dimanche 28 février 2010

2 %, c'est misérable.


Là où ça marche, aux US, les livres numériques représentent 2 % des ventes, autant que les livres audio. A méditer sérieusement.

Douche froide sur un marché ou les sirènes sont reines. Cécité pour les chiffres et l'argent, yeux doux pour un signe  sibyllin, engouement pour le hard, dédain pour l’œuvre ramenée au rang du faire valoir pour des pousseurs de cartons.

Je ne suis pas capable d’analyser tous les composants de ce misérable résultat, mais je pointe du doigt :

1)     le gratuit

2)     « l’homothétie. »

Je me suis déjà expliqué sur l’antinomie entre gratuit et marché. Pour le second point c’est plus délicat. Mon approche peut ne pas être partagée (l’hypermédia), mais un livre numérique sans valeur ajoutée (ce n’est pas forcément de l’hypermédia, le post sur Teleread 10 façons de…est intéressant) ne séduira qu’une portion congrue du lectorat.

Le livre numérique ne s’achète pas, il est grand temps de le vendre.

samedi 27 février 2010

Immatériel : précisions

Les commentaires n'étant pas forcément lus je préfère reprendre  la réponse de J Boulnois pour livrer mon sentiment : "Petite précision, il s'agit bien de 254 livres payants, et uniquement sur http://librairie.immateriel.fr ! Les gratuits ne sont pas dans le même ordre de grandeur : c'est plutôt 3500 par mois.Pour nous, les titres gratuits sont un formidable outil de fidélisation des clients. Le gratuit a un coût, certes, mais c'est à ceux qui en tire un avantage marketing de l'assumer."

Merci pour votre réponse .

3500 VS 254 ouahhh, c'est pire que ce je croyais. 

Quand le dimanche matin j'achète une douzaine d'huîtres j'en ai une gratuite ;-). Va falloir ramer pour inverser la tendance et faire comme mon poissonnier: gagner de l'argent. 

Fidélisation et avantage marketing, soit, pour le libraire il s'entend, car pour l'éditeur le retour sur investissement n'est pas forcément au RDV (pour ma part c'est évident, pour les autres je n'en sais rien. Un retour d'expérience serait intéressant).

De plus en terme de marketing je suis incapable de mesurer la satisfaction du lecteur, l'impact de la promo (en terme d'image par exemple), d'identifier le client, il reste celui du libraire. 

C'est une donnée qui doit peser sacrément dans l'envie des éditeurs de vendre en directe.

Il reste à tisser une relation marketing entre libraire/lecteur/éditeur à mon sens. On est dans la même barque.

J'ai hésité avec Epagine à fournir Romagne et Marches gratuitement. 13€ quand même, soit 2 douzaines d'huîtres en cadeau. Mon poissonnier s'étrangle.

Mis en avant, le résultat sera peut-être probant. On verra je vous dirais. Mais je suis sceptique.




Immatériel: un chiffre

254

254 ouvrages numériques vendus en 30 jours par Immatériel (combien de gratuits ?). C'est pas beaucoup dans l'absolu, mais au regard du marché, du poids de l'acteur face à la concurrence il faut peut-être relativiser. A vrai dire je n'en sais rien.

Immatériel c'est un bel outil, une visibilité interressante (Dialogue, A la Page, leur librairie en propre aussi), des gens de métier, et pas de poudre aux yeux. J'aime bien.

On peut multiplier les dossiers, les annonces, positiver à mort sur ce qui se passe chez nos voisins, s'enthousiasmer des performances des autres, sur notre sol ce n'est pas la même musique.

C'est marrant, 250 c'est aussi le chiffre des versions gratuites des ouvrages proposés en promo par Epagine. Sont-ce les mêmes lecteurs, les même fervents partisans de la lecture numérique  ;-) ? Avons nous atteint un plafond ? Non évidemment et heureusement. Tous les chiffres ne sont pas dispos, s'ils le sont ( de mémoire défaillante 40 000 ouvrages vendus par la  la FNAC en un an, je n'ai pas retenu ceux de Publinet), la part du gratuit doit être non négligeable (Chez Amazon c'est pareil). Et le gratuit pour faire les commissions c'est pas terrible. Gratuit et marché c'est antinomique (je suis incohérent car tous les jours je vais sur la page d'accueil de Epagine vérifier si Romagne et Marches est encore proposé gratuitement. Peiné je  serais  le jour où ils l'enlèveront. Ce n'est pas du même registre) .   

Pour le marché français il nous faut écrire au virtuel, à l'immatériel, au futur utopique. En 2010 il existe encore des pionniers du livre numérique, c'est incroyable.

Gutenberg doit se marrer, bloguez, commentez, palabrez à l'ombre du net,  faites des plans sur la comète les petits gars, "DRMisez" encore et encore, en attendant moi et le papier on cartonne toujours.

jeudi 25 février 2010

M.E.N

J'ai lu l'interview de Marc-Edourd Nabe et l'anti-édition. Je ne connais ni le monsieur ni ses romans, une lacune sans doute, mais là n'est pas la question. "Banni" de la chaîne du livre, l'auteur fait le choix de l'indépendance avec de fortes convictions et un esprit entrepreunarial.
Au détour des questions réponses j'ai relevé trois trucs intéressants : 

1) Distribuer moins pour gagner plus : "vous arrivez aujourd’hui à créer un système où 10 000 pour vous, c’est l’équivalent de 100 000 pour les autres. Et ça, c’est un point de bascule." 

2) F. G. : Donc, ce n’est pas parti d’Internet. Internet ne suffit pas encore à réussir ce genre de lancement.

L. S. : Le Diable Vauvert, qui a mis gratuitement à disposition un Douglas Coupland, a eu seulement 250 téléchargements.

M.-É. N. : C’est un bon contre-exemple."

Exemple d'un lancement raté chez Epagine ? Pas sûr. Je ne connais pas les objectifs de l'éditeur mais il doit savoir que rivaliser avec les médias traditionnels pour le lancement d'un ouvrage tient plus de l'expérience, du pari,  que du marketing. Il faut oser, tenter, tester, analyser  et recommencer.  Personne ne rêve, sauf moi, d'un carton pour un livre numérique sur notre sol. Même M-E N préfère la jouer classique, c'est à dire papier, et pourtant il ose. Je ne connais pas les chiffres du téléchargement de Romagne et Marches on verra, mais une chose est sûre hors du système décrié dans l'interview, c'est une piste.

3) "M.-É. N. : Donc on revient au label. Le système vous redonne un label. Vous me confortez dans ce que je trouve ignoble : c’est encore le nombre de livres vendus qui fait la cote de l’auteur et donc de ses descendants. Et je suis contre. Pour moi aussi, chaque copie compte, mais quand vous en vendez 3 000, ça a une plus grande valeur, du moins pour moi, que d’en vendre 50 000 dans le système de Jean-Marc Roberts. C’est salissant de récupérer une cote uniquement en fonction du nombre d’exemplaires vendus. "

La cote c'est le talon d'Achille de l'écrivain ;-) Il veut être lu (par qui pendant qu'on y est ?), mais pas trop pour ne pas être galvauder. C'est une prétention difficile, impossible  à satisfaire. L'incohérence pointe le bout de son nez.
3 000 dans mon système, c'est mieux que 50 000 dans le système de l'autre, le problème c'est le système. C'est amusant de voir M-E N multiplier les points de vente, boucher, boulanger, mercière  etc. Son circuit est comme tous les circuits, son système comme tous les systèmes. Il se peut même qu'il soit hors la loi avec ses refus de ventes aux libraires.

C'est  le modèle papier qui veut ça.



mercredi 24 février 2010

Ouai il me semble bien

Lu sur Teleread :" TOC : Peter Meyers, A New Kind of Book. Even Apple is focusing on the “dark ages” Epub standard which just recreates old fashioned paper books.
How to reconfigure books the way that modern brains have been reconfigured by the web and technology. All this can be done with current software. These are ideas that can be used to “enhance” a book in new and different ways."

Pas grand chose a ajouter sur l'intro. La suite est moins dans la veine de l'hypermédia, mais on sent bien pointer ici et là une frustration au regard des usages  et comportements de notre siècle, non pris en compte par l'Ipad et autres livres électroniques. 

Je regardais sur le site de Sony US une pub pour The Reader Daily Edition, quelle misère. Pourtant je crois sincèrement au potentiel de la presse pour revisiter nos modes d'écriture, mais ça va prendre du temps c'est sûr car visiblement tous les cerveaux ne sont pas formatés pour explorer de nouveaux espaces créatifs.

lundi 22 février 2010

Apple sur tous les fronts pour l'Ipad

Pour la musique la chose est entendue, pour les livres on verra ça bientôt, pour les émissions TV la firme californienne négocie des prix attractifs, pour qui ? ;-), sur Itunes. S'il s'agit encore d'un marché de niche, d'après un spécialiste (375 millions de vidéos téléchargées quand même), un épisode à moins de un $ est-il l'élément clé pour un marché de masse ? 

Un euro pour revoir un épisode de Chateauvallon sur Ipad, j'en connais qui sont prêts à payer.

Plus "sérieusement". Ne pouvant, pour des raisons techniques mais aussi économiques, inclure la Ricotta dans la Toscane de Michle-Ange, pour 1 euro il existe sûrement des lecteurs prêts à suivre une recommandation de "lecture" de ce court-métrage ou Bronzino et Pontormo sont "convoqués" par Pasolini, et ce sans bouger de leur canapé ni perdre le fil du pourquoi.

L'Ipad ou les e-books avec ou sans flash ? Sans!

"Current Flash sites could never be made work well on any touchscreen device, and this cannot be solved by Apple, Adobe, or magical new hardware." Cet extrait d'une interview d'un programmeur de chez Adobe pose le problème de l'outillage. Si Flash ne peut fonctionner sur une tablette tactile,  ou sur un e-book du même genre, comment gérer les séquence hypermédia ?  Avec Acrobat (sur PC ou MAC) je laisse  le lecteur lancer lui-même sa séquence vidéo ou son. Ce n'est pas toujours satisfaisant. J'aimerai parfois déclencher l'évènement automatiquement (au changement de page par exemple). Je ne sais pas faire, et franchement à part Flash je ne vois pas quel outil pourrait m'aider, moi ou Connoly ou Cave, pour plonger les lecteurs dans une ambiance. L'interactivité de la lecture n'est pas du seul domaine du lecteur, elle est aussi du domaine (elle devrait l'être) de l'auteur. Il faut pouvoir en user sans être intrusif. 
C'est par exemple "obliger" le lecteur d'écouter le sermon d'inauguration de la Salle des 500, du Palazzo Vecchio de Florence, prononcé par Savonarole pour introduire la Bataille de Cascina  de Michel-Ange. C'est un processus d'écriture.

Alors Flash ou un autre logiciel je m'en fous, mais si il existe sur terre un type un peu malin il peut se faire des couilles en or en proposant au marché une extension à notre vieille machine à écrire. Et je ne suis pas seul au monde à être en demande.

samedi 20 février 2010

Vook

V pour Vidéo + Ook pour bOok = 2,5 M$. C'est la somme levée par Vook, intéressant. 

1) La démarche. Dans un milieu conservateur à souhait, en France, une levée de fond est-elle imaginable ?

2) Le pourquoi. Il faut de l'argent pour : a) produire du contenu (vidéos, sons, images etc..) b) créer des outils.

J'avais évaluer mes besoins à 500 000 euros pour réaliser la version dont je rêvais des Guides MAF. La venue du Ipad ne change pas véritablement la donne (dans l'éventualité d'une telle démarche non entamée à ce jour), mais orienterait le discour tenu aux futurs investisseurs. L'argumentation ne porterait plus sur l'éventualité d'une approche hypermédia des livres électroniques, mais sur une distribution d'un nombre d'exemplaires sur le  marché de l'Ipad. C'est plus simple. 

Un commentaire sur la version numérique du roman de Connoly avec un titre des The Delgados. Si le morceau  est cité dans une scène du roman, c'est sympa si non je ne vois pas l'intérêt. L'idée de la play liste sur Deezer est à creuser, encore faut-il pouvoir se connecter au site avec son Reader. Encore deux ou trois démarches de ce type et les assembleurs seront peut-être un peu moins omnibulés par le modèle livre.


jeudi 18 février 2010

Réforme de l'orthographe

Je sais pas vous mais pour ma part j'ai un mal fou avec l'orthographe. Alors quand je vois la possibilité d'écrire chevaus à la place de chevaux je suis loin d'hurler. En fait si la réforme permet aux correcteurs de nos traitements de textes d'arriver au zéro faute, j'applaudis des 2 mains.

Quand le papier fout la merde

L'article du NYT est révélateur du mode de pensée des principaux acteurs de la filière livre : on pense papier et ensuite on translate numérique , "l'homotétie" de NKM. Ce type de raisonnement fout la merde. Le modèle du livre électronique est le livre papier, le modèle du livre numérique reste aussi le livre papier. Cete prégnance est un boulet. Qui osera faire table rase (je vous conseille Arvo Pärt après la lecteure de ce billet) ?

Personne...

sauf les auteurs saisissant le numérique à bras le corps pour créer un ouvrage innacessible au papier.

Ils seront aidés (les auteurs) par la presse magazine, la démo de WIRED sur l'Ipad est assez révélatrice de la pauvreté du papier au regard du numérique.

Notez l'inversion, le numérique ne s'enrichit pas, il appauvrit.

Vous pensez papier ? C'est un atavisme. Il vous reste à entreprendre une démarche intellectuelle ou le papier n'est plus la référence mais un héritage.


mercredi 17 février 2010

Un modèle qui se cherche

Je n'avais pas vraiment percuté sur la problématique levée par l'article du Monde du 11/02. Pour moi la chose était entendue  : l'édition numérique  se cherche et personne ne sait aujourd'hui comment le livre numérique sera diffusé demain, dans un an, dans dix.
En attendant Amazon et Apple, pour y voir plus clair,  je me réfugie dans les sermons de Bernardin de Sienne, les poésies de M-A et j'attends. 

Chacun y va de son idée, ou de son expérience (F Bon) ou Epagine (Blog),  de ses espoirs (Ebouquin/Alphabet de l'Espace). Je prête évidemment aux seconds plus d'attention, mais depuis 6 mois maintenant mes certitudes cèdent au pragmatisme : How Much ? Et là les réponses sont pour le moins discrètes. Qui n'en n'est pas de sa poche pour le moment ? Evidemment les poches d'Hachette ne sont pas percée par Numilog, une danseuse, vente directe ou pas c'est peanuts, loin d'un ROI.

Franchement qui joue le jeu du livre numérique  (tiens je vous dis pas le bordel à Boulogne-Billancourt depuis le départ de Patez de la BNH) ? 

D'un côté des assembleurs de matériel, pousseurs de cartons pour qui le livre est un mal nécessaire. 

De l'autre des éditeurs dont la version électronique du livre est un cauchemard. Si on pouvait sortir de ce mauvais rêve, retourner se taper le plat du jour "Aux éditeurs", la brasserie de St Germain (pas terrible d'ailleurs), et revivre comme avant, ça serait bonnard.

Au milieu, des auteurs dont la "culture" peut, mais c'est une exception (F Bon encore et Lévy),   les pousser vers ce nouvel espace. Pour les autres : wait and see, leur écriture n'est pas remise en cause et les ventes sont, sur notre sol, embryonnaires. Quand l'argent rentrera dans la danse ils verront bien. Qui parmi les 90 auteurs en dédicace au Salon du Livre 2010 fera un tour au "Village numérique" dont la liste des exposants n'est pas encore connue (Leezam ?).

Seuls, les "diffuseurs" ( vous les connaissez E ....ou I.....) croient au potentiel d'un PDF d'un Epub. Chacun avec  son argent,  sa stratégie ( BtoB  VS ou & BtoC, stratégie fortement marquée par leur expérience passée visiblement), et ses connaissances fourbit ses armes. C'est assez intéressant de voir comment les uns et les autres travaillent. Ils sont forcés de convaincre tout le monde (éditeurs, libraires, lecteurs)  du bien fondé de leur démarche, une galère et en plus plane sur eux la menace du débarquement des acteurs US. Qui sera encore vivant dans un an ?

Mais les annonces des gros bras me direz-vous ? Ben c'est des annonces, on verra le moment venu, s'il vient.


lundi 15 février 2010

Super travail, Epagine.

Super travail de la part des équipes de Epagine pour la promo des Guides MAF, n'ayant pas leurs mails c'est donc à partir de ce blog que je les remercie. 

samedi 13 février 2010

La saint Valentin



C'est tout de même navrant de voir une Saint Valentin sans une offre couplée livre électronique/numérique. D'accord c'est du raccolage cette fête des amoureux, mais si on adhère au système autant le faire de façon à séduire. A la Fnac une pauvre affiche: idée cadeau un PRS 600 pour 300 € (299 sur internet, mais il y a peut-être des frais de port, je sais pas). Sony US sort chaque année sort une série spéciale avec un livre gratis en prime. C'est pas compliqué à mettre en oeuvre et si tous les ans l'opération est répétée c'est qu'elle doit être rentable. Dans quelques semaines nous aurons le printemps des poètes, quelqu'un aura-t-il l'idée de sortir des sentiers battus et de proposer une offre originale ?

Combien de téléchargement sur Epagine ?

La question m'a été posée par IS de  la bibliothèque du Point du Jour ( elles sont  à côté de TF1: choc des cultures :-) )
Connement je me suis dit 440 libraires = au moins 440 téléchargement mais  sur le blog on trouve les chiffres de N Rey 221,  et Opération JPod 242 (record à battre donc). Ah tous les libraires ne seraient-ils pas motivés ? Et si la majorité d'entre eux l'est quid du lectorat lambda. 
Parlant chiffres quid des ventes 2009 des readers chez Sony France, Bookeen et autre E-Slick, car sans livre électronique pas de livre numérique ? Sans chiffre on est un peu dans le brouillard et pour agir sur les freins c'est pas simple. On sait tous le succès inéluctable mais quand ? Mes pieds vers la tombe s'approchent et de là haut je suis pas sûr d'apprécier d'avoir fait le bon choix ;-)  

vendredi 12 février 2010

L'étude Smashwords

Sur 100 000 ouvrages téléchargés en 1 mois, bigre c'est bcp,  35 % en PDF, 22 % en Epub. Est-ce étonnant de voir le standard d'Adobe devant celui de IPDF ? Ce type d'étude demande à être affinée, notamment quel est le rapport entre le nombre d'ouvrages dispos sous un format et le nombre de téléchargements. Mais quand vos compétences s'arrêtent là où commencent celles demandées par Epub le choix de PDF s'impose. C'est un standard, il est assez facile pour tout un chacun de générer une version PDF de son texte avec une mise en page correcte. Avec Epub c'est la galère. Quand les outils seront enfin dispos, et Calibre n'est qu'une moulinette pas un outil, la tendance s'inversera sûrement.

Après Nicolas Rey

Un voyage entre Romagne et Marches à la une d'Epagine.

First ça fait plaisir un peu de promo, Michalon croit au potentiel des Guides MAF, c'est cool. Mon égo est flatté, j'ai mes travers ;-)

Secondement Léonard à Rimini, c'est Fellini sur les plages de son enfance dans 8 1/2 un chef-d'oeuvre en noir et blanc (un passage de 8 1/2 dans le guide sur Ipad, j'en rêve) , c'est une superbe carte d'Immola avant le grand prix de formule 1, c'est la bibliothèque de Cesena au patrimoine mondiale de l'Unesco, c'est Alberti une source d'inpiration pour le peintre de la Joconde, c'est Raphaël et Archimède etc.. C'est l'occasion de briller dans les dîners auprès des jolies blondes, c'est peut-être le plus important ;-)))


Ipad

“Quand Andy Warhol a créé Interview il y a 40 ans, il l’a pensé dans un esprit neuf”
Ebouquin
a déniché une vidéo de présentation  de la version Ipad du magazine.

Ce n'est pas bluffant mais on entrevoie le potentiel énorme du périphérique.

Seules contraintes : de l'imagination et du code.

Les Ipad agency vont pouvoir s'éclater. C'est toute la différence entre le nouveau périphérique de "la firme newton" et les livres électroniques dédiés non pas à la lecture mais aux livres tels que nous les connaissons depuis des siécles. Cette pseudo fermeture n'est pas rédibitoire elle se heurte juste à son modèle : le papier.

jeudi 11 février 2010

Un gratuit sur E-Pagine

Pendant 24 heures le dernier ouvrage de N Rey est gratuit sur E-Pagine. Je voyais le mec de temps en temps sur Canal + avec P Clarck, souvent éméché, rigolo quand pas trop.
J'ai rencontrer un problème pour télécharger ce "Léger passage à vide".
J'ai donc envoyer un mail à la Hot Line. Réponse rapide il voulait mon n° de télephone pour diagnostiquer. Après une dizaine de minutes on en a conclu qu'Opéra était "fautif". Je suis passé sur IE ça a marché.
Une assistance E-Pagine pour les lecteurs, la librairie est ainsi déchargée de ce type de fardeau.
J'ai vu où passait une partie de ma marge et je trouve celà bien.

Un article

Un article dans le Monde sur le livre numérique. On apprend pas grand chose quand au fait de l'actualité on est.
Après l'avoir lu on se demande comment les journalistes font pour eviter d'interroger ceux dont le métier est réellement de promouvoir le livre numérique et notamment Cazin, Michalon, La Bourdonnaye, Douin, etc.. je ne les connais pas tous, notamment les libraires Dialogues ou Doucet dont on me dit le plus grand bien.
Ils n'attendent rien de l'état et ils risquent leur pognon, admirable. 
Interviewer tel ou telle porte-parole de tel ou tel éditeur c'est bien pour les notes de frais, mais ces gens sont dociles prêts à vous raconter n'importe quoi, ils sont payer pour.
C'est quand même drôle de lire cet aveu d'impuissance d'une investigation chez Amazon de la part d'un journaliste.

mercredi 10 février 2010

Ipad, Epagine (ter)

Une rumeur risque d'enfler : Apple pourrait baisser les prix de l'Ipad si ...lire le billet.

Epagine j'y suis pour de bon. A la question un volume gratuit pour 1 ou 2 volumes achetés ou un volume gratuit tout court? 
 S Michalon a choisi la dernière option. Libraire,  il connaît mieux le marché que mézig, faisons lui confiance. 

Maintenant  les choses sérieuses commencent : aller voir les libraires.

lundi 8 février 2010

Epagine, bis.

Epagine j'y étais, j' y suis plus, je reviendrais ;-) 

Rupture de stock ? Non ça n'existe pas.

Déréférencement ? Ca existe mais pour les gros.

MAJ ? Oui et essais. En fait sur le Net le livre est constitué par :
- Son code ISBN numérique
- Le corps de l'ouvrage
- Une couverture
- Un résumé,
- Une bio de l'auteur,
- Un  extrait si l'on souhaite  ne pas s'en remettre au hasard, comme sur Google par exemple.
- Un  prix, c'est important le prix.
- DRM ou pas. Pour ma part c'est sans. Deux avantages : cher lecteur je vous fait  confiance, pas besoin d'ADE.

Tout ça c'est un peu de travail supplémentaire pour l'auteur/éditeur. 
L'extrait pose problème. J'ai par exemple choisi des pages qui m'ont procuré bcp de plaisir à travailler. Sont-elles vendeuses ?


dimanche 7 février 2010

Les Volte-faces d'Attali

Je me souviens d'une interview ou, échaudé sûrement par l'échec des premiers livres électroniques; Attali voyait dans le papier le support par excellence de l'écrit. Les journalistes, toujours aussi cons, n'ont pas vu venir l'hyperbide de son hyperlivre, et ils en redemandent.
Il est de chez Apple Attali, il a travaillé sur la tablette, en gros il est légitime pour répondre aux 
questions du  JDD du 30/01 (je suis un peu en retard) ?

Des opinions le sieur en a revendre, sur tous les sujets, les taxis, le marxisme vu de Neuilly, l'écriture hypermédia : "Faut-il créer une nouvelle écriture?
Le livre électronique va transformer la nature de l’œuvre écrite, tout comme l’imprimerie avait permis le développement de la littérature. On inventera, on invente déjà, des manières d’écrire radicalement neuves, des hyperlivres pour des hypermédias qui vont mêler l’écrit, l’image et le son."

La réponse est conne, la comparaison  nulle. Elle mélange une approche quantitative, la diffusion de l'écrit, avec une approche qualitative, une nouvelle écriture.
"Mêler" sons, images et textes, le verbe est malheureux. Je ne suis pas sûr, mais pas sûr du tout,  de la maîtrise du sujet par l'ancien conseiller du maître es mensonges (je comprends mieux l'hyperbide).

L'écriture n'est pas un mélange de lettres, l'Pad n'est pas un shaker pour écriture hypermédia. 

La nature d'un oeuvre, sauf à être habité(e) pas une volonté divine, est l'oeuvre de l'homme, (j'ai regardé hier soir Musée haut, musée bas, j'ai bien aimé cette lutte de l'art, personnifiée par un conservateur de musée,  contre la nature, "renversement" d'un item récurrent dans la théorie de la peinture médiévale et renaissante (copie d'après nature)), auteur, réalisateur. 
Ces derniers peuvent remercier les  ingénieurs et mathématiciens inventeurs des principes de la numérisation, mais il s'agit là d'un nouvel outil, un de plus,  au service de l'imagination, du talent des uns et des autres.
Et franchement écriture ou écriture hypermédia, c'est pas facile, de miracle il n' ya pas, enfin si on est sérieux.

PS: Je reviens sur la polémique des prix entre Amazon, les éditeurs, et les consommateurs. Nombre des intervenants représentant ces derniers râlent. Eh les mecs il existent des bibliothèques, c'est gratuit. Vous ne voulez pas payer, alors arrêter de les déserter, soyez cohérents.

samedi 6 février 2010

Chez E-Pagine

Les Guides MAF chez E-Pagine c'est une nouvelle approche, celle d'une vente via les libraires traditionels. Je n'étais pas pour, je ne suis toujours pas convaincu qu'il s'agisse là de l'avenir du livre numérique. Mais, mais les chiffres sont là : Immateriel+I-Kiosque+Didactibook = zéro vente. Alors pourquoi E-Pagine ?
Pour aller les voir ces libraires curieux, ouverts, et leur dire "Sans le savoir vous vendez mes guides, MAF c'est moi, j'existe. Mes guides sont uniques au monde, je les conçois hypermédia pour faire voler en éclats le cloisonnement qui nous régit depuis des siècles  et blabla et  blabla..."
Evidemment la commission prise par E-Pagine est plus grosse (c'est une grosse commission ;-) y en a qui vont pas rire, trop scato sans doute, pas assez fin) la leur, plus celle du libraire), mais une grosse marge sur zéro vente ce n'est pas vraiment rémunérateur non plus. Alors fait chier.

Reste à savoir quand je me pointrai chez machin ou bidule et avec quelle machine. Mon PRS 505 est un peu dépassé (Pas sûr de pouvoir convaincre Sony de l'échanger contre un Touch edition ;-) ) , je n'ai pas les moyens de le changer et j'ai budgeter ( avec l'argent de ma mère) l'achat d'un Ipad. C'est pas gagné.


vendredi 5 février 2010

Ipad ça change tout

Depuis le 27/01 je me suis remis bcp plus sérieusement sur la Toscane de Michel-Ange. J'ai envie de faire coincider la sortie de l'ouvrage avec celle de la nouvelle machine  d'Apple. Il y aura un décalage evidemment car je ne fais pas partie de ces happy few ayant la chance de pouvoir obtenir tout avant les autres. De mes lectures et échanges, je retiens deux ou trois choses :1) L'écran est plus grand et cela change tout. Notamment la mise en page et la taille des images. Pour la couleur j'hésite, remettre en bleu ou en violet les citations des uns et des autres, et abandonner l'italique, fatigant à mon avis ?

2)L'Ipad sait lire des livres, Apple s'est en l'occurence contentée du minimum syndical, E-pub. C'est pas une révolution.

3) C'est un appareil de salon (la mise en scène du keynote ne laisse pas de doute) et non un appareil nomade. Le cadre de lecture est évidemment différent, plus cool, sauf si les mioches braillent. Cela me pousse vers plus de voix off ( des commentaires plus riches et plus nombreux), pariant sur une écoute moins pertubée.  

4) Destiné à une clientèle aisée, 500 € quand même pour la version de base, cette machine est gournande en contenu et non en application. La cible est l'addict de l'info (presse magazine, quotidienne, instantanée). La lecture d'un livre est une pièce parmi d'autres du puzzle info/culture, environnement quotidien de la cible. 

5) Les assembleurs de livrels n'ont pas grand chose à craindre, les deux types de machines coexisteront dans certains foyers, et chez les moins riches ils ont toute  la place. 

6) Les auteurs rich-média se tourneront vers l'Ipad en attendant une technologie "E-ink" capable de supporter l'hypermédia, ou fourniront une version light de leur travail.


lundi 1 février 2010

Changer son fusil d'épaule

L'idée trottait depuis un temps certain. Ne plus mettre à disposition Entre Romagne et Marches sur les sites ne vendant pas La Toscane et la France.
Hier après-midi, "delete" sur les 4 ou 5 sites Us, dont Scribd (1300 vues), et Evadoc. Dans un élan patriotique j'ai aussi "radié" Lulu des sites de ventes (ça doit les laisser indifférents car de ventes il n y en avait pas). Seul Livres pour tous a trouver grâce à mes yeux, mais ils ne disposeront pas de la prochaine version.

Pourquoi une telle décision ? Près de 2 000 personnes ont vu au moins la première page de l'ouvrage, une centaine l'a téléchargé. Résultats : Pas d'encouragement, pas de vente, pas de question. 

J'ai l'impression, mais je peux me tromper, d' y  voir une dévalorisation du travail. Un peu comme Shylock je marmonne : " je le hais parce qu'il est chrétien (moi je m'en fous), mais surout parce que, dans sa simplicité vile, il prête de l'argent gratis et fait baisser le taux de l'usance ici, parmi nous, à Venise."
C'est pas bon ça pour les affaires le gratuit, j'aurai du relire le Marchand de Venise. 

Dans ce type d'échange  le win/win n'existe pas, j'ai été simplet.
Je me suis inspiré, et seulement inspiré, pour Romagne et Marches d'un ouvrage édité (en italien) par Giunti en 1993 vendu à l'époque 25 000 lires, soit environ 13€ avec de la pub en prime, et introuvable aujourd'hui. Voilà une évaluation du gain fait par un lecteur. Il n'en a pas conscience, il s'en tappe, soit.  
Je vais donc changer mon fusil d'épaule. Seuls les  acquéreurs de 2 ouvrages des Guides MAF (Léonard ou Michel-Ange) pourront disposer d'une version gratuite (faut voir la faisabilité avec les diffuseurs, O'Reilly le fait alors pourquoi pas eux ?).  

Papier livre et papier monnaie, un couple allant de soi à une époque. Aujourd'hui le livrel, synonime d' immatériel (je vois pas pourquoi, sauf pour Xavier ;-)), de virtuel, "rime" avec gratis. Stop.

Stop car sans contenu, les conteneurs n'ont aucune valeur. Malin le mec avec une version TXT, PDF et E-pub de Guerre et Paix, du Kamasutra, et des grands classiques prenant la poussière sur les étagères des bibliothèques. Là aussi c'est gratuit et personne ne les lit.

Alors si vous  voulez du nouveau, de l'original pour votre jolie machine qui vous rend fière comme Artaban, il faut sortir la monnaie. Si non un jour votre joli reader, il trouvera pas le dernier machin ou le dernier bidule, il finira lui  aussi sur une étagère comme ammasse poussière et votre libraire vous dira, quand penaud vers lui vous reviendrez : "je vous l'avais bien  dit le papier y a que ça de vrai".

Amazon encore

1) Amazon accepte les conditions de Macmillan. C'est bien. C'est l'occasion de tordre le cou aux discours démagos  sur un prix du livre "fixé" par les lecteurs à 9$99. Tous les livres numériques ne se valent pas. Ravaler tous les auteurs au même niveau c'est nier et niveller leur travail, leur talent, et celui de l'édition. Ce ne sont pas les fondements de la libre entreprise. L'éditeur est libre de fixer un prix, le lecteur est libre de l'accepter ou de le refuser.

2) En revenant sur le programme d'Amazonencore il est cocasse de n'y trouver aucune version Kindle des ouvrages proposés. Ils se foutraitent pas un peu de notre gueule à Seattle ?