mercredi 9 mars 2011

Numérique VS papier

Dans Challenges un dossier sur Le Michelin avec cette conclusion :

"Victoire par K-O pour le Michelin. La concurrence est laminée par Internet, la chute des ventes et les coûts de production. « Ce n'est pas facile de gagner de l'argent avec un guide, indique Bertrand Clavières, ancien directeur du Gault & Millau. Il faut inventer un nouveau modèle axé sur les médias numériques et la monétisation des visiteurs. » Signe de ce marasme, en deux ans, tous les guides ont changé de propriétaire. Souvent des investisseurs attirés par le prestige, qui revendent une fois dans l'impasse financière. Gault a été racheté par le groupe Smart & Co., le Bottin gourmand par le Crédit agricole, le Champérard par le criminologue Alain Bauer, le guide Lebey par l'ancien patron de presse Gérald de Roquemaurel... « Nous mettons en place un modèle économique très léger, sans aucun salarié », explique Pierre-Yves Chupin, le nouveau directeur du Lebey. Quant au Pudlo, il s'arrête, Gilles Pudlowski préférant miser sur son blog, très influent. Seul le Routard, qui se recentre sur les critiques de bistrots, continue à prospérer. Jean-François Arnaud"

La première phrase est en contradiction avec le reste de l'article où la rentabilité du Guide Rouge est égratignée, mais l'important n'est pas là.

Sur les tables des libraires, les rayons des kiosques des titres papiers disparaissent. On peut relativiser eu égard leurs poids dans l'édition mais ce sont des signaux.

La complémentarité papier/numérique est réelle quand un titre papier est rentable, très rentable. Dans les autres cas le porte-monnaie commande une conversion 100 % numérique.

On trouve donc sur le marché une génération 100% numérique par conviction, une autre par obligation. La première est regardée avec sympathie, la seconde avec interrogation. Après eux à qui le tour, comment vont-ils s'en sortir, avec quel modèle ?

Conclusion le papier peut-être mortel.


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