lundi 17 janvier 2011

iPad et Magazines, vivement la concurrence.

Dans le NYT un article assez long sur les problèmes entre Apple et les éditeurs de presse. Chacun défend son bout de gras, normal c'est la loi du marché, du capitalisme bien portant, car quand il se porte mal le capitalisme, un peu d'intervention il accepte. Passons.
Une phrase a attirée mon attention, il s'agit du commentaire d'un lecteur jugé par le journaliste assez important pour être citée : “I’ll keep with my paper subscription. I will never pay $250 per year for an app."
Pourquoi ne pas payer 250 $ pour une app ?
La première réponse venant à l'esprit est le poids du papier dans notre inconscient. Le poids de la matérialité. Le contenu est le même (c'est bien là le problème à mon avis) mais non avec le papier j'en ai pour mon argent.
Une seconde piste est celle de l'ignorance des coûts. On pense qu'il est injuste de nous faire payer aussi cher une version numérique que son équivalent papier.
Que sait-on réellement des coûts d'une telle version ? Rien! On imagine.
C'est moins cher, soit, mais de combien ?
On trime toute la journée pour s'engraisser ou engraisser son patron, ses actionnaires, mais quand d'autres le font à notre détriment on est scandalisé.
Idem pour le livre évidemment. Il faut qu'il soit moins cher en version numérique. Pourquoi. Parce que!
Parce que quoi ?
Eh bien parce qu'on dévalorise le contenu. Le débat tourne autour de la TVA, de la fabrication, de la matière, mais pas autour du contenu et de son créateur.
Vous êtes à côté de la plaque.
L'écrit n'a plus de valeur au regard de son support, c'est insupportable.
Vendre le livre au poids est une idée somme toute assez dans l'air du temps. Et le gagnant est ....le catalogue des 3 Suisses.
En peinture on vend, on cote, à la surface, plus c'est grand, plus c'est cher ( je vous dis pas le jour ou un mec va vouloir acheter un Bansky).
Et puis de temps en temps un peintre fout le bordel en disant : vous n'y connaissez rien, payez pour mon talent, pas pour le support.
C'est qui le peintre qui a osé ?

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