samedi 27 février 2010

Immatériel: un chiffre

254

254 ouvrages numériques vendus en 30 jours par Immatériel (combien de gratuits ?). C'est pas beaucoup dans l'absolu, mais au regard du marché, du poids de l'acteur face à la concurrence il faut peut-être relativiser. A vrai dire je n'en sais rien.

Immatériel c'est un bel outil, une visibilité interressante (Dialogue, A la Page, leur librairie en propre aussi), des gens de métier, et pas de poudre aux yeux. J'aime bien.

On peut multiplier les dossiers, les annonces, positiver à mort sur ce qui se passe chez nos voisins, s'enthousiasmer des performances des autres, sur notre sol ce n'est pas la même musique.

C'est marrant, 250 c'est aussi le chiffre des versions gratuites des ouvrages proposés en promo par Epagine. Sont-ce les mêmes lecteurs, les même fervents partisans de la lecture numérique  ;-) ? Avons nous atteint un plafond ? Non évidemment et heureusement. Tous les chiffres ne sont pas dispos, s'ils le sont ( de mémoire défaillante 40 000 ouvrages vendus par la  la FNAC en un an, je n'ai pas retenu ceux de Publinet), la part du gratuit doit être non négligeable (Chez Amazon c'est pareil). Et le gratuit pour faire les commissions c'est pas terrible. Gratuit et marché c'est antinomique (je suis incohérent car tous les jours je vais sur la page d'accueil de Epagine vérifier si Romagne et Marches est encore proposé gratuitement. Peiné je  serais  le jour où ils l'enlèveront. Ce n'est pas du même registre) .   

Pour le marché français il nous faut écrire au virtuel, à l'immatériel, au futur utopique. En 2010 il existe encore des pionniers du livre numérique, c'est incroyable.

Gutenberg doit se marrer, bloguez, commentez, palabrez à l'ombre du net,  faites des plans sur la comète les petits gars, "DRMisez" encore et encore, en attendant moi et le papier on cartonne toujours.

1 commentaire:

Julien Boulnois a dit…

Petite précision, il s'agit bien de 254 livres payants, et uniquement sur http://librairie.immateriel.fr ! Les gratuits ne sont pas dans le même ordre de grandeur : c'est plutôt 3500 par mois.
Pour nous, les titres gratuits sont un formidable outil de fidélisation des clients. Le gratuit a un coût, certes, mais c'est à ceux qui en tire un avantage marketing de l'assumer.