mardi 8 mars 2011

Boycott

Après la décision d' Harper et Collins de limiter le nombre de prêts d'un ouvrage en bibliothèque, après les décisions de Simon & Schuster ou Macmillan de ne pas vendre de livres numériques aux établissements de prêts, les bibliothécaires s'insurgent et le font savoir sur le Net.
Cette histoire de gros sous, concomitante aux coupes budgétaires, est l'occasion de revenir sur ce conflit endémique au livre, entre sa libre circulation et la juste rémunération de l'auteur et des intervenants.
L'auteur veut être lu et rémunéré, l'éditeur veut gagner de l'argent.
Le livre pour le premier est une oeuvre, et les bibliothécaires partagent ce point de vue, il me semble, pour le second le livre est un produit.
S'il nous fallait une preuve, nous l'avons. Si le business model du livre est en péril il ne circule plus. C'est terrible, c'est inadmissible.
Je ne sais pas si sur notre territoire cette situation peut se produire, mais on voit bien ici et là le grabuge poindre dans le sillage de la numérisation du livre.
Des flics chez des éditeurs, des procès peut-être, des situations conflictuels entre les différents acteurs (bibliothèques VS éditeurs, plateformes VS d'autres plateformes, auteurs VS éditeurs, le livre VS l'argent du livre etc.), ce sont 500 ans de pratiques remises en causes, et pas seulement une nouvelle écriture hypermédia sur des nouveaux supports.
En attendant l'avenir, les combats au présent sont fichtrement intéressants.

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