jeudi 25 novembre 2010

Je radote

Murdoch et son empire médiatique, c'est un peu loin pour nous. Alors l'annonce d'un partenariat avec Apple pour un titre spécifique a l' iPad, c'est un peu vague.
Quand Branson et Virgin se lancent dans l'aventure, c'est déjà plus proche. C'est toujours pas notre langue, voir notre culture, mais ça nous cause.
L'engouement de ces nouveaux Crésus pour la tablette de Cupertino, n'est pas analysable uniquement comme une planche de salut pour une presse à la dérive.
C'est aussi un nouvel espace , à l'image du web, d'expression. Et nous n'en sommes qu'au début.
La presse avant l'édition a investit cet espace car son approche du web est plus avancée aussi.
Ni le micro-ordinateur, ni le web n'ont eu d'impact sur le livre, sur son commerce oui mais pas sur son essence.
Avec la tablette le choses changent, l'écrit change.
Le journaliste/écrivain ou vice versa, a déjà abandonné son stylo, sa machine à écrire pour un micro-ordinateur. Ce n'est pas rien.
Il participe aussi au sein du journal à l'exploration d'un nouvel univers multimédia.
Et j'ai du mal à imaginer un mec abandonnant cette expérience, ces expériences, au prétexte de l'écriture d' un "livre".
Pour un retour aux sources, impossible d'ailleurs, une expérience passagère, un positionnement, c'est envisageable pour un temps.
Si j'osais je comparerais l'écrivain d'aujourd'hui avec le peintre de la Renaissance. Un jour s'est posé à lui le choix du chevalet, de la peinture à l'huile et l'abandon de la fresque, de la tempéra.
On sait la suite.

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