mercredi 26 janvier 2011

De la propriété ?

Le livre numérique est-il aussi en train de nous imposer un nouveau modèle de propriété d'un bien culturel ?

1) DRMisé ou pas le transfert de propriété du produit livre entre l'éditeur et le lecteur est bouleversé.
La lecture d'un ouvrage numérique une fois acquis ne pose pas de problème si j'utilise le support pour lequel il a été "conçu".
Une fois lu je ne peux en faire ce que je veux:
- Le prêt est circonscris dans le temps et au support de lecture, dans le meilleur des cas.
- Le don est quasiment impossible.
- La revente aussi.
- Une relecture peut même posée problème dans les années à venir (la batterie de mon PRS505 est HS, comment je fais pour récupérer mes ouvrages sur l'iPad ?)
Pour palier à ces inconvénients plusieurs solutions sont envisageables :
- Le livre Kleenex : J'achète, je lis, je jette, ou mieux je loue (LOD), je lis, je jette.
- Le livre papier : L'éditeur propose un bundle papier+numérique, ou alors l'ouvrage numérique possède une option impression à la demande (on va chez son libraire dotée une machine à imprimer).
-Le livre "parchemin" : L'éditeur assure la pérennité de l'ouvrage, son fond est en continuel mutation au regard de l'état de l'art. Le livre est accompagné d'une traçabilité et d'un contrat de mise à jour. Même si le DRM n'est pas apposé, le lecteur doit pouvoir changer de support et de format.
Sans DRM cette option peut être du ressort du lecteur, on met à sa disposition les outils idoines.
Tous ces scenarii ne sont pas forcément simples à mettre en oeuvre, loin de là, mais ils s'imposeront très rapidement sous la pression du lectorat.

2) Dans le cadre de la lecture sociale il est loisible d'imaginer le transfert de l'oeuvre entre l'auteur et les lecteurs bien bouleversé aussi.
Les lecteurs peuvent imposer une nouvelle version en:
- Corrigeant les erreurs (l'intégrité n'est pas touchée).
- Enrichissant le contenu (il y a échappement).
- la traduisant, et d'autres options dont je n'ai pas idée (échappement là aussi).
L'auteur peut accepter ou pas, l'échappement de l'oeuvre avec en corrélation la mesure de celui-ci.
Quelles sont les "bornes des limites" à ne pas dépasser, si il en fixe ?

Je n'ai pas encore toutes les réponses, mais la simple homothétie papier/numérique est déjà caduque.
Il faut se poser d'autres questions avant de subir des mutations, tenter de les anticiper pour en être moteur.
Et seul dans mon coin c'est pas facile, impossible.




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