samedi 27 mars 2010

Continuons le combat


Ebouquin a eu une bonne idée de nous proposer cette image et F Bon de  relayer l'info car sur son blog les gens s'expriment. Mais je ne partage pas les points de vue des commentateurs condescendants.

Il faudra bien un jour aborder la destruction des emplois chez les éditeurs, imprimeurs, diffuseurs et autres bibliothèques si le numérique s’impose, sans oublier les libraires. J’ai vécu la révolution de la micro-informatique et vu des milliers d’emplois disparaître dans les cabinets comptables, les pools de dactylographie, les fabricants de mini-ordinateurs, Digital en tête etc... Et il serait stupide de se battre pour son emploi. Depuis quand ?

J’ai parlé cette semaine, sans approfondir, de l’avenir des bibliothèques. Des hommes et des femmes proches de nous s’angoissent sur un avenir sans visibilité. Baisse de fréquentation, coupures dans les budgets, bruits menaçants sur l’avenir du CD, de la vidéo, du papier. Et il faudrait rester les bras ballants, accepter une gestion libérale des services publics.

Pas d’accord. Ces menaces ne sont pas fantômes, on est pas au cinéma, dans le virtuel. 

Le numérique à sa place et je suis parmi les premiers à tout faire pour, mais pas à n’importe quel prix. Je ne suis pas de ces éditeurs hypocrites, je ne vends pas mes ouvrages en direct. Je ne cherche pas à être monsieur 70 ou 100 %. Quand Epagine demande en plus de la sienne une com pour le libraire équivalente à celle du papier j’accepte sans hésiter, et je ne joue pas sur plusieurs tableaux. Je préfère ne pas voir les files des restaus du cœur s’allongées en comptant parmi elles des correcteurs, des visiteurs, des livreurs etc…Je n’ai pas bon cœur, mais conscience d’appartenir à une société pas à une tribu cupide esclave de l'argent.

La méthode n'est peut-être pas la bonne, les slogans "e-diots", le tract et la colle anti-écologique mais sur le fond ces gens ont raison de se défendre, d'avoir peur d'un avenir où l'on soustrait sans état d'âme, sans pitié.

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