vendredi 18 février 2011

Content is supposed to be king

Ah, elle est bien bonne, cette petite intro de Daniel Lyons dans News Week.
Si j'ai bien compris son raisonnement, le contenu n'est pas l'oeuvre mais le moteur de rendu de l'oeuvre et ce qui l'entoure.
C'est plutôt bizarre comme approche. Il ne viendrait à l'idée de personne de qualifier iBooks de contenu. C'est une couche logicielle, écrite certes, mais son code n'a pas l'heur d'être élevé au niveau d'une oeuvre. Une Apps n'est pas autre chose.
Cette ambiguité sur le terme "contenu" est assez mal venue de la part d'un auteur.
Hors celui-ci pensait voir naître chez celui-là un nouveau modèle où la firme de Cupertino serait au service des autres. Doux rêveur.
Pourquoi Apple se ferait-elle promoteur du contenu ?
Chacun son métier la firme de Cupertino est concepteur de hard et le concept de tablette n'y change rien.
Le livre, le journal, le magazine, le fichier MP3 ou vidéo sont accessoires.
Une incursion est possible, rare, à l'image du catalogue des Beatles, excusez du peu.
Si demain elle décide de promouvoir du contenu enrichi, il en a été question paraît-il, pour promouvoir sa conception de ce que doit être une oeuvre sur une tablette elle le fera sans considération aucune pour le livre homothétique. Et tant mieux pour l'auteur ayant fait ce pari d'une oeuvre inexistant aux yeux de notre ministre de la culture.
On peut maintenant corriger la première phrase et écrire : Si le contenu était roi on le saurait.
La question est de savoir comment se servir des constructeurs de tablettes pour vendre du contenu, enrichi ou non.
Apps ou iBook ? Pour Androïd ou Web OS je ne sais pas encore quelles sont les options.
Avant de faire un choix il faut se souvenir que dans ce contexte les plus forts s'appellent Apple, Google, ou HP. On est sur leur terrain.
Vous pouvez dépensez un million de $ pour promouvoir votre idée géniale, ils s'en foutent ils en ont dépensé bcp plus, et veulent en gagner encore plus. Ils dictent les règles du jeu et sont à même de les changer en cours de route. Tous sont animé du même credo : l'argent est roi.
Il est dangereux de vouloir jouer selon ses propres règles, mais il n'est impossible de contourner les leurs. On peut y laisser des plumes, il faut le savoir.




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