samedi 6 août 2011

L'auteur maître du jeu ?

L'Allemagne s'inquiète aussi des répercussions de la numérisation des livres.
Prof. Gottfried Honnefelder, Chairman of the Börsenverein (the German book industry’s lobby group) said at the Buchtage Conference in June, scoffing at the challenge presented by self-publishing: “What’s new out there that we cannot do? Use the channels of communication and distribution in a new way? Without a publisher? Without a bookstore?” There’s just one thing he forgets: now, the author is in control. The author has the opportunity to distribute and communicate effectively. Publishers’ challenge is to adapt their royalty terms and to offer solutions that provide real marketing benefits for authors. Some players do in fact overestimate their market power and refuse to adapt to the new requirements.
Via Teleread.
C'est pas encore gagné mais c'est sûr une partie des auteurs va réfléchir à la jouer solo accompagnée d'Epub agencies aux prestations diverses.
Kindle et Barnes et Noble font pas mal de trucs dans ce sens, voir par exemple la page Facebook de PubIt.
Faire semblant de ne pas voir cette révolution est stupide. Les éditeurs ne sont pas les seuls à être atteints de cécité, tout le microcosme gravitant autour du bon vieux livre papier aussi. Les journalistes, les attachés de presse, les commerciaux peuvent en effet se gausser des chiffres ridicules affichés aujourd'hui mais quand la machine s'emballera la remise en question sera trop pénible, trop dure.
Cette aversion pour le numérique est culturelle, viscérale.
Ils sont formatés comme nous le sommes, et un fdisk est une opération dangereuse.
Le lectorat est-il lui aussi culturellement attaché au papier?
Oui , au papier monnaie ;-).

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