samedi 13 novembre 2010

Biais et études sur le livre numérique

Le principal problème des études sur le livre numérique est l'absence d'échantillon représentatif de la population, sans parler du mode d'administration des questionnaires etc... Tous les instituts connaissent cela par coeur et doivent bien rigoler à la lecture de celles sorties récemment .
Exemples :

L'étude de Bain compare 300 Français avec 300 Américains et 300 Japonais et 300 Martiens, pour sortir de son chapeau des conclusions rassurantes, pour ceux qui ont choisis le livre numérique par opportunisme ou conviction, comme moi.
J'ai interrogé un Martien et visiblement la distance me séparant de lui est équivalente à celle me séparant d'un Américain. Ca me rassure.

L'étude de FullSix/OTO, une Web Marketing Agency, sur les usages des utilisateurs d'iPad en France est du même acabit. 270 répondants. Impossible de redresser les biais car il n'existe pas une étude de référence. C'est du vent.

La dernière en date porte sur le livre uniquement. Nonfiction.fr s'interroge sur les prescripteurs de lecture. 432 personnes ont répondu, c'est insuffisant pour en tirer des conclusions sérieuses. Mais non, faut faire du bruit donc on monte un dossier avec des analyses etc. Résultat le meilleur prescripteur : le bouche à oreille.
Pas la peine de faire de pub alors, et les bons livres seront forcément les meilleurs ventes. C'est du grand n'importe quoi.

C'est en fait le grand désarroi, on n'a rien vu venir, ni le succès du livre numérique aux US ( je suis encore étonné en voyant les derniers chiffres de l'IDPF en constante progression), ni la déferlante Ipad dans le monde occidental, et on ne sait pas comment sur notre territoire les choses se passent ou non. C'est presque drôle.

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