mercredi 17 février 2010

Un modèle qui se cherche

Je n'avais pas vraiment percuté sur la problématique levée par l'article du Monde du 11/02. Pour moi la chose était entendue  : l'édition numérique  se cherche et personne ne sait aujourd'hui comment le livre numérique sera diffusé demain, dans un an, dans dix.
En attendant Amazon et Apple, pour y voir plus clair,  je me réfugie dans les sermons de Bernardin de Sienne, les poésies de M-A et j'attends. 

Chacun y va de son idée, ou de son expérience (F Bon) ou Epagine (Blog),  de ses espoirs (Ebouquin/Alphabet de l'Espace). Je prête évidemment aux seconds plus d'attention, mais depuis 6 mois maintenant mes certitudes cèdent au pragmatisme : How Much ? Et là les réponses sont pour le moins discrètes. Qui n'en n'est pas de sa poche pour le moment ? Evidemment les poches d'Hachette ne sont pas percée par Numilog, une danseuse, vente directe ou pas c'est peanuts, loin d'un ROI.

Franchement qui joue le jeu du livre numérique  (tiens je vous dis pas le bordel à Boulogne-Billancourt depuis le départ de Patez de la BNH) ? 

D'un côté des assembleurs de matériel, pousseurs de cartons pour qui le livre est un mal nécessaire. 

De l'autre des éditeurs dont la version électronique du livre est un cauchemard. Si on pouvait sortir de ce mauvais rêve, retourner se taper le plat du jour "Aux éditeurs", la brasserie de St Germain (pas terrible d'ailleurs), et revivre comme avant, ça serait bonnard.

Au milieu, des auteurs dont la "culture" peut, mais c'est une exception (F Bon encore et Lévy),   les pousser vers ce nouvel espace. Pour les autres : wait and see, leur écriture n'est pas remise en cause et les ventes sont, sur notre sol, embryonnaires. Quand l'argent rentrera dans la danse ils verront bien. Qui parmi les 90 auteurs en dédicace au Salon du Livre 2010 fera un tour au "Village numérique" dont la liste des exposants n'est pas encore connue (Leezam ?).

Seuls, les "diffuseurs" ( vous les connaissez E ....ou I.....) croient au potentiel d'un PDF d'un Epub. Chacun avec  son argent,  sa stratégie ( BtoB  VS ou & BtoC, stratégie fortement marquée par leur expérience passée visiblement), et ses connaissances fourbit ses armes. C'est assez intéressant de voir comment les uns et les autres travaillent. Ils sont forcés de convaincre tout le monde (éditeurs, libraires, lecteurs)  du bien fondé de leur démarche, une galère et en plus plane sur eux la menace du débarquement des acteurs US. Qui sera encore vivant dans un an ?

Mais les annonces des gros bras me direz-vous ? Ben c'est des annonces, on verra le moment venu, s'il vient.


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