dimanche 19 juin 2011

Contraints et forcés ?

La Tribune n'en finit pas d'aller mal.
Sous perfusion depuis des années les journalistes du qutotidien clament avoir peur avec la nomination de Mr Rosselin d'un basculement vers le numérique à 100 %.
Et alors ! En quoi le support gêne-t-il un journaliste ? Un mot sur papier vaut-il plus que sur l'écran ?
Il signera toujours un papier et l'expression sera tenue pour mystérieuse pour la majorité des médianautes des temps futurs.
Il existe effectivement une dérive assez désagréable pour eux: la montée en puissance du blog-journaliste.
C'est par exemple Hubert Guillaud qui dans Le Monde.fr écrit plus justement sur le livre numérique que ne pourrait le faire un journaliste du quotidien.
Idem pour la natation en général ils n'y connaissent rien. Egrener les résultats d'une course est dans les cordes de tout le monde, en analyser le cours est déjà plus délicat, hors de leur savoir.
Et chacun dans sa spécialité de noter, quand il condescend à écrire, les conneries fournies par le journaliste imbu de sa personne.
Envoyer lui un mail pour le tenir informer de la parution d'un ouvrage. Vous pouvez toujours attendre pour qu'il daigne lire la première ligne de votre message. Non, il lui faut un dossier de presse dans lequel il piochera sans vergogne pour fournir à sa rédaction au article conforme à celui de son confrère. Pas de risque, pas de sueur...mais pas de gloire non plus.
Si il y a danger il ne vient pas du numérique mais d'un métier tardant à se remettre en question.
Si La tribune ne fait plus d'argent, la raison en est simple : le lectorat s'en est éloigné, et avec lui l'annonceur.
Et le numérique ne changera rien. Le mauvais traitement d'un sujet reste toujours mauvais.
Une exception Médiapart et le Canard. L'investigation est leur crédo, et de temps en temps ils soulèvent des lièvres.
L'un est 100 % numérique et l'autre non. On le voit le support n'est en rien responsable de quoi que ce soit.


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