence dans Pages, aperçu de la table des matières, et de quelques pages sur les 450 du guide.

Ensuite exportation vers Epub.

Après récup dans iTunes pour synchronisation sur l'iPad. Ensuite balayage des pages pour voir si tout est correcte (mais ça je n'ai pas capturé).

Voilà. Facile diront certains, à eux de jouer eh bienvenue au club!


Ipad 3

L'Ipad 2 n'est pas encore dispo et voilà déjà des rumeurs sur le 3. Pourquoi ? Sous la pression des annonces de la concurrence et notamment celle d'HP la 2 est déjà considérée comme obsolète par les bloggers, les analystes suivront.
Avec son WebOs et une TouchPad promise pour l'été, Cupertino serait face à son premier concurrent sérieux, c'est à dire capable d'approvisionner le marché et de se lancer dans une guerre des prix.
Avec toutes ces tablettes, le marché de la lecture numérique va-t-il se développer sur notre territoire ?
Si j'en crois l'interview de la responsable Livre de la FNAC (sur Actualitte.com), y a pas le feu. Le livre papier n'est pas en crise, alors pourquoi se saborder ? La situation aux US était différente, il fallait redoper les ventes d'ouvrages, le numérique était "indispensable", pas chez nous.
Dans un autre registre je regardais dans le métro les afiiches pour la pub de l'iPad 1, le dinosaure. Des couvertures d'ouvrages dans la bibliothèque, dont le livre de Bon sur Led Zepplin, reflet d'un marché non numérique mais papier.
La disruption rattrapée par le conservatisme, c'est drôle.
Quel est l'apport de l'iPad sur ces titres, ou l'inverse ?
Rien!
Pour finir une rencontre avec Julien Simon de Walrus au Square des Vosges. Trois tables dans un café, trois iPad, c'est branché le Marais. Victor Hugo aurait aimé.
Plus sérieusement il aborde un territoire intéressant avec les images interactives. Il faut du code derrière, du HTML5, c'est du rich média sophistiqué, seule une "ebook agency", c'est à dire des développeurs, pourra fournir ce type de compétences aux auteurs ayant le contenu.
Même constat on peut faire des choses super, mais l'argent et la volonté manque. Dommage.


samedi 5 février 2011

Des natures du livre numérique Part 1

Les divers états du livre numérique. Pourquoi il en existe plusieurs, oui. Tentons d'y voir un peu plus clair, si c'est possible, pas sûr.

Brouillon, work in progress, version 0, 1 et nouvelles nouvelles versions, full text ou enrichi, voici pour la partie auteur.
Transfert de propriété "patrimoniale" vers le lecteur, enrichissement social, hypermédia le lecteur pourra lui aussi prolonger la vie de l'oeuvre, par lui et pour lui, par lui et pour les autres etc... la (les) vraie(s) nature(s) du livre numérique est (sont) encore à inventer.
C'est plutôt intéressant de tenter d'y participer.


Work in Progress

Sur l'écran blanc, le texte s'affiche, l'image fixe ou animée suit le curseur piloté par la souris, par le retour chariot, le fichier MP3 glisse du navigateur média vers la page, vers le diaporama. Le point MOV suit le même process. Textes, images ou sons tous sont au service de l'idée.
Tout n'est pas clair, le livre numérique est fichier(s), pas encore chapitre, encore moins ouvrage. Et les fichiers s'accumulent les uns après les autres, le fil n'existe pas.
La peur de la page blanche? Connais pas ! La notion de page est caduque. Un thème un fichier, conteneur des data qui se répondent se complètent. Le poids, la résolution, le temps d'écoute, de lecture, sont les nouveaux éléments adjoints au signe. Apprentissage de nouvelles techniques, exploration de nouveaux horizons.
Nous sommes en phase de constitution, de work in progress, tâche de fond, l'idée prend une forme non aboutie. Oeuvre de l'esprit à peine matérialisée, sans cohérence pour qui débarque. C'est encore l'heure du grand n'importe quoi, pas d'auto-censure, on laisse à l'oeuvre le soin de déterminer sa propre nature. Ce WIP est-il intéressant pour le public? Au lieu de se poser la question pendant cent sept ans ( çà correspond à quoi ce laps de temps ?), autant essayer. Pourquoi? "Pour être critiquer sans trêve, ce qui excite à travailler et apporte plus de gloire. Vasari" ?
Concaténation des points docx en un PDF dans l'ordre alphabétique des noms de fichier, par exemple. C'est comme cela que je fonctionne, pas de construction linéaire. C'est le bazar mais l'essence du livre est déjà palpable. Lira qui voudra la Toscane de Michel-Ange, c'est gratuit, pas pour longtemps et pas avant une quinzaine.







Entre bouquet et 4.3

Pour la St Valentin un bouquet ou la 4.3 pour votre iPad, mesdames ?
Ni l'un ni l'autre peut-être ;-( Les rumeurs sont comme les fleurs, elles fleurissent.

Quand sur ta tablette tu écriras!

L'affaire va faire du bruit autant être informé avant le dîner de ce soir, pour briller.
C'est quand même cool ce retour aux sources. Scribe nous allons devenir.

vendredi 4 février 2011

Partiront, resteront le 31/03 ?

Bof, dans cette histoire de gros sous, on peut aussi se poser la question de savoir si un App pour lire et acheter des livres, est plus pertinente pour le lectorat, qu'une version iBook ou compatible (Epub en l'occurence), d'un ouvrage ?

Le prix ? C'est a priori le même partout sauf bug, sauf sur les ouvrages enrichis où le prix unique n'est pas applicable. Mais personne ne fait de discount pour le moment.

La qualité de l'ouvrage ? Je ne sais pas si la version Epub proposée par la majorité des Apps et gérée par Adobe passe comme c'est le cas avec Apple, par une phase de réception ?
On est plutôt casse c...... chez la pomme, mais le fichier est propre, c'est bien pour le lecteur.

Pourquoi une App alors ? Pour capter et fidéliser, retenir prisonnier, le lecteur. C'est le même objectif pour les uns et les autres, votre argent les intéresse, ils sont concurrents et n'ont pas envie de se faire de cadeaux. Il n'y a pas de bourreau, il n'y a pas de victime, c'est la même logique.

La satisfaction du lectorat est de la responsabilité de l'éditeur.
Il faut donc être dispo chez Apple, chez Sony et son Store ( s'il vous acceptent, les Guides MAF n' y ont pas été référencés, en matière d'exclusion ils s'y connaissent aussi, pas de leçon à donner si jamais l'envie....), à la FNAC etc..
C'est parfois un peu plus de travail, souvent non, Immateriel ou Epagine se chargent de ce genre de boulot, pas d'excuse alors.

L'appli de Sony, on s'en fout, celle de la FNAC, on s'en fout, elles apportent quoi à l'oeuvre ?

Rien!

Seule compte la disponibilité ou pas d'un ouvrage pour votre lecteur électronique et vu la vitesse à laquelle les catalogues croissent, ne pas y trouver son bonheur devient quasiment impossible, sauf si l'exclusivité, un épiphénomène pour le moment, vient à se généraliser.






jeudi 3 février 2011

Captation et enrichissements

En regardant la vidéo de présentation sur YouTube de Honeycomb, j'ai été impressionné par :
1) A la 13ème minute "le rendu" de la bibliothèque stockée sur la tablette et celui des pages du bouquin présenté.
2) Par la captation.
Captation d'une pensée : Il manque sur iBooks la prise de note, je ne sais pourquoi un tel oubli.
Captation d'images : Il manque sur l'iPad une caméra. Et le lecteur d'enrichir son ouvrage de vidéos, de photos. Captation par et pour lui.
Relire par exemple Chambre avec vue après avoir visité Florence et capter des séquences vidéo ou une image c'est une nouvelle lecture. Notre Dame de Paris, ou les polars de Dona Leon à Venise, du bonheur comme ils disent.
Faut-il ensuite partager nos enrichissements, eh bien c'est selon.
Evidemment l'ouvrage échappe complètement à l'auteur. Faudra s'y faire.

Pour une nouvelle lecture

Readability, propose de revenir aux sources.
Le texte et les images, pas celles de la pub, celles illustrant l'article ou le paragraphe.
Honnie soit la pub pour la start up, et pour dédommager le rédacteur: 70 % des montants d'un abonnement à ce service ou la gomme vient au secours du crayon.
Le modèle est quand même incroyable, payer pour ne plus être exposé à la pub.
Si çà, marche, et franchement je le souhaite, on arrivera enfin à une réflexion sur cette tripartition insupportable, Texte/Pub/Paiement.
Gagner de l'argent avec la pub, pourquoi pas, mais faire payer en plus le lecteur pour y être exposé, c'est vicieux.

mercredi 2 février 2011

The Daily

Après avoir lu sur actu-des-ebooks le compte rendu du lancement de The Daily, j'ai essayé de me connecter sur l'App Store, visiblement il a explosé. Il faudra attendre demain matin pour se faire une idée, car je me méfie toujours un peu des vidéos.
Il n'empêche la presse donnera le la d'une nouvelle écriture.

Google sur le front de l'Art

Art Project de Google est aujourd'hui en ligne, je trouve l'initiative intéressante.
Tout le monde n'a pas les moyens, d'aller partout dans le monde, et quand on est dans une ville nombre d'entre nous ne peuvent se payer des visites aux musées.
Concurrence avec les guides? Non je ne crois pas. Complémentarité. Il faudra essayer d'implémenter cet outil aux Guides MAF par exemple.

Concurrence avec les sites des musées ? Si les musées déjà signataires ont accepté, ils doivent y trouver un avantage. Google fait mieux et pour moins cher, voire gratuitement une visite à 360°.

Une visite "virtuelle", ne remplace pas une visite réelle, une photo ne remplace pas le tableau réel ou la sculpture etc. mais certains musées n'ont pas eu les moyens d'une présence intéressante sur le Net.

Après la littérature, la peinture, la sculpture, l'art. Faut-il s'en inquiéter ?

Chacun son job et ses moyens. Ne pas faire comme Google avant de faire contre, c'est déjà résister, non ?

mardi 1 février 2011

Intox

Samsung n'aurait pas vendu 2 000 000 de tablettes, mais livré 2 000 000 de Galaxy Tab aux revendeurs, ces derniers ayant toutes les peines du monde à s'en débarrasser.
Morale de cette histoire ?
Pour combattre Apple il faut faire mieux, aussi bien c'est pas assez, moins c'est casse-gueule.
Le secret ?
Hard, plus OS, plus applis, 30 ans d'expérience dans ces domaines, un zest d'intelligence et 430 000 chinois pour construire vos machines.
Pas donné à tout le monde.

Snobisme

On a voulu le snober, il revient en force.
Qui ?
L'argent.
Sony voulait faire du pognon sur le dos d'Apple, niet.

La FNAC, KINDLE et autres EDEN le savent, depuis l'Ipod Apple veut faire de l'argent avec le contenu, c'est pas nouveau, faut pas rêver.
Si vous voulez vendre du livre sur iPad, c'est iBooks ou bien vous vous creuser les méninges en dehors de notre périmètre. C'est possible.

Et quand Sony sortira une tablette, ils inviteront l'Ebook Store peut-être ?

Flammarion et le livre numérique ? Niet tant qu'on ne verra pas la couleur de l'argent.

FeedBook boude le Kindle, une question d'argent là encore.

C'est un filtre bien souvent , trop souvent oublié.

Les auteurs et le numérique? Quel pognon çà ma rapporte? Déjà avec le papier j'en gagne pas, alors mon contrat éditeur je m'en cogne pour 90 % ou plus d'entre eux. La seule chose de sûre, mon "A valoir", le reste c'est de la littérature.

La mutation du livre, ah la belle histoire, mais qui paye, combien on gagne ?

Gutenberg sans ses actionnaires, Manuce sans ses mécènes : c'est du rien.

Pas la peine de s'émouvoir, de crier au scandale ou victoire quand la FNAC ouvre un rayon "Non DRM", il "existait" déjà, fallait lire c'est tout. Aucun éditeur n'a été contraint a enlever des DRM sur ses ouvrages.
Le DRM c'est aussi une question pognon.

Nobokov et les papillons.

Forcément on fera quelque chose de cette histoire: Nabokov, le père de Lolita, et les papillons.
Une article à lire sur le NYT en attendant le chaos.