jeudi 30 septembre 2010

Trop cool

Tous les petits espagnols connaissent les premières phrases du Quijote.
Une expérience intéressante est lancée par la Real Academia, lire l'article sur Le Monde. J'en extrait les lignes suivantes : l'œuvre majeure de Cervantes avait été créée"par et pour les sens, et ceux qui prédominent sont la vue et l'ouïe, la vision et la diction". Le roman s'adapte donc "bien au nouvel espace audiovisuel et multimédia que représente Internet",
J'ajoute sur l'Ipad aussi, en attendant d'autres supports.
Cervantes en hypermédia j'y ai déjà pensé, mais pas à la façon Vook, pas en commençant chaque chapitre par une vidéo avec interview eccetera. C'est un peu formaté leur truc, mais en même temps j'ai pas tout lu, il existe peut-être de bonnes surprises.
Non il faut suivre le texte mot à mot et inclure quand le roi du picaresque nous y invite là une vidéo, là une musique, là une image, et là peut-être une interview (voir mon nouvel opus Une écriture pour Médianautes chez tous les bons libraires ;-)).
C'est un boulot énorme, trop pour moi, de plus je préfère Dante.

Le livre d'Esther

Y a des matins comme ça ou l'info est le meilleur scénario jamais écrit.
Le NYT, se fait l'écho d'une possible signature Israëlienne du virus Stuxnet (c'est vraiment la plaie les virus) en référence à la Bible et plus précisément au livre d'Esther. L'indice ? Le mot "myrtus" dans le code.
Imaginez, comme dans Matrix, des lignes de codes sur votre écran et là en surbrillance " Hadassah ( II, 7)" le nom hébreux d'Esther, signifiant myrte.
Après avoir sauvé les juifs d'un massacre, Esther freine les Iraniens dans leur programme nucléaire. Trop forte la reine.
Tout y est, les services secrets, les Allemands et leur fleuron industriel, Siemens, les Russes, les experts en tout genre et le Livre, les Iraniens et leur président, la menace nucléaire et le Livre.
J'adore..... en espérant que tout ce beau monde ne fasse pas péter la bombe.

Argent, rêves et gloire....peut-être



Un article intéressant dans le WSJ sur les revenus, éventuels, des auteurs en herbe et déjà fauchés dans le monde des livres numériques.

La liste des chiffres est difficilement vérifiables, mais dans cet article assez dense une réflexion devrait sonnée agréablement aux oreilles des libraires : "e-bookstores generally aren't set up to allow readers to discover unknown authors, agents say. Brand-name authors with big marketing budgets behind them are having the greatest success thus far in the digital marketplace."

Conséquence, en vendant 10 000 exemplaires papier, votre score numérique sera de ........: 359 (c'est un exemple réel, assez décevant, n'est-il pas ?).

Remarquez , 359 exemplaires (payés) je prend; c'est pas loin d'être un best seller ?

Côté chiffres en France on reste plutôt discret.

A voir aussi la vidéo sur l'histoire du livre et la dernière image : Un Iliad bon pour le pilon comme la pile de bouquins censés être stockés en sa mémoire ;-( .

Trop triste la vie des affaires. Oui car pour ceux qui l'aurait oublié le livre c'est avant tout un business.





mardi 28 septembre 2010

C'est infernal, mais passons.

C'est infernal cette manie qu'ont les informaticiens de tout mélanger.
Romagne et Marches est maintenant dispo à la FNAC. Seulement pour le trouver c'est dans la rubrique Téléchargement que vous faites votre requête.
Résultat : je suis en tête ouf pour Guides MAF, mais derrière c'est le grand bazar. Des livres, des morceaux de musique, tout est là pêle-mêle.
Je suis pour le décloisonnement mais en sourdine. Trop bruit et on ne s'entend plus.
Une fois la torpeur passée, la présentation est plutôt attrayante, il y a un truc : Découvrez tout son univers.
C'est à creuser comme idée, car mes ouvrages ne sont pas mon univers, c'est plus sophistiqué, pour vous aussi, non?
Dommage "l'enrichissement" du Epub n'est pas vraiment mise en avant. On verra plus tard peut-être.

iBooks, Monjou et Epagine

En me balladant sur le site Epagine, j'ai retrouvé le mini-bandeau pour la promotion de Romagne et Marches, optimisé pour Ipad.
Optimisé voulant dire : musiques, plus diaporama (.mov), plus couleurs, plus pictogramme. J'ai eu bcp de mal à dénicher un disque produit au Japon d'une musique jouée sur des instruments reconstitués à partir de dessins de Léonard.
Je continue de travaillé dessus pour insérer cette p...... de tables des matières, qui ne sert à rien à mon avis.
J'ai vu aussi le blog sur le ebouquin de Monjou, Tout savoir sur iBooks.
Moi j'aimerai savoir Clément comment iBooks interprète certaines commandes et certains objets : Les sauts de page, ou de section inopérants quand des titres existent, des images dont la dimension sur l'iPad est réduite (de quel facteur par exemple), le centrage pas toujours interprété de la même manière.
J'aimerai aussi bloquer les fonctions de changement de police et de taille de caractères qui foutent la mise en page en l'air, mais c'est peut-être pas possible.
Je ne sais pas non plus comment il choisissent l'extrait. Sur Epagine il est spécifique je trouve cela bien, moins bestiale que le n premières pages.
Et puis je voudrai signaler aussi la façon dont Itunes traite le livre comme un morceau de musique: dans la bibliothèque clic droit sur un titre et là la boîte de dialogue est celle d'un album (N° de piste etc), ils sont exigeants avec moi, ils peuvent l'être avec eux aussi.

Visite virtuelle

Nous étions combien devant le JT de TF1 à regarder les dégâts causés à la chapelle Sixtine?
L'info n'est pas récente, l'Italie s'en est émue il y a près d'un mois maintenant.
Que faire ? Une chapelle bis, comme à Lascaux ? Fermer ?
Pour ma part, et je ne suis certainement pas le seul, une visite virtuelle est acceptable.
Si je pouvais le faire aujourd'hui j'utiliserai une appli sur Ipad avec une connexion sur un écran plat via le HDMI. Ce n'est pas un reportage vidéo, ce n'est plus un guide, c'est un mixte de tout cela, excitant mais ce n'est pas pour demain.
Concernant l'Ipad justement, Romagne et Marche n'est toujours pas accepté. Absence de table de matière ? Rien ne perce du côté de chez Apple. Pas cool.

lundi 27 septembre 2010

C'est pour quand en France ?

First : Lire Absolument dé-bor-dée.
Deusio : Lire l'article du NYT sur l'outsourcing des bibliothèques aux US.
Tertio mélanger le tout pour connaître l'avenir des bibliothèques françaises.
Même pas besoin d'ajouter une dose d'e-book, la paresse et le libéralisme suffisent.
C'est comme pour les libraires, le montant du loyer suffit pour les mettre KO.
Le livre numérique endossera une responsabilité qui ne sera pas la sienne, et tous goberont.
La dernière victime : Le bouquiniste des bords de Seine forcé de vendre des tours Eiffel pour s'en sortir, les cadenas devraient faire un malheur aussi.
Une vingtaine de places sont dispos à qui voudra se cailler et respirer seul le parfum du vieux papier qui fait éternuer.

samedi 25 septembre 2010

La cote 400


"Visiter un musée en deux heures, c'est une imbécillité. Deux heures, ça m'est à peine suffisant pour un seul tableau. (…) Moi j'ai besoin des plus grands renseignements possibles sur la moindre petite toile. Je suis comme ça, il me faut tout savoir : la vie du peintre, le lieu de son atelier, ses contraintes techniques, son commanditaire, son contexte politique, les disputes esthétiques de l'époque. Je ne supporte pas la légèreté, le savoir superficiel."

Un lecteur m'a fait parvenir l'extrait ci-dessus d'un roman, sûrement écrit par une bibliothécaire et non un cycliste, La cote 400, Sophie Divry, Les Allusifs 2010.


Sthendal dit la même chose en plus court : "Vous voulez connaître Michel-Ange, il faut connaître la Florence de 1499."

Le cauchemar du libraire

Un long article dans le WSJ.
Vous n'apprendrez rien mais voir ce type de sujet passé l'Atlantique et faire un peu de bruit c'est amusant.
Ainsi le libraire fait des cauchemars, j'ai une solution pour lui : EPagine.
Il s'inscrit et il cesse d'attendre la catastrophe annoncée.
Sur une table il installe un bout de carton avec : Vous avez un Ipad, j'ai lu pour vous le livre qui va avec.
Il garde sa marge, il garde sa clientèle, et il dort mieux.

vendredi 24 septembre 2010

Depuis le temps

Je l'ai écrit mainte et mainte fois E-pub c'est pas pour les livres, mais pour les informaticiens.
Personne ne voulait l'entendre.
Tiens aujourd'hui une voix s'élève pour une conclusion quasiment identique mais avec d'autres arguments.
Il existe un argument un faveur d'E-pub, son prix d'appel. Les éditeurs en le choisissant ont eu une vue à court terme, ils en avaient peut-être marre aussi de verser une rente à Adobe.
On verra comment les choses évoluent.
Les produits proposés par Adobe ne sont pas non plus à la hauteur des défis.

Apple cartonne

Les maisons de courtage ne sont pas des instituts de sondage, elles jouent gros avec l'argent de leurs clients.
Alors quand PiperJaffray, relève les estimations de ventes de la tablette iPad de 14,5 millions à 21 millions d'unités pour 2011, on se dit qu'une fois encore les autres n'ont rien compris.
Je ne suis pas un apôtre du capitalisme mais quand la firme de Cupertino devient la seconde capitalisation du monde avec en produit phare la tablette, l'indicateur doit être pris au sérieux, pas seulement pour les boursicoteurs.
On peut toujours gloser sur telle nlle version de reader technologie e-paper, j'ai bien peur que la messe soit dite.
Si Kindle, le leader US du livre électronique, ne débarque pas en France, Italie, Japon ou Allemagne, de manière sérieuse il s'entend, c'est qu'il doit y avoir des barrières...inconnues...pour S Jobs.

Vinci hypermédia

Romagnes et Marches hypermédia est en ligne chez Epagine depuis 8 jours.
Je pensais faire d'une pierre deux coups en associant Ibooks/Immatériel et les libraires français.
C'est loupé. Ils vont trop vite à Malakoff.
Pour le moment pas de nouvelle de la pomme, pas de chance paraît-il, dixit Xavier, je suis habitué.
Je vais me faire exorciser ;-) et mettre en ligne l'ouvrage chez Immatériel, ils vont vite eux aussi.

Visiblement pour un site de diffusion, un fichier Epub hypermédia reste avant tout un fichier Epub.
Cette prégnance du type de fichier est dommageable, c'est un aspect de la numérisation dont il va falloir tenir compte dans les mois à venir.
Cette version enrichie n'est en rien, qualitativement, équivalente à la version PDF ou Epub full texte.
C'est pareil pour les voitures, un 4, 6, ou 8 cylindres, ou un hybride sous carrosserie identique c'est pas la même chose.
Il faut il me semble une approche spécifique, mais vu le nombre d'ouvrages de ce type je comprend.

jeudi 23 septembre 2010

Monet et l'hypermédia

Le titre est accrocheur, la suite risque d'être décevante.
Dommage pour vous.
L'idée de ce post m'est venue après la lecture de ce jour du Figaro.fr et du Monde.fr. Je voulais comparé le traitement fait par les deux journaux de l'étude sur le Passage de la mer Rouge par Moïse . J'ai zappé et suis passé à l'expo Monet.
Dans le Monde une phrase de P Dagen : Les vues de Varangeville et de Vétheuil et le prodigieux Giverny sous la neige, toutes toiles des années 1890, prennent appui sur l'observation de la nature. Mais celle-ci sert à Monet comme le tremplin au plongeur ou un thème de quatre notes à Thelonious Monk.
Si on ne connaît pas l'oeuvre picturale et musicale, l'argument tombe à plat. N'est pas Dagen qui veut (je passe sur le plongeoir notre expérience s'étant forcément soldé par un plat elle aussi).
Pour la version papier on comprend l'absence de la musique, pour le site web on se dit que l'illustrateur ne lit pas un mot de l'article dont il a la charge; ni Gyverny sous la neige ni les quatre notes du jazz-man.
C'est déjà dur de lire des articles non écrits pour des lecteurs lambda, mais si le numérique ne compense pas c'est navrant.

mercredi 22 septembre 2010

Work in Progress

J'avais l'idée en tête depuis quelque temps déjà, publier La Toscane de Michel-Ange en chantier, à l'état brut. Deux éléments m'ont convaincu:
- Un post du boss de Smashwords : 7 recettes pour ....blablabla. Parmi le babillage : livrez un produit fini. Ah bon pourquoi ? Ces arguments sentent le papier, c'est révolu. Suivre le travail en cours peut-être intéressant pour un tas de gens. C'est une bonne occasion de partager sans dépenser bcp d'argent.
- L'avis de Xavier Cazin, trouvant l'idée bonne, exploitable par sa plate-forme, je l'ai déjà écrit l'outil Immatériel est vraiment intéressant pour l'éditeur.

Demain ou la semaine prochaine je mettrai en ligne un PDF.
En l'état c'est sûrement déroutant, le fil et la cohérence du guide sont difficilement discernables. C'est tout l'intérêt.

RIM dans les starts ?

Nouveau produit, nouvel OS, nouveau marché, le fabricant du BlackBerry se lance, selon le WJS, dans la course à partir de la semaine prochaine.
Faut voir!
Sur le papier tout il est beau, mais c'est après en général que les choses se gâtent.
Un vrai concurrent à l'Ipad?
L'OS est paraît-il performant.
Avec une plate-forme Kindle pour commencer, une autre propriétaire, ou Blio , ils en sont où eux d'ailleurs ?
C'est une chance de vendre des livres aux allergiques de la pomme.
Bcp de gens sont addicts aux produits conçus par la société canadienne, il y aura forcément un a priori favorable parmi eux.

lundi 20 septembre 2010

Samsung et les livres ?

Je regardais sur Le Point une vidéo de la tablette Galaxy dans l'espoir de voir sous Androïd un lecteur de livres. Rien. Rien non plus sur le site France de la marque. Pas cool. Même si le positionnement diffère de l'Ipad, je ne vois pas pourquoi évincer le livre ?
Pour se faire un début d'opinion il faut aller sur le site de Teleread, mais là visiblement on détecte des petits problèmes de vitesse et d'adaptation. On se dit que Tom Sayer (un plein texte noir et blanc) sur un Kindle c'est aussi bien. On se dit que pour vendre une application livre sur une tablette faut autre chose...se creuser la tête un peu.

Pending bis

L'impatience est à son comble. Je tanne Cazin pour savoir quand Romagne et Marches sera dispo sur l'IbookStore.
Il se renseigne et Apple lui indique un temps plus long pour un nouvel entrant, ils jettent un oeil humain sur la production soumise à leur public. Ce n'est pas pour traquer la licence, mais pour un travail de taxonomie correcte.
C'est intéressant.
J'espère voir le résultat rapidement, Les Guides MAF avec le Petit Futé ou avec un ouvrage de Daniel Arasse ?
En attendant j'étais ce matin chez un vendeur de café. Les marques en général racontent des histoires, plus ou moins bonnes, plus ou moins vrai. Je leur proposai de raconter l'histoire, celle de saint Marc, celle du café, celle de Venise. Une tripartition superbement ignorée.
Je n'ai pas osé souligner l'incohérence du packaging. Michel-Ange et saint Marc, aucun rapport, de plus il existe à Venise des oeuvres toutes aussi puissantes .
Oseront-ils ? (le café augmente sur les marchés achetez en vite avant la répercussion de la hausse)
J'en ai profité pour placer deux anecdotes sur l'Ipad:
Une marque allemande d'automobiles à distribué 200 Ipad aux plus gros salaires de la ligue 1 pour vendre la "SLS portes papillons" : Résultat : 3 ventes.
La même marque le 28/09 réouvre sa boutique des Champs Elysées avec distribution de 400 Ipad aux journalistes et autres happy few invités à l'inauguration.
Liberté de la presse oblige, les papiers devraient être élogieux ;-)))

vendredi 17 septembre 2010

Pending

En attendant d'intégrer l'IbookStore je suis passé chez Epagine ce matin déposer mon fichier Epub.
La curiosité est forte, c'est sympa de voir des gens curieux. On regarde le rendu à l'écran avec ADE, les résultats ne sont pas identiques et les fichiers hypermédia, des .Mov (musiques ou vidéo) ne sont pas lus.
Le point Mov intrigue, je n'ai pas pris la peine de générer un fichier mp3. J'ai choisi la solution Apple 100%, ça fonctionne et j'ai pas vraiment envie de me casser la tête. Mais je ferai un fichier d'essai pour voir, ils m'ont rendu curieux, pour voir si d'autres machines peuvent les lire mais dans des conditions similaires à l'Ipad : Je clique sur une icône et avant la zique; quitte à changer le code des dites machines. Ils ont des idées, trop compliqué pour moi.
On a discuté Androïd un peu, c'est pour la fin de l'année.
Visiblement le salon du livre de Francfort réserve des surprises, attendons.

jeudi 16 septembre 2010

Si le débat se déplaçait ?

Laputa (quel drôle de nom ;-)), Blio, Ibooks, Kindle, le nom des moteurs de rendus commencent doucement à se faire une place derrière le hard, derrière l'OS.
Le succès d'une solution matérielle peut passer par la solution logicielle.
Visicalc a fait bcp pour l'Apple 2, Lotus 123 pour les PCs d'IBM et Compaq, la PAO avec Quartz je crois pour le MAC.
Pour le moment les dits moteurs se basaient sur l'existant, la technologie papier.
La seconde phase devra répondre à plus d'exigences, de fonctionnalités, de modernité. Ibooks et Blio semblent s'y attachés. J'ai pu sans trop de difficultés insérés des musiques et des vidéos (avec Imovie c'est très simple) dans Romagne et Marches (en attente de validation chez Apple).
Concernant cette validation je suis passé par Immatériel.
J'ai lu le billet de T Crouzet sur l'auto-publication et IbookStore. Les 2 approches (directe ou par un tiers) sont défendables. Etre avec Cazin , et ses associés, c'est aussi être présent sur sa boutique. Une pierre deux coups.
Seul inconvénient il n'existe pas une rubrique spécifique IPAD.
L'étiquette, "Compatible Ipad" ne suffit pas pour dégager un ouvrage hypermédia du lot des titres Epub.
C'est vrai aussi pour Epagine.
Après tout ils n'ont rien à perdre de mettre en avant des livrens dont les supports (Iphone et Ipad) sont les plus nombreux. Le réflexe Ibook Store pour des titres français n'est pas forcément encore acquis par les propriétaires des dites machines.
Un catalogue bien foutu peut parfaitement concurrencer celui de la pomme.

lundi 13 septembre 2010

ça va pas le faire

J'ai passé quelques minutes sur les propositions de textes de lois pour le prix unique du livre numérique.
J'y crois pas un seul instant.
On ne vit plus en France mais dans le monde et tous les éditeurs le savent.
Un même ouvrage en langue française sera dispo au Québec (je vais au plus simple) et à Wallis et Futuna, mais pas au même prix car la belle province n'est pas soumise aux textes de cette loi.
En attendant la lecture de ce document est distrayante, si si :

1) "limiter les risques de « cannibalisation » du livre papier par le livre numérique"

Nous sommes dans un pays où l'on ne fait rien pour faciliter les choses, on aime avant tout les compliquer et les rendre impossibles. Et si l'on doit protéger le libraire , et non le livre, c'est d'abord du propriétaire des murs. Mais c'est une autre histoire.

2) " L'article 1er précise le périmètre de la loi. Cette dernière a vocation à s'appliquer :

- d'une part, aux livres publiés sous format numérique présentant un contenu intellectuel et répondant à un principe de réversibilité (c'est-à-dire déjà imprimés ou imprimables sans perte significative d'information). Dans la mesure où les évolutions technologiques sont de plus en plus rapides, il est apparu nécessaire de confier au pouvoir réglementaire le soin de préciser la définition des livres numériques, tout en veillant à restreindre le cadre d'application conformément à la recommandation de l'Autorité de la concurrence (avis 09-A-56 du 18 décembre 2009 portant sur le livre numérique) ;

- d'autre part, à l'ensemble des livres numériques qui répondront à cette définition, y compris à ceux qui auront été publiés antérieurement à la date d'entrée en vigueur des dispositions législatives."

Cette introduction sert à préciser les zones obscures de l'article 1 ci-dessous. Dans le cadre de l'hypermédia l'impression papier sans perte significative d'information faut oublier, sauf si le décret (cité dans l'article 1 ci-dessous) rattrape les oublis.

3)

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

La présente loi s'applique au livre numérique consistant en une oeuvre de l'esprit créée par un ou plusieurs auteurs, commercialisé sous forme numérique et ayant été préalablement publié sous forme imprimée ou étant, par son contenu et sa composition - à l'exclusion des éléments accessoires propres à l'édition numérique -, susceptible de l'être.

Un décret précise les caractéristiques des livres entrant dans le champ d'application de la présente loi.

C'est clair il va falloir préciser quels sont les éléments accessoires, ou pas.

Pour ma part je décrète la musique, l'image animée, la voix etc.. éléments non accessoires du livre numérique hypermédia.
Non imprimable, le livre numérique hypermédia est donc hors cadre de la loi.
Par conséquent un "distributeur sur le sol français " peut parfaitement en changer le prix final, celui-ci fixé par l'éditeur n'étant qu'indicatif.
C'est donné au distributeur français les moyens de lutter contre le distributeur étranger. Je n'utilise pas le terme libraire car celui-ci n'a pas encore clairement exprimé sa volonté de vendre des ouvrages numérique.


samedi 11 septembre 2010

Mouche VS Ipad

Une vidéo.
Une mouche et un Ipad deux bijoux de technologie ... et la mouche gagne.
http://www.youtube.com/watch?v=YfFfqMR6uK0.
Moralité il faut écrire une "application mouche".
Les nouvelles règles moins contraignantes acceptées par Apple pour de tels développements peuvent peut-être y contribuer.

vendredi 10 septembre 2010

Trop drôle

Les médias voient déjà les tablettes concurrentes de l'Ipad croquer la Pomme (le JT de TF1 hier soir par exemple).
D'un autre côté l'avertissement de Google sur des problèmes éventuels avec Androïd sur les dites tablettes en attendant une prochaine version.
Le point fort d'Apple c'est l'OS, + le hard + le soft + la distribution +++
C'est la maîtrise d'une chaîne, on apprécie ou pas mais c'est un fait, et visiblement c'est pas si facile à mettre en oeuvre.
Suite à mon précédent post on m'a conseillé Ipad pour les nuls, c'est plutôt ePub pour le nul dont j'ai besoin ;-) Il n'empêche dans les rayons de la FNAC il existe aujourd'hui 6 ou 7 livres du même genre.
Je me souviens d'une conversation avec Soccavo. Les éditeurs refusaient son projet d'ouvrage sur le livre électronique. Pourtant ses connaissances sont bien plus intéressantes pour l'avenir du livre que celles copiées/collées d'un mode d'emploi de l'Ipad.
D'un autre côté il peut aussi s'auto-éditer et faire bouger les lignes.

Epub

Voilà, depuis une semaine je me coltine avec Word, Page et l'Ipad pour obtenir une version Epub de Romagne et Marches.
J'ai presque fini, j'attends la procédure de la part de X Cazin (Immateriel) pour intégrer Ibooks.
Premières constatations :
Epub/Ibooks sont d'une sensibilité exacerbée, le moindre tableau, gras ou objet flottant et votre mise en page est foutue.
Il faut abandonner tout espoir de WYSIWYG.
Pour être un tant soit peu efficace, il est préférable de construire une chaîne Apple (MAC, Word Mac,Page, et Ipad), les manips étant simplifiées, et des manips il en faut.
La bonne surprise c'est une intégration assez facile du multimédia, quoique les vidéos je sais pas, elles sont absentes de Romagne.
Il faut faire des choix. Le résultat en mode vertical (1 page par écran) n'est pas identique en mode horizontal (2 pages par écran). Il est préférable d'abandonner la police de votre choix pour celles proposées par l'Ipad. J'ai choisi Cochin et abandonné Garamond, j'ai choisi une taille 18 pour ne pas forcer le lecteur à l'augmenter car alors le résultat est pour le moins surprenant.
La taille des images pose un peu problème, je sais pas pourquoi, le manque de littérature sur le sujet est pénalisant, et le fichier exemple ne vous aide en rien.
Pendant cette semaine je n'ai pas cesser, ou presque, de penser à l'empirisme, méthode dont Léonard est l'un des meilleurs représentants. Expérimenter encore et encore.
Le résultat est assez snobant eu égard la qualité de l'écran, d'ailleurs il faut augmenter celle des images, ce n'était important pour les écrans E-Ink. J'avais même incorporer les légendes à l'image, ce n'est plus possible le rendu est nase.
Il va falloir retravailler cela, plus tard.
Pour changer de sujet j'ai lu hier qu'Enimem avait eu gain de cause devant la justice pour percevoir 50 % de droits d'auteur sur les fichiers numériques de sa musique. C'est une bonne nouvelle.
Le numérique bouleverse tout.

mardi 7 septembre 2010

US VS EU

Selon une étude américaine (One news Page) 2/3 des lecteurs d'ouvrages numériques préfèrent Kindle à l'Ipad. Dont acte pour les US.
En Europe où la présence du Kindle n'est pas significative, sauf peut-être en GB, quid?
On peut imaginer une réponse bien différente.
Et chaque mois qui passe fait d'Apple ou des tablettes le support de lecture de référence. Le nombre de support dispo détermine les usages et comportement des lecteurs, de nouvelles tendances à exploiter.
C'est une donnée intéressante pour les éditeurs européens et les auteurs.
Une opportunité peut-être de reconquérir une première place créative, abandonnée sans réellement avoir combattu, acceptant les recettes de l'argent.

dimanche 5 septembre 2010

Bcp de bruit

Pas dispo avant trois mois le Folio 100 de Toshiba fait déjà bcp parler de lui.
Pour la lecture de livres les infos sont plus rares et ce d'autant qu'il faudrait passer par le Toshiba market (intégrant Blio ?) pour se fournir en applications et contenus et non par l'Androïd market (qui reste pour moi parfaitement inconnu comme l'est le premier cité).
Samsung, Toshiba, plus tous les chinois bons ou mauvais copieurs, et tous ceux inconnus à ce jour = bcp de bruit autour des tablettes pour cette fin d'année.
Un consultant, je ne sais plus lequel, devant un tel brouhaha voit les écrans e-ink relégués au rang de niche. Amazon contre le reste du monde?
Chez Microsoft on doit pas être très content, Androïd pour ce type de machine a su séduire. Après avoir loupé le téléphone mobile, louper la tablette serait pas glop.

samedi 4 septembre 2010

Qui ? Sur quoi ?

Une vente de Romagne et Marches sur Kindle pendant le mois d'août. J'aimerai bien savoir qui pour voir le rendu à mon avis catastrophique, et fournir gratuitement un nouvelle version à ce lecteur.
J'aimerai bien savoir aussi sur quel support Kindle ou Ipad, il faudrait des rapports un peu plus fins.
Une chose est sûr le prix à baisser. La facturation du téléchargement est devenue caduque, c'est une bonne nouvelle si elle est confirmée pour tous les titres.
Avec mes 4$, pas sûr de pouvoir les toucher un jour, je vais pouvoir envisager l'acquisition d'un Libretto de nouveau dispo. Ce machin à l'air super....mais non vraiment trop cher pour moi.






vendredi 3 septembre 2010

Ping condamne-t-il les "applications livres" ?

Même si Facebook n'est pas ma tasse de thé force est de constaté le succès du réseau. Si Ping, plus sélectif, plus orienté musique et sûrement livres, connaît un succès similaire les applications livres, type Eden ou Vook en seront peut-être exclus.
Ibook seul profitera de la nouvelle application.
Quand dans mon profile, je suis inscrit, je sélectionnerai un ouvrage, la liste sera construite sur des critères par Apple seulement choisis.
Je n'en suis pas sûr mais dans un premier temps la firme de Cupertino puisera dans la base dont elle maîtrise le mieux les éléments.
Si ce raisonnement s'avère juste c'est un sacré levier pour la bibliothèque propriétaire de l'Ipad et un sacré handicap pour les éditeurs ayant choisi une autre approche.
Ils est possible aussi de jouer sur les deux tableaux, une version Ibook disons "pauvre" et une version enrichie via une application.
En fait Amazon, dont je n'aime pas l'approche, et Apple, peut-être, ont toujours un ou deux coups d'avance sur les éditeurs. Vexant non ?

Vente directe

A quoi servent les intermédiaires ?
A cette question le nouveau patron de l'AFP semble avoir une réponse : "Emmanuel Hoog : Je ne peux pas croire que cela continue. Tous les journaux essaient d'obtenir des remises. A chaque fois, la négociation est dure parce que la situation de la presse est difficile. Il faut que l'AFP réinvente son partenariat avec les éditeurs. La presse quotidienne régionale veut construire un kiosque numérique où elle mettrait en commun ses contenus. Je suis prêt à y participer.

Nous devons sortir d'un système strict où les agences vendent des contenus aux journaux, qui les vendent au grand public. Cette histoire de pré carré témoigne d'une vision malthusienne des choses, alors que la consommation d'informations dans le monde connaît une croissance exponentielle.

Cela signifie que vous allez proposer de l'information directement aux lecteurs ?

Il serait absurde que la troisième agence mondiale n'ait pas une application sur iPad, sur les smartphones, ainsi qu'un site Internet."

L'écrit sans intermédiaire, à suivre assurément.

Quand les éditeurs n'auront plus le cul entre deux chaises (papier/numérique) nombre d'intermédiaires n'auront plus de raison d'exister.

Le livre homothétique, avatar du livre papier, enfant d'un modèle sans créativité est en fait un boulet.


jeudi 2 septembre 2010

Le portail Izibook

Le portail Izibook, Iznogood or Izit ?
Les Guides MAF y sont référencés via Didactibook, la librairie calédonienne.
Nuxos comme Epagine souhaite travailler avec les libraires. Visiblement les éditeurs sont plus enclins aux nouvelles technologies.
Malgré les efforts des uns et des autres le libraire n'est pas séduit, il laisse la place à des acteurs dont ce n'est pas vraiment le métier, je pense à Carrefour et Darty.
Il s'en fout et il a sûrement raison.
Le livre numérique n'a pas besoin de 100 ou 10 000 points de vente. Un petit nombre suffit, surtout quand il s'agit de vendre les mêmes titres, au même prix.
Mis à part des spécialistes de l'underground, du sado-maso ou de je ne sais pas quoi, qu'aller faire dans cette galère ?
Un Amazon, un AppleStore, une FNAC, des éditeurs en directe et la messe est dite.


Ping et après ?

Si Ping , le réseau social par Apple pour la musique d'Itunes, fonctionne, son extension aux livres ne fait aucun doute. J'ai déjà émis quelques réserves sur ce type de liens, notamment celui mis en oeuvre par Amazon, mais si d'autres pistes sont explorées sans intrusion dans la lecture, ça peut marcher.
A la lecture de la presse US ce matin on a donc Borders en difficulté (5 trimestres de pertes sur les 6 derniers) et Apple en forme.
Même en étant aveugle on ne peut pas se demander comment les libraires vont s'en sortir ?

Un chiffre

35 millions d'Ebooks téléchargés sur Itunes d'après S Jobs.
Que peut-on en déduire ?Pas grand chose.
Croisé avec un autre info, la recherche par Apple d'un responsable marketing pour Ibook, on peut supposer que les gratuits encore une fois font le score.
Pour faire de l'argent c'est peut-être une autre histoire.
Et franchement si Apple rencontre ce genre de problème comment Carrefour, vendeur de boîtes de conserves, et Darty sponsor de la météo vont-ils s'imposer ?

mercredi 1 septembre 2010

Un texte hypermédia



Pour me consoler de ne pas avoir été retenu pour le programme beta d'Amazon (pas de réponse en fait) je me suis plongé dans le catalogue de l'expo de la BNF "Qumrâm".
Un fragment de texte "hypermédia" : "Rendez grâce au seigneur sur la cithare, sur la harpe à dix cordes, jouez pour lui!"