samedi 30 janvier 2010

Ca chauffe

Combien pèse Macmillan ? Je sais pas, je sais pas grand chose en fait de ce business, mais entre eux et Amazon le torchon brûle. La faute à qui ? A Apple ? Un peu facile mais admettons. Avec l'introduction de l'Ipad  voilà la possibilité pour les éditeurs de réviser leur politique vis à vis du livre numérique. C'est un pari risqué. 

En y réfléchissant un peu,  l'Ibook ne peut pas refaire le coup de l'Ipod. Si pour un ouvrage hypermédia le nouveau né de Cupertino semble mieux disposé (on verra bientôt), pour un roman de gare, de chambre, de métro ou de plage, un essai et tout autre ouvrage dont l'écriture est somme toute celle d'Homère ou de Montaigne, sans oublier les guides à la con, soit 60 ou 70 % du marché, les livres électroniques avec une techno E-Ink ou similaire  sont biens, et si les prix baissent ils seront très biens. Et pour le moment le leader sur ce marché, et de loin, s'appelle Amazon. Mais combien pèse-t-elle réellement ?

En déréférençant Macmillan, Amazon ne fait pas dans la dentelle. Elle prend  aussi un risque, celui de "froisser" l'Edition. Si le diktat de l'une n'est plus acceptable pour tous les autres il y a danger de voir se former un front commun. Le livre n'étant pas un pot de moutarde, les lecteurs iront là ou leur auteur est. Et si Amazon joue un peu trop au con,  le jour où l'acquéreur d'un Kindle devra changer de livrel  il réfléchira à 2 fois.  


PS: J'ai, dans une autre vie, assister un jour à une menace de déréférencement (Amora Vs Carrefour), ce n'est en fait qu'une réaction d'un égo blessé. La satisfaction du consommateur ou du lecteur, dans le cas présent, n'est plus prise en compte, l'argent n'est même plus en jeu, c'est une comédie aux conséquences funestes.

9$99 ou xx$99 pour un Ibook

Dans une interview donnée après la Keynote à un journaliste du WSJ Jobs reponds : "the prices will be the same." Le prix, celui  d'un livre vendu 9$99 par Amazon. Pour le moment le leader c'est Amazon. 

vendredi 29 janvier 2010

Amazon, une nouvelle corde

Amazonencore vous connaissez ? Moi pas,  avant de lire une note sur Teleread. Pas de chiffre de diffusion mais ça semble monter en puissance (un titre en 08/2009 et 9 pour T1 2010) . Fichtre la logique de la plate-forme Kindle va plus loin que prévue. C'est bien pour les auteurs, c'est bien pour le livre numérique, c'est bien pour secouer le cocotier. 

Apple fera-t-elle de même ? Je n'en sais rien mais  quand tout ce beau monde va réellement débarquer (dans 60 jours ?) on risque d'être un peu sonner  ;-))) On est prévenu. C'est un modèle gagnant dont nos champions nationaux devraient s'inspirer, mais bon c'est leur pognon ils font ce qu'ils veulent avec. 

Contenu, conteneur = même combat, et l'heure n'est plus aux livres libres de droit, mais à la découverte de nouveaux talents.

jeudi 28 janvier 2010

Ipad et E-Codex

Laissons aux autres le soin de se coller à l'exégèse de l’Ipad et de son éventuel succès. Deux réflexions quand même :
- Personne n’ayant été capable d’imposer sur notre territoire un leadership sur le livre électronique les choses seront plus simples pour Apple.
- En choisissant E-Pub Steve Jobs m’emmerde. Si Adobe ne réagit pas avec un vrai PDF, pas un succédané comme sur les PRS par exemple, va falloir se taper du code, j’aime pas.

Mais une lueur dans mes yeux apparu quand j’ai lu ces lignes du LA Times : “If so, let's hope that they take advantage of what wasn't demonstrated today. In this Gizmodo video of the demo of reading an ebook on the iPad, Jobs says it can read color photos and video. Video, in a book? That would be useful for instructional books -- say, cooking or gardening. But it would be revolutionary for fiction or works of nonfiction. How exciting to use video in fiction! How could it work, exactly?
And if you can embed video and pictures in text and use an ereader, what's to separate books from Web pages? Will what we think of as "a book" begin to change?

Un another day ? Pourquoi attendre ? Comment ça peut marcher pour une fiction ? J’ai des idées mais aucun talent romanesque, d’autres j’en suis sûr vont s’enthousiasmer pour ce challenge. En fait L’Ipad est un appareil enthousiasmant au contraire des machines E-ink, seulement intéressantes. Je ne sais pas s’il coulera le Kindle et autres Bookeen , mais il peut imposer un nouvel état de l’art et c’est bien pour tout le monde.


PS : J’ai reçu, enfin, mon contrat E-Pagine accompagné des dernières news. Gallignani aurait signée. Cette librairie rue de Rivoli est superbe. Un Ipad dans sa vitrine avec une démo tournante sur le Louvre (le musée est à deux pas) de Léonard serait un rêve. Un peu moins bien, quoique, voir le dimanche après-midi les touristes chez Angelina préparer leur visite de la Sorbonne sur les traces des maîtres scolastiques avec un arrêt sur le Pont des Arts. Si le Vinci n’ y est jamais allé ceux qu’il a lu y étaient. 

mardi 26 janvier 2010

TVA ça va être le bordel

"Sur l'extension de la loi sur le prix unique au livre «homothétique», version numérique du livre papier, j'y suis très favorable, et je pense même qu'il y a urgence pour que les libraires traditionnels, grands ou petits, trouvent leur place dans ce nouveau marché". Albanel Le Figaro de ce jour

L'homothétie c'était pour moi un vague principe géométrique utilisé pour réduire ou agrandir sans distorsion une image. Ca m'allait bien. Pour un ouvrage numérique je sens venir l'embrouille. La première cause serait le référent : le livre papier. Un ouvrage numérique sans référent papier ne serait pas numérique ? Gloups!

La seconde cause est l'enrichissement, le rich média, ne serait pas un livre numérique un ouvrage tenant compte de toutes les innovations de la numérisation ?  Re Gloups!

J'ai pas trop le temps en ce moment de m'apesantir sur le sujet, mais encore une fois la définition du livre numérique  va revenir sur le tapis. En fait le mot "livre" pose un sérieux problème, héritage encombrant.

dimanche 24 janvier 2010

Jouer sur 2 tableaux

Intéressante cette dernière partie de l'interview de Marie-Pierre Sangouard directrice livre de la FNAC : "Une récente étude de GFK montre que les lecteurs veulent payer entre 30 et 50% moins cher que la version papier. Il est urgent de trouver des bonnes pratiques pour développer ce marché. Et éviter ainsi une crise majeure comme aux Etats-Unis où l'écart de prix d'une nouveauté entre les versions numériques et papiers est tel que le prix papier perd de son attractivité".

Jouer sur 2 tableaux est chose difficile voir impossible. A l'évidence c'est le souhait de la plus grande librairie de France. Le livre numérique est inéluctable mais on ne lui sacrifiera pas le papier, pas pour l'instant. S'il fallait choisir... on connaît la réponse. La bonne pratique,  on demande à l'Etat de baisser le taux de TVA du nouveau né pour créer un écart de prix entre les 2 versions d'un même ouvrage, et si le consommateur adhère on ne touche plus à rien. 15 % c'est suffisant, 20 % un grand maximum. Les calculs des consommateurs ne sont pas les nôtres. Elle n'a pas tort, mais il faudrait alors jouer la transparence, expliquer,  argumenter.

C'est un choix économique mais aussi culturel. Les responsables des librairies, des éditions, des bibliothèques sont nourris au papier, c'est viscérale. Les néo-convertis ne sont pas à l'abri. Une version papier de son livre pour l'un , un contrat papier pour la vente en ligne des livren, avec un temps de réaction qui dépasse l'entendement pour E-Pagine ;-(, pour les autres, ou une brochure pour la promo du bien. Ce n'est pas paradoxale, c'est le reflet de nos valeurs.

Pour leur part les leaders du livre numérique sont nourris au silicium. Il s'imposeront au papier comme hier ils se sont imposés à la gomme et au crayon. Pour eux le livre est un bien numérisable, commercialisable, à l'instar de la musique hier, et si  il y a du pognon à faire, on y va, quitte à détruire des pans entiers de l'économie.  C'est dans l'air du temps, impossible de les arrêter.  Ils vont vite et ne s'encombrent ni du passé, ni de nos désirs.
Soyez contents brave gens, je vous vends un Kindle en anglais avec un clavier qwerty, des frais de connexions et de logistiques exhorbitants. Si vous êtes assez cons pour vous laissez séduire tant mieux. Si non il vous faudra attendre mon bon vouloir ou aller voir autre part, j'aime pas trop mais c'est moi qui décide pour vous ce qui est bien.

En fait les uns et les autres n'en n'ont rien à foutre du livre, de son contenu. Leur truc à eux c'est le pognon.

Moi je sais vendre du papier, et moi du sable. C'est dommage on ne peut pas s'entendre car la vie serait plus simple. 

PS: Je ne suis pas très satisfait de ce post, mais je suis pas capable de faire mieux aujourd'hui.

Bones bis

Un agrément de principe a été accordé à une équipe italienne de scientifiques pour exhumer les restes, mais sont-ce vraiment les siens, de Léonard à Amboise. Après Agnès Sorel, favorite de Charles VII dont le portrait présumé est magnifique, Ange Politien et Pic de la Mirandole, des potes de Laurent de Médicis et Michel-Ange assassinés par Pierre le fils du 1er, les équipes de "Bones" vont se pencher sur le Vinci. Pour sûr il va y avoir du raffut et des déçus. Déçus si le crâne n'est pas le sien, adieu le pèlerinage au château. Déçus, si son faciès reconstitué ne ressemble pas aux présumés autoportraits ou à la Joconde, adieu théories fumeuses;-) Dans tous les cas, une révision des Guides MAF s’imposera. Excitant, mais pas forcément  facilement réalisable. Sous quelle forme ? Un addenda, une nouvelle version évoquant simplement les thèses précédentes; envoi d'un fichier de mise à jour gratuit, mise à dispos sur un site ou attente de quelques mois, années, pour une révision complète et vente d'un nouveau millésime etc.. Si le numérique rend à priori les choses plus simple, moins coûteuses il faut quand même réfléchir un peu pour fidéliser son lectorat et continuer à financer son travail.

vendredi 22 janvier 2010

S'il avait raison

"En France et en Grande Bretagne, le marché ne décollera pas avant 2012-2013. D'abord parce que les lecteurs viennent d'arriver sur le marché, ensuite parce que l'offre d'ouvrages numérisés est faible: 25.000 en France contre 300 à 400.000 aux Etats-Unis."

Extrait d'une interview du patron d'Hachette  donnée au magazine Challenge. Le constat est simple pas de vente de Kindle en France, pas de décollage.

Les livrens ne viennent pas de débarquer en France, mais Sony et Bookeen ne font pas le poids. Ensuite les éditeurs ne jouent pas le jeu. Je ne sais pas s'il faut vraiment 250 000 ouvrages pour faire décoller le marché, mais l'intégralité des nouveautés 2009 et 2010 c'est une évidence et on est loin. Et puis faut comprendre, entre une machine à café Nespresso promu par l'autre et un livre électronique promu par rien et souvent décrié, y a pas à hésiter. Pour Noël, la fête des pères ou des mères c'est plus smart. En  plus offrir les dosettes c'est du dernier chic.

La réussite d’Amazon est  aussi une question de légitimité. Libraire, la vente de livres électronique et numérique lui sied,  Pixmania, Surcouf non. Pourquoi la FNAC échoue-t-elle ? Question d’image sûrement, sa légitimité doit être identique à celle de Carrefour ou Auchan : ils vendent des livres comme des petits pois et un livre électronique comme un cadre photo numérique.

Amazon est allé plus loin, Apple aussi,  avec sa plate-forme et une politique tarifaire agressive. Elle a montré la voie personne en Europe ne l’a encore suivie. Faut pas chercher plus loin.

jeudi 21 janvier 2010

Kindle bis

L'annonce du KDK me laisse perplexe. Sur le fond, faire exploser les limites du livre électronique, c'est intéressant, sur la forme c'est chiant...un peu. Le public visé est clairement les développeurs. J'ai eu à manager ce type de personne et vraiment j'ai de meilleurs souvenirs. On est vite pris en otage de leur savoir et aussi sec une relation conflictuelle de s'instaurer. Hors, sauf surprise, il va falloir développer du code pour faire tourner les Guides MAF en version hypermédia sur le Kindle. 

Plusieurs options sont envisageables : s'insérer dans un moule, faire appel à la sous-traitance (une kindle agency), s'adjoindre un développeur, ne rien faire. Pour e-pub c'est un peu la même chose, ce charabia ne m'inspire guère, il faut des cerveaux souples pour se coltiner aux balises des types MiMe et autres structures de textes. Pour la tablette d'Apple le schéma risque de se représenter.

C'est le côté sombre de l'hypermédia ;-)   

Text to Speech ?

L'une des fonctionnalité du Kindle à tester sérieusement est cette lecture audible. Sur Acrobat il existe une fonction similaire et quand vous la lancer la surprise est assez désagréable. La voix est loin d'être un modèle de suavité et je n'ai jamais été capable d'en changer via le panneau de configuration. Mais là n'est pas le vrai problème. Le programme de lecture se "plante" lamentablement quand le flot du texte est interrompu, qui par une image et sa légende, qui par un titre, qui par un dialogue ou des citations. Le fil de la lecture, monocorde,  dans ces cas est chamboulé et j'imagine les difficultés des non voyants confrontés à ces conditions. Je serais agréablement surpris si le programme du Kindle savait gérer ces évènements correctement, mais je n'y crois pas. Il faut une intervention sur les évènements perturbateurs pour rendre le texte intelligible et ce n'est pas une mince affaire.  

mercredi 20 janvier 2010

Gagner plus ....avec Amazon

Un nouveau contrat vient de voir le jour. 70 % pour ma pomme si je le signe (quand il sera dévolu aux frenchies c'est pas encore demain, mais après-demain peut-être). Avant il est impératif de  faire de savants calculs car si j'ai bien compris il s'agit de faire participer l'auteur/éditeur aux frais de distribution. Pour un ouvrage full texte l'opération semble juteuse, pour un guide dont le poids avoisine les 10 Mo (avec images et sans musique) c'est moins certain. Il n'empêche cette revalorisation place les créateurs en meilleure posture. Je veux y voir un signe...mais je ne sais pas lequel ;-)

lundi 18 janvier 2010

Asus, Samsung aïe aïe aïe

La lice était pour le moment occupée par des poids légers voir moyens, 2010 va nous permettre de voir les poids lourds débarquer. Si Amazon et Sony veulent garder une chance de survie face à Asus et Samsung il va falloir changer de braquet. La course aux fonctionnalités et services va en exténuer plus d'un. Notre reader mono-tâche va muter. Un navigateur web sur le DR-950 est loin d'être incongrue sur ce type de machine, son abscence l'était. Et les ingénieurs de ces bôites sont peut-être un peu moins omnibulés par "le format livre papier" qui depuis 3 ans ou plus contraint les livrels à n'être qu'une pâle copie du modèle.

Montaigne bis: "Il y a [dans la bibliothèque du Vatican visitée par le Bordelais] des Actes des apôtres escrits en très belles lettres d'or grecques, aussi vive et récentes qu si c'était aujourd'hui. Cette lettre est massive et à un cors solide et eslevé sur le papier, de façon qui si vous passez la mein pardessus, vous y santez l'espessur. Je crois que nous avons perdu l'usage de cette écriture" 

Montaigne

"Tous ces jours là il ne s"amusa qu'à estudier Rome. Au commencemant il avait pris un guide françois; mais celui-là, par quelque humeur fantastique, s'étant rebuté, il se piqua , par sa propre estude, de venir à bout de ceste science, aidé de diverses cartes et livres [Antichita di Roma de Lucio Mauro] qu'il se faiasit remettre le soir, et le jour alloit sur les lieus mettre en pratique son apprentissage; si que en peu de jours, il esust ayseemant reguidé son guide"

J'aurai bien aimé avoir Montaigne comme client. Un coup de machine à remonter le temps (Déjà vu hier soir à la télé),  les batteries de mon PRS 505 à bloc et nous aurions discuté de la foi de Michel-Ange ou de la beauté des Romaines, des Florentines ou des Vénitiennes. C'est un leitmotiv chez l'auteur des Essais la beauté des femmes. 

dimanche 17 janvier 2010

A qui appartient le lecteur ?

Dans une interview Boltanski, le plasticien, laissait au public le soin de terminer l’œuvre. Je partage cette conception mais j’aimerai bien aller plus loin. En connaître la réception. C’est pourquoi j’ai posé à Immatériel et Didactibook la question d’une récupération des données lecteurs.
Question sans réponse pour le moment. Ce n’est pas urgent, mais pour un auteur/éditeur fauché, le marketing direct est un outil facile à mettre en œuvre. Outre la réception de l’ouvrage, pourquoi bouder une meilleure connaissance du public, l’instauration d’un dialogue et une augmentation possible des ventes (pas la peine d’être hypocrite) ?
Le lecteur n’est la « propriété » exclusive ni du libraire, ni de l’éditeur, ni de l’auteur (il peut même refuser d’être sollicité par les uns ou les autres). Je n’ai pas besoin des coordonnées bancaires ou économiques du client, mais de son profil et adresse e-mail pour le moins.
Il existe entre l’auteur et son public une affinité non partagée entre le client et son libraire, d’un autre ordre. J’estime être en mesure d’apporter à mes lecteurs des infos intéressantes, le « libraire » en possède d’autres, elles se complètent.
 Dans le monde papier ce problème ne s’est peut-être jamais posé. Mais sur le Net le rapport lecteur/auteur peut, doit changé de dimension car les outils nous permettent une meilleure approche, exploitation (vilain mot). C’est une opportunité pour chacun de se distinguer d’une approche massive. Le one to one du pauvre en quelque sorte ;-)

vendredi 15 janvier 2010

Dos au mur

L'annonce d'Amazon n'est pas une surprise. Attendue par certains, dont moi (mon compte est déjà créé), crainte par d'autres nous sommes maintenant tous dos au mur. L'heure du choix approche et toutes les interrogations sur les formats, les DRM et autres écritures hypermédia n'auront bientôt plus bcp d'importance. Palabres balayées par un vent d’action porté par l’argent. Faire du pognon voilà ce qui va compter dorénavant.
Si je devais y aller définitivement je miserai sur le DX. Ce grand écran m'attire pour une mise en page sexy, les 6" sont par trop réducteurs, succédanés du livre de poche. Sa gestion du MP3, rassurez-moi il fait bien MP3, peut être au mieux à la hauteur du PRS 600, au pire à celle du 505. Je suis toujours en attente d’une info à ce sujet (font quoi chez Ebouquin ?), concernant les textes et les images il n’ y visiblement pas de soucis. Ce n’est peut-être pas terrible mais en attendant Apple et sa tablette y a pas mieux, enfin je crois. Les choses deviendront vraiment sérieuses quand Amazon France fournira un Kindle et une plate-forme localisés. Dans combien de temps, je n’en sais rien mais pour un marché de masse c’est le passage obligé.

jeudi 14 janvier 2010

Je suis pas seul

Un post sur Teleread a attiré mon attention sur les 2e-books (e-books enrichis). Visiblement c'est dans l'air du temps, je ne serais pas le seul à réaliser des ouvrages enrichis dont l'écriture, à mon avis, n'a rien à voir avec un CD-Rom des années 80. L'avertissement est quand même bon à entendre : ne pas se fourvoyer dans un autre univers, celui du cinéma par exemple. Les supports ne sont pas encore prêts, ça ne saurait tarder. Du côté des contenus des nouveaux acteurs pourraient bien pointer leur nez : les producteurs de jeux. L’exemple de EA Games avec l’Enfer de Dante (édition d’une version papier) est à observer. Il est loisible d’imaginer alors les grands classiques libres de droits servir de support à des jeux avec en bonus un e2-book. 

mercredi 13 janvier 2010

Irex

Une nouvelle machine dispo le 18/01 et vendue plus cher en Europe qu'aux US...chercher l'erreur (correction vendu aussi cher 499€ ou 600 $, ils ont vraiment envie de vendre ?) . Pionnière la firme battave semble maintenant sur la défensive et craindre la concurrence  : “The DR800S offers a powerful combination of distinctive design and functionality that make it so good at what it’s built to do – providing users a true reading experience that far eclipses what they’d get from a multifunction device". Celle du Que ou celle des tablettes, la grille de lecture est ouverte. 

la fin du gratuit...quand ?

La liste des meilleures ventes d'Amazon, le meilleur vendeur d'e-books de la planète, fait peur. Au 20 premières places 12 ouvrages gratuits. Les 8 autres sont à moins de 10 $, prix insuffisant pour gagner de l'argent d'après le patron de la division Reader de chez Sony. Ce modèle n'étant pas viable à terme il va falloir faire quelque chose, mais quoi ?
Toutes les « solutions papier » sont envisageables plus une : l’intrusion de la pub, la plus facile. Le modèle gratuit nous conduit inexorablement vers cette pollution de l’esprit. Si je n’apprécie guère cette perspective la question de la pub dans un livre est quand même intéressante. Quel type d’ouvrage et quel type de lecteur, quel type de message et sous quelle forme, quel impact et quels tarifs, etc. ?
Et se posera de nouveau le problème de la répartition des gains, si gains il y a. L'idée de la taxe Google, certainement difficile à mettre en œuvre, a au moins un avantage : celui de nous faire réfléchir sur les modèles à venir. Comment les fournisseurs de contenu pourront-ils être rémunérer correctement si le marché n’a plus envie de mettre la main au porte-monnaie et si hégémonique est la position de quleques-uns ?

lundi 11 janvier 2010

Blio c'est pas demain

A la question quand ? La réponse : 

"We will have an authoring tool within the next 6-10 months.  At that time you will be able to do that. Please go to our website:  www.blioreader.com and sign up for Blio updates. "

C'est  chiant tous ces mecs qui vous promettent la lune sans même avoir le premier étage d'une fusée. Et on, je, gobe, trop naïf je suis.

Questions de Barthélemy (3ème siècle après J-C)

"Il fit un signe aux anges de l'Occident, et la terre fut enroulée comme un livre, et l'abîme fut découvert."

Ne jamais fermer les livres. 

ISlate, Orange oui

8h19 trop tôt pour moi ce matin. Si vous êtes pressé allez à la 4ème minute de l'interview de S Richard par Elkabach sur la tablette Apple.
Si vous ne l'êtes pas, pressé, les réflexions sur le stress du futur n°1  sont intéressantes,  si sincères. Tous les patrons et cadres lèchent bottes devraient  y réfléchir. 

Le Kindle en plongée

"The Guardian Kindle waterproof case 
Because you want to be able to read your ebook in the bath, M-Edge, which specializes in Kindle cases, is introducing the first waterproof Kindle case. The molded plastic case with "flexible sealed button cutouts" protects your reader in the bath, the pool or even the ocean as long as you don't go more than a metre down. Ingeniously, it is also hands-free. "Three internal buoyancy chambers provide distributed flotation to keep Kindle afloat and upright for in-water reading," the company says. No pricing yet."

Rançon du succès.

La Belle Ferronière


Ce poste pourrait être écrit pour mon blog sur Léonard et Michel-Ange, mais non. Dans un premier temps intéressé par la vente de ce tableau, une copie tardive de l'original exposé au Louvre, mon attention s'est vite focalisée sur les  deux articles d'archives datant de 1921 et 22 accompagnant l'article du NYT. C'est une approche difficilement envisageable aux versions papier des quotidiens, c'est une note  d'antan paradoxale sur le net ou un livrel, mais fichtrement utile. Avec ce type de service on en demandera de plus en plus à nos journaux et magazines. On en demandera de plus en plus à nos "readers" et le Que est sûrement sur la bonne voie. Le prix n'est pas rédibitoire si celui-ci se  transforme en un outil, "couteau Suisse" de la lecture voir de l'écriture,  quotidiennement sollicité. C'est là il me semble une autre dimension du numérique, livre ou presse ou CD etc.Les barrières de l'écrit vont volées en éclat. C'est super.

dimanche 10 janvier 2010

Une fan

Je me souviens des premiers romans de Djian, sexe et pop, j'aimais bien. Sur son échelle des séducteur, le romancier n'était pas mal placé, en 3ème ou 4ème position derrière le comédien et je ne sais plus qui, mais loin devant le charcutier ou le traçeur sur métaux, mes potes justement. Alors quand sur Scribd je vois parmi MES subscribers une super blonde au volant d'une BM j'en reviens pas. Je comprends pas, je me dis c'est une erreur, forcément, je suis pas romancier, je réalise des guides. A la piscine c'est l'ambiance 3ème âge et kilos de trop, pas équipe  de France, des bombes on en voit pas ou une seule fois. Elle comprend vite.C'est sûr la blonde canon s'est égarée, elle voit Dan Brown parout dès que Vinci apparaît. 
Et quand sur sa page vous êtes, les bras vous en tombent. C'est le calendrier Pirelli.

Mais c'est aussi une nana qui sait que chaque fois qu'elle s'inscrit sur une site son compteur de lecteurs augmente. Entre deux 25 mètres je vais leur dire à mes potes, ils vont bien rigolés.


Ambiance CES et Bookeen

Le NYT poste une vidéo où tout est dit et vu ou presque. En résumé Que, Alex en attendant Islate, avec une parenthèse sur Bookeen. Grand perdant le papier ? Pas sûr, mais c'est leur problème. Le 27 janvier on pourra peut-être avoir une idée plus claire sur l'avenir du livrel. Coexistence avec la tablette ou perte de vitesse. Le contenu aura son rôle à jouer. Plus les ouvrages seront hypermédia (la version web du NYT sur un livrel c'est un retour 50 ans en arrière) et moins le livrel, celui proposé aujourd'hui (passif, monochrome et cher), séduira le marché. Livres, quotidiens, magazines, dictionnaires, CD, guides, méthodes de langues, toutes ces déclinaisons de l'écrit accessibles sur un même support avec une interface commune c'est dans l'air de notre temps. Le lecteur est "multiple" son support doit s'adapter. Demain avec Apple ou après-demain avec un autre.

vendredi 8 janvier 2010

Création et Internet

Le rapport création et Internet remis ces jours-ci à notre ministre de la culture semble être frappé de cécité, en partie du moins. La proposition n°11 pour une plate-forme de distribution commune (aux éditeurs et aux libraires) rappelle les dispositions des économies planifiées. Exit la concurrence, et surtout ne rien changer malgré le changement. Toujours cette foutue réflexion basée sur l’existant. Le papier et sa chaîne reste le modèle préconisé pour le numérique. Pour combien de temps le lecteur acceptera-t-il de reverser à un intermédiaire fantôme, le libraire numérique, une partie non négligeable du prix du livre ? Cette approche nous amène à une situation plutôt cocasse où l’on choisit un libraire au hasard après avoir choisi un titre marketé par l’éditeur.
Nous sommes dans une période de transition et ce type de rapport, au coût prohibitif pour sa valeur, n’apporte aucune visibilité sur les tendances à venir. Préserver le libraire est louable, voir obligatoire tant qu’il reste le maillon fort de la distribution papier, est-ce jouable à court terme (5 ans) c’est une autre affaire.
Quand les opérateurs téléphoniques décideront de rentrer dans la danse, quand les plateformes étrangères se localiseront, le libraire de Brest ou de Vierzon sera le cadet de leurs soucis et les éditeurs ne verront pas d’un mauvais œil l’occasion de récupérer quelques cent sans verser une larme.

Il me semble aujourd’hui plus malin de plancher sur les moyens à octroyer au libraire/éditeur conscient d’une reconversion inéluctable.

D'autres voies sont à explorer sûrement, un ouvrage sur Boox semble intéressant au regard de l'abstrat : "Les auteurs du rapport proposent également plusieurs mesures de politique économique. La première concerne le secteur du livre en proie, lui aussi, au développement du numérique. L'objectif est de favoriser la diffusion des ouvrages: pour cela, l'idée retenue est celle du téléchargement des livres après une période de dix ans, sur la base d'un abonnement forfaitaire. La deuxième recommandation concerne l'interconnexion des abonnements multimédia"

J'ai pas lu si quelqu'un connaît je suis preneur.

jeudi 7 janvier 2010

Fallait y penser

Je suis d'accord avec Actualitté.  L'idée de Copia de créer une  communauté du livre sur livrel est intéressante. Si jamais ils ne parviennent pas à imposer le matériel, ils peuvent, et c'est souhaitable, étendre ce concept à d'autres supports.

mercredi 6 janvier 2010

2010 l'heure des choix

Les annonces se succèdent, HP/Microsoft, Apple etc.. je ne sais vraiment pas comment le marché va s'organiser, quelle plate-forme séduira les auteurs hypermédia et le public. En attendant EBouquin nou révèle l'accord entre Sony et le TGV. J'avais eu la même idée il y a deux ans : "                                                          

                                                                 Thalys 

                                                                 Béatrice Pâques

                                                                  Place Stéphanie 20

                                                                  BE- 1050 Bruxelles

 

Boulogne le 3/07/2007

Bonjour Madame,

 

« Thalys avec Léonard »

Vous y avez déjà pensé certainement, n’étant pas sourde aux bruits qui entourent cette expo qui va se tenir pendant six mois à Bruxelles. Mais que faire ? Connaissez-vous les livrels ? Il s’agit d’un nouveau support pour le livre électronique dont le leader est une société européenne, néerlandaise, Irex (http://irex.com). En association avec celle-ci j’ai développé une approche inédite : faire découvrir Léonard en parcourant un guide. Florilèges et parcours, nos   ouvrages  permettent  de voyager sur  les traces du Vinci en France et en Italie, en compagnie de Goethe, Vasari, Freud, Pierre Duhem etc."

Cette idée nous sommes des centaines à l'avoir eu, un seul a réussi Sony, c'est bien, c'est normal. Pas besoin d'avoir lu Schumpeter pour savoir que les grands se parlent entre eux et méprisent les projets des nains. 
Je ne désepère pas, car les Guides MAF sur un Reader dans le TGV cela fait sens, et ce d'autant plus au regard de l'anamorphose. Léonard et d'autres peintres de la Renaissance s'intéressaient à ce phénomène perspectif. "La France du TGV" est une carte anamorphique, elle conclue mon chapitre commencé avec les théories de Brunelleschi et Alberti sur cette représentation révolutionnaire de la peinture.


mardi 5 janvier 2010

L'art de se tromper intelligemment ;-)

Le CP concernant le lancement des éditions-dialogues, la librairie à la frontière des US, est amusant. Il y a quelques années l'homme ne jurait que par le papier, s'y j'en crois le papier, il se lance dans le numérique aujourd'hui mais "Que les amateurs du livre augmenté avec vidéos, gadgets, BO du livre et autres interviews de l’auteur passent leur chemin. Il n’est en aucun cas prévu que cette formule n’intègre des bonus multimédia. « Le texte et rien que le texte », insiste Kermarec." 
Conclusion:  faire le contraire des déclarations de ce visionnaire pragmatique, mais un peu myope. Il ne tardera pas à changer de lunettes ;-) Je vais pas pousser le bouchon plus loin il distribue via Immateriel les Guides MAF.

Apple et la pub

En achetant Quattro Wireless Apple instille en moi un certain malaise. La pub, cette merde, va t-elle bouleversée le business modèle de la littérature numérique ? On se souvient de ces bervets déposés pour un support incluant des pages de pub, mais c'était plutôt vague enfin pour moi. Là les choses se précisent...un peu. Avec une platforme propriétaire tout conteneur  au logo de la pomme pourra être une  cible pour des annonceurs dont l'imagination est sans limite pour nous fourguer leurs messages débiles. Vendre son âme au diable,  là est la question 2010 ;-) 

Quid des auteurs ?

1/01/2010 l'oeuvre de Freud en Allemand, et en allemand uniquement est libre de droits sur notre territoire. En jetant un coup d'oeil au catalogue des ouvrages proposés pour les liseuses électroniques de la médiathèque d'Issy,  surprise. Deux titres en français du fumeur de cigare à la barbe blanche sont dispos. C'est pas cool pour une biblio mais cette étourderie  relève d'un état d'esprit par le plus grand nombre partagé: j'achète une machine, le contenu "je le vole". Cette dévalorisation de l'écrit, pour notre cas, est inquiétante. On sacralise qui une liseuse, acceptons le terme, qui un MP4 ou autre DS, qui un format de fichier (E-pub ou mobimachin) et on jette en pâture Tolstoï, Proust ou Freud.

Cette démarche est dangereuse. Son pendant est forcément une radicalisation des spoliés avec pour corollaire un rejet de la technologie porteuse du préjudice intellectuel.
Mettre en avant la quincaillerie est digne d'une civilisation marchande guidée par un intérêt à court terme. Quoi de plus éphémère que ces liseuses, livrels, e-readers, dignes d'un placard et non d'une bibliothèque ?

vendredi 1 janvier 2010

Lecture hypermédia annoncée ???

Depuis ma "mésaventure" avec la PSP (je pensais pouvoir y porter mes ouvrages), je suis très méfiant quand le terme multimédia apparaît dans une doc, un tableau. Celui proposé par Teleread pour la Blio reading app ne fera pas exception. Il retient mon attention mais sans plus. Il faut dépouiller le marketing des uns et des autres de ses oripeaux pour juger de l'apport d'une plate-forme. La vidéo a fait une entrée en force pour nous vendre, qui un Nook, qui un TXTR qui devaient nous combler. Seul l'usage est le juge arbitre et non un focus de quelques minutes. Ces outils de promotions sont, à l'image des bonimenteurs de foire, à "écouter" avec parcimonie. Personne ne vous dira que son produit, son idée, son projet est merdique et pourtant :-)))
Si le public français n'est pas convaincu par le livren c'est que celui-ci n'est pas convaincant, pas à la hauteur de son modèle: le papier. C'est aussi simple.
Parangon à dépasser, non à copier, pour un marché à partager.
2010 sera-t-elle l'année du basculement, je le souhaite, mais je n'en sais rien.