mercredi 31 mars 2010

Salon du livre épisode 2

Bcp moins de monde ce jour, mais une expérience amusante sur le stand de Numilog avec A Pattez en assistance après vente pour une mamie en peine avec son PRS 600. Les choses ne sont pas simples, entre bugs et procédures un peu lourdes on peut en décourager plus d'un.

Concernant les bibliothèques entre désir et budget en berne ça va pas être facile.

S Michalon est satisfait de son salon, pas de raison qu'il soit le seul. C'est encourageant.

On est pas encore au bout de nos peines il faut encore travailler pour atteindre quoi 1 % de la population française soit un facteur 4 ;-)


Sur France 3

"Ce soir ou jamais" et un débat, entre autres, sur le livre numérique. Et là miracle .

Fatou Diome s'exprime (c'est presque à la fin de l'émission) en évoquant la possibilité d'une nouvelle créativité mêlant textes et musiques, ambiance et partage. Ambiance d'une illustration sonore propre au roman, partage d'une musique d'accompagnement lors de l'écriture.

Elle est romancière, elle ira vers l'hypermédia.

C'est sur l'Ipad qu'ils devisaient tous, non sur les dinosaures (comme le temps passe vite, 4 ans déjà) de l'âge e-ink.

Mais bon, 500 € ce n'est pas à la portée de tout le monde pour lire un livre, même hypermédia.

Nos dinosaures peuvent encore évoluer et leur prix baisser, c'est souhaitable, impératif, et Fatou Diome écrire.

mardi 30 mars 2010

99,75 % des Français

99,75 % des Français ne lisent pas sur un livre électronique. Super score pour les équipes actuelles de promotion de ce dernier. Et vous êtes payés pour un tel résultat ?

L'étude IPSOS/CNL remet les pendules à l'heure et visiblement le souhait des lecteurs est orienté qualité et non quantité. Mes yeux avant tout, mon porte-monnaie ensuite et le reste je m'en tape.

Moi et mon argent, le B A BA du commerçant, pas besoin d'aller plus loin pour le moment.

Hier réflexion d'un commerçant justement, un libraire de Martigues "des livres numériques j'en vends.....des gratuits"

C'est pas gagné, va falloir bosser dur.

D'autant que la réponse en tête à la questions 14 : un livre numérique est fondamentalement différent d'un livre papier (soit, mais en quoi ?) est loin d'être éclaircie par les réponses aux questions Q19 et Q21. Il existe une contradiction, peut-être provoquée par le mélange livre numérique/électronique du questionnaire.

Pour en savoir plus il faut acheter l'étude sûrement, mais à la lecture de l'abstrat je ne suis pas aussi positif que les analystes d'IPSOS

Quoique avec 6 millions d'Ipad vendus en 2010, selon les analystes de Morgan Stanley et autres cabinets US on peut voir les choses autrement.

lundi 29 mars 2010

Le salon du livre épisode 1

Bcp de monde ce jour au salon du livre. L'espace numérique n'est plus un désert, les stands sont plein de questions mais pas toujours de réponses. Une médiathèque voulait connaître l'offre Epagine. Ben en gros y en a pas, pas encore. Le gus se pointant avec son livrel en bibliothèque n'a pas encore la possibilité d'emprunté un livren. Faut y penser c'est sûr.

Rencontré B Rives, il réveille Librii pour une version enrichie de son ouvrage sur Aldo Manuce, j'ai hâte de voir. A la question Vinci at-il croisé Manuce. Rives dit non, pour ma part je n'en suis pas si sûr. Léonard à séjourné quelques mois à Venise après la chute de Milan (1499), il aime les livres, il est prêt à presque tout pour s'en procurer (voir Romagne et Marches). J'ai du mal à l'imaginer dans les rues de la Sérénissime sans faire un tour chez Aldo. Il faudrait peut-être creuser du côté de Luca Paccioli, de ses lettres attiques dessinées par Léonard selon les dires de Champ Fleury, du côté des agents d'Isabelle d'Este pour une relation indirecte. La question ne s'est tout simplement peut-être jamais posée, ou ça n'intéresse peut-être personne (dommage).

Pour le moment l'Ipad pose plus de questions qu'il n'en résoud, pour le livre numérique il s'entend. C'est le grand flou. Les mots qui tuent: "propriétaire" et "DRM". On va vite voir.

I-kiosque signe un partenariat avec Cyber Scribe. Si j'ai bien compris, mais j'en suis pas sûr, c'est une façon de se positionner chez les libraires utilisant déjà ce service dans le monde papier. Les ventes n'étant pas à la hauteur du bruit environnant, le livre numérique cherche son lecteur. Il est peut-être chez les libraires.
Est-ce par là aussi que Sony cherchera ? Je me suis pas vraiment attardé sur leur nouvelle offre "livre", on va vite voir aussi.

dimanche 28 mars 2010

Ipad avant la pub et le livre


Presque 1000 votants c'est déjà une bonne base, même s'il existe un biais, pour ce faire une opinion sur la réception de l'Ipad.

Je vous laisse juge, mais 11% + 3 % de la population déjà convertie à l'objet c'est pas mal, le livre électronique ne fait pas le poids.

Quand la pub et la promo feront leur boulot, il sera sûrement plus facile de vendre des livrens pour ce support.

samedi 27 mars 2010

Continuons le combat


Ebouquin a eu une bonne idée de nous proposer cette image et F Bon de  relayer l'info car sur son blog les gens s'expriment. Mais je ne partage pas les points de vue des commentateurs condescendants.

Il faudra bien un jour aborder la destruction des emplois chez les éditeurs, imprimeurs, diffuseurs et autres bibliothèques si le numérique s’impose, sans oublier les libraires. J’ai vécu la révolution de la micro-informatique et vu des milliers d’emplois disparaître dans les cabinets comptables, les pools de dactylographie, les fabricants de mini-ordinateurs, Digital en tête etc... Et il serait stupide de se battre pour son emploi. Depuis quand ?

J’ai parlé cette semaine, sans approfondir, de l’avenir des bibliothèques. Des hommes et des femmes proches de nous s’angoissent sur un avenir sans visibilité. Baisse de fréquentation, coupures dans les budgets, bruits menaçants sur l’avenir du CD, de la vidéo, du papier. Et il faudrait rester les bras ballants, accepter une gestion libérale des services publics.

Pas d’accord. Ces menaces ne sont pas fantômes, on est pas au cinéma, dans le virtuel. 

Le numérique à sa place et je suis parmi les premiers à tout faire pour, mais pas à n’importe quel prix. Je ne suis pas de ces éditeurs hypocrites, je ne vends pas mes ouvrages en direct. Je ne cherche pas à être monsieur 70 ou 100 %. Quand Epagine demande en plus de la sienne une com pour le libraire équivalente à celle du papier j’accepte sans hésiter, et je ne joue pas sur plusieurs tableaux. Je préfère ne pas voir les files des restaus du cœur s’allongées en comptant parmi elles des correcteurs, des visiteurs, des livreurs etc…Je n’ai pas bon cœur, mais conscience d’appartenir à une société pas à une tribu cupide esclave de l'argent.

La méthode n'est peut-être pas la bonne, les slogans "e-diots", le tract et la colle anti-écologique mais sur le fond ces gens ont raison de se défendre, d'avoir peur d'un avenir où l'on soustrait sans état d'âme, sans pitié.

vendredi 26 mars 2010

Doucet, libraire du 21ème siècle

C'est sur le blog d'Epagine. Un post sur une librairie du Mans en phase avec son temps et en avance sur ses concurrents. France Inter s'est fendu d'un podcast (pour ma part Real Audio j'ai pas et je veux pas), c'est encourageant. 

Les photos nous montrent une borne de téléchargement. L'enrichissement marketing, qui n'est pas hypermédia, peut sur ce type de matos apporter un plus pour la vente d'un ouvrage. C'est de la Pub d'accord mais il faut bien vendre non ? C'est sûrement un bel outil si on l'alimente en contenu pour faire venir le chaland en boutique après une visite chez  le coiffeur, à la cathédrale saint Julien (magnifique). Outil de promo certes, mais aussi de distribution avec en prime une aide in-situ. Ca semble cool.

La pub sur Ipad

Un article du NYT sur les premiers annonceurs de l'Ipad. A-t-on jamais vu un tel engouement pour les livrels ? Non car le livre se prête mal à l'annonce (pour l'instant), car le journal au format riquiqui souffre du bandeau dévoreur de lignes et d'espace. Sur la tablette de Cupertino certains obstacles sont levés, et l'annonce sera au standard Web ou télé( vidéo, sons) c'est autrement plus séduisant. Les journaux , magazines et voir certains livres pourront alors compter sur une autre sources de revenus, les annonceurs cibler.

Je clic sur l'annonce du dernier Donna Leon, téléchargement, débit de ma carte dans la foulée et  lecture immédiate du dernier opus de la reine du polar vénitien (un ou deux crimes par an dans la Lagune c'est plutôt tranquille). C'est magique, avec ou sans bonus. Qui refuserait dans cette merveilleuse chaîne du business une telle offre ? 

jeudi 25 mars 2010

Opinion d'un libraire

Il bosse à la FNAC et je lui ai présenté les Guides MAF sur mon PRS505. Il possède un Iphone et ne croit pas aux livrels, type ceux d'avant l'Ipad. Concernant les guides ils trouvent celà génial, mais en me voyant souffrir sur la navigation du PRS il en est venu à souhaiter une version papier, mais la musique dis-je. 
"C'est dommage mais trop galère." 

Il a raison.

On a parlé Ipad, couleur, navigation et prix; "vous faites une appli (la notion d'appli Iphone est assez vaste elle englobe conteneur et contenu semble-t-il)  à 6 ou 7 euros et vous faites un carton. Si je vais en Toscane j'achète, mais pas plus cher"

Aïe. Je vais réfléchir.

Salon du livre : I-Kiosque sera présent stand E24. Ils annoncent un partenariat avec Cyber Scribe pour un référencement auprès des libraires. Je ne sais pas de quoi il s'agit,  je passerai donc pour comprendre.

Epagine est présente aussi sur le stand Tite Live (C19) . J'espère pouvoir discuter avec Michalon de leur position au regard de l'Ipad et rencontrer des libraires. 

Sérieux coup de frein sur les livrels et livrens depuis fin janvier ? Amazon ne communique plus sur ses ventes, Sony non plus. Fait pas bon vendre du hard ces temps ci j'ai l'impression.

Sondage Le Figaro

Un français sur 5 prêt à lire un livre numérique, soit autrement dit  80 % ne le sont pas.

Dans les faits ils sont 99, 9 %  a acheter une version papier. Entre une intention et l'acte d'achat  il y une distance énorme et le Figaro de rappeler le flop de Lévy.

On parle argent et pas gratuit, il est temps d'arrêter de rêver.

Alors on fait quoi pour tenter d'approcher le livre audio par exemple, 1% d'actes d'achat ?

On attent l'Ipad ? Ok attendons et plongeons nous dans Epub (beurk).

mercredi 24 mars 2010

Incohérence

L'Edition électronique de Marin Dacos et Pierre Mounier. De quoi parlent-ils ? Je  n'en sais rien et je ne suis pas prêt de le savoir. Comment accorder du crédit à une édition électronique non numérique ? 

Du vent VS l'expérience, le vécu. Et on va encore nous parler de Google, ils y travaillent chez Google, ils ont signés des contrats avec le grand méchant loup etc ? Foutaises. 

Du vécu. Vous voulez vivre une expérience bouleversante et enrichissante ? K histoires de crabe sur Libé nous donne la réponse, on ne pourra mieux faire. Et une réponse aussi aux divagations des auteurs en mal d'expérience sur la participation auteur/lecteurs. Près de 2000 commentaires pour un post, qui dit mieux ? Contribution auteur/lecteurs c'est du lourd. 

Comment parler de l'édition électronique ? Pas en faisant du papier. De qui se moque t-on ?

PS: Il ne suffit pas évidemment de fournir un fichier pour savoir, il faut aussi penser et écrire numérique.

mardi 23 mars 2010

Ipad et fin du gratuit

Dans un papier sur sa nouvelle campagne de diffusion Le Monde emboîte le pas de tous les titres de presse perstigieux et en difficulté :

1) Une version pour l'Ipad.

2) L'abandon du gratuit.

Rien de surprenant, mais il faudra attendre une application "propre" au journal  pour avoir une version capable d'exploiter les capacités de la tablette de Cupertino. On en est tous là.

L'abandon du gratuit est une bonne nouvelle, il faut redonner au travail une valeur et ne plus rêver sur un modèle économique où seule la pub financerait tout, c'est utopique et malsain. Les mois prochains risquent d'être durs, mais c'est le prix à payer.

Ce jour une conversation avec une bibliothécaire suite à l'article de Télérama sur l'avenir des bibliothèques.

Sa conclusion l'avenir des bibliothèque, pour les livres,  c'est ....le papier.

Je suis d'accord avec cette analyse à contre courant. Un peu long a développer, et franchement avec une audience en chute libre j'ai pas envie de me casser le cul.

Pour les quotidiens et magazines lus sur place c'est une autre histoire.


dimanche 21 mars 2010

Casterman Lonely, pas mal.

Casterman et Lonely Planet ce sont associés pour des guides. Le fil conducteur: la BD. 

C'est une bonne idée déjà expérimentée par Casterman avec Pratt et les Balades de Corto Maltese (devenue indisponible). 

Rome avec Alix, Venise et Corto à nouveau, New York proposée par je ne sais pas qui  et Bruxelles avec un itinéraire, c'est le nom de la collection,  élaboré spécialement par des natifs de l'enclave wallone en Flandres. En visionnant quelques pages, via un widget (c'est pas mal ce truc),  je me suis arrêté sur la perspective de Koekelberg, impressionnante, comme celle de la rue Lafitte sur le Sacré Coeur. 
Ahhh Koekelberg, La Vierge aux Rochers de Léonard, le Mystère des deux Enfants Jésus, les écrits apocryphes. Un jour il faudra bien terminer cette histoire, bien moins affligeante que celle proposée par Convard (comme le supplice du pal ça commence bien mais ça fait vite mal). C'est pas simple si l'on veut, doit, éviter les raccourcis. Ca me hante ce Mystère. 

Pour en revenir à notre sujet, j'ai découvert cette nouvelle collection à la FNAC Boulogne. J'ai discuté un instant avec le libraire du rayon et lui ai parlé de mes guides. Génial a-t-il dit, je vous jure il n'avait pas fumé, mais visité Venise avec Pratt et Corto. On est convenu de se revoir pour une présentation. Les libraires sont enthousiastes, le peu de lecteurs aussi, seule la masse est imperméable ;-(. Faut se lancer dans la lecture Propaganda pour la manipuler cette masse ;-); si non je vais pas pouvoir me lancer dans de nouveaux projets.  

Itinéraires  de Casterman/Lonely sur Ipad ou Iphone ? Faudrait être fou de ne pas le faire.

vendredi 19 mars 2010

Détournement



En lisant ce soir le post de M Mace je me suis arrêté quelques instant sur la photo ci-dessus. Je la détourne, mais pas bcp, des propos initiaux : le blog de Mace assez intéressant, et un article de  Time Magazine.

Elle illustre parfaitement à mon sens, la façon dont les ingénieurs ont conçu les livrels basés sur la technologie encre électronique. En copiant le modèle, en l'occurence le cheval ou le papier, on obtient un produit n'égalant pas l'étalon (elle est facile)  et incapable de séduire car si valeur ajoutée il y a,  elle ne passe pas la barrière de la comparaison. En somme c'est nouveau mais pas novateur. 

Actu du livre

Un article du Figaro sur une pièce perdue de Shakespeare.

L'article est presque un strory board pour une version enrichie de l'ouvrage.

Cervantes, l'Espagne, Londres, ses auteurs, la recherche d'un document, la fébrilité de l'analyse, la dispute, sa représentation. 

On peut en faire une vidéo, mais l'écriture image interdit la lecture. C'est juste un survol de l'oeuvre.

L'hypermédia permet, si on en a le talent, d'aller au coeur de l'oeuvre littéraire, d'en visiter les tours et les atours. C'est une expérience partagée avec le lecteur, il est actif.

Un hic quand même, cette pièce perdue n'est pas un €, elle vaut bcp plus.

jeudi 18 mars 2010

halte au bluff

Je n'en peux plus de toutes ces vidéos bidonnées, qui pour une future version d'un magazine sur Ipad, qui pour un livre électronique dont la livraison est reportée de mois en mois, et quand livraison il y a …..BUG. 
Putain le nombre de livrels  qui ne verront jamais le jour,  et de lecteurs arnaqués avec un produit merdique. Combien de startup vont se casser la gueule et nous de perdre 300 € par ci ou par là ?

La pub mentait par omission sur des produits existants, elle joue maintenant avec des produits virtuels et trouve des relais complaisants. On peut se moquer des mannequins photoshop, la blogosphère se gave (et moi avec elle parfois) d’une propagande ……..où les vessies ne sont plus des lanternes mais un « projecteur Batman ».

Il faut être plus vigilant, ne pas se damner pour un post menteur.

Faire voler en éclats

« La bonne peinture est une musique, une mélodie, un poème, et il n'y a qu'une intelligence très vive qui puisse en sentir la difficulté… » (Dialogue de Michel-Ange avec Francisco da Orlanda).

Je préfère le vers de Baudelaire « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » (Correspondances, Les Fleurs du mal)

Et quand deux gus de cette stature joue sur le même registre, pourquoi ne pas les suivre ?

 



 

Le papier plus performant

Nous travaillons IS et  moi sur le Livre des Trésors de Brunetto Latini. Cet ouvrage écrit en langue d'oïl par un Italien me sert pour illustrer les valeurs véhiculées par les fresques de Lorenzetti au Palais Communal de Sienne. Pour nous aider,  un lexique d'ancien français (par F Godefroy aux Editions Honoré Champion). Il ne faut guère de temps pour préférer une version papier à une version numérique pour ce type de travail : remettre en français moderne un texte ancien.

La saisie au clavier du mot recherché, les renvois à d'autres mots, le mode image des lexiques numérisés etc. tout cela devient vite un exercice fastidieux.  Seule une machine dédiée pourrait peut-être mettre à mal les performances du papier, mais économiquement le jeu en vaut-il la chandelle ?

Mes rêves les plus fous....ne sont que des rêves

Du 12/02 au 12/03, 71 téléchargements sur Epagine de Romagne et Marches (le gratuit, pour France et Toscane le compteur des ventes est à zéro). 
Je suis loin des scores de Rey et Coupland et je n'ose imaginer la distance me séparant d' Arthus Bertrand.
Pourtant ils mettent le paquet Michalon et son équipe, c'est encourageant, c'est même gonflé de leur part. Je débarque de nulle part avec mes guides hypermédia et eux foncent. Merci. 
J'ai donc un énorme boulot encore à faire pour me hisser au niveau.
Pour ce,  dans un premier temps, le stand Tite Live du salon du livre j'y rencontrerai peut-être des libraires. Après les avoir écouter j'aurai une idée lumineuse...... peut-être ;-) 

L'auto-édition, le numérique, l'hypermédia ne sont pas des voies conduisant au succès, au sommet, sur un simple claquement de doigt. C'est une face nord en plein hiver. Dur. 

Il faut un max d'énergie, du temps et de la passion. C'est bon j'ai. Et puis si c'était trop facile où serait la gloire d'avoir réussi ? 

mercredi 17 mars 2010

Je comprends pas tout encore une fois, Google Edition

En attendant l'avenant au contrat me liant à Google pour les Guides MAF, je lis pour la seconde fois des conditions pécuniaires pour le moins étranges (Actualitté et Ebouquin) : "Au niveau de la répartition des revenus, Google appliquera un partage 65/35 en faveur des éditeurs pour les ventes réalisées directement depuis Google Editions. Le portail permettra également aux librairies partenaires de disposer d’une remise de 45%, tandis que les éditeurs garderont 45% et auront la possibilité de fixer librement le prix des livres électroniques. Les 10% restants reviendront à Google."

Rien à dire concernant le premier mode de rémunération mais concernant le second je ne vois pas l'intérêt ? First,  c'est toujours l'éditeur qui fixe sur notre sol le prix de vente, et secondement quel est le con qui abandonnerait 20%  (65-45) à un libraire pour une vente sur Google ?? Je parle évidemment des versions numériques, pour le papier c'est pas mon rayon. Google est assez puissante pour attirer à elle les chalands (Google livres est là pour ça), sans le relais des libraires. Sauf à offrir un service "Epagine",  libraires et Google c'est plutôt antinomique. Mais attendons l'avenant pour y voir plus clair.

Poésie et Michel-Ange

Un article dans le WSJ sur une expo de 12 dessins de M-A et ce commentaire :  "If any aspect of Michelangelo's output is undervalued, it is certainly his poetry"

On est bien d'accord mais pourquoi ne pas initier le lecteur, un peu, à cette poésie. C'est facile il suffit de traduire, où récupérer dans une édition des Rime, le sonnet à Tommaso Cavalieri présenté dans le slideshow. J-F Revel s'était fendu d'un bel article pour L'Oeil, le philosophe savait évaluer l'importance de cette poésie dans la vie du sculpteur , peintre et architecte.
Alors pour la vingtaine de lecteurs de ce blog, RDV à Florence en mai ou juin pour les lire ses fameux poèmes en regardant le David ou la Nuit, les marbriers de Carrare ou les belles florentines.



mardi 16 mars 2010

Enrichi VS hypermédia

The "enriched" Baldacci novel, which comes out April 20, "will include passages deleted from the final text, research photos, an audio interview and video footage of Baldacci at work," AP

Hachette US se lance avec Apple sur le segment du livre enrichi enrichissant ;-)

Ajouter à un ouvrage full text un peu d'audio (interviews) des vidéos promotionnelles et je ne sais pas quoi d'autres du même genre, vous avez là un bonus marketing mais aucunement un livre enrichi. C'est une manière de vendre plus cher un bouquin.

Rien à voir avec une nouvelle écriture, avec une réflexion hypermédia, avec un enrichissement du livre. Mais il peut y avoir des exceptions. L'oeuvre au noir de Yourcenar agrémentée d'une interview dans le Maine, d'un lexique de vieux français pour saisir à chaque page les 2 ou 3 mots oubliés depuis la nuit des temps, des références historiques et scientifiques, je suis preneur. Sans ces bonus, cette aide on passe à côté du texte. Des exceptions de ce type sont légions, autant que les textes incompris ou abandonnés. J'admire les gens ayant lu l'Ulysse de Joyce en entier. Trop inculte j'ai vite abandonné, avec un enrichissement pourquoi pas m'y remettre. 

Hachette se pose la question d'une offre identique pour le Kindle. Techniquement la réponse est vitre trouvée, abandonnez les vidéos ça ne fonctionne pas. Pécuniairement c'est une autre affaire, échapper aux 9,99$ par un bonus marketing c'est pas très futé.

lundi 15 mars 2010

Ce jour

Une expo plutôt décevante au musée Jacquemart-André : " Du Gréco à Dali". L'affiche nous montre une peinture de Riberra, fort belle, mais du Gréco 2 peintures seulement  dont une miniature sans intérêt. Des Picasso, toujours pareil, mais deux Dali formidables notamment une "Pêche aux Thons". Pourquoi nous tromper avec des titres racolleurs et des surfaces innapropriées pour recevoir les visiteurs ? Tout le monde se gêne. C'est énervant et cher (11€).

Un morceau de musique marrant par Gong, les vieux plutôt déjantés savent encore écrire une belle mélodie et des paroles amusantes : Escape Control Delete, les Geeks aimeront.

En parcourant la blogosphère les critiques se font plus acerbes au sujet des livrels. Pour ma part depuis l'Iliad (4 ans déjà) pas de véritable innovation, on verra avec l'Ipad. Une frustration à évaluer non au regard de l'histoire du livre ( elle se fout bien de nous l'histoire du livre alors ....),  mais de notre vie. Et 4 ans quand les pieds se rapprochent de la tombe ouuuuuu çà va vite.

Faut-il être idiot pour précommandé un Ipad (PC World) ? Sûrement, mais pas plus qu'en commandant un Kindle sur le Net ou un Guide MAF chez Epagine ;-)

Concernant Epagine et son nouveau site :  Romagne et Marches  n'est plus gratuit, je n'ai pas encore le nombre de téléchargement. J'ai construit  spécialement les extraits de Toscane et France. Chez mes confrères on se contente visiblement des premières pages. Pour un roman pourquoi pas, pour un guide hypermédia c'est plus subtil!Et puis il y a des pages dont est fier d'autres non. Faire un portrait de l'Arno (c'est l'extrait), j'ai trouvé l'idée amusante.

"Amazon.co.uk has launched hundreds of dedicated author pages" déniché sur Actuallité. Il existe un service similaire Filedby.com inscrit et noyé parmi les milliers d'auteur US. Pas de service similaire en France à ma connaissance. Lié ou non à une plate-forme ? Bof, partagée entre plusieurs oui.

samedi 13 mars 2010

Un carton ?

50 ooo Ipad en 2 heures pour les premières pré-commandes. Il faut un an à certain constructeurs de livrels pour atteindre ce chiffre. Départ en flèche c'est sûr, mais après ? Si les ventes s'envolent Apple communiquera pas de soucis.
Contraste avec les mise à feu ratées du Que, du TXTR et autres Irex (le dernier modèle, avant ils assuraient). Ne s'improvise pas qui veut industriel, c'est du lourd, ne s'approvisionne peut-être pas facilement qui veut en technologie papier électronique (E-Ink ou Sipix).
Entre annonces tonitruantes et super montages photos, vidéo, et dispo il y a loin. Le monde des tablettes n'échappera à la règle. On verra de beaux projets et peu de produits. Bataille de gros, d'OS.

29 € les 100 livres libres de droits sur la DSi XL. La technologie propriétaire à un prix. Cher pas cher ?

Un éditeur 100 % Numerik:)ivres (sur Ebouquin). Bienvenue.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur l'offre LIVRES d'Apple + WIRED = des infos intéressantes  (Epub quand même fait chier) : 1) Version Audio d'un livre incluse (les auteurs sont contre, les aveugles pour) 
2) Le passage par Ibookstore pas obligatoire.


vendredi 12 mars 2010

Gagnez un Ipad

On se posait la question de savoir si la FNAC distriburait Ipad, oui et en plus elle en "donne" ....un.

La seconde question est : Diffusion de produits, je pense aux livreNs, compatibles Ipad ? 

Si oui comment exister aux côtés du store d'Apple ? C'est la même question pour les plateformes Epagine ou Immateriel, pour les libraires. 

Si l'Ipad devient le support dominant comment s'insérer dans le circuit ?
Amazon et B&N fournissent une application, la FNAC ou le syndicat des libraires en fourniront-ils une ?
Foxit sera-t-elle assez maligne pour installer un compatible Acrobat Reader (multimédia il s'entend), ou Adobe une version allégée de son reader ? 

Il existe une belle opportunité pour des jeunes pousses de prendre une petite place au soleil aussi. Les mois qui viennent seront intéressants.

jeudi 11 mars 2010

Le contenu presse.

Quid après l'annonce faite par Sony de nouveaux contenus presses et magazines ?
Nous assistons à la prise de pouvoir du contenu (Presses+Livres). Celui-ci sera l'élément discriminant pour influencer un premier choix entre l'Ipad et une autre approche. Si l'offre est jugée équivalente, elle ne l'est pas car la technologie E-Ink est "bridée", le suspect regardera ensuite dans son porte-monnaie le montant dont il dispose. Et  la presse de peser  lourd, très lourd dans ce choix. Ce n'est pas un mal, moins conservatrice elle portera l'innovation. C'est assez rigolo de voir par exemple des gens s'élever contre un Vook, quelle menace celui-ci fait-il planer sur le livre ? N'a-t-on pas appris depuis la nuit des temps que notre pire ennemi était  nous-même ?
Ce basculement est riche de promesses, les initiatives marketing des titres étant plus risquées, agressives, dynamiques (Les Echos/Irex par exemple, la presse éditrice de livres etc.) Le rapprochement Presse/Livre sera peut-être plus aisé grâce au support, c'est une question.
Deux versions, ou plus, du NYT ou des Guides MAF seront disponibles,  suivant les plateformes.
Il est hors de question pour un titre, un éditeur d'enterrer les livres électroniques proposés par Sony, Samsung et autres Amazon. A 150 € ou moins ils séduiront ceux n'ayant pas les moyens de s'offrir un lecteur de luxe (ils sont nombreux).
Ces lecteurs deviendront une sorte de livre de poche, de gratuit, juste reour des choses pour une technologie  s'ingéniant à copier son modèle, le papier. 


dimanche 7 mars 2010

Un libraire d'hier

Dîner hier soir avec un ancien libraire de Montmartre. Positionnement spécifique, vente de musiques expérimentales (Cage à côté était un classique ringard et Glass un élève trop propre sur lui), des revues SM et des bouquins du monde entier au tirage très, très limité. Carla Bruni aussi et Taschen pour une clientèle internationale touristique ou/et  interlope,  aux tatouages magnifiques, aux goûts éclectiques ou populaires. On s’adapte à la zone de chalandise, aux commerces de proximité drainant les  costumières du marché St Pierre, les décorateurs de théâtres, aux immeubles hébergeant une clientèle de jeunes scénaristes ou adobistes. Refus  des conditions des éditeurs. Ils vous fourguent leur camelote sans tenir compte de vos compétences, de votre clientèle ; pousseurs de box rancuniers. Des employés et un loyer à sortir tous les mois, 1 000 € à faire chaque jour, 7 jours sur 7. Tout allait bien jusqu’en 2005. Le commerce sur le Net prend de plus en plus de poids. Confiance dans le paiement sécurisé. Les labels musicaux du  Japon, d’Australie ou des US  sont à un clic, même avec un ticket chic Montmartre c’est loin, car les prix des loyers font déménager la clientèle. Refus d’une présence sur la toile, la peur sans doute. Les perles de l’édition underground sont sur Ebay ou Amazon, la lutte est inégale. Rideau. Une belle aventure, et une autre culture. 

«Victime » de la toile, notre libraire est à des années lumières du livre électronique, de l’Ipad, du livre numérique. Il aurait aimé vendre des vinyles et du papier toute sa vie.
Sur son Imac 24" dans son pavillon de banlieu avec des bouquins partout, l'acteur d'hier regarde passer les temps modernes.

samedi 6 mars 2010

Pris au piège ;-)

1) L'alinéa à Martigues et les Guides MAF en page d'accueil, idem à Strasbourg librairie  Kléber avec Jospin à côté (Vinci VS Jospin, ne pas céder aux forces de l'obscure ;-)). 
Faut vraiment aller au contact des libraires pour comprendre leur perception du futur du livre.
Je suis pris au piège doublement : Je ne croyais pas aux libraires, et le gratuit pourrait bien pousser les ventes avec le temps (construction de la notoriété).
Dans la même veine Didactibook m'a transmis les mails des téléchargeurs de Romagne et Marches. Je vais leur écrire. 

2) Dans Livre Hebdo sur les TOC : « Auteur de A New Kind of Book (à paraître cette année) Peter Meyers a donné quelques exemples concrets des modifications que peut apporter le numérique (…). Pour lui cependant, l'auteur est l'élément clé. Ainsi, il assure que les commentaires extra-textuels marchent mieux s'ils sont créés par l'auteur lui-même. (…) Peter Meyers l'assure : cette nouvelle manière d'écrire "donnera naissance à une nouvelle génération d'auteurs.» 
Une chose est sûre,  le livre numérique peut ne plus avoir une seule vie. Il va s'enrichir d'un après, vécu par l'auteur au contact de moult évènements, du public, de la presse. Une apostille permanente. 

3) Quid des plateformes (Epagine, Ikiosque, Immatériel) aux jours du débarquement des US ? Est-on par exemple obligé de passer  par l'Apple Store pour commercialiser des ouvrages pour Ipad, ou Amazon pour le Kindle ? Si non, pourquoi ne pas ouvrir des "boutiques spécialisées" pour les formats propriétaires (facile à écrire,  ce n'est pas mon argent évidemment), qui semblent promis au plus bel avenir (Epub sur Ipad on en reparlera, à mon avis chacun va y aller de son appli pour mettre en valeur son contenu) ? 

vendredi 5 mars 2010

Je comprends pas tout

Je suis allé sur le site de la Maison du Livre à Rodez pour le dernier Modiano disponible en numérique.

D'abord le prix : 80 cent de différence entre la version PDF et Epub en faveur de la  première. Ensuite le poids, un facteur 10 pratiquement en défaveur du PDF, mais pour la qualité y a pas photo. On a la possibilité de télécharger un extrait dans chaque format. Sur mon micro le PDF est vraiment, vraiment mieux. Je n'essaierai pas sur le PRS d'autres le feront.

La Tapisserie de Bayeux


Dans 5 ou 6  mois les expériences des uns et des autres sur l'Ipad commenceront à être évaluées. Avant on peut se poser certaines questions, proposer certaines solutions. Celles de Craig Mod sont intéressantes, notamment la figure 8. La Tapisserie de Bayeux sur un Ipad, c'est un truc attirant. Je sais pas encore comment mais j'essaierai.

Sony bis

Un filet dans le WSJ sur une réplique de Sony à l'IPAD . Ils sont cons au Japon en France on y croit pas ;-)))

jeudi 4 mars 2010

Chez Sony, le livre on y croit pas

 « C’est un support adapté à la presse pour une lecture rapide, mais pas pour des livres. Je n’y crois pas » L'opinion de P Citroën sur l'Ipad, entre nous on s'en fout. S'il avait été porteur sur le livre électronique on pourrait lui accorder un peu de crédit, mais franchement c'est loin d'être le cas.
C'est la FNAC qui l'implorait d'importer le PRS sur les ondes de France Inter il y a deux ou trois ans. Chez Sony France on se contente du minimum. Une petite campagne de Pub au lancement du 505 et depuis le budget marketing avoisinant le zéro doit être géré par un  junior. Les résultats sont là (15 000 unités vendues en 16 mois une misère). Si on me disait que Bookeen en vend plus je le croirais volontiers . 

Ah j'oubliais c'est pas de sa faute. Non, le problème du livre électronique c'est le livre numérique : "Il faut donc régler le problème de l’offre de livres numériques ". C'est marrant je pense exactement le contraire : le problème du livre numérique c'est le livre électronique, et franchement je sens comme une liberté de création avec l'Ipad.

Pour preuve la démo des Guides de Penguin( à partir de la 2ème minute). Sans être révolutionnaire c'est quand même plus sexy et plus 2.0 (plus 2.0 j'en suis pas sûr car c'est un concept qui m'échappe un peu). 

Mais bon, c'est pas très grave car dans 5 ou 6 mois le problème mutera. Le  livre numérique suivra plusieurs pistes selon les auteurs, selon les plate-formes, selon les formats. On sera à l'heure des choix pour mettre en avant telle version de tel ouvrage. Ipad first, Amazon second, Chinois third, ou le contraire. Pas sûr que Sony soit au premier rang.

Ils ont eu le temps et la place pourtant.

lundi 1 mars 2010

Pognon


Il y a certainement bcp à dire sur ce graphique et la "simplicité"  des chiffres. Je ne comprends pas par exemple pourquoi les frais de fabrication et de marketing sont moins importants quand un livren est vendu  moins cher (13 VS 10 $).

Concernant l'auteur et son %, s'ils s'avèrent justes,  qui accepterait un revenu inférieur de 50 % pour un travail identique au prétexte d'une affaire qui ne vous concerne pas ou de loin ( la fixation du prix de vente n'étant pas de son ressort) ? 
Sauf si l'éditeur s'engage sur un volume plus important des ventes, impossible à ce jour (les chiffres de IDPF et d'Amazon demandent à être commentés plus sérieusement, et affinés en raison de la part du gratuit) vouloir une diffusion numérique (homothétique) de son oeuvre est une connerie. Sans parler de la copie, du piratage.

En fait le frein principal à la diffusion du livre numérique c'est le livre électronique lui même, le reader, son modèle économique et culturel limité.

Avec le papier, l'auteur gagne de l'argent, l'éditeur aussi sans oublier le libraire, et visiblement le lectorat s'en accomode (personne n'oserait prédir un regain de lecture avec le numérique).

Un seul acteur ne peut tirer les marrons du feu. Sans concertation, travail en commun, la filière électronique du livre file un mauvais coton à mon avis. C'est à developper évidemment mais chacun a bien une idée sur le sujet.