mercredi 5 janvier 2011

Manque de financement, manque d'affaires ?

Un commentaires sur un article à la con de L'Express au sujet du livre numérique : "Tout à fait d'accord sur le fond de l'article. Mais pour le retard de la France, c'est comme d'habitude, nous somme frileux et pétris de préjugés. Nous avons lancé en 2005 livropolis.com, et à l'époque, parler à un éditeur d'un partenariat pour diffuser ses livres en lecture numérique sans se faire étrangler relevait du tour de force. Aujourd'hui, Livropolis.com va probablement fermer, faute de financements, et pour avoir eu raison trop tôt..."

Livropolis, que je ne connaissais pas, rencontre des difficultés, pas assez de cash et sûrement pas assez de CA, le public ne suit pas.
Combien de livres payants sur un livre électronique, sur un téléphone, sur un PC ou Mac ?
Ce genre de stats manquent cruellement, en tous cas moi je ne les connais pas, et si quelqu'un les connaît il ne fait pas bcp de bruit.
Je ne connais pas non plus les vrais raisons de la frilosité et des préjugés de nos concitoyens envers le livre numérique.
J'ai pas envie de les connaître car c'est ne pas admettre qu'on s'y prend comme des manches. On rejette la responsabilité sur le lectorat, c'est pas bien!
Les blogs sont à cet égard riches d'enseignements, on parle plus facilement du livre électronique, les grandes marques, les milliards investits, les prevs à la con c'est du tout cuit. On va à la facilité en somme.
Pour séduire un auditoire avec le livre numérique, on ne sait pas, on ne sait pas le faire rêver.
Pourtant il y a de l'espoir, j'a regardé ce matin trois personnes "lisant" la Toscane de Léonard sur iPad, notamment la vidéo du vol du milan sur les collines de Fiesole. C'était magique, ils ont fait silence pour écouter la musique, et ce sont retrouvés frustrés après coupure, après 1'30 de lecture. Un commentaire : "c'était apaisant", mais pas assez long peut-être. Ce n'est pas le produit qui est en cause, mais son marketing.
Cette magie a un prix, et elle est bcp moins cher qu'une tablette. Après avoir investit 500 €, ou 200 dans du hard on ne sait pas comment pousser le consommateur à devenir lecteur pour 5 ou 15 € de plus.
C'est l'enjeu, et il serait dommage que d'autres Livropolis disparaissent ou ne naissent pas.

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