vendredi 30 avril 2010

Pas si facile.

Les rumeurs d'abandon des tablettes par Microsoft (Courrier) et HP (Slate)  montrent qu'il n'est pas si facile de faire ce type de produit. Et tous les contempteurs de l'Ipad devraient y réfléchir à deux fois avant de l'ouvrir ou bien  se lancer dans un projet concurrent pour montrer de quoi ils sont capables.
A priori  le maillon faible serait l'OS. Alors Apple sera-t-elle capable de faire seule un marché ? Androïd et WebOS sont-ils vraiment à la hauteur ? Bcp de bruit mais pour le moment nothing.   

J'aimerai bien savoir qui pouvait imaginer tout ce binz, qui possède une grille de lecture valable pour les 6 prochains mois ?

Plus drôle,  après avoir lu la lettre ouverte de Jobs contre Adobe  j'étais sur le NYT et là un super message sur mon PC m'avertissant de la zone foutue par un script Flash. 

Si la firme de Cupertino n'a pas raison sur tout, elle n'a peut-être pas tort sur tout non plus.

mercredi 28 avril 2010

Les Inrocks du 28/10

3 pages sur l'Ipad des Inrocks de ce jour et une petite phrase de Makinson le pdg de Penguin : "pouvoir reprendre le contrôle de son marché (perdu avec Amazon) et avoir la possibilité d'accompagner son évolution" 

Gagner de l'argent pour faire évoluer son entreprise, ses auteurs et offrir de nouveaux produits. C'est le système.

Si non on reste en mode texte pour l'éternité, pas cool.

l'Ipad en vente chez...

Dans le métro une pub pour le Bon Marché et un nouvel espace édition. Faut se méfier des pubs, faut vérifier. En allant sur la page web de jolis photos et un linéaire plein de bouquins dans un espace mode, j'y verrais bien des Ipad, mais non ils seront à la FNAC, chez Darty et les deux Apple store de  France. L'Ipad n'étant pas un téléphone sur-dimensionné exit les opérateurs (SFR, Orange et Bouygues.

Appareil de salon, souvenez-vous de la mise en scène de son lancement, le WiFi est plus à même de répondre au téléchargement de livrels qu'une clé 3G. Et si par malheur vous êtes parisien des spots WiFi gratuits il en existe dans tous les jardins.

Encore un mois avant de voir réellement ce qu'il a dans le ventre et des semaines supplémentaires pour imaginer et tester. 

Une question :  est-il absolument obligatoire de passer par l'Appstore pour la diffusion d'un ouvrage. J'espère que non.

Frémissements

"Nous devons probablement enrichir le livre au-delà du texte et développer des expériences nouvelles. L'arrivée prochaine de l'iPad est une énorme chance, qui va nous inciter à aller dans cette direction." Alexandre Wickham/Albin Michel.

Enrichissement : synonime Ipad. Par extension on peut aussi écrire livre numérique. Apple semble séduire.

"Appstore" le nouveau mot sur toutes les lèvres de St Germain demain?


mardi 27 avril 2010

Trop facile


"Et j'ai découvert Thérèse, en même temps que je découvrais ma Messe en fa. Pendant les répétitions, j'avais écouté la messe et Thérèse et, là, je les entendais.

Alors, en pleine béatitude, j'ai senti l'amour s'abattre sur moi, comme d'autres sont foudroyés par la beauté, la foi. À moins que ce ne soit de ma propre musique que je sois tombé amoureux. Ou de l'amour lui-même. Ou de Dieu."

Le requiem de Franz en numérique chez Epagine. Je voulais voir si l'auteur pouvait faire l'économie d'un morceau ne serait-ce que quelques pages. Impossible. Et nous d'être sourd comme un pot, ni Thérèse, ni Messe en fa. 

L'éditeur s'il voulait frapper une grand coup pouvait créer une play-list sur Deezer. C'est légal et çà ne coûte rien.

Pour éviter tout embrouille avec les interprètes c'est LA solution en attendant mieux. Pour les morceaux des Guides MAF j'en ai établi trois, pas encore publiques. J'abandonne l'encapsulation PDF. Vous demandez la permission de ...et personne ne vous répond. 

Il faut évidemment un livre électronique avec gestion du MP3, il faut évidemment un navigateur WEB. Les dernières annonces vont dans ce sens tant mieux.

Le décloisonnement des arts touche aussi le 9ème ...art. Avant moi Cosey un auteur de BD préconisait la lecture de ses ouvrages en écoutant les tubes des années 70/80(voir photo. Merci à IS d'avoir retrouvé cet exemple).

 

lundi 26 avril 2010

Nouveaux talents ?

Ce billet devrait  intéressé Soccavo.

On y parle du manque de talent pour les nx défis de l'édition outre-atlantique. Avéré ou pas ma foi je n'en sais rien, mais au regard des résultats plutôt lamentables sur notre sol, la question ne se pose même pas.  

Faisons notre cette déficience pour expliquer ce 0,25 % de part de marché du livre numérique, cette circonspection autour de l'Ipad et les argutis improductifs sans cesse rabâchés par les responsables numériques de l'édition française.

"Aux chiottes le responsable numérique".





vendredi 23 avril 2010

Enrichi! Pour qui ou pour quoi ?

"Very few authors will merit that kind of investment."

Telle est la déclaration d'une responsable d'une importante agence littéraire anglaise (Curtis Brown) au regard du livre enrichi ; reprise par Actualitté.

Sous cette petite phrase, un avertissement en deux temps induits par un point de vue :

1)     Le livre numérique enrichie est une affaire de sous.

2)     Tous les auteurs ne méritent pas un tel investissement.

La vénérable maison londonienne fait avec son argent et ses auteurs ce qu’elle veut, mais son approche souffre d’une erreur de positionnement.

L’enrichissement n’est pas lié à un auteur mais à un sujet, à un ouvrage, au texte.

Sauf si le dit enrichissement n’est qu’une approche marketing. Alors là effectivement on est dans le ROI.

Quand Michel-Ange écrit : «  J’ai reçu les deux madrigaux et ser Giovan Francesco les a fait chanter plusieurs fois » Eh bien nous sommes-là devant un texte pauvre méritant :

1)     De retrouver les madrigaux en question appartenant au corpus poétique du sculpteur.

2)     De les faire chanter à nouveau.

3)     De les incorporer soit dans une nouvelle édition des lettres familières, soit dans un guide ou une biographie .

L’auteur au service de son texte choisira de rester dans le cloisonnement du texte pauvre ou d’en échapper, de faire du papier ou du numérique car le support induit lui aussi son choix. 

Continuer à jouer de la guitare sèche ou explorer l'univers de la guitare électrique en quelque sorte.

mardi 20 avril 2010

Socrate avait tort...mais pas sur tout

« Son but était patent, Socrate ! Et tu sais toi-même que les plus puissants et les plus respectés des hommes de nos cités rougissent de composer des discours et de laisser des écrits ; ils appréhendent l’opinion de l’avenir et redoutent d’être appelés des sophistes. » Platon Phèdre.
Comment l’opinion de l’avenir traitera le livre enrichi ?

Honte sur nous de mêler au texte, le son et l’image ?

Sommes-nous des « sophistes enrichis » (mauvais jeu de mots, désolé)

Ou bien celle-ci nous saura-t-elle gré d’avoir oser ?

Le terme enrichir est lourd de sens. 

Si je supprime l’enrichissement appauvri-je le texte ? Oui et je possède maints exemples pour le démontrer.

L’opinion de l’avenir a, sur la forme, donner tort à Socrate, elle nous donnera peut-être raison. Non pour renforcer le pouvoir de l’éditeur (cf billet d’hier) mais pour faire exploser le cloisonnement des arts. 

Demain sous un platane de l'Attique nous pourrons sur notre Ipad discourir du Phèdre en écoutant les poèmes de Sappho (Socrate lui-même nous y invite)  interprétés par je ne sais plus quelle chanteuse grecque.

PS: J'ai retrouvé les chanteuses : A Ionatos et N Venetsanou

lundi 19 avril 2010

Livres augmentés VS Hypermédia

Je prenais un café avec S Belfond  quand son article sortait sur le Monde.fr.

Si l'hypothèse d'une chaîne de distribution du livre numérique supprimant les intermédiaires existants reste à démontrer (pourquoi la grande distribution s'approvisionne-telle encore aujourd'hui à  Rungis ?), il faut à mon sens ne pas confondre ouvrage augmenté et enrichi, ou hypermédia.

Les deux derniers items sont du ressort de l'auteur, de l'écriture. Celle-ci explore de nouveaux espaces, "les parfums, les couleurs et le sons se répondent" dixit Baudelaire, guidée par un processus créatif. 

Le premier assume une partie marketing allant de la vidéo-présentation de l'auteur, en passant par l'audio-livre, la géolocalisation pour s'enliser dans des conneries dévoreuses de temps comme FaceBook et Twitter,  malheureusement incontournables.

Les deux aspects sont complémentaires pas forcément liés. Il existent des DVD avec ou sans bonus, le livre augmenté se rapproche du bonus sauf pour la partie audio-livre. 

Avec ce "bonus" systématique Belfond innove. Le texte  lu, par un/une voix et non par un "automate", devient  disponible quand nos yeux le sont moins ou pas du tout. C'est sacrément bien vu ;-).



vendredi 16 avril 2010

Jamais sans mon Ipad sauf ....

Jamais sans mon Ipad sauf ....en Israël. Le WIFI pose problème (c'est dans Le Point). Trop puissant la bête pour les territoires d'Europe et de la Terre Sainte.

Trop lourd aussi ? Visiblement non. Les premiers acquéreurs l'emmènent en voyage. 

Usages et comportements à analyser de plus près pour aller au-delà des premiers sentiments.

Rapport Albanel

33 pages c'est pas bcp et en plus une lecture diagonale est amplement suffisante.

En gros TVA 5,5% pour le livre numérique, extension de la loi Lang et union de tous les acteurs pour un front commun, sans oublier Gallica en fer de lance. 

Je sais pas le prix du rapport mais c'est déjà trop cher.

Pour le prochain  je commence par  la liste des interviewés pour en déduire le contenu et je regarde la conjugaison.

Celui-ci est encore au futur, pas d'impératif donc, on a le temps. 

jeudi 15 avril 2010

I-Gutenberg

I-Gutenberg et les livres augmentés. Augmentés de quoi ? Ben faut acheter pour le savoir,  sur Itunes, ou aller sur leur site.

C'est pas mon approche mais disons que nous sommes cousins. Si vous avez un Iphone testez c'est pas très cher et si les critiques disent vrai vous pouvez passer un bon moment.

Nouvelles de France

Epagine/Gallimard 16 d'un coup et des nouveautés SVP.

Sur le blog de Lorenzo un appel au dialogue. Pour quoi faire ?

Le numérique n'est pas à ce jour la menace des libraires, bibliothécaires et autres intervenants de la chaîne du livre. Leur peur est irraisonnée et leur bataille gagnée d'avance faute de combattants aujourd'hui. Alerter et  mettre en garde est utile mais encore faut-il raison gardée. J'ai écrit un billet prenant fait et cause pour ces gens mais c'était avant de prendre conscience de la faiblesse, le mot est faible, des forces du numérique.

Si menace il y a sur les libraires c'est celle des hausses de loyers (voir Brentano's par exemple) , si menace il y a sur les  bibliothéciares ce sont les coupes budgétaires. 

Les purs players du numérique ne sont pas légion et leur poids est ridicule : % inconnu des 0, 25% du CA du livre. Avant d'atteindre un 10 % il va falloir du temps.

Pas de blabla,  des chiffres et la menace s'evanouira d'elle même.  

mercredi 14 avril 2010

Pas la peine d'avoir un Ipad

Sur Livre Hebdo toujours, le palmarès des livres sur Ipad: 
1. Caught de Harlan Coben (Dutton Adult)
2. Abraham Lincoln: Vampire Hunter de Seth Grahame-Smith (Grand Central Publishing)
3. Chelsea Chelsea Bang Bang de Chelsea Hunter (Grand Central Publishing)
4. Food Rules de Michael Pollan (Penguin)
5. Outliers de Malcolm Gladwell (Little, Brown)
6. Superfreakonomics de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner (William Morrow)
7. The Help de Kathryn Stockett (Amy Einhorn Books/Putnam)
8. Worst Case de James Patterson et Michael Ledwidge (Little, Brown)

Identique à celui du papier. Pas la peine d'avoir un Ipad pour ce type d'ouvrage, un Kindle ou un PRS offre le même confort pour moins cher à priori (j'ai pas encore comparé, je dis peut-être une bêtise). D'un autre côté il faut attendre les premières enquêtes sur les usages et comportements des premiers acquéreurs de la bête pour se faire une idée.

Des belles phrases, des conneries oui.

Le denier billet de Françoise Benhamou (Livre Hebdo) sur un modèle du livre numérique. La démonstration est brillante mais ne repose sur rien, si 0,25% des ventes de livres. 

Pas la peine de tirer des plans sur la comète sur l'avenir des auteurs, des libraires et des bibliothèques. On en est même pas à se poser la question d'un moteur de croissance. Celui-ci toussote mais ne démarre pas. Il serait vraiment plus intéressant de se poser la question du comment amorcer la pompe, mais là les universitaires sont moins diserts. Les mains dans le cambouis c'est pas leur "truck" ;-)

Alors le modèle du "winner-take-all" et du looser-take-ce qui reste on le range au placard et on attend encore quelques années.

Alice et ses merveilles

Dénichée par Ebouquin la vidéo pour la version Ipad d'Alice est assez bien réussie. Pour le livre lui-même je suis plus sceptique, faut lire. La distraction, perte du fil de l'histoire, semble vous guetter à chaque nouvelle page. La vraie valeur d'Alice, enfin je le suppose ne l'ayant jamais lu, est le texte. Si l'animation prend le dessus on fait un bon dessisn animé mais un mauvais livre.
Un grand classique illustré est évidemment une veine à explorer comme le fait par exemple pour le papier Diane de Selliers. On peut aller plus loin évidemment.

Petite surprise hier. J'avais reçu la semaine dernière une réponse à un mail envoyé en décembre à N Crom, responsable livre de Télérama. On m'invitait, c'était mon interpétation naïve, à prendre contact.

Erreur.

Quand une journaliste littéraire s'intéresse au livre numérique c'est un bug de sa messagerie (réponse automatique en cas d'abscence). Quand un journaliste répond à un mail d'un inconnu c'est une méprise. Politesse et intérêt sont superbement ignorés par les verbeux français. En même temps, critique dans un canard dont le fond de commerce est un médium où  la culture est aux abonnés absents, fallait pas rêver. Je me suis trompé.

mardi 13 avril 2010

Ipad, Wepad....

Ipad, WEpad, You, He, She, Theypad, nouveau verbe et nouvelles machines,  ça se bouscule. 

Il y va y avoir du sport. Une  fois lue la sempiternelle litanie des données techniques, le quidam se posera la question du "quoi", le contenu.

Le monde du papier basculera-t-il vers le tout support ? Pas evident, ça coûte. Ils vont être courtisés les journaux, les magazines, les éditeurs.

Pad ou Slate, la tablette semble annoncée une nouvelle fois des temps difficiles pour le livre électronique.

3 jours après

Teleread, un article sur Iad 3 jours après celui posté par votre serviteur. 

La pub dans les livres (ça existe déjà mais marginalement) on a pas fini d'en parler, ça va faire du bruit.

Il y a de l'argent à faire et des conflits en perspective entre l'auteur et l'éditeur.

lundi 12 avril 2010

Tablette, mot magique ;-)

Tablette....

Pour culturistes, cultivés ou cul-terreux la tablette sous toutes ses formes donne envie.  

Google et Nokia après Apple et en attendant Microsoft se lancent sur le marché paraît-il. Ca va faire mal. 

Comment des nains avec une technologie papier électronique noir et blanc pourront-ils  lutter surtout si les prix des tablettes baissent ? 

Ne pas pouvoir lire au soleil est l'argument choc pour les tenants d'une techno qui commencent à dater. L'ombre existe et le soleil de toute façon c'est mauvais pour la peau alors. 

L'autonomie des batteries, ah oui ! Eh bien on fera comme avec les téléphones, on est habitué, non ?

Le poids, 700 grammes, celui d'un bouquin. C'est rédhibitoire le poids d'un bouquin pour lire ?

Il existe aussi les lacunes de la tablette elle-même:

Pas Flash. Cool,  on en vient à regretter  l'absence d'un système fermé (faut être cohérent). Y a une solution et visiblement les fournisseurs de contenus s’adaptent.

Pas multitâches, l’OS4 va nous corriger ça très vite, et franchement faire d’une tablette un micro ou un téléphone ce n’est pas le but. Je ne vois pas Apple supprimer les uns et les autres de sa gamme au prétexte d’une vague ressemblance.

Pas de Webcam, ni de 3 G. Je le concède  c’est très con pour les opérateurs de téléphonie. Mais bon c’est votre argent... c’est vous qui voyez. Pour la réalité augmentée, bof, on doit pouvoir s’en passer.

Alors faut-il continuer à pousser la sortie d’un nouveau livre électronique dont la seule comparaison utile serait celle avec l’Iliad, celui d’il y a quatre ans ?

J’y renonce pour ma part, d’autant que.... je vous raconterais autre chose bientôt.

vendredi 9 avril 2010

Pactiser avec le diable, pourquoi pas ?

A l’image de Faust sommes-nous prêts à pactiser avec le diable pour séduire Marguerite ? Plus précisément sommes nous, le nous hypocrite remplaçant du je,  prêts pour inclure dans nos ouvrages des messages de pub manager par Iad le nouveau service d'Apple ?

Sans rentrer dans les détails, non encore dévoilés d’ailleurs, lors de la lecture d’une page sur Michel-Ange accepterai-je une pub pour la Villa San-Michel, un 4 étoiles à Fiesole, au prétexte de gagner de l’argent, sous couvert d’une architecture inspirée par le « divin » sculpteur ?

Oui.

Je pars en courses je termine plus tard

Me revoilà.

Oui j’accepterai car j’ai faim, j’ai soif, j’ai besoin d’un toit  et je n’ai pas envie de faire autre chose que d’écrire pour vivre. Et si les lecteurs des livrels ne veulent pas payer, en France il s’entend, il faut bien trouver un autre moyen.

Vous voulez du gratuit. D’accord si ce n’est  pas du neuf, pour la nouveauté il faut casquer et si vous ne voulez pas mettre la main au porte-monnaie je vous expose à un message de pub.

Si vous acceptez de payer, pas de slogan, d’annonce, d’écran, de page ( le vocabulaire en dit long sur la promiscuité établie au cours des années.)  

C’est le deal.

Pourtant je n’aime pas la pub, ni l’epub d’ailleurs ;-) mais contraint j’y suis. Dommage.

Acceptation ou détestation au regard d’une prétendue lecture immersive, d’une sacralité du livre, d’un médium encore vierge et immaculé ? Foutaises.

Business is business. Je vous viole car vous m’avez maintes fois montré votre subornation à l’argent, votre amour du slogan, votre servilité à l’annonce.

Vous avez érigé la pub au rang de la culture, de culte, soit je vous suis.

Vous avez accepté la coupure au cours d’un film, une exposition au slogan au cours d’une lecture, l’immersion du marketing dans la culture, dans votre intellect.

Je souhaiterais une réaction, un rejet, une réprobation.

Non, rien. L'OS4 montre  la voie, Faust viens je signe.

Good reader pas good enough, Epagine/AFP, Ipad

A la question savez vous lire sur Iphone ou Ipad des fichiers audio ou vidéo encapsulés la réponse de Goodreader (N° 2 des applis payantes téléchargées pour l'Ipad) : "Unfortunately, no. Sorry about that". Ben faut vous y mettre les mecs.

Sur le blog Epagine la reprise d'une interview AFP avec un chiffre : une vingtaine de livres numériques vendus par jour pour 25 libraires. Une question : ces derniers  jouent-ils le jeu ? J'ai légèrement tendance à penser que non. Epagine comme Immateriel ou I-kiosque sont connus des amateurs de livres numériques. Ceux-ci achètent aux libraires, ceux-là ne vendent pas aux lecteurs. Avec ou sans libraire les ventes ne décollent pas. On a encore du boulot.

La pub sur Ipad ? L'annonce du nouvel OS est floue, en tous les cas pour moi, Ipad et Iphone sont mélangés. Pas la peine de se faire d'illusion l'un et l'autre sont liés à terme pour le meilleur et pour le pire. Le pire: une  pub toutes les 3 minutes sur son écran. Si j'ai bien compris une aplli, contre rétribution, diffusera un "bon" message pertubant le moins possible l'utilisateur ;-))) Qui résitera à la manne ? Kindle ?

Le meilleur: le multi-tâche avec la lecture audio en tâche de fond. Ben les PRS de chez Sony ils savent faire depuis longtemps. Mais bon je ne possède ni Iphone ni Ipad donc mon avis est certainement loin d'être pertinent.

Mais tout à l'heure j'aurai ma revanche.   

jeudi 8 avril 2010

Plus forts que l'Ipad, plus forts que l'Ebook




Plus forts que l'Ipad, plus forts que l'Ebook, plus forts que moi : Les manuscrits de la mer Morte.

La BNF organise une expo avec des prêts du musée de Jérusalem.

Je n'y trouverai pas la solution au Mystère des deux enfants Jésus de la Vierge aux Rochers mais sûrement bcp d'émotion et d'excitation.


mardi 6 avril 2010

Ipad une vidéo en français

Sur l'Express.fr

Essai concluant visiblement, mais court l'essai, très court. Une petite comparaison avec le Kindle à la fin rien de définitif.

Paul Biba, une claque

Il est l'un de ceux dont l'opinion compte dans le petit monde de l'Ebook et quand il écrit : "It only took a couple of hours of iPad use to realize I’ll never touch my Kindle again. Ever. All my Kindle books are now on my iPad. Do I mind that the iPad’s backlit display isn’t as easy on my eyes as the Kindle’s? No. I read off that iPad display for about 10 hours on Saturday and my eyes felt the same as they did the day before."

Quelle claque.

En se focalisant sur la technologie E-Ink personne n'a rien vu venir, et les rumeurs souvent démenties sur une éventuelle tablette Apple nous laissaient, moi le premier, dans l'attente d'une nouvelle techno couleur pour le livre électronique, d'un miracle pour une lecture d'ouvrages enrichis. 

Une page est tournée.

Et si la bataille se déporte du livre électronique vers le livre numérique je m'en réjouis.

On  arrêtera de m'emmerder avec les spécifications techniques d'un matériel ne pouvant lutter avec son modèle (le papier), pour se pencher enfin sur le contenu.  

Goodreader et PDF

Parmi les applis payantes les plus téléchargées ce WE pour l'Ipad : Goodreader, le lecteur PDF. C'est un comportement dont l'usage devrait  être suivi de près. Lecture de documents, livres ou les  deux ? Les gens payent, c'est intéressant.

J'ai envoyé un mail pour savoir si une prochaine version serait capable de lire les musiques et autres vidéos encapsulées dans un document PDF. J'attends une réponse.

A la même question pas de réponse de la part d'E-Slick France depuis plusieurs semaines. Il sont peut-être "morts" ? Foxit et PDF c'est une référence, s'ils abandonnent les livres électroniques, l'Ipad peut être une opportunité de se refaire un peu à 0,99$ l'appli.

Dommage pour les acquéreurs d'E-slick (s'ils sont morts), mais ce genre de situation risque de se reproduir fréquemment. Un importateur pense faire un carton avec le livre électronique et non. En attendant une centaine de personnes peuvent se retrouver  le bec dans l'eau. Pas cool.

lundi 5 avril 2010

De la nature des livres électronique

La sortie de l'Ipad permet de distinguer les livres électroniques (le support matériel) en deux catégories :

1) Le lecteur hypermédia en puissance

2) Le lecteur mode texte

En puissance? L'hypermédia n'est pas natif avec l'Ipad il faut une application (un moteur de rendu)  pour utiliser le potentiel du matériel. La question est de savoir s'il existera un moteur standard pour le livre numérique hypermédia, Blio par exemple, ou un moteur pour chaque type d'ouvrage ou d'éditeur. Standard ou non il existe un coût supplémentaire outre celui des droits d'exploitation ou production des contenus enrichissants (terme assez bien choisi comme nous le verrons plus loin).

En examinant les caractéristiques technologiques des livrels une évidence saute aux yeux : la nature du livrel détermine la nature du livre numérique.

Au regard de son porte-monnaie, de ses motivations l'acquéreur s'équipera du référent, l'Ipad, ou non et accédera ou non à certains types d'ouvrages.

Impossible d'obtenir sur les supports E-Ink et similaires la même nature d'ouvrage. La vidéo ne fonctionne pas, la navigation hypertextuelle est laborieuse (quand elle est envisagée par l'assembleur), la liaison dynamique textes/sons/musiques est inexistante, le grossissement ou défilement des images n'est pas vraiment performant quand ils existent.

Ces dispositifs sont développés pour  des ouvrages plein texte, dont acte. Inutile de vouloir avec ces équipements faire ce pourquoi ils n'ont pas été conçus. Le détournement n'est que bricolage insatisfaisant.

Après avoir imaginés et conçus des ouvrages hypermédia, il est assez facile d'en faire une version appauvrie pour écrans 5 ou 6" surtout en PDF. Se pose alors la question du prix.

La valeur d'un livre n'étant pas évaluer à la hauteur du talent de l'écrivain, je me demande bien pourquoi, il est une autre évidence : le prix du livrel détermine aussi le prix de l'ouvrage. Un lecteur ayant acquis un livre électronique, à moins de 100 € bientôt, n'est certainement pas disposé  à s'offrir des ouvrages dont le montant peut correspondre au dixième ou plus de la valeur de son livrel. Une opportunité pour les bibliothèques de voir une nouvelle clientèle venir approvisionner leur reader avec du contenu gratuit en toute légalité.

Un jour peut-être  verra-t-on le support  ravalé au rang de simple support, à l'image des imprimantes jet d'encre.

Non "enrichi" le livren sera vendu évidemment moins cher.

Deux types de livrels, deux natures d'ouvrages numériques, deux bases de tarification.

Il ne s'agit pas d'une approche marketing.

La visite du Dôme de Florence sans musique, le motet de G Dufay pour sa consécration, n'exige plus d'expliquer "l'architecture" du morceau de musique bâtit comme l'édifice. Adieu l'ambiance.

Le texte en langue d'oïl de la chanson "La Fille Guillemin" perd de son attraction pour illustrer la condition féminine et notamment le traitement des courtisanes par l'aristocratie. Adieu une écriture hypermédia.

Idem pour les commentaires de Michel-Ange sur la mise en musique de ses sonnets. Impossible de voir un vol de milan sur les collines de Fiesole, des débordements de l'Arno (vidéos) etc... Vive le cloisonnement des arts.

Appauvrissement donc.

Dommage pour les versions 21éme siècle des grands classiques ayant inspirés peintres et musiciens, réalisateur et dessinateurs ?

C'est le business, pas d'état d'âme. L'éditeur choisira entre deux versions ou un seule, enrichie ou pas.

Approche conservatrice ou moderne, approche économique ou culturelle, éditeur VS producteur.

samedi 3 avril 2010

Hypermédia et droits d'auteurs

Un article sur le NYT intéressant pour ceux dont le métier n'est pas de vanter le virtuel, le potentiel, de faire du bruit encore et encore comme si vendre du vent ne suffisait pas, mais d'être au fond de la mine.

L'Ipad et son potentiel.... oui mais. 

C'est encore une question de gros sous. Lorenzo Soccavo m'a fait connaître ce jour une appli de traitement panoramique, c'est superbe (c'est pas nouveau mais les progrès sont assez enthousiasmants).

Hors la question Flash, comment inclure dans un ouvrage  une visite de la Chapelle Sixtine panoramique ?

En l'état c'est "juste" une invitation à la découverte, il faut évidemment aller plus loin.
Mêler le texte à l'image, la musique aussi, celle jouée à l'époque de Sixte IV ou de Michel-Ange (celle d'après n'est qu'illustration sauf pour le Miserere d’Allegri et Mozart, si l'histoire est vraie). Alors comment faire? Payer des droits d'auteurs ou se lancer dans la production d'images et de sons pour une écriture hypermédia ?
Et ne pas croire  la fiction en dehors du débat. Jules Vernes lui-même pourrait (uchronie)  se poser la question quand dans Le Château des Carpathes il fait revivre la Stilla pour une interprétation de l'Orlando d'Arcantoni.....

Sacré Jules, Arcantoni n'existe pas il faut donc créé. Bien joué.

Le Figaro et l'Ipad

Une Vidéo et la franchise de dire qu'il s'agit d'une trucage mais une vraie volonté de fournir un contenu à la tablette.

J'aime bien les commentaires qui suivent on y trouve un condensé des pro et des anti. Je n'avais pas conscience de telles réactions épidermiques.  C'est la même chose avec l'art contemporain.

Au salon du livre j'en parlais avec X : "Y a pas Flash [c'est nul]" et pour répondre à un appel téléphonique .....un bel Iphone. Trop drôle.

J'attends aussi avec impatience un débat sur le mono-tâche, aujourd'hui décrié,  et une lecture immersive par exemple. C'est pas mal de lire sans être distrait non ? C'est peut-être bien pensé le mono-tâche sur un OS multi-tâches.

Alors le Figaro, plus le Monde , plus des magazines sur un écran  9" c'est un nouvel espace pour la pub. Avec ou sans Flash ils trouveront la solution pour des bandaux animés, pour des vidéos et des annonceurs pour vanter le dernier roman du gus à la mode avec connexion directe sur l'Ibook store. 

Reste à préciser la formule payante. Ne pas se rater. Le gratuit n'est plus dans l'air du temps. Si le consommateur accepte de payer il n'accepte pas de sur-payer. Il a conscience d'être vendu à des annonceurs, il en déduit un prix, celui du gratuit dans le métro par exemple. Il a aujourd'hui conscience de sa valeur lecteur. 

jeudi 1 avril 2010

Ken Follett et hypermédia

« Ce fut alors que le prisonnier se mit à chanter, d’une voix haute de ténor très pure…

Une alouette, prise au filet d’un chasseur,

Chantais alors plus doucement que jamais

Comme si les doux accents jaillis de son cœur

Pouvaient libérer l’aile du filet

A la tombée du jour le chasseur prit sa proie

Jamais l’alouette ne retrouva sa liberté

Les oiseaux et les hommes sont assurés de mourir,

Mais les chansons peuvent vivre à jamais. »

20 ans après, comment Ken Follett pour une édition sur Ipad des Piliers de la terre traiterait-il  cette chanson ?

La  laisserait-il en mode texte pur et dur ou bien utiliserait-il un enregistrement déjà existant, en produirait-il un ? On voit bien le roman capable lui aussi d’incursion hypermédia.  Car aux paroles il manque l’air et cette voix de ténor pure.