mercredi 30 novembre 2011

Bradbury Fahrenheit 451 en Ebook.



Fahrenheit 451 (image extraite de la vidéo d'Une écriture pour médianautes) en Ebook. L'auteur culte a longtemps résisté mais :

Bradbury's agent, Michael Congdon, said Tuesday that rights for Bradbury's book were expiring and that the growing digital market, estimated at 20 percent or higher of overall sales, made a deal for e-books inevitable....

"We explained the situation to him (Bradbury) that a new contract wouldn't be possible without e-book rights," said Congdon, who added that six publishers had been interested. "He understood and gave us the right to go ahead."

lundi 28 novembre 2011

Guides Toscane sur iPad.

Visiter la Toscane avec les yeux de Léonard de Vinci.
Si l'aventure vous tente acheter l'ebook (386 pages, illustrations, vidéos, musiques) pour iPad sur l'iBookStore d'Apple.

Sommaire :
L'Etrurie
l'Arno
Vinci
Paysage Toscan
Anchiano
Bacchereto
Anghiari/Arezzo
San Genaro
Castellina in Chianti
Florence
Fiesole
Pise
Pise alentours
Piombino

Ebooks VS Papier ou Xylographie VS papier.

"Ce qui me fait estimer que certaines chansons rurales trassées sus raboteuses escorces d’arbres, ne cõtentent aucunes fois moins les lecteurs, que plusieurs poemes laborieusement composez & escriptz, en beaux characteres sus feuilletz de livres dorez."

Du support rien à foutre. Jacopo Sannazzaro. Arcadie (1485)

Seulement voilà nous ne sommes plus au 15ème siècle, et le contenu peut varier en faisant exploser grâce au numérique, les barrières entre les arts.

samedi 26 novembre 2011

Si Eiffel s'était inspiré de Léonard ?

Si Gustave s'était inspiré de Léonard de Vinci pour la tour portant aujourd'hui son nom et symbole de Paris ?
L'esquisse est relative au projet de la tour lanterne du Dôme de Milan.
C'est quand même troublant, non ?

jeudi 17 novembre 2011

Ebook Léonard de Vinci

Sommaire sommaire de Léonard de Vinci, voyages en Italie du nord.
Locarno (ça commence mal c'est en Suisse)
idem pour Ponte Capriasca
Milan (ouf)
Intro
Eglises (5 items)
Sites (12 items)
227 pages
Venise
Lieux et monuments (5 items)
Musée (1 item)
Eglises (1 item)
Terre Ferme (1 item)
75 pages
C'est la V1 la V2 pour je ne sais pas quand, avant l'expo Léonard au Louvre ainsi que toutes les mises à jour sur les précédents ouvrages. Et il y en a plein.

mercredi 9 novembre 2011

Bonne nouvelle.

Bonne nouvelle Adobe abandonne Flash pour les mobiles.

Les tablettes ayant misées sur cette technologie pour se distinguer de l' iPad , changeront de message promotionnel et iront vers HTML 5 dont profitera Epub.

Le lecteur d'ebook, Adobe Digital Edition, développé en Flash pour les PCs et Macs sera sûrement abandonné. De toutes façons c'était un produit merdique.

Devant cet abandon les sociétés ayant misé sur Adobe pour leur moteur de rendu et la gestion des DRM devraient réfléchir sur la vraie motivation de cette entreprise sur ce segment de marché.

dimanche 9 octobre 2011

Sur Epagine

Fin juillet un petit exercice critique à la demande de Christophe Grossi, l'animateur du blog Epagine.
Très enthousiaste j'ai choisi Bug Made in France d'OPDA.
Titre alléchant, intro mentionnant le Kindle, je me suis laissé séduire. Le reste est à lire sur leur blog.
Force est de constaté la place unique, pour moi, d'Epagine dans le paysage du livre numérique.
Qui, d'Immateriel, I-Kiosque, La Fnac, Kindle ou iTunes, me laissera m'exprimer en toute liberté ?
Personne !
Qui me proposera pour régler les problèmes techniques posés par un fichier Epub d'en discuter avec ses techniciens?
Personne !
Qui prendra la peine de lire, avant d'en faire la critique, un de mes ouvrages ?
Personne !
Ils ne sont pas parfaits, certains clients râlent, mais mon principal reproche serait leur approche homothétique.
Choisir comme canal de distribution les libraires, est-ce vraiment pertinent encore aujourd'hui ?
Comment se démarquer quand votre catalogue est partagé avec vos concurrents? Quelles valeur ajoutée quand vos vitrines , vos tables, vos prix sont identiques ?

Pas facile. Je n'ai pas toutes les réponses mais j'ai deux ou trois propositions:
Ayant fait le choix de l'Epub à 100 %, un pari risqué, je leur propose d'abandonner une communication sur ce format, dont les gens se foutent, pour mettre en avant l'iPad et l'iPhone, la gamme de chez Bookeen ou d'un autre fabricant compatible avec ce format.
Mettre en avant le joujou préféré du lecteur c'est quand même plus sexy, non ?

Je peur propose aussi de mettre en avant l'éditeur de s'effacer pour un profit commun.
La recherche d'un ouvrage sur un moteur peut se faire, par son titre, son auteur ou l'éditeur, dans tous les cas la maison d'édition est bien placée.
Mais bon c'est leur pognon alors il font ce qu'ils veulent et ils ont certainement d'autres idées.

samedi 8 octobre 2011

Y être ou pas ?

En final de la coupe du monde rugby contre les Black, non pas encore.
Sur l'Amazon Kindle store.
Pour 99, 9 puissance n % des éditeurs c'est une évidence. Il faut se soumettre, en préservant si possible les marges. Pourquoi maintenant ?
Au diable Epub 1, 2, ou 3, Amazon dicte sa loi.
Au diable l'abandon des DRM, Amazon dicte sa loi.
Et tous les pourfendeurs d'un système propriétaire, fermé, contraignant pour le lecteur de fermer leur gueule , quelle misère!
Techniquement l'offre France n'a rien d'extraordinaire. C'est l'économique qui prime.
A 99 € le reader, avec une TVA qui va baisser dans quelques semaines et un effort des éditeurs sur le prix du livre numérique les conditions sont là pour séduire un marché de masse.
Il faudra dans les semaines qui suivent regarder dans le métro ou les bus, dans le train ou les tram si le Kindle fait son apparition. Le soleil et la plage on oublie, c'est dans un an.
Les romans, les essais, les nouvelles vont se lover dans cet environnement sans perte de qualité. C'est super ils vont permettre d'éduquer le marché.
Pour ma part il est urgent d'attendre avant de mobiliser quelque énergie que ce soit.
Quand Immateriel m'a envoyé un mail pour les autoriser à transformer mes guides hypermédia au format Kindle. J'ai dit non.
J'ai déjà et depuis longtemps un titre sur le Kindle Store, c'est du noir et blanc sans enrichissement un truc de moindre valeur à mes yeux. Je voulais tester. Et le résultat est passable, sans plus.
Aller sur le Kindle 4 c'est faire machine arrière toute, j'y serais peut-être obliger mais pas pour le moment.


mardi 4 octobre 2011

INCOHERENCE


Pourquoi les techniciens de chez Apple se cassent le c.. à intégrer toutes les fonctionnalités Epub3 ou presque et ceux de chez iTunes (c'est pas la même société) s'en foutent et continuent à promouvoir les titres homothétiques ? Depuis 1 an les seconds rament et ne se posent qu'une question comment faire grossir le catalogue. Chez Amazon c'est la même chose.En fait ni les uns, ni les autres ne sont en disruption. Livres papier ou numériques pour eux c'est la même chose.Ils font le même métier, ils se posent les mêmes questions, ils font comme avant.Alors chez les uns et chez les autres ont retrouve les mêmes titres, les mêmes solutions de facilités. Ils peuvent permuter, retourner chez Gutenberg sans être le moins du monde perturber.C'est drôle et lamentable en même temps.

mardi 20 septembre 2011

A la manière de .....

Voilà j'en ai ma claque des billets sur le livre numérique, sur le livre électronique etc. Dans la forme il s'entend. D'autres savent mieux que moi vendre leur soupe, surtout celles des autres.
Pour m'exprimer sur le sujet je vais m'adonner à des exercices de style, c'est bénéfique pour mon écriture et c'est rigolo. Pour cette première, pour moi, j'ai choisi l'Apocalypse de Jean. Choisi n'est pas le bon terme le texte s'est plutôt imposé.

Le 8ème sceau.

Les flammes du chandelier à sept branches s’assemblèrent pour ne faire qu’une pour la 8ème fois, et l’ange dans l’ombre de dieu apparu à la lumière.

En sa main une tablette.

Celui siégeant sur son trône s’en saisi.

Il se fit sur la terre alors un grand silence qui du Pacifique à l’Atlantique de l’Arctique à l’Antarctique fit trembler le câble.

En soufflant dans sa trompette l’ange libéra une nuée d’un et de zéro.

Une foule immense, indénombrable, de toutes les nations, de toutes les tribus, peuples et langues leva les yeux vit apparaître les quatre animaux, et entendit la voix de l’ange : qui est digne, ne craint point ?

Mais nul ne réagit, dans le désert, sur et sous la mer, sur la montagne, dans les terres, dans les villes, personne n’avait semble-t-il le vouloir, d’accepter la tablette des mains de Dieu.

Sur mon tas d’ordures, moi, fils de mon père de la lignée d’Isaïe et fille de ma mère de la lignée de la sibylle, un et une, je me désolais.

Il était loin le temps où Iahvé les confondit pour avoir fait preuve d’orgueil, pour surmonter l’impossible, parler d’une seule langue, se faire un nom, construire une tour haute jusqu’aux cieux.

Ils acceptèrent d’être dispersés, ils acceptèrent d’être jour et nuit en quête de la connaissance, mais ils ne cessèrent de bâtir. Toujours dans la crainte. Et cette peur aujourd’hui les médusait.

Moi, un et une sur mon tas d’ordures je me désolais.

Ne pleure pas entendis-je ! Ecoute :

A Alexandrie les nouvelles œuvres ont dépassées en nombre les premières.

Dans les villes vêtues de verre et d’acier, de béton et d’or, je sais la pauvreté. Tu te désespères, pourtant une manne cachée, est là. Elle attend.

A Philadelphie la clé de David a décrypté un nouveau code.

A Pergame, on regrette le parchemin, le calame et l’encre noire de la sèche. Ce temps n’est plus, l’enfant le sait, l’écran est son jouet, son outil.

Au Pont d’Or, je sais tes œuvres, ton labeur, ta créativité et ta persévérance. Tu mets à l’épreuve ceux dont les yeux sont fermés. Tu n’es plus seul !

Dans la ville de lumière on n’est ni froid, ni bouillant, on est tiède. Parce qu’on y est tiède je te vomis par ma bouche ville du tas de fer arrogant.

Alors du haut de non tas d’ordures, au milieu des peuples, je vis un être mâle et femelle, un et une, se lever, et, fort de son libre arbitre tendre sa main pour recevoir la tablette de la main droite de celui l’ayant un jour d’un tas de limon créé et bénit.

Seul apte à rompre le 8ème sceau, l’androgyne effleura l’écran, et les livres, écrits au-dedans et au-dehors, la musique jouée et chantée, les images fixes et animées, les chiffres et les nombres, les ondes et les courants, les pierres et les astres, tous et toutes convergèrent vers lui en un flot discontinu.

Alors les 21 000 de la tribu de l’encre électrique,

les 21 000 de la tribu de l’arbre numérique,

les 21 000 de la tribu de l’écriture hypermédia,

les 21 000 de la tribu des médianautes,

les 21 000 de la tribu du pays des lettres, nombres et notes,

les 21 000 de la tribu de l’expérience

les 21 000 de la tribu du point et de la ligne,

les 21 000 de la tribu de l’arachnide, furent tous marqués, du sceau de la modernité, le huitième, à jamais brisé.

Ils pouvaient maintenant se connecter, se grouper, échanger, pour bâtir des temps nouveaux, des savoirs nouveaux.

Protégés contre une foule immense, indénombrable, de toutes les nations, de toutes les autres tribus, peuples et langues, une foule en colère ; ils surent faire preuve de discernement, au contraire de l’homme se lamentant en haut de sa tour : Et que fera le point, que fera la tablette d’écriture si là-haut, le pilier du ciel est ébranlé ? Montrant le poing, jetant la pierre, il se lamentait, regrettait le passé, redoutait l’avenir.

Au sein de la secte analogique on était inquiet car nul ne pouvait plus acheter ou vendre. Nul ne pouvait ignorer ce signe apparu sur les frontons de leur orgueil le chiffre de leur nom inscrit en lettre de lumière : 666.

Que celui qui a des oreilles entende : c’est l’heure de la persévérance et de la foi en toi.

C’est l’heure d’une nouvelle Sophia, d’une nouvelle renaissance, où toutes les parties sont unes et indissociables.

L’heure où le peintre est écrivain et compositeur, l’heure où le sculpteur est fondeur, chantre et écrivain, l’heure où l’architecte est ingénieur, pianiste et écrivain.

L’heure, où le savoir des uns pénètre le vouloir des autres.

L’heure, où le travail de l’ignoré prend le pas sur l’esbroufe de l’ignorant. L’heure, où tous les trésors de la créativité sont accessibles à tous.

L’heure où le fond efface la forme, où seule la pourpre juge la pourpre.

Mais toi dont les oreilles sont mortes du cri de la bête, dont les yeux ce sont détournés de la lumière du savoir, de la sagesse.

Toi qui a vécu, pour plus d’acier dans la grande cité vêtue d’acier, pour plus naphte dans les grandes jarre de naphte, pour plus de béton et de verre dans tes maisons de béton et de verre, pour plus d’or dans ton coffre d’or, pour plus de pierres précieuses et de perles au cou de ton épouse, tremble :

Ton savoir est aujourd’hui tributaire de ta mémoire, et les tablettes d’argile entre des murs d’adobe n’y changeront rien, demain soir seul le sable en gardera la trace.

Les mots de tes parchemins, les notes de tes partitions, les images de tes pellicules se délitent sous l’attraction du un et du zéro et laissent vides le maroquin marqué aux lettres d’or, lisse le vinyle, rouillée la boîte de métal, vierge la tablette d’argile, noir le papyrus.

Ta sensibilité gravée sur le plastique n’est plus activée.

Ton sixième sens est à jamais enfoui au tréfonds des limbes.

Ton enfant s’éloigne de toi et de ta lignée à jamais prostituée au passé.

Et l’ange demain s’écriera d’une voix forte :

Elle est tombée, elle est tombée, la grande cité d’acier, de verre, de naphte et d’or.

Les piliers du ciel sont à jamais ébranlés et ceux de l’orgueilleuse bibliothèque à jamais brisés, rien n’est plus comme avant.

Evanouie la collection des idolâtres du vélin, de la pâte à papier, de l’odeur pourrie de l’encre. Réduite à néant.

La boutique du marchand n’est plus, les rats l’ont nettoyée, la poussière est dorénavant son trésor.

En effleurant la tablette l’androgyne, une et un, a jeté à bas la cité prostituée.

En effleurant la tablette l’androgyne, un et une, libéra le livre des origines et celui du futur, et les quatre animaux dans le ciel de disparaître, laissant la parole, douce comme le miel, enchantée nos oreilles.

Et moi, une et un, sur mon tas d’ordures je pleure des larmes de joie.

samedi 17 septembre 2011

Qu'attendre des médias traditionnels ?

Rien, c'est une évidence quand toute la semaine vous suivez Begbeider sur Canal+, sur Europe 1 et la semaine précédente sur France Inter, dans le Point.
Tous sont complices, sans aucune approche critique, sans le moindre questionnement, ils gobent une opinion bâtie sur des assertions.
Le point d'orgue de cet état d'esprit est levé par Christophe Grossi sur son blog, à propos d'un ouvrage sur le devenir de la librairie. Il voit son billet plagié par une journaliste de Livre Hebdo. Leur boulot est quand même plutôt peinard, prendre un dossier de presse en tirer deux ou trois phrases clés et broder autour. Même pas besoin de lire l'ouvrage, si non ils auraient débusqués à leur sortie les plagiats aujourd'hui défrayant la chronique.
Qui sont les victimes de ces connivences, malhonnêteté et fainéantise ?
En premier lieu les lecteurs de ces médias. On les trompe honteusement et ce depuis des années, sans vergogne, sans contrition.
Seulement les choses changent, un peu, un peu seulement malheureusement. Les plagiés se rebiffent, et les lecteurs manifestent de plus en plus souvent leur mécontentement.
Peu importe le sujet. Lire les commentaires des articles accessibles dans les éditions .FR de ces médias est riche d'enseignements.
L'imposture commence à lasser les gens sérieux, ceux qui en ont marre d'être pris pour des gogos.



jeudi 15 septembre 2011

Un échec du Kindle en France ?

Visiblement Idboox est plus rapide ;-) elle a déjà publié un post sur le sujet.

Au diable la partialité, l'intelligence pas le temps en ce moment. Les chiffres sont si non surprenants au moins intéressants. Apple cavale toujours en tête et les tablettes commencent sérieusement à entamer le marché des readers.
Androïd prend un coup de barre, et RIM fait ce qu'elle peut.
Il est temps pour Amazon de réagir.
C'est fou comme les positions semblent fragiles.
On pourrait même imaginer un échec du Kindle en France.


lundi 12 septembre 2011

Faites place...aux gros !

Avec l'annonce d'un service de streaming pour livres numériques, Amazon coupe l'herbe sous le pied de 24 Symbols.
A y réfléchir on ne voit pas bcp de startup réussir à s'imposer sur ce segment de marché qu'est le livre numérique, voir électronique.
Pourquoi ?
La réponse la plus évidente est donnée par les acteurs en lice, Apple, Google, Amazon, B&N, Adobe et bientôt Microsoft, Samsung, que du lourd, du très lourd. Pour eux l'intégration verticale, horizontale, voir oblique n'est pas un vain mot. Seules le miettes peuvent être ramassées. Dès qu'une idée surgit, ils s'en emparent où la bloquent par des moyens pas toujours élégants.
Le seul domaine laissé à la portée d'une jeune pousse se situe dans l'exploration d'une nouvelle écriture et encore. Un auteur sous licence Microsoft ou Apple pourquoi pas ?
Même les readers, ces moteurs de rendus, semblent voués à rester marginaux, qui est prêt à parier sur la pérennité d'Aldiko, sur le succès de Mantano ?
Idem pour les solutions de lecture sociale.
Cette politique d'intégration n'est pas née au cours d'une réunion de marketing, elle s'impose par l'essence même du produit livre numérique.
Aucune partie n'est dissociable du tout.
On est en plein néo-platonisme.
Il était déjà difficile de distinguer le livre, l'oeuvre, de son support, dans quelques années il sera encore plus difficile de distinguer l'oeuvre des ses satellites.
Certains ne peuvent imaginer aujourd'hui un livre sans libraire, dans 10 ans on imaginera plus un livre sans un réseau de lecteurs, je vais au plus facile, intervenant dans sa réalisation, dans sa diffusion, dans sa création aussi.
Il sera vain d'essayer d'évaluer dans ces conditions la contribution au succès de tel ou tel titre, tout y contribuera, et seuls les gros seront à même de maîtriser cette nouvelle chaîne du livre.


vendredi 9 septembre 2011

Nouvelles bagarres en perspective

Windows sur les tablettes Samsung. Le réveil de Redmond. On va voir quel moteur de rendu pour Epub.
Windows, Androïd, Ios, c'est intéressant, il y aura du cash pour promouvoir telle ou telle solution et le livre numérique en bénéficiera forcément. Enfin j'espère.
Une nouvelle collection aussi chez Apple Quick Read, Amazon est nettement visé.
By combining their content.....
Depuis des années je tente de convaincre mon entourage, les fabricants de livres électroniques, les journalistes, les blogueurs, je suis même allé voir les Guides Michelin, les libraires, Amazon et Itunes France, du potentiel d'un guide numérique. Depuis des années le scepticisme, les sourires narquois, les non réponses, sont de rigueur. Depuis des années c'est la galère.
Un mode de pensée homothétique les contraint, vous contraint, à ne pas être en disruption, à ne pas se projeter, vous projeter dans l'avenir.
Il existe une anecdote assez célèbre pouvant décrire ce type de situation. Léonard de Vinci est à Rome avec le pape Léon X. Celui-ci lui commande une oeuvre et passe un jour voir le peintre dans ses appartements du Belvédère. Il le voit s'adonner à des expérience chimiques sur les vernis de finition et le pontife de déclarer en sortant : Hélas ! En voilà un qui n'aboutira à rien, il pense au terme de l'ouvrage avant de l'avoir commencé.
Les faits ont donné raison au Médicis, le tableau ne fut jamais réalisé, Julien son frère et mécène de l'artiste, meure. Sans protection le Vinci quitte Rome pour Amboise. Mais l'histoire retiendra pour l'éternité ses vernis recouvrant la Joconde et le saint Jean dont on tente encore de percer les secrets.
Un guide numérique ne peut plus être sa transposition pure et simple du papier, il faut innover, utiliser toutes les ressources de la numérisation, penser au-delà des premiers mots, des premières esquisses.
Pour le faire comprendre il faut attendre qu'un Google en soit conscient et mette un paquet de pognon en disant : nous ont va le faire, et tout le monde de s'éveiller, de s'émervieller.
C'est dingue.

jeudi 8 septembre 2011

Quand Google rachète Zagat.

Quand je parlais de Zagat.
Google les a racheté, il y a évidemment plein de truc à faire avec des versions numériques.

La peur du numérique.

Que reproche-t-on au livre numérique/électronique ?

Des on-dits, simplement (cf Les Affranchis du 7/09 sur France Inter, par exemple) alimentés par la peur.

1) Destructions d'emplois et disparition des libraires : Les libraires en France ne sont pas poussés au dépôt de bilan par le livre numérique, mais par une baisse du lectorat, une augmentation des loyers, des frais de salaires. avec 1 ou 2 % de CA, paraît-il, on ne fout pas en l'air une profession , qui plus est peut vendre du numérique si elle le souhaite en conservant une marge honorable (30 %).
Chez l'éditeur c'est sûr des postes vont sauter, combien je n'en sais rien.

2) Lire sur un écran est un supplice: La majorité des gens avançant cet argument n'a pas lu sur une tablette ou un Kindle un livre numérique. C'est le royaume de l'assertion.

3) Le prix : Ne rentrons pas dans le débat de la valeur d'un livre, mais franchement les opinions sont a prendre avec des pincettes, car il s'agit d'opinions justement. 8€99 pour la Toscane de Léonard, d'aucuns ne trouvent pas cela cher, et d'autres hors de prix car dépassant une barrière imaginaire du prix d'un fichier (5 €).
Le problème est la comparaison avec le papier.
Sans repère l'acte d'achat fait appel à d'autres ressorts. Si une version papier est vendue 20€, 10€ pour la version numérique semble être acceptable.

4) Mauvaise qualité de la version numérique, fautes et mise en page. Oui c'est vrai, notamment sur le gratuit. Mais que dire par exemple de la dernière version des Lettres de Michel-Ange éditées par les Belles Lettres justement, en bilingue à 70 euros (sur papier il s'entend). Laissons de côté le mensonge sur une première disponibilité en langue française, il existe une édition de 1923, pour s'attarder sur la quatrième de couverture par exemple avec 4 fautes d'orthographe pour un quinzaine de lignes. Le reste étant à l'avenant évidemment.
Numérique ou papier , la façon de travailler est la même. Un correcteur ça coûte. 4 corrections au lancement de la Pléiade, aujourd'hui 2. Le numérique n'a rien à voir.
La mise en page est plus problématique. Si je choisis un format, un type de caractères etc.. pour une lecture et une mise en page des images et vidéos, la liberté laissée au lecteur de changer cela casse tout. Et encore une fois je le répète une mise en page avec Epub reste un exercice délicat, les chose vont mieux, la gestion des tableaux par exemple, mais c'est encore galère.

Pour vaincre cette peur , il faut expliquer et continuer de faire des efforts, surtout ne pas se gausser de cette peur. Elle est légitime.

mardi 6 septembre 2011

Modèle homothétique.

Adrien Gardeur (FeedBooks) nous avait mis en garde il y a 2 ou 3 ans sur l'importance du moteur de rendu. C'est toujours vrai aujourd'hui. Voici par exemple une réponse du leader des applis livres sur Androïd : the Aldiko ebook reader app cannot play videos and music due to the restriction of Adobe's rendering engine.
C'est vrai aussi pour l'iPad si vous utilisez BlueFire par exemple.
En choisissant Adobe, Epagine ou Mantano et les autres s'affranchissent du coeur du moteur pour se consacrer à d'autres fonctions, mais pas d'enrichissement.
On comprend.
99,9 % des ouvrages sont en mode texte et une ou plusieurs images ne changent rien au rendu, Adobe s'est fendu d'une balise image dans son produit. Mais pas plus.
Où réside la valeur ajoutée entre tel ou tel reader ? Dans une couche annexe : lecture sociale notamment (Kobo). Difficile d'être vraiment meilleur si tous utilisent le même moteur bridée.
Quid d'Amazon ? Très franchement je n'en sais rien. Il existe quelque part une liste, inaccessible, des balises utilisées par Vook pour ses ouvrages enrichis sur Kindle.
Aussi quand on me propose le transfert d'une version Epub/iBook pour le Kindle Mac, iPad ou Androïd, pour une commercialisation sur les plateformes Amazon UK ou DE avant l'ouverture de FR, je suis très sceptique sur le résultat.
Le moteur de rendu est un élément essentiel pour le succès du livre numérique, seuls en sont conscients les spécialistes.
On peut me bassiner avec Epub, si toutes les caractéristiques du format ne sont pas implémentées, ce n'est qu'un embryon d'Epub et on trompe le lectorat.
Il existe une énorme différence entre l'Epub d' Apple et celui d'Adobe. Ce dernier est en version initiale, il n'a pas bougé d'un iota depuis la première version d'ADE, il y 4 ou 5 ans.
En fait le modèle homothétique s'applique au livre, au prix unique, et il caractérise pour le moment la grande majorité des acteurs du livre numérique. C'est pas cool.

Faire savoir


samedi 3 septembre 2011

On s'emmerde

Alors une tablette 7" pour Amazon au mois de Novembre pour les US c'est quasiment certain. Et pour la France ? Depuis 8 ou 9 mois et une interview au Figaro Média on attend. Quoi exactement ? La disponibilité d'un matériel, un catalogue numérique avec quelques dizaines de milliers de titres, les deux, la décision du boss, Deus ex machina ? On va encore voir Noël passé sans une offre concurrente à l'iPad ? Le manque de concurrence nuit, même à Apple dont les campagnes de Pub sont sans saveur, créativité. On passe devant, un point c'est tout,. Va falloir faire plus pour décrocher de la queue de peloton. Nos amis blogueurs sont tellement dépités qu'ils préfèrent se tourner vers les marchés "exotiques": fin fond de l'Europe, de l'Amérique du sud, des Malouines. On commence à se s'emmerder dur sur ce créneau, je vous le dis.

mercredi 31 août 2011

BookTrack bis.

N’en déplaise aux censeurs, ceux dont l’opinion reste sans fondement (cf les commentaires sur Ebouquin), l’expérience BookTrack est intéressante.

J’ai enfin trouvé comment lancer le titre, il faut quand il apparaît en haut de la table des matières pointer dessus.

J’ai lu quelques pages de 3 ouvrages dispos : The Selfish Giant, Ugly Duckling, Sherlock Holmes.

First ma lecture en anglais n’est pas fluently, j’ai donc ralenti le curseur à moins de 279 mots par minute.

Ensuite je me suis laissé allé aux trois modes simultanés : Ambiance, effets sonores et musiques.

La dernière ma vite dérangée, trop mièvre, elle n’est pas à mon goût. Elle est répétitive, j’adore Glass, mais n’apporte pas, dans les cas présents, grand chose au texte. C’est plus à mon sens un mauvais choix, pour des raisons économique peut-être. On peut la squeezer et rester avec les effets sonores et l’ambiance.

Seulement le feu dans la cheminé qui crépite, les gamins qui hurlent, les pas, ou le mec qui se mouche, tout est par trop conventionnel.

On le voit cette approche est délicate et paradoxalement j’aurai aimé entendre le texte, audio livre, et ne pas le lire.

Pour ma part j’ai choisi d’autres voies, laisser au lecteur la possibilité d’écouter ou pas la musique, et je ne me vois pas ajouter des coups de marteau quand dans l’atelier de Michel-Ange nous sommes.

Mais nous sommes aux balbutiements de l’hypermédia ? Apposer sur une œuvre ce type d’enrichissement est forcément risqué.

Mais c’est faisable, il faut y travailler encore et choisir des livres s’y prêtant. Dante nous invite souvent, dans sa Divine Comédie, à écouter des musiques, celle des troubadours ou sacrée. C’est là un gisement plus adéquate, mais il faut du temps et de l’argent.

lundi 29 août 2011

Kobo et le rich média

Nouvelle version pour KOBO.

Kobo iOS app users gain access to exclusive and enhanced book content, and experience unique and entertaining way of sharing their reading progress with friends.

"Enhanced book content", j'ai hâte de tester. Pour l'instant le 4.5.2 n'est pas dispo en France. Combien de temps encore à attendre ? Après iBook, Kobo fait le grand saut dans le richmédia ? Alors quoi ?
Eh bien une comparaison entre les performances de l'un et de l'autre, et puis un peu de buzz pour tenter de séduire d'autres auteurs et des lecteurs. Si les mecs de chez Apple et de Kobo s'intéressent à la chose ce n'est pas pour s'amuser.
Ah oui les bras croisés, c'est quand même un sport national chez nous.

dimanche 28 août 2011

Un village gaulois résiste encore, non la France entière, ou presque ;-)

Sur TF1 le contraste est saisissant.
Claire, la jolie Claire, nous présente lors de son JT, La Forêt des Livres (séance de signatures géante près de Loches) avec dans les rôle principaux le vieux beau romantique, le vieux cabotin au talent fou, le fou de livres, et les mensonges sur la bonne santé du livre...papier il s'entend.
Et puis ensuite la pub, celle de Samsung : It's Time to Tab.
Une présentation inédite des pubs via un écran de Galaxy tab, et blabla et blablabla avec une mention spéciale pour Michel-Ange.
Après avoir été pendant un temps interdit de vente le Coréen frappe fort, frappera-t-il longtemps pour enfin séduire nos irréductibles Gaulois ?
La partie n'est pas gagnée.
Les réticences sont avant tout irrationnelles.
Le contenu passe après le support, l'auteur après le libraire, l'écriture après la lecture, le mot devant la note ou l'image, au nom de quoi (?), la couverture devant l'histoire, le marketing devant le talent, le travail d'écriture il s'entend.
Au moins on sait qui combattre.




Il fait beau

Passer pour un vieux con réac ?

Ainsi, dans le thème 1 («Les bouleversements culturels et intellectuels») de la partie IV («Vers la modernité») du programme de cinquième, les enseignants doivent faire étudier «la vie et l'œuvre d'un artiste ou d'un mécène de la Renaissance ou un lieu et ses œuvres d'art». Ils pourront donc enseigner, par exemple, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis ou la chapelle Sixtine, mais pas les trois.
J'ai perçu depuis un certain nombre d'années, depuis que mon bof est principal d'un collège, cette dérive de l'enseignement au profit des profs contre les élèves, mais là je suis scié. L'état n'a même pas besoin de se mêler au carnage les profs se débrouillent très bien seuls.
Comment étudier Léonard sans Laurent de Médicis ? C'est impossible, sans parler de Charles VIII ou Louis XII, de la Lombardie où le maître de la Joconde passa 20 ans.
J'aimerai bien jeté un oeil sur ces modules optionnels.

vendredi 26 août 2011

Ls femmes devant.


Pourquoi sont-elles devant. Elles lisent plus soit, mais quoi ?
Nielsen nous dit des magazines. Des magazines numériques dont le succès est surtout lié à celui du Nook. Surprenant ?
N'ayant jamais eu la machine entre les mains, n'étant pas une femme, ne connaissant pas le marché US, je suis bien incapable, comme bcp d'autres, d'en déduire quoi que ce soit.
C'est comme çà et c'est bien.

Booktrack en attendant que ça marche


jeudi 25 août 2011

Le pognon roi du monde ...littéraire.

Pour son lancement Idboox avait surfé sur l'accord Google-Hachette, en interviewant mézig et d'autres acteurs du numérique. Les ennemis d'hier devenaient amis. Même scénario avec La Martinière. Toujours pour la même raison : l'argent.
Et la culture là dedans ? Elle passe après, il ne faut pas se leurrer, c'est un vernis.
Un livre c'est pour nombre d'entre nous d'abord du pognon.
Cet accord n'est pas scandaleux, un catalogue numérisé en plus c'est bon pour la cause ;-)

lundi 22 août 2011

La pub n'est pas aveugle

Si la pub marque les tendances de notre société on est pas sortis de l'auberge. Faire appel à des morts (Fernandel, Steve Mc Queen ou Marylin) pour nous vendre des produits somme toute d'une banalité quotidienne on se dit, en première lecture, que la pub qui est en crise de créativité. Quand le Monde des Livres, une institution intello-culturelle, pour se relancer les slogans suivants pour ses bannières: Les Livres changent nos vies(1) Le Monde des Livres change(2), On prend les mêmes et on recommence (3, j'ai dapté un peu) on se dit en première lecture : 1 ils se foutent de nous comme d'hab, 2 on aurait aimé lire : Le livre change. Mais non il ne change pas , du moins en France, et visiblement les publicitaires qui ne sont pas aveugles le voit bien.

Parallèle

Je vous invite à consulter dès aujourd'hui le blog d'Epagine et ce pour quelques semaines. Des auteurs, et autres gens de lettres ont choisi un livre et le commente. On est pas payé pour (j'en fais partie), nul ne nous a invité à un dej ou envoyé un mail pour nous influencé. Liberté et sincérité sont forcément au rendez-vous.
On est loin des petits arrangements à vomir de la rentrée littéraire, belle machine pour fabriquer un prix.

dimanche 21 août 2011

Le silence est d'or, mais c'est d'argent dont nous avons besoin ;-)

Des sorties, encore des sorties pour cette rentrée littéraire qui est trompeuse.
On aimerait nous faire croire à une littérature faite uniquement de romans.
Ce n'est pourtant pas la définition de celle-ci.
Il va être très difficile pour des biographies, essais ou autres types d'ouvrage de se faire une place dans les chroniques des critiques, sur les ondes, à la télé.
Quant au numérique on sera encore là à compter les versions numériques au regard de celles papier, en étant émus, dépités ou amusés c'est selon son camps, ses convictions.
Pendant deux mois il faudra peser lourd pour faire l'actu, sauf a s'intéressé ailleurs.

jeudi 18 août 2011

HP des questions

Après l'annonce de l'abandon par HP de sa division PC avec dans le lot le WebOS et le Touchpad tous le monde se pose la question du pourquoi.
Pourquoi nous avoir vendu la soupe en se posant comme le pourfendeur de l'hégémonie d'Apple sur le segment de la tablette ?
En gros pourquoi nous avoir pris pour des cons, une fois de plus ?
Le prix de cette plaisanterie sera débattue entre actionnaires et on verra demain comment la bourse réagit.
En attendant Androïd, iOs et Kindle voient un possible concurrent s'effacer.
Un de moins c'est pas plus mal.

Hypermédia aux 15ème et 16ème siècles.

Léonard Barkan est un universitaire US. Il s'est lancé dans une entreprise intéressante lire derrière les lignes et dessins de Miche-Ange (A Life on Paper).

C'est parfois un peu ardu mais quand au détour d'une page sur les premières peintures de la Sixtine je tombe (aïe) sur : may be far less intelligible than the words, so that only hope for comprehension of the program would be a combination of viewing , reading and listening to an explanatory sermon. C'est là une définition de l'hypermédia, des Guides MAF.

Pour preuve, quand à Florence vous irez au Palazzo Vecchio sur les traces de Michel-Ange, je vous ferais écouter le sermon de Savonarole prononcé pour l'inauguration de la Salle des 500.

Baudelaire à 100 000 fois raison : les parfums, les couleurs et les sons se répondent (un jour je ve me le faire tatouer ce vers ;-))

mercredi 17 août 2011

Léonard de Vinci sur iPad

Le codex Arundel, du nom d'un lord Anglais, est "dispo" sur iPad.
La British Library dépositaire du manuscrit avait signé un accord avec Microsoft, je crois, pour sa numérisation et mise à disposition au plus grand nombre. C'était gratuit.
C'est maintenant payant.
En attendant que fait l'Institut ? Elle possède avec l'Ambrosiana de Milan le plus grand nombre de feuilles du maître Toscan.
Les manuscrit français avaient été numérisés pour l'expo de 2004. Depuis rien.
Ni le web, ni l'iPad ne peuvent supporter avec le public le fruit des rapines de Bonapart.
Un comble.

mardi 16 août 2011

Bundle

Le bundle ou offre couplée est une approche commerciale intéressante.
Le prochain en date sera e-book-Potter avec Sony-reader.
Il y avait eu les guides je sais pas qui avec le lecteur je ne sais plus quoi. Un flop sûrement.
L'accouplage ne se fait pas sur des critères d'affinité, mais de poids. Il faut du lourd pour séduire le marché.
Un ouvrage richmédia sur Léonard de Vinci ou Michel-Ange avec une nouvelle tablette, ou un nouveau moteur de rendu , moi le tout petit, petit, petit génie du marketing je trouvais ça intelligent et séduisant.
Mais le charme n'opère pas.
Peur du risque, du challenge, de l'inconnu, de l'échec, c'est la règle.
Chaque lancement d'une innovation matériel ou firmware devrait faire l'objet d'un bundle pour aller au-delà du baratin.
La joué solo est une option réservées aux seules Apple et Amazon et encore sur leur territoire.
En d'autres lieux c'est une autre histoire.

lundi 15 août 2011

Non finito

After discussing his options with his publisher and agent, Mr. Patterson decided to do something never done before: revise the novel and rerelease it in e-book form. (Source NYT)

Publier juste avant la mort de Ben Laden l'ouvrage de Mr Patterson devient caduque l'instant d'une photo. Celle du staff d'Obama devant un écran de contrôle des opérations.
Des heures de boulot passent à la trappe, sans parler du pognon et du pilon.
Pour éviter le désastre : L'e-book.
Corrections, nouveaux articles, et une mise sur le marché prenant de court tous les concurrents prêts à s'emparer de cette actualité.
La non finitude est un sujet tarabustant tous les auteurs. Combien d'entre eux ont souhaité revenir sur leur travail une fois édité, combien ne l'ont pu ? Tous ou presque.
Temps révolus.

dimanche 14 août 2011

Loterie ou écriture

Un article rigolo sur Teleread et les chances de tirer le gros lot.
D'un côté l'écriture d'un livre numérique ou non, de l'autre un billet de loterie.
Eh bien vous avez plus de chance, d'après l'auteur, de gagner des millions de dollars en cochant des cases sur un bulletin.
L'analyse est loin d'être rigoureuse, on est plutôt en face d'un auteur dépité de n'être pas encore millionnaire.
Faut pas désespérer, avec une dose de marketing n'importe quel nanard peut devenir un succès. Facile à écrire très difficile à réaliser, pas le nanard, la bonne campagne de promotion, surtout avec le montant d'un billet en poche.


samedi 13 août 2011

Kindle cloud reader VS iBooks

Plusieurs questions au sujet de la nouvelle application Kindle basée sur HTML5:
Est-ce une application ouverte ? Des programmeurs peuvent-ils l'enrichir ? Je ne sais pas, mais ça serait une bonne idée (idem pour iBooks d'ailleurs).
Est-elle justement à la hauteur d'iBooks ?
Pour le moment j'en doute.
Amazon contourne malignement le reversement d'une com à Apple mais on reste loin d'une optimisation des nouvelles spécificités du Web et des performances de l'iPad ou des iPhones.
Il faudra sûrement attendre la sortie des tablettes maison pour une nouvelle version du moteur de rendu avec peut-être une prise en compte des balises audio et video.
La fin d'un système propriétaire, qui pour le moment n(a pas vraiment dérangé le lectorat ?


Foutre Gutenberg et Alduce aux placard ;-)

E-readers, as well as tablets such as the iPad, can turn reading into a multimedia experience: Imagine reading a book on the Beatles while video of them singing “I Want To Hold Your Hand” on the “Ed Sullivan Show” appears beside the text. It can also turn your local bookstore into a desolate cybercemetery, roamed only by the ghosts of customers downloading their books from the Internet while they sit at home.

Même au pays de l'oncle Sam on imagine encore ce qui existe déjà.
C'est fou comme l'hypermédia a du mal à s'imposer aux auteurs. Tout le monde y songe, mais en fait nous sommes très peu de part le monde à nous lancer.
Pas assez en tous les cas pour s'imposer aux journalistes et analystes eux aussi empêtrés dans un modèle Gutenbergo-Alducien, le "vénitien" pouvant être considéré comme le premier jalon de l'édition moderne. Un couple vieux de prêt de 600 ans quand même.
Ce n'est pas leur faire offense que de les mettre au placard, ils ont fait leur temps bien au-delà même, un peu trop d'ailleurs ;-)

vendredi 12 août 2011

Google plus et les livres.

Sur Teleread un billet concernant Google + et Google books. C'est une piste intéressante pour les auteurs en quête de lectorat et sans accointance avec les affidés des éditeurs traditionnels.

Grupetto France.

Ce billet risque d'être chiant, car les idées en sont confuses et l'amalgame indigeste, sans parler de mon ortographe, mais bon il fait gris, si vous n'avez rien d'autre à faire.
Les ventes des Guides MAF sont nulles.
Je pensais être sur une voie royale : Les guides sont des ouvrages porteurs, Léonard est magique, le rich média prometteur et le numérique moderne.
Disponibles en PDF pour les lecteurs e-Ink, le PRS 505 notamment, j'attendais avec impatience l'iPad.

J'attribuais les premières non-ventes au noir et blanc, au peu de livre électronique acquis par le public. Le simple fait d'être présent chez Immateriel ou Epagine, avec une bannière en home page, me paraissait suffisant pour promouvoir les titres. Erreur.

Avec l'arrivée de la bécane de chez Apple, j'ai migré vers l'Epub et réalisé, ou presque, l'ouvrage dont j'avais rêvé (couleur, pictogrammes, musiques, vidéos, images, et peu de liens).
Présent sur l'iBook store, via Immateriel, là encore avec une sélection dans la rubrique multimédia mise en avant de temps en temps, je pensais avoir fait le plus dur. Que nenni. Les ventes ne décollent toujours pas.

Ces Guides sont uniques au monde, sur la forme et sur le fond.
J'ai remis en avant les analyses de Pierre Duhem, par exemple, sur les sources littéraires et intellectuelles de Léonard, je veux parler des maîtres de la Sorbonne. Pour la Vierge aux rochers, je suis aller plus loin que les simples hypothèses de Pedretti sur le mystère des 2 Enfants Jésus, pour revenir à saint Ambroise.
J'ai participé aux recherches sur les origines du Vinci, une mère esclave moyen-orientale (Venise et Rome de Léonard, à venir) et me suis fait jeté de Wikipédia pour l'avoir révéler et d'autres trucs encore (Madone de Laroque, renoncement à la chair et stoïcisme de Léonard, etc.).
Seulement voilà, on s'en fout ;-).

J'ai écrit 1218 billets sur le livre numérique et électronique, pour une audience somme toute misérable (400 visiteurs/mois). Combien parmi eux ont acquis un de mes titres ?
Je sais, je dérange parfois, il m'arrive même d'écrire des conneries.
Mais faire tomber les écailles de nos yeux est mon parti, le meilleur pour un pays en voie de sous-développement numérique ou tout court.
Les derniers chiffres publiés sont affligeants, paradoxalement c'est presque rassurant. En Europe nous sommes largués par l'Espagne et l'Italie, plus réactifs aux tablettes.
La startup dont on parle est Espagnole : 24 Symbols. Chez nous rien, nada.
FeedBooks est devenue un libraire quel dommage.
Les Russes, Pocket Book, mâtinés Asiatiques, sont plus dynamiques que notre champion national, mâtiné lui aussi : Bookeen. Sans parler de la filiale de Sagem en faillite, ou presque.
Le livre électronique français n'existe pas.
Les plateformes ne sont pas mieux.
Quand on compare les catalogues, redondants, on oscille entre 2 000 et 40 000 ouvrages à comparer au 750 000 du Kindle. La dernière place pour Apple et la première pour la FNAC.
Il faudrait avoir une approche qualitative pour mieux analyser ces chiffres, un peu vieux il est vrai (Le Figaro.fr de juillet reprenant des chiffres de 2010, fait avec ce qu'il a et moi aussi), mais toutes les plateformes courent après le choix et la diversité, quitte à proposer à des prix fous une énième, énième version des ouvrages les plus vendus en leurs temps, les Lupin de Maurice Leblanc par exemple mis en avant sur iTunes cette semaine, gratuits sur Livres Pour Tous. Cherchez l'erreur.
Quelle innovation, quelle prise de risque. Super.

Surtout ne parlons pas du CA. Pour un Cazin, tous les autres restent muets.
Pourquoi ? Il n' y a pas de honte, on est justes nuls ;-)), moi le premier.

Un domaine où l'on est champion ?
Celui de l'analyse intellectuelle du phénomène.
La lecture numérique immersive, poor media, augmentée, dépréciée, n'a plus de secret.
Seul le lecteur reste un mystère. Manque de bol c'est lui qui détient le pognon. Pourquoi n'est-il pas séduit par ?
On se gaussait d'un lecteur US lisant de moins en moins, c'est le contraire qui advient depuis quelques mois, depuis la découverte du livre numérique.
Chez nous on se croit à l'abri.
Notre niveau de culture (hors du périmètre de TF1, dont je suis un spectateur, cerveau prêt à savourez la pulpeuse nana de la pub Perrier), notre amour de la lecture, de Proust ou Levy ou Harlequin (un carton en numérique paraît-il), notre système critique, dont Télérama est le phare, notre politique du prix unique, extensible à tous les biens culturels (Montebourg), seraient les garants d'une exception protégeant les libraires, les auteurs, les deux maillons les plus faibles de la chaîne. Mon cul.
Si Indignez-vous n'avait pas fait un carton, les chiffres de 2010 seraient une cata.
Les libraires sont à l'agonie.
Et le numérique reste aux raz mais raz des pâquerettes.
On peut pour un temps faire semblant de ne rien voir, mais pas toujours, pas longtemps.
On peut ne pas agir pour réagir, avec un temps de retard et un handicap évidemment, si l'on aime la difficulté.
Pour ma part, je n'adhère pas à ces stratégies et le constat est plutôt amer : on ne tient pas notre rang.
La venue d'Amazon ne changera pas grand chose, le catalogue sera au mieux celui de la FNAC. Là ou l'une a échoué, l'autre ne peut réussir, sauf si elle révolutionne le marché. Sans les éditeurs, impossible. Et la filiale hexagonale, comment fera-t-on quand la Wallonie sera annexée pour caractériser notre géographie, rejoindra vite le grupetto France (c'est du vélo, dont Léonard n'est pas l'inventeur), ceux pour qui une victoire au sommet est impossible.












mercredi 10 août 2011

IDBOOX une interview intéressante

Pour comprendre la différence ente App et livre numérique.

Ben c'est pas gagn


Les espagouins, les ritals, les teutons, les rosbeefs tous devant, plutôt navrant.


Amazon Cloud reader.

Ente le Mac et l'Ipad, on me demande la permission d'utiliser 50 MO sur la tablette, pour partager Sherlock Holmes via l'appli Cloud reader.
Lecture sur le premier de quelques pages. Ouverture sur le second et demande de synchronisation entre les 2 supports. Cool.
Je sais pas vous mais moi je trouve cela assez bluffant. Il faut tester aussi un mode mixte (stocké sur un support, et sur le cloud pour les autres)
Je n'ai pas de portable mais quand le trafic sur le net ne sera plus scandaleusement bridé et taxé par les opérateurs on aura un service vraiment intéressant dispo partout, ou presque, à tous moments.
Une application possible sera une lecture texte sur un écran de taille raisonnable (ergonomie oblige) et une lecture audio pour des écrans plus petits.
C'est très enthousiasmant, à condition de voir nos concitoyens adopter les nouvelles technologies un peu plus vite, et là putain ce n'est pas gagné, c'est comme pour les nouvelles molécules contre le cancer.
On attend quoi.
Que les gens meurent ?

Là bas, des chiffres.

In 2008 e-books were 0.6 percent of the total trade market; in 2010, they were 6.4 percent. Publishers have seen especially robust e-book sales in genre fiction like romance, mystery and thrillers, as well as literary fiction. In 2010, 114 million e-books were sold, the report said. Et 2011 devrait encore être meilleure.

Sur Teleread une autre indication 85 % du marché entre Kindle et B&N.
Kindle sera bientôt en France qui sera le B&N français ?
La FNAC vient tout de suite à l'esprit mais pour le moment ils n'ont pas su faire.
Il y a donc une place à prendre.

Et cette autre indication : It also [ l'étude de référence] noted that publishers, many of which have expanded in recent years, are experimenting with multimedia products that go far beyond the traditional print book, she said.

Far beyond ça sonne bien pour un éditeur hypermédia.
Je ne vais pas vous la rejouer mais un jour il faudra bien ouvrir nos yeux et nos oreilles à une nouvelle écriture, une nouvelle place de l'auteur.
Laisser Homère et Dante, on ne peut pas faire mieux, à leurs mots, leurs mondes et explorer d'autres univers.


Libraires, éditeurs même combat ?

Ce matin sur France culture une interview d'un porte-parole des libraires en perdition.
En gros si le libraire disparaît, l'éditeur suivra. Non pas les vedettes , mais ceux dont les livres sont supportés par.
L'éditeur s'en fout car il existe une alternative, le numérique. Les problèmes des libraires sont ceux de l'éditeur à court terme, le temps de se retourner, de numériser son catalogue, de trouver les réseaux de distribution assurant la relève (pas facile), de licencier une partie de son personnel, ou de rompre des contrats avec.
Le libraire sera seul avec ses problèmes de loyer, de frais de salaire, de stock, de banque. Seul.

mardi 9 août 2011

Pourquoi ils ne le font pas ?

Tous les journaux répercutent comme un seul homme les résultats de l'étude Forrester sur les tablettes, avec cette constatation : "un concurrent d'Apple doit associer le bon contenu, le juste prix et la stratégie de distribution adéquate. Aucun n'a les trois"
C'est quand même fou cette cécité de la concurrence.
Personne dans leur service de marketing n'est capable d'analyser le succès de la firme à la pomme ?
Ils dépensent des millions en pub pour rien. Ils n'ont visiblement pas retenu la leçon de l'iPod. C'est fou.
Idem pour les équipes développant des readers (moteurs de rendu) la norme est imposée par iBooks (pour les tablettes, sur un écran e-ink c'est une autre affaire, ni couleur, ni vidéo sans parler du son). Il faut au moins faire aussi bien, et en ajoutant une couche "sociale" on peut faire mieux et séduire toute une population prête à ne pas suivre la firme de Cuppertino.
Mais non on s'ingénie à faire moins bien.
RIM, Motorola, Samsung, HP, font moins bien. Ils sont complexés ou quoi ?

Dans un autre registre, la levée de fond d'i-Kiosque donne ses premiers résultats : un nouveau site pour l'accompagnement des éditeurs vers le livre numérique.
Pour la librairie il faut encore attendre. Mais ça viendra c'est sûr.

lundi 8 août 2011

Les Marches du Figaro ne sont pas les miennes.

J'emprunte au Figaro cette image d'un hôtel super classe, c'est écrit alors on va le croire, dans les Marches.
L'autre Toscane sera un jour à la mode.
Moins fréquentée elle offre des trésors culturels notamment Urbino.
Vous pouvez en Tod's, en sandales précise l'article, arpenter les enceintes avec un podomètre comme Léonard (ça c'est moi) et visiter le palais ducale classé au patrimoine mondiale.
Si vous aimez les mystères, Loreto est un must.
Plus au nord, pour garder les pieds sur terre, Rimini en Romagne, avec Malatesta, Fellini et Pantani. C'est noir de monde mais il faut au moins une fois dans sa vie louer un transat sur une plage (le littoral appartient à l'armée) et ouvrir grand ses yeux, pour les oreilles c'est plutôt l'inverse.
Il y a Césène aussi et plus au nord encore Ravenne. L'exarchat de l'empire d'Orient est vraiment à tomber, mais bon mis à part le camping je n'ai pas d'adresse où trainer ses mocassins italiens.
Juste une parenthèse, le propriétaire de Tod's signe un chèque de 25 millions d'euros pour sauver le Colisée de Rome, respect même si etc...

dimanche 7 août 2011

Classement sur le Kindle store

#558,615 out of over 750,000 books in the Kindle Store.

Je ne suis pas mécontent d'être dans le dernier tiers du classement. Un ouvrage en français d'un auteur inconnu au pays de l'oncle Tom, faut pas rêver.
En fait je suis en progression, mais je ne sais pas pourquoi.
Pas de vente supplémentaire, donc j'en déduis un catalogue en constante progression avec des titres à 0 ou 1 vente.

Sauve qui peut

Des milliers de livres à ma disposition. On line aussi !
Qui m'aidera pour faire le bon choix ? Un libraire avec ses valeurs propres, sa culture loin de la vôtre, ou un lectorat composé de milliers de personnes dont on cernera les affinités avec les vôtres ?
Lieu de rencontre une librairie ?
Pour rencontrer qui ?
Un mec dépressif qui ne sait plus comment boucler ses fins de mois, un petite stagiaire qui en a marre des gros balourds, un auteur en dédicace qui s'en fout, des clients chiants comme la pluie.
Comment peut-on encore croire une pub quand le personnage principal de Mad Men (le publicitaire new-yorkais le plus génial de cette époque bénie des dieux ;-)) déclare : dorénavant on peut dire n'importe quoi.
Et du n'importe quoi on en est gavé.
Le libraire par opportunité, accident, ambition est une espèce en voie d'extinction, tant mieux.
Une autre espèce est à inventer, certains y réfléchissent, y travaillent, pas facile sûrement. Bon courage à eux.


samedi 6 août 2011

L'auteur maître du jeu ?

L'Allemagne s'inquiète aussi des répercussions de la numérisation des livres.
Prof. Gottfried Honnefelder, Chairman of the Börsenverein (the German book industry’s lobby group) said at the Buchtage Conference in June, scoffing at the challenge presented by self-publishing: “What’s new out there that we cannot do? Use the channels of communication and distribution in a new way? Without a publisher? Without a bookstore?” There’s just one thing he forgets: now, the author is in control. The author has the opportunity to distribute and communicate effectively. Publishers’ challenge is to adapt their royalty terms and to offer solutions that provide real marketing benefits for authors. Some players do in fact overestimate their market power and refuse to adapt to the new requirements.
Via Teleread.
C'est pas encore gagné mais c'est sûr une partie des auteurs va réfléchir à la jouer solo accompagnée d'Epub agencies aux prestations diverses.
Kindle et Barnes et Noble font pas mal de trucs dans ce sens, voir par exemple la page Facebook de PubIt.
Faire semblant de ne pas voir cette révolution est stupide. Les éditeurs ne sont pas les seuls à être atteints de cécité, tout le microcosme gravitant autour du bon vieux livre papier aussi. Les journalistes, les attachés de presse, les commerciaux peuvent en effet se gausser des chiffres ridicules affichés aujourd'hui mais quand la machine s'emballera la remise en question sera trop pénible, trop dure.
Cette aversion pour le numérique est culturelle, viscérale.
Ils sont formatés comme nous le sommes, et un fdisk est une opération dangereuse.
Le lectorat est-il lui aussi culturellement attaché au papier?
Oui , au papier monnaie ;-).