mercredi 30 juin 2010

Alexandre Jardin un roman numérique

Pour Octobre, en partenariat avec Orange (aïe aïe l'expérience Atali n'avait pas été concluante). Mais l'auteur à bien conscience que papier et numérique ce n'est pas la même chose : "songez que toute la grammaire de ce format inédit est encore à créer, ce qui apporte un espace de liberté  énorme"

Pas de version papier.

A voir et écouter aussi peut-être. 

Mauvaise foi Vs alerte

"Regina-based Book & Brier Patch says it will close its doors after 33 years;  e-books blamed"

Brentano's a fermé pour cause de loyer trop onéreux (rien à la place d'ailleurs, l'avenue de l'Opéra est un peu plus sinistrée) , aux US quand une librairie ferme la concurrence des livres numériques est invoquée par le libraire, une première.

Mauvaise  foi, pour cacher une carence, épiphénomène ou réelle alerte ? Je n'en sais rien. 

Ce type d'argument avait aussi été utilisé pour une éviction chez un éditeur.

La menace plane avec 5 ou 10 % du marché du livre (tiens j'ai lu sur le WSJ une interview de Bezos avec un chiffre difficile  encore une fois à décrypter : "Bezos has said Kindle owners number somewhere in the millions") faut quand même pas déconner il reste 90 % de livres papier à vendre.

mardi 29 juin 2010

La définition de Charlotte

Charlotte a 11 ans devant l'Ipad sa première réflexion fût : c'est un gros Iphone.

A 11 ans on pardonne cette définition d'un objet en se référant à un autre. Evidemment il faut ensuite définir ce qu'est l'Iphone et là ça devient plus dur. Alors j'ai joué le jeu j'ai essayé de définir quelques mots clés du livre numérique. je ne suis pas le premier, mais mes références sont issues de l'expérience, ça change pas mal de chose. Il y a des trous, si vous souhaitez les combler je suis preneur on ou off.

LIVRE NUMERIQUE DE A à Z

 

Année 0. 2010 année zéro du livre numérique ? Oui et non. Oui car le support tactile, couleur, multimédia et nomade offre la possibilité d’une écriture décloisonnée et d’une lecture immersive. Non car le PC supporte lui aussi ce type d’écriture, mais pèche un peu pour la lecture.

Pour le savoir un seul indicatif : le chiffre des ventes et son rapport : numérique VS papier.

Ads : Avec ou sans pub ? La pub ! Donnée, acceptée ou/et refusée, du financement du livre numérique. C’est un modèle incontournable lié à l’écran. Pour les annonceurs c’est du pain béni, vos valeurs seront liées à l’ouvrage lu…enfin peut-être. Les instituts vont se régaler. Si vous acceptez d’être exposé à un message vous payez moins cher…normalement.

Application : Chaque livre numérique est une application en puissance. Si un  auteur décide de sortir du moule des moteurs de rendu standards (Kindle, B&N, Ibook etc.), il peut proposer une nouvelle grille de lecture à condition d’en trouver le financement.

Auto-édition : Les programmes d’auto-édition,  sont nés avant la vogue du livre électronique. Ce Print-on-demand, gratuit ou pas, c’est vite transformé en read-on-demand, via le net notamment, gratuit le plus souvent. Les nouvelles offres des plateformes s’orientent vers le paiement. L’auto-édition est attirante, mais la promotion de l’écrit reste le point faible de l’auto et le point fort de l’éditeur.

 

Bit, Byte et Bezos : Une suite de 0 ou de 1 formant des lettres, des mots, des images et des sons pour un univers inexploré dont le PDG d’Amazon avec Kindle a entrevue le premier une solution intégrée : conteneur/contenu. En plus il croit à l'hypermédia.

Bibliothèque : Y trouvera-t-on des livres numériques ? C’est quand même le lieu ou la gratuité rime avec : loi respectée. Vous voulez du gratuit allez en bibliothèque. Pourquoi ne pas favoriser ce vecteur de propagation du savoir et de la culture ? 

 

Couleur : Contraire du noir et blanc. Blanc pour le fond, couleur pour le texte. Distinction par exemple entre citations et production propre à l’auteur.

Couverture : Le plus souvent elle échappe à l’auteur, et pourtant elle est censée en être le prolongement. Sa forme numérique, un générique, risque d’être sacrément éloignée de la version papier.

Contenu : C’est quand même la pierre angulaire du livre numérique. Si un jour vous vous posez la question de l’achat d’un livre électronique, vous pouvez orienter votre choix en fonction des contenus et des comportements induits.

 

Diffusion : Diffusion ou Plate-forme de diffusion. Distinguo entre la solution logicielle et l’entité de diffusion. La première est une suite de programmes informatique assurant la mise au format, le stockage, la distribution de l’ouvrage, l’encaissement et la facturation. La seconde est une entité  commerciale multipliant ou divisant les intermédiaires entre l’auteur et le lecteur.

DRM : Protection théorique du droit d’auteur et de l’éditeur sur un fichier numérique. S’il est verrouillé se pose alors le transfert de la propriété de l’ouvrage de l’éditeur au lecteur. Votre droit de jouissance est alors plutôt restreint. Faut le savoir.

 

Ecran : Gris et gris pour singer le papier, E-ink première génération, ou couleurs. Tactile ou non. Si oui avec un doigt ou un stylet. Gourmand en énergie ou pas. La technologie progresse mais l’état de l’art de la « lecture écran » chamboule celle de la lecture papier. Sa taille, à l’écran, détermine aussi l’espace d’écriture.

Ecriture : Les limites des mots et des phrases ont déjà été maintes fois soulignées (voir blog). La numérisation ouvre un espace de créativité sans précédent, le Texte 2.0 est né.

Etat de l’art : Si l’écriture est encore un espace de liberté, rien ne vous empêche de supprimer les blancs entre les mots par exemple, il faut quand même compter avec des termes barbares tel que : lisibilité, performance, ergonomie, convivialité et d’autres par moi non connu, ou à inventer. 

Editer : Editer c’est publier et publier c’est rendre public. Pourquoi a-t-on besoin d’un éditeur ? Pour vendre car tout un chacun peut rendre public son ouvrage et ce d’autant plus facilement quand numérique il est. Pour le vendre c’est une autre histoire. L’éditeur c’est donc parer d’un titre pour masquer sa réelle fonction celle d’être un marchand de papier souvent, d’idées parfois.

Epub : E pour électronique et pub pour une bonne bière, ah non dommage J. Un truc,  dont j’ai horreur, pour informaticiens anglais de préférence. Si la structure d’un livre est relativement simple, Epub pour la restituer sur votre écran s’ingénie à la compliquer.

 

Format : Règles de « grammaire », de stockage,  permettant d’afficher correctement à l’écran les éléments constituant un livre (titres, textes, images, vidéo etc.) par un moteur de rendu. Epub, PDF, Mobipocket, txt ou HTML sont des formats ouverts ou propriétaires. Normalement ce n’est pas votre problème, vous n’avez pas à choisir, mais les informaticiens ne font jamais dans le simple.

Filigrane : Outre le marquage « copyright », la couche filigrane est un outil d’illustration particulièrement bien adapté à l’écran.

 

G comme Google. Numérisation des bibliothèques, des catalogues éditeurs avec ou sans la permission des ayant droits. La planète livre vibre au moindre mouvement du géant de l’internet. Celui-ci fait voler en éclat un monde somme toute peinard depuis des siècles. C’est dans l’air du temps, ce n’est pas la première fois. Quelle sont les vraies menaces ? Le contenu n’a-t-il pas plus souffert d’être couché par écrit, d’être sous le plomb ?

 

Hypermédia : L’écriture hypermédia n’a jamais été aussi bien définie que par ce vers de Baudelaire : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Sans cette approche hypermédia le livre numérique n’est pas. Véritable fil conducteur nous sommes sous sa férule.

Homothétie : Voir définition géométrique du dictionnaire. Pour le livre il s’agit simplement, et médiocrement, d’un transfert du mode papier au mode électronique « à l’identique ».

Imagination : Le livre numérique est-il un danger pour l’imagination ? La question vaut d’être posée. Si je vous offre la tronche de la Béatrice de Dante, vous ne pouvez plus vous en faire le portrait. Soit. First : Je ne suis obligé de le faire. Deusio : si le Poète fait une référence explicite, l’imagination par lui est déjà out. Tertio : si je refuse ce type de démarche adieu les illustrations de Botticelli, Gustave Doré etc. La grille d’écriture du livre numérique reste encore à inventer. Elle se situe entre littérature et cinéma.

Immatériel : Se dit à tort d’une œuvre numérique. L'immatérialité du mot, de la phrase, du concept, est « consubstantiel » à sa création en notre cerveau, subséquemment il se matérialise (ondes ou écrits) quand il nous échappe.

Ipad : Tablette électronique tactile pour lecture d’application numérique hypermédia conçue par Apple

 

J

 

K

 

Labilité : Etat instable d'un ouvrage pouvant être, ad vitam aeternam, modifié, enrichi. Interviennent l’auteur, traducteurs, lecteurs, critiques, exégètes pour maintenir en cet état le livre numérique.

Livren : Nouveau mot pour nommer le livre numérique, l’œuvre. Celle-ci est conçue, réalisée, par un auteur et ou une équipe pluridisciplinaire (vidéastes, musiciens, illustrateurs et...)

Lecture : Des livres entiers ont été consacrés à la lecture, ce n’est pas fini, peu sont consacrés à l’écriture.

Libraire : Quand le libraire disparaîtra-t-il, s’il disparaît ?

 

Moteur de rendu : Couche logicielle affichant à l’écran l’ouvrage.

Métadonnées : Données descriptives du livre et ses satellites. Bien renseignées, on vous retrouve facilement paraît-il. Encore faut-il que l’on vous cherche ;-)

Mise en page : On aimerait nous faire croire à l’adaptabilité du moteur de rendu à tous les écrans par une fonction : le reflow.

Seulement voilà, on « écrit » pas pour un écran de 2’’ comme pour un écran de 10’’. La taille ou le type des caractères, la taille et la disposition des images, des icônes, les marges, les orphelines, le fer etc…tout change.

Musique : Trop facile, quoique. Le fichier audio  n’est pas considéré comme une illustration distractive, à l’instar d’une chanson pour un générique de fin d’un film. Il est un  prolongement, une réponse au texte, une béquille, dans l’esprit de notre  fil conducteur.

 

Notes et notes de bas de page : Les premières accompagnent la lecture elles sont du domaine réservé, mais pas forcément. Rendu public le partage des notes est un élément de l’enrichissement, de la labilité.

Pour les secondes adieu ibid (très chiant les ibid), « cf », « supra » et longues digressions sur plusieurs bas de pages. Mot en couleur et une bulle si le renvoi  est court, mot en couleur et lien hypertexte si le renvoi est long.

Numériser : Scanner, océriser (processus de reconnaissance des caractères), uploader (avitaillement de la plate-forme de diffusion), les trois fonctions de base pour rendre disponible sur des matériels électroniques un ouvrage papier. Si le deuxième item n’est pas mis en œuvre l’ouvrage sera alors en mode image (pas terrible pour la lecture et l’extraction de  passage)

 

Occasion : Un livre numérique peut-il être d’occasion. Pas simple. Les DRM et autres incompatibilités entre livrels brident cette seconde vie du livre.

Optimisé : Ecrit-on pour un support ? Oui, en partie, quand numérique natif vous êtes. La connaissance des possibilités, des ressources du support vous conduit vers des voies nouvelles.

 

Pictogramme : dessin symbolisant un auteur. L’usage du pictogramme redondant avec la couleur peut-être, permet d’alléger le texte des : il écrit, il a souligné, nous disant etc. Les dialogues seraient parfois plus clairs aussi.

Projet Gutenberg : Quel boulot, quel beau projet, peu rémunérateur pour son initiateur : Michael Hart. Sans en faire l’Alde Manuce du 20ème siècle, le monsieur mérite d’être remercié. Vous cherchez un ouvrage hors droit pour alimenter votre livren, c’est l’adresse où il faut aller en premier.

Paragone : Hiérarchisation des arts, très en vogue à la Renaissance. Lessing avec son Laocoon a paraît-il clôt le débat. L’hypermédia le rouvre.

PDF : pour Print Document Format. Il est loin le temps ou la cartouche PDF s’insérait dans une imprimante laser pour obtenir sur papier une qualité supérieur à celle affichée à l’écran. Depuis l’imprimante est larguée, PDF encapsule des vidéos, des sons etc., l’écran s’est enrichi, et devient paraît-il Portable. Eh bien ce n’est pas vrai. Le PDF  du Sony reader est réduit ; idem pour les autres livres électroniques. Passez de Windows à Mac et c’est pareil, la portabilité est limitée. Moi je préfère Print J.

Papier électronique : Papier et encre électronique, couple indissociable flanqué du père énergie. C’est le courant qui excite de petites particules prises en sandwich entre deux tranches de film plastique, si j’ai bien compris.

 

Q pour QUELLE : L’écrit, le livre source. C’est vrai pour les Evangiles, mais un jour bien avant cela  un homme, ou une femme, a gravé un signe, sur le sable ou  la pierre, une tablette. Un coup de tonnerre.

 

Réalité augmentée : Un fourre tout. Ce concept est, pour ma part, la possibilité de  prolonger la 2 D vers une fausse 3 D (la profondeur des écrans plat bof). La Rome de Gladiator ou les décors de l’Orphée de Politien par Léonard : même combat.

 

Système d’exploitation ou OS. C’est la pierre angulaire de nos petites tablettes, readers et autres livrels.

Androïd, Linux, Webos et autre Iphone OS, le pilotage de l’écran, des périphériques de communication, support des applications, tout passe par l’OS et ses sous-composants. Le meilleur reste celui développé spécifiquement pour l’objet nomade. Monotâche ou multitâche ? La lecture demande concentration,   l’hypermédia fait appel à d’autres ressources, il y a conflit.  Il serait bon de pouvoir invalider certaines fonctions pour une plongée immersive dans les mots, les sons et les couleurs sans être dérangé (e).

 

Tablette : « Et que fera le point, que fera la tablette d'écriture si là-haut, le pilier du ciel est ébranlé ? » Déjà au 10ème siècle.

Tactile : Le toucher abolit la distance, notre main va prendre possession du livren. Immersion plus intime dans l’univers créatif de l’auteur ? On verra.

Texte 2.0 : Référence un peu vague à des concepts plutôt flous. Mais un jour les choses s’éclairciront.

 

U

 

Voix : Voix off ou audio-livre restreint (c’est à dire circonscrit à certains passages), notre item s’insère dans la panoplie des éléments au service de notre fil conducteur.  

Vidéo : MP3 ou 4, AVI ou je ne sais pas quoi, la vidéo est un élément d’enrichissement intéressant, mais dangereux. Plusieurs type sont disponibles : l’interview, le documentaire, le docu-fiction, le spot de pub etc. Il est un  prolongement, une réponse au texte, une béquille, dans l’esprit de notre  fil conducteur. Si l’image devient  trop prégnante on sort du domaine du livre numérique.

 

W

 

X

 

Y

 

Zoom : changement de focal pour compenser la taille de l’écran. Eélément compensateur de la principale faiblesse du papier électronique. Mais quand pliable il sera alors comparable il sera aussi.

 

L'hypermédia et Toshiba

L'hypermédia et Toshiba c'est pour demain ou après-demain avec Blio (regardez en haut à droite).

Cà va devenir fichtrement intéressant.

On imaginait les opérateurs téléphoniques avaler tout cru les éditeurs, ce sont les fabricants de matos qui relèvent le défi.

Visiblement Toshiba fait le contraire de Sony, il mettent le contenu en avant d'abord,  puis viendra la tablette à ne pas en douter.

lundi 28 juin 2010

Kindle et l'hypermédia

Juste un lien pour voir : http://www.amazon.com/gp/browse.html?node=2248263011 les premiers ouvrages hypermédia sur Kindle et Ipad.

Pourquoi la vidéo ?

Pour montrer les inondations de 1966 en Toscane avec des commentaires du Vinci datant du 15ème siècle. 

Depuis les hommes ont-ils compris ?

Un coup d'oeil aux JT et la réponse est non. C'est fou.

Alors avant qu'ils comprennent ce qu'est l'hypermédia, en France surtout, de l'eau sous les ponts aura coulé....et moi avec et pourtant je nage bien ;-))) 

dimanche 27 juin 2010

Chronique d'une mort annoncée ?

“The paper book is dead,” says the digital visionary Nicholas Negroponte.

On est pas forcé de le croire, mais on peut y réfléchir.

Si l'armée US et son industrie planche sur le dossier ils peuvent encore nous faire le coup de l'Arpanet, notre Internet d'aujourd'hui. Vivre sans internet c'est possible c'est sûr, vivre sans courrier aussi, sans info aussi, sans svoir lire, ecrire ou compter aussi. On a le choix, dans nos pays il va sans dire.

Franchement l'amour pour le papier-livre est stupide.

C'est le contenu qui lui donne de la valeur.

Oter lui les phrases de Joyce et votre bouquin a la même valeur que votre rouleau de PQ.

Si demain l'encre électronique couleur et son support se glissent dans ma poche  avec un accès illimité à la culture, super.

Au diable l' impression pourrie et son support papier.

Au diable les documents inaccessibles, les photocopies de la BNF coûtant plus chers qu'un ouvrage.

Au diable les cartons de déménagements qui me casse les reins, et les nids à poussière.

J'en ai rien à foutre d'avoir une belle bibliothèque, je veux avoir accès à tout le savoir du monde. Avec un écran et internet c'est possible tant mieux. 

Platon pleurait de voir les mots couchés sur un support, pouquoi pleurer sur le papier sauf si des actions papetières vous avez ?

Un conseil vendez. 

samedi 26 juin 2010

Vinci et Jobs

Ils pouvaient pas s'en empêcher, ils le pensaient tout bas, et puis un fan du soleil levant l'a dit tout haut Jobs est un nouveau Vinci. Rien que ça ;-))

Masayoshi Son est un milliardaire Nippon qui fait de l'argent avec l'Iphone. Alors reconnaissant il peut flatter l'égo du Californien et le WSJ de s'en féliciter

La comparaison c'est comme la calomnie il en reste toujours quelque chose. On a besoin de modèles, je ne sais pas pourquoi. Jobs se suffit à lui-même comme tout un chacun.

Jobs n'est pas un nouveau Vinci, Edison ne l'était pas non plus, ni Ford. 

Le Toscan était un piètre homme d'affaires, il n'a rien inventer.

Coucher sur le papier un projet n'est pas inventer, Gutenberg, lui, est un inventeur. Jobs aussi, grâce à Wozniak et à une équipe. L'équipe du Vinci est plutôt réduite, ses épigones sont plutôt sans génie. 

Le Toscan n'a rien publier, et pourtant il en avait envie. Ses expériences ont toutes foirées ;-))

Pour se consoler, s'expliquer ce désastre  on peut se planter là pendant des heures devant ses oeuvres, et le temps passe vite. 

Sa science, sa philosophie, sa culture, son moi et son ça sont avant tout au service de sa peinture, de son travail.

Dans 100 ans quid de Jobs ?

Pour le Vinci je ne me fais pas de soucis. On le clônera, si ses restes sont bien les siens, et on aura peut-être des réponses à nos pourquoi.

Mais adieu le mystère. Heureusement je ne serais plus là.

vendredi 25 juin 2010

France/Italie dos à dos

Il ne s'agit pas de foot mais d'ebooks.

Le Corriere della Sera, sponsorisé par Enel sur l'Ipad (gratuit, avec des vidéos et une navigation plus agréable que Libé) se fend d'un article sur le sujet.

Les chiffres, selon les sources, oscillent entre 0,1% et 0,3 %  pour décembre 2010. 

Aussi nuls que nous les ritals, ça réconforte ;-)) 

La Home page d'Epagine

Ayant disparu de la Home page d'Epagine (encore merci pour cette mise en avant) je pensais voir chuter de façon drastique les téléchargements de Romagne et Marches. Eh bien non. Ralentissement certes mais pas arrêt brutal.

Il n'empêche la page d'accueil c'est comme la table du libraire, visibilité = "achat".

Un jour viendra ou cette home page sera payante, en attendant avec l'intégration du catalogue Numilog Epagine prend du poids.

17 000 ouvrages dispos, c'est bcp ? Combien de libraires ont ce nombre d'ouvrages dispos ?

Bon je n'ai pas trouvé le dernier Levy (c'est juste pour l'approche chiffre et meilleure vente)  mais étant dispo sur Immateriel y a pas de raison....peut-être que si d'ailleurs ;-)

Hypermédia VS écriture hypermédia

Vook proposait hier (c'est peut-être encore dispo avec le décalage horaire) 4 titres gratuitement pour l'Ipad.

Concernant l'autobiographie de Benjamin Franklin je partage le commentaire d'un lecteur : "I found the coupling of video documentary and written text to be unnecessary. One or the other seperately would be fine." 

Ajouter des vidéos de la musique etc. sans une écriture spécifique c'est tout simplement couper le fil de la lecture. C'est gênant, comme la musique d'un film insistant lourdement sur la séquence meurtre, pire peut-être.

Mais Vook est le premier à illustrer la tendance "ouvrage/application". Suivant les besoins du livre on développe un lecteur. L'ouvrage gagne en autonomie, mais il perd un peu en poids. Pour un éditeur c'est une voie un peu lourde à gérer chaque ouvrage doit s'adapter à la plate-forme (Ipad, Androïd etc..) mais on y gagne en créativité, en sécurité aussi peut-être (j'en sais rien, j'imagine).

dimanche 20 juin 2010

Lire les Guides MAF sur l'Ipad

En attendant une appli E-pagine, comment lire les Guides MAF (des PDF sans DRM) sur un Ipad ?

1) Télécharger Stanza en suivant la procédure sur le site de Lexycle ou en passant par Itunes et votre Ipad

2) Ne pas oublier de synchroniser l'Ipad si celui-ci n'était pas connecté à votre PC ou MAC.

3) Repérer le fichier PDF de Romagne et Marches (c'est le plus vendu ;-)) sur votre PC ou MAC

4) Dans Itunes sur votre PC choisir dans la colonne de gauche sous Appareil : Ipad

5) Choisir ensuite l'onglet Applications (en haut)

6) En bas de page l' option  (sous synchroniser vos applications) partage de fichiers et le logo de Stanza.

7) Sélectionner Stanza. A droite une fenêtre devient active (apparaissent des fichiers compatibles Stanza s'ils existent)

8) Cliquer sur le bouton ajouter et allez chercher le fichier PDF sur votre PC ou MAC

9) Une fois sélectionné, transfert et syncronisation se font automatiquement.

Bonne lecture. Il existe d'autres "lecteurs" PDF. J'ai essayé IPDF, nul, GoodReader Lite, nul. Avec Stanza (gratuit) ça passe pas trop mal. Evidemment une page conçue pour être lue en mode horizontale peut vous rendre dingue si vous ne bloquez pas l'accéléromètre.

Si vous souhaitez acquérir Toscane et France allez sur Epagine dans la section Format PDF Tablette (quoique attendez un peu je vais baisser les prix sur les bons conseils de S Jobs).  

La lecture sociale me les casse

Avec cette fâcheuse habitude de s'émerveiller pour n'importe quoi la lecture sociale du lecteur solitaire est en passe de devenir à la mode.

 Si vous voulez de la lecture sociale allez au temple, à l'église, à la synagogue, dans un club de lecture, chez votre libraire pour une lecture par l’auteur, dans votre bibliothèque lors des animations, mais ne m’emmerdez pas avec ces soulignements et ce constat : « 325000 lecteurs ont surligné ces passages ».

C’est horripilant, ces soulignements sur mon écran, comme ils le sont sur le(s) livre(s) emprunté(s) à la bibliothèque.

L’opinion des autres m’indiffère, on ne partage pas les mêmes valeurs. Je suis assez grand pour me forger un avis, je n’ai pas besoin des béquilles du Kindle pour m’assister dans une lecture.

Je ne rejette pas l’idée de partage autour d’un livre, mais cette approche spécifique, intrusive, quantitative m’insupporte.

samedi 19 juin 2010

papier gâché

Pour le programme iconologique de la Vierge à l'Escalier de Michel-Ange, Dante encore.
Au Paradis l'âme de saint Benoît nous admoneste «  pour la  gravir [l’échelle céleste de Jacob]  personne ne lève les pieds de terre, et  ma règle est restée pour gâcher du papier.»

Ce soir je choisi d'être sous l'égide du bénidictin et d'économiser le parchemin.

"Saint Benoît" versus Jean de Patmos (voir post d'hier) on peut jouer longtemps à glaner çà et là des scholies, des passages pour renforcer une position contre une autre ;-)



vendredi 18 juin 2010

Frédéric Beigbeder plutôt court

Dans l'Express quelques lignes de  Beigbeder pour tenter de nous alarmer sur les dangers du livre numérique. Il est en danger le livre papier alors ? Première nouvelle. 

Plutôt court dans l'argumentation, il s'appuie sur le roman de Bradbury, plutôt con quand il parle des jeunes, plutôt peu convaicant quand il compare les bibliothèques a un cyber-café.
Doit pas y mettre souvent les pieds dans ces lieux du savoir le monsieur (c'est interdit le café).  

Pour ma part j'espère que Clarisse ouvrira une bible sans se prendre la tête avec un français du 17ème siècle, gratuite sur son Ipad (32 euros la version Bouquins, gratos sur gallica mais le mode image est pourri), et un commentaire lui expliquant que Jean de Patmos n'est pas saint Jean. Et pour finir quand les Psaumes elle lira la musique peut-être aussi elle aura, comme écrit dans le texte.    

Mais ne désespérons pas, d'autres ont compris, voir les commentaires de l'article, le livre est avant tout histoire de contenu, l'oeuvre dit Chartier. Le reste on s'en fout.

L'ipad c'est du papier ?

J'ai consulté l'édition de Libé de ce jour sponsorisé par Diesel. L'enquête sur les mots de la réforme m'intriguait. La notation de mot j’ai donné avec la Semiométrie. Je voulais voir si depuis on faisait mieux. Pas vraiment, passons.

Page 7 une pub pour le dernier livre de S Meyer publié par Hachette et « Déjà dispo sur Ipad ». J’ai touché, rien. C’est dispo sur Ipad, mais quand sur Ipad vous êtes faut sortir de Libé et aller dans Ibook pour y accéder un truc de fou. Le Diesel c’est poussif. J'ai pris la version papier j'ai touché pareil. J'en conclue que : l'Ipad c'est du papier. 

Dans le même genre je regardais les compatibles Ipad sur Epagine. Quand des extraits existent on me demande « Epub ou PDF ? » Eden j’ai envie de répondre, mais ce n’est sûrement pas la bonne réponse.

Et puis pour essayer cette foutue application j’ai cherché chez Gallimard un titre gratuit, ou un catalogue, un truc permettant de la tester, quoi, de voir. Rien.

Je sais, j’ai pas mal râlé contre le gratuit mais si on multiplie les obstacles le cheval à la fin il refuse de sauter.

mercredi 16 juin 2010

A qui profite l'appli

Dans le concert de vuvuzela contre les applis la Hutte et Eden, personne ne semble se préoccuper du livre.

Notre bon vieux livre est-il gagnant d'être lu sur un Ipad avec ces applis écrites visiblement dans un seul but : contourner le système Apple ?

La chose en soi est peut-être louable mais le livre il y gagne quoi ?

Rien assurément. Le "fichier livre" reste le même. C'est soit un PDF soit un Epub et si demain on compare une version Ibook avec une version appli eh bien mis à part le prix, rien de changer.

Le livre est le grand oublié de cette bataille économique et personne ne s'en émeut, sauf le lecteur peut-être qui voit là une diminution de prix lui passer sous le nez.

Demain la FNAC sortira son appli, la procédure d'achat sera moins lourde c'est certain, mais quid  d'un apport du numérique ?

Avec ce type d'approche uniquement orientée fric , on frise l'échec. 

Pourtant la presse, ils écrivent eux aussi,  a choisi une autre voie.

L'expérience Web est passée par là. Si les chiffres de Wired se confiment, a savoir un dépassement du papier par une version numérique enrichie, certains vont quand même se mettre a cogiter sur le livre du 21ème siècle. Non ?

Tout acteur voulant demain contourner Apple doit le faire avec une approche qualitative. Il faut être en disruption avec Apple c'est pas compliqué, c'est leur recette.

 



mardi 15 juin 2010

Compatible Ipad

Le Vuvuzela est la plus belle invention pour faire taire les commentateurs des matchs qui s'y connaissent autant que moi en foot c'est à dire : peu.

Quelle idée géniale d'en faire une appli Ipad. Imaginez, des moustiques,  une bande d'emmerdeurs autour de vous, votre patron au-dessus de votre épaule et zou un coup de vuvuzela.

C'est déjà dans le top des téléchargements sur l'appstore.

lundi 14 juin 2010

Comme un malaise

« Compatible Ipad ». Kesako ? Spinoza, Homère ou Victor Hugo sont-ils compatibles Ipad ? 

Il fallait bien que ça arrive, mais malaise il y a quand sur un site, celui de Epagine, une œuvre est labellisée support. 

Vous me direz le dernier livre de Truc est bien confondu avec son support: le livre.

Et quand, en poche il sort, sa dimension et  valorisation en pâtissent aussi.

Idem pour le dernier disque de Machine, mais la maison de disque ne s'est pas permis d’apposer un « compatible MP3 ou Ipod »,  enfin je crois. 

Glissement inéluctable, dont le caractère qualitatif est presque sous-entendu. C’est là où le bat blesse. Ce n’est pas digne d’un éditeur.

Je n’étais pas ému par un « Kindle Optimised » pour les versions DX de certains ouvrages, au contraire.

Idem si demain il existe un « Ipad Optimised », mais compatible me heurte.

samedi 12 juin 2010

www.1001libraires.com

Une ouverture au mois d'octobre pour le site "mutualiste".

En jetant un coup d'oeil aux objectifs  je lis : "Vend des livres physiques / Vend des contenus numériques".
C'est plutôt vague, c'est surtout  une politique très timide en faveur du numérique, quand il s'agit de savoir combien une telle entreprise peut rapporter on lit :"100 % de la réservation" sous entendu du livre physique en magasin. Pour le numérique, nothing. 

Je le dis et le répète les libraires ne croient pas encore au numérique.

Faut pas s'en faire c'est juste une question d'argent ;-)

vendredi 11 juin 2010

Rendre les oeuvres d'art

Un article dans le Point sur cette question récurrente. En Février 1960 JF Revel avait déjà abordé le sujet avec plus d'intelligence, je vous conseille vivement de lire "L'exil des oeuvres d'art" dans  L'oeil et la connaissance, juste pour comparer, juste pour voir pourquoi la presse a du soucis à ce faire.

Dans un genre différent, mais approchant,  je ne comprends toujours pas pourquoi l'Institut de France ne rend pas public, en les numérisants, les Carnets de Léonard, dérobés par Bonaparte. On peut taper sur Google mais certaines institutions chez nous feraient bien quand même de dépoussiérer leurs étagères, et rendre accessible au plus grand nombre le savoir dont elles sont porteuses. La sauvegarde est une chose. Les temps modernes et la numérisation permettant une diffusion de masse,  leur mission doit être élargie.
Ca coûte cher! soit. Mais si demain la bibliothèque de l'Institut, les Archives, ou d'autres par vous connues mieux que moi,  brûlent quel sera le prix pour l'humanité des oeuvres perdues ? 

On se lamente toujours de l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, je n'ose imaginer le scandale si quai Conti ça crame. 




jeudi 10 juin 2010

Je sais pas vous

Je sais pas vous, mais depuis le lancement de l'Ipad il me semble voir bouger les lignes (lignes de front, de défense, d'attaque ?? l'expression me passe parfois au-dessus de la tête). 

Sur Teleread ce jour on se fait l'Echo de la version Ipad du Monde Diplomatique, diable. Et il n'y a pas un jour sans une annonce presse ou éditeur. 

Celle d'Eden, malgrès les critiques, est positive, laissons du temps au temps (quoique cette expression d'origine espagnole est plutôt synonyme d'un coup d'épée dans l'eau, passons). On  bouge. 

Les choses vont devenir plus intéressantes encore à la fin du mois quand PDF sera dispo sur la bête. Qui basculera dans l'Ibook Store et participera au bruit ambiant ? Il va être dificile de renoncer à l'expérience.

En fait ce sont les critiques qui sont le plus intéressantes, signe d'un début de maturité ?
Il existait au pararavant comme une sorte de chappe chez les commentateurs les empêchant d'exercer un esprit critique. Peur d'effaroucher le marché, les sponsors, les annonceurs sans doute. Toute nouvelle initiative d'un constructeur, d'un éditeur , d'un libraire était saluée comme un évènement exceptionnel. J'ai moi aussi versé dans ces travers. 

C'est un peu moins le cas, les chambres d'écho la mette en sourdine....un peu.

Djian s'y met

On m'a transmis cette phrase extraite du dernier roman de  Djian Incidences

« Je disais parfois aux autres : "Prenez exemple sur elle, faites donc un peu preuve d'oreille quand vous écrivez. N'importe quel crétin est capable de raconter une histoire une histoire. La seule affaire est une affaire de rythme, de couleur, de sonorité. (…) Soyez de bons peintres et de bons musiciens avant tout." »

Je partage

Dans le Point une interview sur l'Ipad d'Antoine Gallimard et cette réponse : 

"D'un point de vue technique, quels seraient les dangers de l'iPad et de l'iBookstore ? 

C'est surtout sur la modalité de lecture que réside le danger. Apple impose, à la lecture, un format : le e-pub. Ce format donne la possibilité au lecteur de changer, à sa guise, la topographie du texte ou d'un livre (sa taille de caractère ou l'emplacement d'une image, etc.). Du coup, tous les efforts traditionnels et historiques de l'éditeur dans la conception d'une page ou d'un livre disparaissent. La numérisation risque ainsi de dévaloriser le contenu. L'enjeu est donc de savoir quels seraient les moyens pour garder un confort de lecture tout en conservant l'esprit, le parcours d'un texte."

Je n'aime pas e-pub et je vois là des arguments auquels je n'avais jamais pensé. Pour ma part j'attends un vrai lecteur PDF ( ceux proposés aujourd'hui sont une version "imprimante") ou quelque chose de similaire (une appli ?). Avec Acrobat sur PC ou MAC on peut lire les vidéos, les sons, c'est moderne, pourquoi pas sur l'Ipad ?

Pour générer une page e-pub on me demande 1.20 € HT. Au format 6" Romagne et Marches encore gratuit chez Epagine, me reviendrait à 330 €. Du .doc au PDF avec la création de la table des matières, des liens, je mets 1 heure pour produire cet ouvrage. Le calcul est vite fait. 

mercredi 9 juin 2010

Irex out

L'avantage de faire parti du club des faillis c'est de voir les fautes des autres avant eux. Vous avez commis les mêmes ....avant. 

La principale reste de ne pas vouloir lire les signaux d'un éventuel échec. Votre produit, votre stratégie, votre intime conviction,  tout vous aveugle, vous ne recherchez que les points positifs. 

Irex est en cessation de paiement, c'était prévisible je l'ai écrit il y a deux ou trois jours. C'est con et d'autres vont suivre car tout le monde propose la même chose c'est presque pathétique, n'importe quel étudiant de BTS serait capable de monter les BP suivis par Foxit, out aussi, Cool-er, bientôt, et d'autres en Espagne, au Pays-Bas etc, voir Sony.

Qui peut s'en tirer ? Je n'en sais rien. Il y a une place c'est sûr pour la technologie type E-ink mais il faut se creuser la tête pour faire autrement.

Il ne faut pas prendre le contenu à la légère, il est indissociable du matériel.

Amazon l'a démontré.

KOBO , Bookeen et TXTR semblent en être convaincus aussi, avec d'autres approches. On verra le résultat mais ce n'est pas gagné.

Ce n'est pas  gagné car il n'y a pas disruption. On singe le papier avec souvent un sacré avantage pour ce dernier. 

Si votre concurrent est le papier vous êtes mal, c'est comme ça.

On me prend souvent, presque toujours, pour un con ou au mieux un illuminé quand je parle de livre hypermédia, les gens d'Irex avaient été les premiers.  

L'hypermédia c'est le tableur (Visicalc ou lotus 123) du livre électronique.

 

Safari 5

Safari 5 et la fonction "Lancer le lecteur". Ouahhh super. Exit la pub et le bruit alentours. Le texte nu et lisible. Exit les enrichissements aussi, ah, c'est plus chiant.

Dispo pour les MACs, sur les PCs c'est plus compliqué il faut une carte vidéo compatible comme pour Top Sites (moi j'ai pas).

Sur Ipad ? Je ne  sais,  ni sur Iphone, mais bon d'autres en parleront.

PS: Ah non je me suis trompé çà fonctionne sur PC , il faut attendre quelques instants la détection du texte (comment ils font j'en sais rien) "lisible" par le lecteur.

mardi 8 juin 2010

Du gratuit au payant

K histoire de crabe. J'avais déjà signalé ce blog tenu par une journaliste de Libé en récidive cancéreuse (on parle de cancer chronique maintenant). Emouvant, on ne partageait pas tous les jours son quotidien car parfois, souvent, les malades sont KO. Intéressant on pouvait suivre les commentaires, plus d'un millier pour le dernier post, et son lot de compassion, de tendresse et de connerie (peu), de retour d'expériences similaires.

Gratuit, sur le site de Libé, et maintenant payant (16€50) en version livre. Pour justifier cette démarche je lis : "Afin de matérialiser le contenu et prolonger la démarche de MDA [l'auteur], qui souhaitait voir son blog publié" 

Et là je suis plutôt interloqué. "Matérialisé un contenu" ?? Depuis quand mon écran n'est-il pas du matériel, depuis quand le clavier de l'auteur, les serveurs, les réseaux ne sont-ils pas matériels. Le papier serait, le seul support matériel de l'écrit ? En prêtant aux éditeurs une dose d'honnêteté intellectuelle, il existe deux mondes, celui de l'électronique : virtuel, celui du papier réel.

L'immatérialité du mot, de la phrase, du concept, est « consubstantiel » à sa création en notre cerveau, subséquemment il se matérialise (ondes ou écrits) quand il nous échappe. 

Plus fort, en devenant public cette matérialité devient payante. Le blog n'a donc pas cette propriété d'être "publiant" et par extension payant (çà on le savait). 

Si ce n'est pas un coup pour faire du fric, on se trouve là face à une démarche intellectuelle assez éclairante sur  les freins dont nous sommes équipés pour rester à distance avec l'édition numérique.

Si c'est un coup pour faire du fric, alors seul le poids du papier dans notre inconscient est considéré comme assez  lourd pour nous faire sortir du pognon. Pas de version numérique (elle pouvait se justifier, le fil d'une lecture blog n'est pas terrible), non, seulement une version brochée.

Y a encore du boulot.

 

 



lundi 7 juin 2010

Même Bezos le dit, enfin le disait

" you have to capture the essential element of a book, which is that it disappears when you get into the flow of the story. None of us when we're reading a book think about the ink and the glue and the stitching. All that fades away, and you get into the author's universe.... The thing to keep in mind is what's really important is not the container, it's the narrative.  "

Le contenu, toujours et encore, le support reste secondaire.


dimanche 6 juin 2010

Un peu tard

J'avais zappé cette interview du patron d'Albin Michel sur le JDD.

Deux  phrases parmi d'autres intéressantes : "Nous allons montrer à nos chers auteurs qu’ils ont eu raison de nous confier leurs droits numériques et qu’Albin Michel est en avance en matière de nouvelles technologies du livre"

Négociations il y a eu avec les auteurs, j'aimerais bien en connaître les conditions, pour comparer avec celles proposées par Apple ou Amazon en auto-édition (voir post précédent). 

"Je le répète: l’iPad, c’est prioritairement pour ces 50% de Français qui ne rentrent jamais en librairie."
50 % seulement ? J'aimerais connaître la proportion des futurs acquéreurs de l'Ipad entrant ou n'entrant pas dans une librairie? 

Mr Francis Esménard est comme les autres, Epagine aussi se pose des questions avec une stratégie opposée, il ne sait pas très bien comment çà va se passer.
Il faut continuer à vendre du papier aux libraires et ne pas  les froisser avec le numérique. La position est plutôt inconfortable. Pour tout le monde. 

On verra si le choix stratégique d'une commercialisation confiée à Apple est la bonne. Sur le court terme (1 an) c'est une évidence.

samedi 5 juin 2010

Et si la menace venait d'ailleurs


Un article dans le WSJ sur l'auto-publication.

Je connais bien et sur notre sol c'est loin d'être facile, car il faut vendre et pas seulement publier. 

A la lecture du papier on se dit qu'il existe là une vraie  opportunité pour les auteurs déjà établis d'utiliser leur notoriété et d'y aller seul, exemple Lévy, pour les rejetés d'y aller aussi, et pour ceux dont la production est hors format, hors main stream, de suivre le même chemin.

L'auto-publication mériterait un site sur les outils, les trucs et astuces, les filières, les succès (celui choisi par le WSJ fait rêver) et les échecs ou au moins un échange autour d'un café.

Si le sujet vous barbe un simple coup d'oeil sur l'image là-haut et vous aurez un bon aperçu.

Pas de pluriel, on est seul même si  Amazon, Apple, B&N vous offrent une occasion de booster les ventes de leur livrels.

Publie.net l'a compris avant tout le monde, en regroupant les solitudes c'est plus facile.
Ils écrivent peut-être une page dans l'histoire du livre. 

Vous l'aurez compris la menace , pour les éditeurs, c'est pas pour demain.


vendredi 4 juin 2010

Ipsos un an après

Ipsos ressort son étude sur le livre numérique. Je n'ai pas comparé avec celle de l'année dernière en gros c'est la même chose, seulement je ne me souviens pas avoir lu des questions touchant au livre numérique, intéressant:

Pour 36 % des sondés c'est un fichier. C'est bien vu, mais un peu simple.

Pour 38% un livre numérique est fondamentalement différent d'un livre papier ? Soit mais en quoi est-il différent ? L'abstract de l'étude ne le précise pas dommage. En tous cas les items proprement numérique ne semblent pas être une marque distinctive importante au regard des réponses  en Q21. C'est pas cool. 

Pour 25 % c'est un livre papier en moins bien, l'abstract ne précise pas pourquoi.

Mais pour 8% c'est un livre papier amélioré, vous savez pourquoi ? Non et bien moi non plus mais  c'est encourageant car en plus le principal frein au basculement est encore cette connerie de relation au livre, l’absence du contact physique.
Remarquer je comprends, boire sans être ivre, ce n’est pas boire, un match de foot sans se foutre sur la gueule ce n’est pas un match de foot, un livre sans papier ce n’est pas un livre, c’est sûr. Nous détacher de l’objet livre seul le théâtre sait le faire pour le moment, mais personne n’y pense.

Des  casseroles du même genre on peut les traîner pendant des siècles et puis un jour.
Quand on demande à Aristote une définition de la beauté il nous donne celle-ci : « Dans un poème, que la fable soit l'imitation d'une seule action, que cette action soit entière, et que les parties soient tellement liées entre elles, qu'une seule transposée ou retranchée, ce ne soit plus un tout, ou le même tout. Car tout ce qui peut être dans un tout ou n'y être pas sans qu'il y paraisse, n'est point partie de ce tout. » 
L’art dans son entier à fait sienne cette définition. On découvre le Laocoon, par exemple,   vite on lui rajoute un bras, une jambe  et puis est venue la victoire de Samothrace, pas de tête, plus de bras, on l’expose en l’état et tout le monde la trouve belle.

Même les opinions changent

Si Epagine ou Immatériel ou un autre

J'ai lu le teste de l'Ibook store sur l'Express, j'en ai extrait ce passage : "Aucun index alphabétique par auteur, titre, langue ou même éditeur n'est disponible. Dans la mesure où tous les livres de la création ne sont pas disponibles, et loin de là, il est très complexe de trouver et de choisir un livre. Il faut inlassablement taper dans la barre de recherche les auteurs/ouvrages/éditeurs convoités pour découvrir s'ils sont disponibles. Et la rubrique "classement", tout en bas de la page, n'est pas d'une grande aide, puisqu'on ne sait pas comment elle s'organise.

Avoir accès au catalogue complet n'est pas non plus évident : il faut cliquer sur "date de sortie" pour avoir accès aux 21 212 ouvrages, anglais et français réunis (dont une bonne partie proviennent du projet Gutenberg et sont donc gratuits et accessibles par d'autres moyens). Mais ils sont classés par date de sortie... Au bout de quelques recherches (souvent infructueuses) cet iBookstore énerve. Et l'on se retrouve à convoiter les livres "à l'affiche" : Katherine Pancol, Stephenie Meyer..."

Grosse faiblesse donc qui n'ira pas en s'arrangeant. Plus il y aura de livres, plus le bruit sera conséquent, sans parler d'une vitrine alimenter par les plus gros budgets promo.

Si l'Ipad s'impose auprès des lecteurs potentiels, le magasin d'Apple n'est pas forcément incontournable, l'application de lecture non plus. Les prix étant les mêmes partout, Machin, Bidule ou Truc peuvent parfaitement offrir une alternative plus intelligente pour un même ouvrage. Une application de lecture plus intelligente (j'ai un cahier des charges si vous voulez), un magasin mieux foutu (là je sais pas trop). C'est souhaitable pour tous.  

jeudi 3 juin 2010

Sony et la voyance

 "Within five years there will be more digital content sold than physical content. Three years ago, I said within ten years but I realised that was wrong - it's within five."

C'est le patron de la division Sony lecture , c'est sûrement pas le bon titre mais çà n'a pas d'importance, qui cause. Dans 5 ans on aura tout oublier s'il a tort, et s'il a raison il sera promu. Comment il sait lui ? Mystère et boules de gomme.

Le patron de Sony France avait dit que l'Ipad ne marcherait pas. Pourquoi il savait pas qu'il aurait tort ?

En fait ces gens disent ce qui les arrangent quand ça les arrangent, et on est assez cons pour gober, ou oublier car çà nous arrange aussi.

91 M$ pour l'ebook pour le  Q1 2010 aux US. Super mais dans le même temps combien de CA pour le livre papier . l'IDPF devrait pousser ses analyses un peu plus, ne pas seulement communiquer sur ce qui les arrangent.

Tous ces petits arrangements sont dans l'air du temps. Chez moi aussi. Je suis ravi de la sortie de l'Ipad. Enfin un suport hypermédia pour mes guides, faut que je teste celà dit, mais admettons. Alors quand je lis les commentaires sur les désagréments de son écran au soleil ou de son poids (dans le genre je vous recommande les propos d'Albanel sur Actualitté), je me dis que le soleil c'est pas bon pour la peau et que la muscule c'est bon pour la santé, et des arguments aussi cons j'en ai des tonnes . Et pendant ce temps là ils en vendent un toutes les 3 secondes eh oui.

Soyons sérieux quelques secondes, les supports on s'en fout ils changeront demain, au placard déjà mon PRS500, c'est le contenu qui compte. Il y a deux ans Irex était le miracle incarné de la révolution du livre numérique, ils sont morts ou presque. Dans 5 ans Sony aura peut-être abandonné ce secteur.

mais dans 100 ans ou 500 on lira encore la Bible, Dante et Homère, Marc Lévy j'en suis moins sûr, mais pour Baudelaire et Freud j'en suis certain. Sur papier, sur écran, sur une puce greffée dans notre cerveau ? Peu importe.

Peu importe sauf si le support change le mode d'écriture. Non pas pour un type d'ouvrage, mais pour tous les types d'ouvrages. C'est celà qu'il faut guetter.

 

Kindle brick and mortar

L'annonce pourrait passée inaperçue, après tout c'est là-bas que ça se passe, mais quand même. Le Kindle sera en vente dans des magasins de la chaîne Target. En France l'Ipad n'est pas seulement vendu sur le net, les distributeurs habituels de la pomme le mettent aussi à l'étalage (Surcouf, des revendeurs Apple, Boulanger etc...)

Rien n'empêche d'imaginer des dispositifs de vente de livres à côté du hard. Un marque page, une trace papier du livre numérique, un clin d'oeil,  avec une photo de la couverture et la procédure de téléchargement, pour un achat peinard chez soi.

On en revient au post d'hier dommage que les libraires n'aient pas envie.


mercredi 2 juin 2010

Jobs et les prix du contenu

Une interview du patron d'Apple et une réponse sur les prix des contenus :" Mr. Jobs said he believed that the iPad would offer new opportunities for content creators, and especially for news organizations, to charge readers for their products. He advised media companies to price products low, just as Apple did with songs on iTunes. “As one of the largest sellers of content on the Internet today, Apple’s lesson is price it aggressively and go for volume,” he said. “I believe people are willing to pay content. I believe it in music. I believe it in media. And I believe in it in news content.”

Ouai on va réfléchir .

Adieu libraire ?

Bernard Strainchamps sur le blog de Libé pousse un coup de gueule contre les éditeurs ayant choisis de faire disparaître les libraires. Admettons.

D'un autre côté vous avez Epagine qui tente depuis quelques années, déjà,  de convaincre les dits libraires de prendre le virage du numérique avec des outils et des conditions tarifaires identiques à celles pratiquées dans le monde papier. Résultats entre 20 et 30 enseignes jouent le jeu. C'est peu et ça ne bouge pas depuis des mois.

J'ai moi même tenté de convaincre quelques libraires de promouvoir les Guides MAF, leur  zone de chalandise étant couverte par un lieu, une œuvre, un projet  ayant trait avec Léonard. De réponse point.

Alors ? Alors tous les libraires ne sont pas B Strainchamps, le numérique ils s'en foutent, ils ont d'autres problèmes, le loyer de leur boutique notamment. Leurs ventes s'écroulent (dixit B.S). Ce n'est pas de la faute du numérique aujourd'hui. (l'auteur du blog a  lui aussi des problèmes de vente, 5 à 10 clients/jour pour pour 5 à 9 milles visites jour, un taux de conversion cata). Et ce n'est pas le numérique qui les sauvera.
Difficile de les convaincre de s'intéresser à un marché pesant  moins de 1 %.  Même si demain il ne leur reste que 85 % du marché  livres ils peuvent encore tout miser sur le papier. 

On est dans un pays ou la libre entreprise est le modèle. Les libraires sont des entrepreneurs s'ils ont envie d'aller sur le numérique ils le peuvent. 

Mais ils n'en n'ont pas envie c'est aussi simple, c'est leur droit.


mardi 1 juin 2010

Tout Bach, tout Mozart, tout Wagner

992 pages (29 € si votre bibliothèque ne l'a pas référencé), des entrées pour le moins surprenantes (Claudel,  par exemple, n'a rien à dire sur Bach, pourquoi le dire ?) voir le blog d'Assouline, je n'ai pas  envie de me lancer dans la critique de l'ouvrage mais plutôt de son support.

Une réflexion : Bach fils spirituel de Luther et une phrase "rien n'est plus uni à la Parole de Dieu que la musique" Luther. 

Le tout Wagner à 75 €, il est vendu au poids c'est pas possible, présenté au JT de dimanche midi sur TF1. 

Alors a-t-on vraiment tout Bach, Mozart et Wagner quand on acquiert ces ouvrages ? Eh bien non justement, il manque l'essentiel, la musique. C'est con mais c'est comme ça, le support n'est plus adapté. On est au 21ème siècle et on peut faire autrement.