mardi 31 août 2010

Chrome et Arcade Fire

J'aime bien ce groupe canadien, et j'avoue avoir été assez bluffé par l'expérience Chrome de Google. C'est sur le Net pour le moment mais sur livrel forcément un jour puisque HTML 5.
C'est sûr l'écriture d'un ouvrage numérique ne restera plus un exercice solitaire longtemps.

dimanche 29 août 2010

Pages et Epub, doit mieux faire avant d'être correcte

Quand des captures d'écrans sont trompeuses et les hourras un peu vite distribués.
Je me suis réjoui comme bcp de l'annonce faite par Apple de la nlle version de Pages avec exportation au format Epub.
J'ai tester pendant le WE et toujours les mêmes galères avec les images et les sauts de pages.
Pour être sûr j'ai pris le fichier test (Meilleures pratiques ePub) et je l'ai balancé sur l'Ipad.
Pour l'expérience WYSIWYG on repassera.
La page 2 devient blanche, exit le texte, disparu, c'est la table des matières, une fois le compte est bon, une fois non avec le changement de la taille des polices, le grand bazard.

L'essai est loin d'être concluant.
Epub est toujours aussi compliqué.


jeudi 26 août 2010

Eyrolles et l'enrichi

Eyrolles est donc le premier à fournir un ouvrage enrichi en français (merci ebouquin pour l'info). Sujet technique lisible sur Ipad le choix est judicieux et les titres ne vont pas manqués. C'est une excellente nouvelle, seul un éditeur de poids peut faire assez de bruit pour éveiller quelques curiosités autour du livre enrichi. Il peut aussi titiller ses concurrents.
Bien fait ou pas je n'en n'ai pas la moindre idée. Le prix est 4 € en dessous de la version papier + CD Rom (papier enrichi).
On acquiert pas un Ipad pour acheter uniquement des ouvrages à - de 10 $. Ce qui est vrai pour le Kindle ne l'est pas forcément pour un objet de "luxe". Des études nous renseigneront un jour sur le sujet.
D'autres vont suivre je l'espère.

mercredi 25 août 2010

Samsung le premier

A partir du 2 septembre Samsung présentera sa tablette.
Bof. La presse va s'en emparer car elle voit dans celles-ci un support salvateur (pas de nouvelle d'ailleurs de la presse française et des offres Ipad, à mon avis ils sont allés un peu vite). Quand sera-t-elle vraiment dispo, c'est une autre question.
Samsung ou un autre peu importe.
Seul compte en fait l'OS, en l'occurence Android 2.2 et les applis tournant sous. Le nombre de celles-ci permettra de concurrencer de l'Ipad ou pas.
S'équiper du Galaxy ne suffira pas, evidemment.
J'avoue ne m'être pas bcp, pas du tout, pencher sur "l'offre" Android pour les livres numériques.
Forcément les choses ne vont pas aller en se simplifiant, mais ça la presse ne vous le dira pas.
On aura droit à des comparatifs désolants avec : Flash + un appareil photo, + tout ce qui manque à l'Ipad (ben pour le moment ce qui manque ce sont des applications vraiment bluffantes).
Et puis on va nous servir un peu de réalité augmentée ( ouai ben là aussi il faut bosser car si c'est pour me donner seulement l'adresse du dernier bar à la mode, la réalité augmentée elle diminue l'épaisseur de mon porte monnaie.... c'est ça la réalité).

Lire plus avec un e-reader

Vu dans le WSJ en complément des chiffres de B&N : "A study of 1,200 e-reader owners by Marketing and Research Resources Inc. found that 40% said they now read more than they did with print books. Of those surveyed, 58% said they read about the same as before while 2% said they read less than before. And 55% of the respondents in the May study, paid for by e-reader maker SonyCorp., thought they'd use the device to read even more books in the future."

mardi 24 août 2010

Pas de place pour tout le monde

Ainsi il n'y aurait pas de place pour tout le monde.
Le retrait de Samsung (voir Ebouquin) les mésaventures des start up, et les résultats pas vraiment satisfaisants des survivants, hors Kindle, risquent d'en refroidir plus d'un pour l'aventure encre électronique, en Occident du moins.
C'est pas cool, car B&N souligne une tendance intéressante, mais à approfondir : le détenteur d'un Nook dépenserait plus.
Plus pourquoi ? Pour des ouvrages numériques, pour lire en somme. C'est une bonne nouvelle.

Avec parcimonie

Actualitté a repéré des chiffres a manipuler à mon avis avec des pincettes. Un auteur vend sur la plate-forme Kindle 200 livres par jour et 100 par mois pour l'Ipad. Conclusion un peu hâtive le Kindle fout une rouste à la tablette.
Sauf que Kindle n'est pas simplement un reader, c'est aussi un moteur de rendu, c'est malin de tout mélanger, dispo sur plusieurs plateformes dont l'Ipad justement.
Le succès du Kindle en l'occurence n'est pas uniquement dû à sa part du marché (40%) des lecteurs électroniques.
Il va falloir faire preuve de plus de discernement.
Ibook dispo sur l'Ipad, l'est aussi sur l'Iphone et bientôt sur le nouvel Ipod.
Si les ventes augmentent et rattrapent celles d'Amazon (c'est pas demain évidemment), conclure au succès de l'Ipad serait faux.

Inkling

Intéressant et visiblement la vidéo n'est pas un montage. Cà bouge sur Ipad.

EnkHouse

Un CP et la magie du Net, fait le reste....ou presque.
EnkHouse annonce des projets de livres enrichis.
Sa démarche est l'inverse de celle habituellement envisagée. Elle part du mode image pour aller vers le monde écrit. Un film, une série TV, c'est le premier projet, sont les supports de base pour ce processus de "reverse writing". En cas d'échec de cette stratégie, l'entreprise se garde le doit de faire comme Vook, prendre un ouvrage existant et l'enrichir.
Pour le moment nous sommes dans l'effet d'annonce on verra dans quelques semaines si une création sur Ipad est dispo.

Pour le moment l'intérêt de ce buzz réside dans cette démarche de "reverse writing", l'image, la bande son, les dialogues (écrits) donnent naissance non pas à un scénario, mais un livre. Faut voir, cette approche est loin d'être dénuée d'intérêt. Le livre numérique peut nous réserver de belles surprises.

Pour le moment toujours pas de réponse d'Amazon pour le programme bêta.

lundi 23 août 2010

C'est pareil

Voici le classement d'après Forbes des écrivains générant le plus d'argent : James Patterson 70 millions de dollars,

Stephenie Meyer 40 millions,

Stephen King 34 millions,

Danielle Steele 32 millions,

Ken Follett 20 millions,

Dean Koontz18 millions,

Janet Evanovich 16 millions,

John Grisham 15 millions,

Nicholas Sparks 14 millions,

J.K Rowling 10 millions .

C'est le classement papier plus droits d'auteurs perçus avec des super bonus pour ceux dont les oeuvres sont adaptés au cinéma ou à la télé.

Il faut s'amuser à comparer ce classement avec celui d'Amazon fait le mois dernier et présenter en image. C'est presque pareil.

Hors donc le genre le plus prisé sur Kindle est le roman, normal. La machine est faite pour.

Il serait intéressant de voir si les guides ou les essais tirent mieux leur épingle du jeu sur Ipad.

Genre et machine voilà un segment dont le marketing devrait s'inspirer.

Les livres scolaires pourraient avoir des spécifications propres entraînant l'élaboration d'une machine spécifique, non ?

dimanche 22 août 2010

En attendant

En attendant une première correction d'une version non finie de la Toscane de Michel-Ange, je bosse sur la Venise de saint Marc. Cette idée me turlupinait depuis quelques mois déjà. Au cours de mes recherches, Monteverdi se présente. Je connaissais bien l'Orfeo pour une comparaison avec la version d'Ange politien mise en scène par Léonard (Milan, Rome, Venise), j'étais passé un peu à côté des Vêpres.
Dans un ouvrage écrit par un italien, plusieurs réflexions pour situer la modernité du compositeur de Crémone, et au cours d'une polémique une phrase assez magique " Comme mon frère le fera valoir, c'est Giulio Cesar Monteverdi qui écrit, sachant avec certitude que la musique (dans ce type de chant dont nous parlons (le madrigal)) participe à la perfection de la mélodie, l'harmonie devient de cette manière servante du discours et non plus maîtresse, et le discours maître de l'harmonie, ce vers quoi tend la seconde pratique, c'est-à-dire l'usage moderne".
Nous sommes au 17 ème siècle. Monteverdi bouleverse "l'écriture" musicale.
Ce primat du discours sur la musique ou vice versa car tout le monde n'épouse pas la thèse du maître de Saint-Marc est encore d'actualité ( la variété anglaise VS la chanson française par exemple).
Pour l'écriture hypermédia, qui sert quoi ?
C'est un sujet intéressant.
Enfin j'espère, quoique j'ai des doutes. On s'intéresse plus à la lecture, aux supports au marketing dans les colonnes du web : "La version 1.1.2 d'Ibook est une révolution", ai-je lu, et what else gros malin ?
Lis Baudelaire et tu pourra expliquer pourquoi c'est une révolution, écoute La lamentation d'Arianne et tu comprendras comment Monteverdi est devenu moderne.

samedi 21 août 2010

Faire de l'argent u peu, bcp avec le Kindle, l'Ipad et la gente féminine

Dans l'Espresso (gratuit sur l'Ipad) un article sur le roman rose-érotique en version numérique. Les ventes se portent bien, la concurrence , c'est bon signe, se forme et avec l'argent des éditions numériques Ellora's Cave se lance dans le papier. Sa cible, leur cible, la femme en quête d'émotion et de discrétion. Un chiffre d'affaires entre 5 et 10 millions de $, toujours aussi précis les journalistes du simple au double seulement, pour un ouvrage à 7 $.
Sur (sous) les couvertures les mecs sont hyper musclés et les filles hyper....filles.
Alors quand dans le métro une femme est plongée dans une lecture sur Ipad (le kindle pour Ipad marche bien paraît-il), Iphone ou Kindle, ne la dérangez pas, vous faites pas le poids face au costaud de ses rêves ;-)

Des chiffres

Quand ils sont bons tout le monde en parle, léger tassement personne ne veut se faire le porteur de la mauvaise nouvelle.
Ainsi le T2 est moins bon 88 7000 000 $, contre 91 000 000 $ pour T1 (on est évidemment sur le marché US, le seul existant).
Faut-il s'alarmer ?
Evidemment on en est pas là chez nous, pas de chiffre pour la France, tout juste des estimations sur le nombre d'Ipad.
La rentrée sera-t-elle celle du livre numérique ? Non
La période la plus propice sera Noël quand comme cadeau on hésitera entre un tablette, celle de chez Apple ou une autre (Olivetti le grand de la machine à écrire des années 80 est en lice, nostalgie), ou une machine à café ;-)
Encore 3 mois donc avant un éventuel éveil. C'est long.


vendredi 20 août 2010

Pub une nouvelle couche

Dans l'article en référence hier une prédiction: une nouvelle segmentation, ce truc si cher aux marketers, effacera l'ancienne, poche ou pas VS avec ou sans pub.
Ils enterrent un peu vite le papier, mais pour le livre numérique, ils ont je pense raison.
Evidemment des sous-segmentations apparaîtront : pub statiques ou dynamiques par exemple, temps réel ou fixes (figées), et d'autres encore sûrement. Quel segment sera accepté, quel segment sera le plus rentable? De belles études en perspectives et des panels à monter (qui veut se lancer ?)
Pour les auteurs, la pub est une chance de plus de faire accepter le livre numérique. L'écrit et la pub font bon ménage depuis des décennies avec la presse, et le livre n'est pas plus sacré, seul son contenu peut l'être et encore.
Là où la presse déconne c'est qu'elle fait payer sa pub par l'annonceur, normal, et son lectorat, anormal, c'est mon point de vue. Si le coût papier justifie ce mode, sur un Ipad pas de raison de le voir se pérenniser. Je suis exposé à la pub, mais je ne paye pas pour l'être.
Pour le livre numérique même démarche, je vous expose "gratuitement", à la pub. C'est le deal, si non, il faut bourse déliée.



jeudi 19 août 2010

La pub dans les livres

Le WSJ pointe aujourd'hui sur une échéance dont le terme approche. Sans état d'âme pour la culture la pub est un moyen de gagner de l'argent comme un autre. Si le prix du matériel baisse, il faudra compenser le manque a gagner. C'est aussi simple. Mais avant de balancer un slogan plus bête que méchant, d'autres pistes sont possibles à l'image de celles exploitées dans les films.
La question est de savoir qui va gérer ce nouveau support. Pour le moment les régies spécifiques appartiennent aux fabricants de hard, les éditeurs encore une fois sont largués. Le modèle peut-il se mettre en place sans eux ?
Il existe des "espaces", avant ou après lecture, mais pendant celle-ci les choses sont un peu plus compliquées sans l'accord de l'auteur notamment.
On verra bien, mais il ne faut pas se leurrer c'est pour demain.
Demain quand le Kindle sera à moins de 100$, quand les livres numériques seront à 5$ ou gratuits. C'est la rançon.

mercredi 18 août 2010

Les coulisses

Après avoir mis en oeuvre une version pour Kindle, je me suis lancé dans l'expérimentation richmédia du lecteur et là blocage.
J'ai donc envoyé un mail à la plate-forme DTP pour de plus amples renseignements.
La réponse m'enjoignait de rejoindre un programme béta. Super.
Pour ce il est nécessaire de détailler son projet etc. Ce que je fis avec l'aide de Reverso, ma rédaction anglaise étant plutôt faiblarde.
Après 8 jours d'attente pas de réponse. Je me suis fendu d'un nouveau mail pour savoir de qui de quoi ?
Excuses et transmission du dossier (une page plus des extraits enrichis) à qui de droit. Quelles sont mes chances ?
Minces.
Je n'ai pas encore discerner chez Kindle une réelle motivation pour le marché français. La localisation du lecteur et une vente via le site France serait une marque indiscutable de cette volonté de pénétrer, d'évangéliser le marché hexagonal.
Si la publication sur l'Amazon store est possible pour les éditeurs français, les frais de communication pour un téléchargement en provenance des US sont un frein pour nos lecteurs. Il faudrait au moins créer un rayon international pour ne pas être noyé parmi les centaines de milliers de titres US.
Ne pas trouver un accord avec les opérateurs sur notre sol n'étonne personne. C'est dommage et ce d'autant qu'un ouvrage richmedia est plus lourd. Le WIFI me semble tout indiqué. Il ne remet pas en cause le concept Kindle car pour le moment et pour longtemps sûrement ce type de livre est destiné à l'Ipad ou aux PC. C'est une catégorie à part.
Il n'empêche j'aimerai bien intégrer ce programme, voir comment Amazon travaille c'est sûrement enrichissant.

mardi 17 août 2010

Kindle or not Kindle ?

“We have too many cellphones. We've got too many Internets. We have got to get rid of those machines. We have too many machines now.

Bradbury wrote darkly about bookburning in "Fahrenheit 451," but he sounds ready to use a Kindlefor kindling. “I was approached three times during the last year by Internet companies wanting to put my books" on an electronic reading device, he said. "I said to Yahoo, 'Prick up your ears and go to hell.' "

C'est plutôt obscure ? Il a envie ou pas ? A 90 ans il n'a peut-être plus toute sa tête, ou bien c'est moi ? Ses voyages sur Mars l'ont un peu chamboulé ;-)

Yahoo et les livres ? J'ai dû zappé, ils ont quoi comme projet ?

Source LA Time

lundi 16 août 2010

Surprises

La première en croisant Bousquet et Lacourt dans la rue. Je n'ai jamais nagé moins de la minute au 100 dos, Bousquet non plus a-t-il gentiment répondu, ouai mais je n'ai jamais nagé aussi vite que lui en crawl ;-)
Seconde surprise en voyant sur Actualitté un sujet déjà traité par mézig sur les auteurs italiens et les droits numériques. Je sais qu'ils me lisent. Quand je rebondis sur une info émanant d'eux j'ai au moins l'élégance de les citer.
Deux "rencontres" deux attitudes diamétralement opposées.

vendredi 13 août 2010

Quand les agents mènent la fronde

Après les US, l'Italie via son agent littéraire le plus important, Roberto Santachiara, propose aux auteurs de négocier leur droits sur les ouvrages numériques avec une augmentation significative pour atteindre un 25 % ?
Non 50% des revenus nets à part égale avec l'éditeur.
Santachiara souligne avec malice, si les chose restaient en l'état, un montant de la TVA supérieur au revenu de l'auteur.
Même si les auteurs ne sont pas forcément très doués pour les chiffres, ils peuvent s'émouvoir d'être dans la chaîne numérique le maillon le moins rémunéré.

jeudi 12 août 2010

Des ouvrages numériques et du kérosène en moins

Un article dans Le Point sur les économies faites par Singapore Airlines en choisissant de diffuser des versions numériques des classiques revues et ouvrages choisis pour distraire le voyageur des temps modernes. Ce n'est pas passionnant mais c'est dans l'air...du temps.
Pas de spécifications sur les titres et les formats, c'est dommage.

Du libraire au drugstore

Un article dans le NYT me ramène 30 ans en arrière quand sur les Champs ouvrait le premier, et le dernier, drugstore de France. On y vendait de tout ou presque, notamment des livres et des disques. Après un lapin avec la fille de vos rêves, la consolation était d'acquérir le dernier ELO en payant plus cher qu'à la FNAC dont l'unique magasin était Bd Sébastopol en face de Pygmalion. Hors donc les libraires US pour faire face "au raz de marée" des livres numériques, 8,5 % du CA livres çà commence à peser, mais 81,5 % pour le papier c'est encore bcp (non ?), veulent se diversifier. On connaît la chanson.
Quand le responsable des Reader Sony annonçait une progression fulgurante j'avoue avoir été sceptique. J'avais tort visiblement, incapable de faire la différence entre un marché US qui ne lit pas, dixit Jobs , et un marché français qui lit. Entre un marché preneur d'ouvrages numériques et un marché frileux, les lecteurs n'étant pas forcément les plus frileux entre nous.
Conclusion lire moins c'est acheter plus de livres numériques....mais je ne sais pas pourquoi.

mercredi 11 août 2010

Aveugles nous sommes

Barnes & Noble en vente.
Nos focus sur le Nook nous font oublier l'essentiel : Les ventes et la santé financière de l'entreprise. Le livre doit être en crise car après des résultats dans le rouge le plus grand distributeur des US se met en vente. Combien pèsera le Nook au regard des 720 magasins, même au regard de la super boutique sur la 5éme Avenue? Pas grand chose.
Quelle stratégie pour l'année à venir pour les libraires, quelles seront les prochaines victimes ?
Si un futur acquéreur décide de fermer des points de vente, c'est "l'opportunité " pour les clients sans pas de porte à franchir d'aller vers Amazon ou Apple, car ne plus lire semble peu envisageable.
Difficile pour moi d'évaluer les conséquences d'une telle nouvelle, mais je pressens un séisme.


mardi 10 août 2010

15 jours de déconnexion et quoi de neuf ?

Ben pas grand chose en fait. On peut faire du bruit autour du nx Kindle mais c'est pas ici que ça se passe. J'ai tout de même trouver une conclusion assez intéressante sur le NYT entre les lecteurs spécifiques et l'autre:
"This doesn’t settle the long-term question of Kindle’s mass-market appeal amid multipurpose tablets, which will become lighter and less expensive. Sure, Amazon can talk of a future 20th-generation Kindle. But unless it’s brave enough to reveal Kindle’s actual sales numbers, it sounds as if it’s whistling past the graveyard. Dedicated word processors, purpose-built machines of the 1970s, had a good run of about 10 years."
J'ai profité de cette interruption pour lire un ouvrage sérieux : "Le renoncement à la chair" pour Léonard (saint Jérôme et sa propre continence mise en lumière par Freud) et Michel-Ange (saint Antoine). Ce bouquin propose aussi un scénario incroyable, mais j'en ai discuté déjà avec un jeune auteur, on verra ce qu'il en fait.
J'ai aussi lu l'ouvrage d'Alix de Saint-André sur Compostelle. Personne dans son entourage ne lui a parlé des livres électroniques ? Pour lutter contre le poids d'un guide elle arrache les couvertures et les pages non nécessaires, sauf que parfois elles le sont ...nécessaires. Le Kindle dans un sac à dos avec les lettres de Théophane Vénard et tous les guides sur Compostelle ça ne pèse pas lourd.
Avec la frontale il fera partie de l'équipement de base, c'est sûr.
En fait l'événement le plus important reste un constat : celui de la cécité des éditeurs, français ou américains, pour les autres je sais pas.
Ils n'ont rien vu venir, pour preuve Odissey (espérons un meilleur sort que pour l'Iliad). Dans le Corriere della sera une interview de ces éditeurs lésés des versions numériques d'auteurs de poids. Ils attendent de voir si ils ne vont pas aller en justice, ces titres ce sont les leurs. La justice américaine ne semblait pas de cet avis en 2001.
Pour preuve le lancement foiré d'Eden. Ce n'est que partie remise mais ce n'est pas pro, car on y croit pas du côté de Saint Germain.
Le livre numérique joue une autre partition, avec des interprètes qui se foutent de l'héritage papier et des beaux discours sur le métier.
On pensait le libraire sur le gril, l'éditeur "historique" risque de l'y rejoindre.