lundi 8 novembre 2010

La couleur pour faire quoi ?

Hanvon/E-ink prêts à vendre un livre électronique couleur (voir l'article du NYT).
On connaît les réticences d'Amazon, de Sony : un rendu grandement améliorable, la non possibilité de porter des vidéos, justes des animations, le prix.
E-Ink persiste.
Quel apport pour l'auteur ?
1) Une couverture couleurs, bof une fois achetée l'affaire est pliée
2) Des textes en couleur, bcp plus intéressant : Pour différencier les intervenants d'un dialogue, pour des citations (cette option est utilisée dans les Guides MAF, et chez Eco pour l'Eloge de la Beauté, abandonné pour la laideur),
3) Pour les illustrations, oui si le rendu est correcte. Mais il ne l'est pas.

Donc seule la seconde option est adoptable par les auteurs, sous condition.

Ce n'est pas encore dans les moeurs, pourtant à la Renaissance un écrivain déjà nous invitait à l'utiliser (voir Une écriture pour médianautes).
J'écoutais ce matin Quadrophénia sur Deezer et un commentateur s'étonnait de cette période d'intense création du rock anglais. Pourquoi autant de groupes, de tubes ?
Ils osaient, ils osaient sortir du blues et expérimenter.
Un auteur osera-t-il dire à son éditeur : Ecoute mec, au lieu de truffer mes dialogues par machin lui dit et bidule lui répond, quand truc intervient, j'utilise la couleur!
Mon texte s'en trouve alléger !
Banco, mais en numérique seulement, en numérique seulement!

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