lundi 20 juin 2011

Galéjade

J'ai pris connaissance comme vous des 11 commandements du livre enrichi. Je ne vais pas les reprendre un à un pour une analyse mais quand je lis : Auteurs, votre métier s’enrichit: désormais c’est toute une palette de médias qui s’offre à vous. Et c’est à vous d’en connaître l’étendue, de la maîtriser, et d’en apprécier les limites, je suis forcé de vous prévenir : On ne se décrète pas auteur de livre enrichi.
Le gus qui se fait déjà chier avec son intrigue, ses personnage, son écriture (il y a une interview de Djian intéressante sur ce sujet) n'a certainement pas envie de se muer en explorateur des contrées multimédia.

On ne doit pas tomber dans le piège d’ajouter tout et n’importe quoi: il faut choisir ses médias avec parcimonie et intelligence.
Ah bon et pourquoi non ? Existe-t-il des bornes à la créativité ? Les règles sont-elles déjà figées et qui décrète encore une fois ce qui est de l'ordre du n'importe quoi ?

Pour être pertinent, l’enrichissement ne doit pas venir dans un second temps: il doit être pensé pendant le processus de creation, ....
Si on pouvait maîtriser son processus de création ça serait cool. Seul Dieu étant omniscient peut avoir conscience de ce qu'il est entrain d'accomplir. Pour les autres eh bien on bricole, et on se débrouille en se disant que le mot FIN est antinomique de numérique, heureusement.
Il n'existe pas de séquence d'écriture puis d'enrichissement. L'un peut précéder l'autre, le texte peut enrichir l'image ou la musique, et le repentis tout bouleverser.
Le livre enrichi n'est pas un algorithme, j'en ai écrit quelques uns pour le savoir.
Le seul commandement qui vaille : TRANSGRESSER.

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