vendredi 31 décembre 2010

iPad et la presse magazine

Hors donc les ventes de magazine numériques sur iPad se cassent la gueule. Pourquoi ?
Je n'ai sûrement pas la réponse, mais une piste est il me semble sujette à réflexion.
La disruption de la presse magazine n'est pas uniquement une question de support, c'est aussi une question de modèle économique : Avec ou sans pub ?
Le papier s'est toujours voulu support de pub, et le discours autour était bien rodé : cher notre journal ne peut vivre sans la pub. On l'acceptait.

Et quand on a vu des quotidiens vivre que de la pub on s'est posé la question de l'argent sortant de notre porte-monnaie. On peut nous prendre pour des cons, mais pas toujours.

Aujourd'hui Le Point sur Ipad est "gratuit", mais chaque lecteur est quand même vendu aux annonceurs. Demain combien le numéro 2000 sera-t- il vendu?
Je n'en sais rien mais la pub sera toujours présente, comme elle est dans les magazines US, et ça je n'en ai plus envie, car j'imagine un coût de production très bas, pouvant être financé par la pub seule, ou par un prix très attrayant sans pub.
Je n'ai pas envie de payer deux fois mon magazine, c'est simple.
Ma culture papier cède la pas à ma culture numérique forgée par l'internet. Et l'homothétie est le pire modèle adaptable à l'Ipad.
Je vous donne un exemple. J'étais ce matin chez Epagine, au cours de la conversation j'ai parlé d'iFlow et montré la lecture en mode scrolling. Et mes deux interlocuteurs d'admettre le bien fondé de cette approche.
Faire autrement, voilà la clé.



La Toscane sur iBooks Store

Le "pending" c'est considérablement réduit pour la soumission d'un ouvrage chez Apple, une nuit même pas. J'ai galéré un peu avec les accents dans les noms de fichiers audio ou vidéo, mais Cazin a eu l'oeil, verrocchio (le bon oeil) Xavier ;-)
Je vous invite à télécharger l'extrait des 34 premières pages, des vidéos et de l'audio, tous les Guides MAF en quelque sorte.
Je voulais le vendre 14 € 52 mais le système m'en empêche pour le moment, il arrondi à 14 € 99, je verrais ça l'année prochaine, je ne pense pas devoir rembourser grand monde.
Je reviens tout à l'heure sur les heurs et malheurs des magazines US sur iPad.

mercredi 29 décembre 2010

La menace

Un article sur Libé et au détour d'un paragraphe une phrase : «On n’arrive pas à la littérature par la Pléiade, on arrive à la Pléiade parce qu’on est grand lecteur. Il faut que ces grands lecteurs se renouvellent», dit Hugues Pradier, pour qui la collection a moins à redouter du numérique que le livre en général, dans la mesure où la Pléiade est «la rencontre d’un objet matériel et d’une formule éditoriale».

Chacun aura son avis sur la question, pour ma part une Pléiade sur iPad serait bienvenue, outre la recherche, l'ouvrage de luxe en déplacement c'est pas top, et je ne vous parle pas du prix.
On y réfléchi quand même à 2 fois avant de passer à la caisse, un prix diviser par un facteur identique ne serait pas un cadeau refusable, car pour le coup les coûts de fabrication, la reliure, et les matériaux, peau de mouton et papier bible, ne sont certainement pas insignifiants.
Bon évidemment sur l'étagère c'est pas mal à condition d'en avoir plusieurs, beaucoup même.

iFlow bis

Salut,
Je reviens sur iFlow.
J'ai bricolé un peu la Toscane (enlevé tout ce qui est audio et vidéo), et uploadé le fichier Epub du Mac vers le site iFlow, pour le télécharger ensuite sur Ipad (un peu lourd la manip).
La lecture en mode volumen, prompteur ( ?), est vraiment bluffante, j'ai fait un petit clip, le cadreur est merdique, et le caméraman aussi ;-)

Déplacement du débat ?
Hier PDF VS Epub, aujourd'hui mode page VS mode "prompteur" ?
Il peuvent aussi aller un peu plus loin avec une lecture en mode "prompteur paysage" et non seulement en mode "prompteur portrait".
Encore une fois Epub n'est pas interprété comme sur iBooks (j'ai perdu la justification par exemple) et le fichier n'est pas entièrement en mémoire, temps d'attente parfois.



video

Les prédictions 2011

Parmi les prédictions des uns et des autres 2 ou 3 intéressantes ou loufoques

1) Un type de chez Mac Graw Hill voit un belle année pour les livres enrichis ....aux US évidemment.

2) Aux US encore, 20 % de part de marché pour le livre numérique. Ouai avec toutes les tablettes en cours, l'offre va peut-être influer sur le comportement d'achat du lectorat.

3) Apple rachète Facebook, et Michelin les Guides MAF (théorie du Cygne noir de la Saxo Bank;-))

Un truc assez étonnant la démo de Google MAP sur la tablette Motorola. Sur Youtube cherchez, ensuite imaginez Florence ou Rome, plus impressionnant Rome sans doute, reconstituées au 16ème siècle, et une visite guidée par vos doigts. C'est sûr on va bien s'amuser.

mardi 28 décembre 2010

La Toscane est finie.

Voilà la Toscane de Léonard pour iBooks est finie, ou presque il faut tester avec Epub Check, je verrais demain.
De la couleur, des vidéos (diaporamas et vidéos) de la musique et bcp moins de problème avec la version 1.2.
Pages encaisse pas trop mal les 284 pages, et iBooks ne bronche pas avec les 146 MO.
Je me fais à Epub, mais je n'aime toujours pas les contraintes, je ne peux, ne sais pas jouer avec une mise en page plus sexy.
Quand j'écris la Toscane est finie c'est une connerie car sur mon cahier j'ai déjà d'autres articles à écrire, à insérer.
Bcp envie aussi d'ajouter des vidéos, mais il faut les tourner, les monter etc. Plutôt cool comme perspective.

lundi 27 décembre 2010

iFlow

Cette application relance le petit débat fort intéressant entre une lecture par page ou en continu, en mode codex ou en mode volumen.
J'ai testé iFlow et franchement je trouve cela pas mal.
En mode "manuel" ou scrolling automatique avec choix de la vitesse, une option sympa, le confort de lecture est irréprochable.
Avoir le le choix entre les deux approches n'est pas forcément souhaitable.
Au regard d'ePub le scrolling est plus logique. Pour la mise en page c'est bien plus simple notamment avec des images, pas mal d'avantages donc, mais le concept s'imposera-t-il ?
Pour ma part je suis partant.

Journaux, des questions.

Le Monde et Le Figaro annoncent une hausse de leur tarif. Les arguments sont toujours les mêmes hausse des coûts baisse des recettes. Spirale infernale.
10 balles ou presque pour un canard, c'est pas donné, on verra comment le lectorat réagira.
La vraie question qui vaille est : Quand un grand quotidien osera dire stop, plus de papier ?
Si ce n'est pas demain pourquoi ?
L'amour du kiosque, de l'encre sur les doigts, de l'odeur faisant éternuer ?
Si on regarde juste le prix de la version numérique, 6 € par mois pour le Monde, on se demande pourquoi cette foutue version papier existe encore?
Masochisme ?
La lecture sur un PC ou un MAC, dont le nombre est théoriquement suffisant pour atteindre un lectorat rentable, n'est pas assez convivial.
Il faut attendre le support idéal, car il n'existe pas encore, ou s'il existe visiblement personne n'en parle, ne l'achète.
L'année dernière à la même époque on avait l'espoir de, et puis.... rien.
Un journal est-ce plus compliqué qu'un livre ?
Certainement, mais je subodore aussi des us et coutumes, un état d'esprit, un ensemble de freins se hissant contre la modernité du produit.
L'exemple le plus criant est cette version PDF de nos quotidiens, moins moderne que celle papier.
Le lectorat s'adaptera, les journaux pas sûr.

samedi 25 décembre 2010

Ma mère

Les mères se font toujours du soucis pour leur progéniture, ont a beau essayer de les réconforter elles n'en démordent pas.
La mienne m'a offert un iPad, quand il est sorti, et pour Noël je lui ai montré la bête et en avant première la nouvelle version de la Toscane de Léonard en ePub.
Ma mère elle a lu toute sa vie, ou presque, Ciné Revue, un magazine belge, je crois, disparu,ça je suis sûr. Elle devait être la seule dans tout le Val de Loire.
Et moi petit je faisais comme elle, et comme elle achetait Nous Deux, je regardais aussi les jolies dames embrasser les jolis messieurs ou pleurer.
Nous Deux sur iPad, j'en rêve.
Ma mère elle connaissait les westerns choucroute, dont j'ignorais l'existence et l'acteur breton incarnant l'indien le plus célèbre d'Allemagne, Pierre Brice (voir le doc sur Arte).
J'y comprends rien aux Allemands, comment ils font ?
Ma mère elle est comme tout le monde elle aime bien Léonard ou Michel-Ange mais sans plus alors on en parle pas.
Dans le genre homo-sexuels elle préfère Rock Hudson (sur Arte aussi), et en plus mon père détestait. Alors pour l'emmerder elle pouvait en parler fréquemment surtout avec sa mère.
Elle est comme toutes les mères ma mère.
Mais quand la tablette entre les mains elle a eu, eh bien les phrases du Vinci elle a lu longtemps et la vidéo d'un milan sur une musique de Sumera elle a vue et écoutée, sans lunette (cochin 18) ni prothèse auditive (HP mono à fond). C'est quand même magique.
Un oiseau sacré le milan, pour l'Egyptien, celui incarné par Yul Brynner par exemple, comme pour Léonard. Léonard l'Egyptien, après Mozart ?
Wittkower a écrit quelque chose là-dessus mais il a oublié le milan. Freud a flairé quelque chose aussi, mais avec un vautour, une bourde (il en parle Onfray ?) dommage. Faut relire Schapiro ou Arasse pour voir s'ils ont été plus perspicaces. Si non il faudra s'y pencher.
Mais une fois posée, la tablette, elle m'a regardé, ma mère, dans les yeux et m'a demandé : "Mais qui lit ça ?"
Je pouvais lui répondre : Les lecteurs de Ciné Revue, ou de Nous Deux, mais j'ai pas osé.
J'ai rêvé un instant de voir le père Noël débarquer pour une méga diversion, sans cette intervention je me savais foutu.
Je n'ai jamais rien transformé en or, je n'ai jamais eu la bosse du commerce, je n'ai jamais été un petit génie du marketing.
Pour la baratiner et lui faire croire en un avenir radieux pour le livre numérique français fallait au moins Rock, Yul et Pierre réunis en une seule personne, c'est à dire moi, car le gros con avec son traineau ne se pointerait pas.
Mission impossible.


vendredi 24 décembre 2010

C'est noël

Si vous êtes seul pendant le réveillon, si le lendemain la gueule de bois nous n'avez pas, si l'Egypte vous aimez ou pas, si vous voulez tuer la terre entière ou juste le temps, je vous recommande la lecture sur iPad (ah oui faut en avoir un et c'est pas donné je sais) du dossier du Point. C'est encore gratuit et c'est pas mal fait. De belles images, des vidéos, pas bcp de musique, et des articles pas inintéressant.
Et pour ceux pour qui la vie n'est pas un cadeau, une pensée.

jeudi 23 décembre 2010

Quand une gonzesse en a ;-))

Le meilleur post de l'année ?
Celui d'Idboox sur le désabonnement de l'INSA de Numilog.
Pourquoi je le trouve bien ?
Il nous change des billets lénifiants où tout est bien, malgré quelque petits défauts, surtout ne pas se fâcher avec Hachette, avec la FNAC ou un distributeur de livre électronique.
Il nous met en garde contre cette perception trop technicienne de l'offre, trop frileuse. Et il n y a pas que les DRM.
A qui vont manquer les 147 ouvrages en question, personne, l'équivalent papier existe et il est plus pratique. Ca calme.
Rester simple, ne pas singer le papier (il est le plus fort dans son domaine), ne pas avoir peur, comme l'a dit JPII, d'innover de se creuser la tête, voilà ce dont parle ce billet.

Une autre voie

Une autre voie, pour élaborer un livre numérique richmedia. Libroid
Sur le papier le concept semble bien intéressant, une approche non linéaire du livre. Dans les faits je n'en sais rien, il faut tester.
Darwin est le premier titre.
C'est une bonne idée Darwin, un grand de l'espèce humaine.
Libroid est donc dispo sur :
Pour se faire une petite idée il y a le site avec une vidéo.
J'avais demandé à J Neffe si je pouvais porter un exemplaire des Guides MAF sur son outil. C'est pas dans le tuyeau pour le moment dommage.

mercredi 22 décembre 2010

Bon baisers de Bruges

C'est un film, assez bien réussi, à condition d'être un tant soit peu cynique.
C'est un film où deux tueurs à gages tuent le temps en visitant la Venise du nord un guide à la main et le réalisateur de transformer la citée médiévale en indices psychologiques.
Pas assez connu du public, peu de chances de voir des touristes suivre l'itinéraire des flingueurs, à l'image du Da Vinci Code.
Un regret, le guide ne mentionnait pas la Madone de Bruges, une oeuvre de Michel-Ange.
Sise à Florence elle serait la rivale de la Piéta, j'exagère un peu, mais dans les brouillard du Nord elle reste discrète.

mardi 21 décembre 2010

Guêpe ou abeille ?

En lisant le dernier post d'Idboox sur la prochaine tablette Motorola, j'ai tilté.
Je me fous un peu de savoir si l'objet sera la meilleur tablette, mais cette abeille ou guêpe qui à la fin du clip nous invite à la suivre m'a fait pensé à celles volant autour de la Vénus d'un tableau de Botticelli à Londres.
Vespe, en iltalien, vespe pour le première syllabes de Vespucci, Simonetta Vespucci. Une égérie du 15 ème siècle, le modèle du tableau.
Elle faisait tourné la tête de tous ces messieurs, comme les vespa aujourd'hui ;-) ou hier quand Audrey Hepburn.... Enfin j'étais un peu jeune.
Concernant les tablettes celle en argile relatant le déluge 6 siècle avant l'AT, quel choc quand au Louvre elle était exposée pour l'expo Babylone.
Le contenu efface toujours le support.

lundi 20 décembre 2010

Larmes de crocodiles

Le décès de madame de Romilly fait quelques lignes dans les journaux, à la télè.
Qui a lu ses livres ? Sa traduction de Thucydide ?
Dans un ou deux ans Athènes, Zeuxis, Platon, le Lycèe et toute notre culture c'est au programme.

Rétention d' information ?

Apple ne collabore qu'avec les gros (via Teleread) sur les dernières spécificités d'iBooks.
Pour une nouvelle ça c'est une nouvelle.
Pourquoi s'offusquer ? Les gros ne parlent qu'aux gros et les petits aux petits.
Steve Jobs a dû oublier le temps où il essayait de convaincre HP, je crois, de se lancer dans la micro.
Alors imaginez en France un auteur appelant la firme pour mettre en avant sa production richmédia dont aucun exemplaire ne se vend '
;-) un des flops de l'année 2010 d'ailleurs.
Les tops et les flops de cette année ?
La liste risque d' être longue, entre les faillites des uns, les objectifs non atteints des autres, la percée réussie de l'un ou l'autre.
2010 année de la couleur et d'Epub, je cache ma joie pour le second item, surtout année des supports.
2011 année des livres numériques et de la créativité? On verra mais il faut un peu de pognon pour, il faut un marché en croissance et non en phase de recherche. En recherche de quoi ?
D' intelligence avant tout.

samedi 18 décembre 2010

Couacs suite

Libé se fend de 3 pages sur les tablettes, approche plus optimiste. La tablette c'est le chaînon manquant entre ...entre quoi ? d'autres matériels! Mauvaise pioche d'une approche orientée matériel et non contenu.
Et l'iPad nouvelle pièce d'un éco-système Apple ? Pas faux.
Mais le meilleur papier est l'interview de F Bon.
Son utilisation de l'iPad et son idée d'un atelier d'écriture Epub.
Le manque de titres, oui d'accord, la Pléiade sur écran d'accord aussi, sur papier je vois de moins en moins bien; au même prix ? Faut voir. Pour une version homothétique sûrement pas, pour une version "enrichie" oui.


Tablettes premiers couacs ?

Un article dans le Figaro sur les estimations de vente des tablettes, iPad en tête, pour Noël.
Elles ne seraient pas sur la première marche du podium, ni sur le podium, ni même finalistes, seulement 10éme des intentions d'achats.
Question d'argent sûrement, on est encore en crise et 500 € ce n'est pas rien, la moitié d'un SMIC ou presque. Si on continue sur la même voie l'orange, l'agrume, a toutes les chances de réapparaître dans le classement.
Mais pour le quidam dont le budget est moins serré, la question est : à quoi ça sert ?
Viens chez moi j'ai un iPad, ça branche les filles ?
Enfin 450 000 unités vendues (c'est une estimation) c'est quand même pas mal, c'est en 7 ou 8 mois bcp plus que 4 ans de ventes de livres électroniques, moins de 100 000 (c'est mon estimation) ?
En attendant Apple propose 6 ouvrages gratuits pour les programmeurs anglophones tentés par l'aventure de l'App Store et du Mac Store dont l'ouverture est prévu le 6 janvier, avec un avertissement : Pour les lire mieux vaut avoir iBooks 1.2.

vendredi 17 décembre 2010

Le jour où Amazon abandonnera le bouquineur

En regardant la stratégie d'Amazon , je ne peux m'empêcher de penser à celle de Novell, leader pendant un temps du réseau local.
Pour introduire cette notion de partage des ressources (imprimantes, disques durs,données ) la société de l'Utah devait tout fournir, le hard (disques durs, cartes réseau, cartes de connexion aux AS400, c'était le bon temps etc ) et le soft, c'est à dire NetWare. Peu à peu le hard a été abandonné au seul profit du soft, le plus rentable, le plus difficile à copier. Et puis est venu Microsoft.

Pour Kindle c'est un peu la même chose, pour vendre le livre, il faut du Hard et du Soft pour un premier temps.

Et "demain" le bouquineur peut disparaître, Kindle reste sur des dizaines de supports autres. On peut même imaginer des fabricants de livres électroniques labellisés Kindle.
Son format propriétaire n'est visiblement pas un obstacle, le capital confiance est favorable. Reste à savoir où est le profit maximum, l'emmerdement minimum.

Si Microsoft débarque avec une tablette, elle pourrait choisir Kindle comme support de lecture et Amazon comme librairie, une sacrée percée sur le marché du livre, une sacrée alternative à l'iPad.

C'est une idée, comme toutes les idées elle est certainement loin de la réalité.

jeudi 16 décembre 2010

Ecriture en noir et blanc

Après un article dans le NYT le débat rebondi dans les colonnes US sur la couleur dans le livre et la divergence de vues entre Apple, Nook et Kindle.
Plaçons-nous sur un autre plan. Je reprends cet extrait d'Une écriture pour médianautes :
  1. Bonvesin da la Riva, poète italien du 13ème siècle, dont l'ouvrage Il libre delle tre scritture préfigure La Divine Comédie de Dante, a pour dessein d’adapter la couleur de l’écriture à l’objet de la description. Soit le noir pour l’enfer, le rouge pour la passion et l’or pour le paradis. Nous n’irons pas si loin, seulement rendons lui hommage.
Alors la couleur nouveau standard pour l'écriture?

On écarte la couverture, on écarte la technologie et les prix du matériel, on écarte le prix du transfert d'un ouvrage papier couleur à l'écran au coût "pratiquement" nul , on écarte les comparaisons avec la télé ou les moniteurs, reste un roman en noir et blanc avec 50 % de part de marché mais aussi tous les autres types d'ouvrages utilisant déjà la couleur.


Reste surtout à l'auteur d'accaparer celle-ci pour exprimer autrement son message.
La couleur est porteuse de valeur, le statuaire ou le copiste du Moyen-âge les connaissent. Nôtre époque plutôt triste l'ignore et s'accorde avec le gris de nos cathédrales ou le blanc après lavage, elle s'accorde avec l'encre noir sur fond blanc.
La couleur mimétique de la nature, n'est pas porteuse de valeur, c'est juste plus réaliste, peut-être plus joli. Il y a perte de valeur.
On peut y remédier, c'est une bonne nouvelle, mais pas facile sans doute.

PS : Nouvelle version iBook, correction des bugs ? Je vais voir, en tous cas la césure automatique des mots se passe pas mal.

mercredi 15 décembre 2010

Détester la Joconde pour aimer Léonard

A l'heure ou n'importe quel uluberlu, en l'occurrence un haut responsable du patrimoine italien, voit dans les yeux de la Joconde des lettres et des chiffres propres à déchiffrer Le Mystère, quel mystère, il n'est que temps d'y réfléchir.

Un truc de dingue? Peut-être.
Prenez le temps de lire Léonard, d’écouter ses contemporains, de voir autour de lui, pour vous faire une idée.
S’il faut toute la puissance et la magie du peintre de Mona Lisa pour circonscrir son univers, résumer toute une vie en écrivant deux mots tout simplement : « Mio Leonardo »; nous disposons nous aussi de deux signes ô combien magiques et puissants : un 0 et un 1.
Pour reléguer miss Gioconda dans les limbes, nous invoquons le point, la ligne, la note, la lettre et la tablette et avec un doigt, nous voyageons.

Avant nous ses yeux se sont posés sur le Dôme de Florence, avant nous son esprit a suivi les pas de Dante « dans la ruelle au Fouarre », avant nous il a aimé et détesté son modèle, apenté les murs d’Urbin, visité le marché aux esclaves de Venise, sur les traces de sa mère, écouté la musique de Trombocino et de Dufay, bu le vin du Chianti, mangé les olives de sa vallée, s’est baigné dans l’Arno et admiré la Sauldre, lu un livre, puis dix puis cent, fait l’amour et la guerre, rêvé d’Icare.
Il a pris soin de nous léguer un matériel incroyable, et nous nous arrêtons à un seul tableau.
Shame on us !
Pour réparer cet outrage il fallait, nourri de son enseignement, « figurer et décrire en même temps », penser numérique, écrire numérique en mode multi et hyper média, interactif, tactile.
Au sortir, des ouvrages à nul autres pareils. Ce n’est pas de la forfanterie, juste une passion guidée par une phrase de Stendhal, par un vers de Baudelaire, par la vie d’un artiste, par un tableau plus beau que les autres…pas sûr.

mardi 14 décembre 2010

Une tablette pour Microsoft ?

2011 n'est pas terminée et déjà Las Vegas est dans toutes les têtes.
Microsoft y présentera-t-elle une tablette comme la rumeur, relayée par le NYT, le laisse entendre ?
On verra bien, c'est une bonne nouvelle encore faut-il savoir comment le livre sera traité.

lundi 13 décembre 2010

Les pieds sur terre

Bon, revenons un peu les pieds sur terre.
1) la TVA à 5,5 % c'est pour 2012 mais pas avant semble-t-il. Dommage mais bon, il est fort à parier que "nos" élus ne lisent pas encore de livres numériques. A Boulogne j'attends toujours la réponse de Baguet sur l'absence du livre numérique au salon du livre de la ville.
Ce n'est pas une question d'argent le montant perçu sur l'ebook est tellement ridicule. Il faut sûrement suivre les débats pour comprendre.

2) Mon interprétation de la note d'Apple ( voir le site Idboox) est très partiale, optimiste, voir erronée (Apple je t'aime). Le livre enrichi n'est pas encore le cheval de bataille de la firme de Cupertino. Mais un jour peut-être (encore cet optimisme).

Mais bon des conneries j'en écrirai encore, tant qu'il est possible de les corriger.

PRS 505 bon pour la poubelle ?

La batterie des livres électroniques.
Argument choc pour une autonomie prolongée. Dans la réalité avec mon PRS 505 je n'ai jamais atteint les performances théoriques, et aujourd'hui après 3 ans d'une utilisation plutôt faible, elle ne se charge plus.
Il faudrait de temps en temps avoir ce type de renseignement : Durée de vie de l'écran, de la batterie, juste pour commencer à faire des économies pour un rachat quelques mois avant la date fatidique.

samedi 11 décembre 2010

Apple je t'aime

Je n'étais pas sûr d'avoir bien compris le message d'Apple aux éditeurs : le livre numérique tel qu'on le souhaite se doit d'être hypermédia. E Sutton, IdBoox, a lu la même chose, j'ai juste un peu raccourci le communiqué.
Il va falloir regarder avec Immatériel comment pousser Une écriture pour Médianautes et Romagne et Marches en attendant France et Toscane pour les fêtes. Il existe des méta-données aux quelles je n'ai pas accès.
Je me posais la question de la nécessité de garder les versions PDF sans enrichissement pour les autres supports.
Je pense avoir la réponse.
Au regard des ventes nulles ou presque je vais balancer ça à la corbeille.

Les magazines et l'ebook




Paradoxalement le meilleur indicateur de la pénétration réussie d'un produit sur le marché de l'électronique est la presse magazine papier. Une revue spécialisée et c'est gagné.
Il y aura peut-être un jour un zine sur le livre numérique, un truc de fou.
En attendant Micro-hebdo se fend d'un article sur les librairies numériques.
Il en manque plein et le principal reproche fait à Epagine, le prix du livre numérique n'est pas de leur ressort. Tout faux messieurs.
L'autre remarque à pour objet le manque d'avis de libraire.
Ce n'est pas justifié car C Grossi en donne un pratiquement par jour.
Si Michalon, le patron d'Epagine, me lit, je lui propose de prendre contact avec des bibliothécaires. Ces gens lisent toute la journée, ou presque, ont fait des études sur le livre et seraient ravis de faire partager leurs remarques : pourquoi ils n'ont pas aimé le dernier Houellebecq par exemple (ah non il faut vendre désolé) .
Parmi les absents I-Kiosque, mon premier distributeur, historique ;-).
Il propose aujourd'hui le transfert des catalogues sur le portail Orange.
C'est l'un des aspects un peu méconnu de ces diffuseurs à l'image d'Immateriel ou Numilog.
Ils approvisionnent en références, en outils et en compétences des acteurs partis un peu en retard. Les Carrefour et autres FNAC comptent sur eux pour alimenter en contenu le matos vendu en rayon.
Boîtes de conserves ou bouquineurs électroniques c'est du pareil au même pour la grande distribution. Pour l'oeuvre c'est pour l'instant un peu plus compliqué, mais pas pour longtemps, si la mayonnaise prend.

vendredi 10 décembre 2010

Constance Krebs à côté de la plaque

Sur nonfiction.fr, un site dont le parti pris, celui du PS, transforme souvent les dossiers de la semaine, en réquisitoire à charge contre le sujet à la mode. Pas de bol cette semaine il s'agit du livre numérique.

Hors donc pour les intervenants et notamment le premier d'entre eux l'édition ne serait qu'une et assez conne pour ne pas voir la mutation poindre son nez.

En se retranchant derrières les mots savants de l'informatique, il dresse un tableau noir. Noire comme l'encre de sèche utiliser pour les spaghettis à la façon vénitienne.

Y a pas de rapport ?

Eh bien je suis la ligne du parti c'est tout.

Et l'auteur de cet aricle de faire la leçon, qui est-il ?

"Seule la pourpre juge la pourpre"

Mais il y a plus chiant.

Quand Constance Krebs intervient avec un article : Un livrel n’est pourtant pas un livre un lecteur lui répond : "PS (encore une fois ;-))) : il est sympathique votre papier, créatif et en plus très bien écrit, mais je n'ai simplement pas compris ce que vous proposez."

Je n'ai pas envie de régler des comptes avec Mme Krebs, je ne la connais pas, mais j'ai envie de dire à l'ensemble du noyeau des précurseurs du livre numérique dont elle fait partie : Faites gaffe!

Les théories fumeuses, les concepts tordus, les idées géniales et les analogies avec d'autres arts sont à manipuler entre vous. Je le sais, nombre de mes potes disent qu'ils ne comprennent rien à mon blog. Je suis hermétique.

En désespoir de cause j'ai rédigé Une écriture pour médianautes pour tenter avec des exemples, j'ai même appelé 451 au secours, non pas de théoriser mais de montrer tout simplement comment çà marche

Le lecteur peine à quitter le papier et vous lui promettez déjà la lune sans en montrer un quart.

Utiliser le mot juste n'est pas aujourd'hui suffisant pour convaincre le chaland, il faut joindre l'exemple à la lettre, au point, à la ligne et à la tablette. Démontrer sa capacité à faire et non seulement à dire.

jeudi 9 décembre 2010

Couleurs et tactile

A l'heure du Fnac Book le Nook Book.
L'article de Pogue sur le NYT permet de mesurer, un peu, la distance séparant les libraires des deux continents.
J'ai bien aimé le "je peux même lire au soleil" pondéré par un "mais qui lit au soleil ?". Moi, moi, moi.
Un conseil, mets-toi à l'ombre mec, tu éviteras peut-être un cancer, pas marrant le cancer ni pour toi, ni pour ton entourage.
Merci à l'encre électronique d'avoir propulsé enfin le livre numérique, mais en segmentant l'écrit à la seule lecture du livre, elle s'est piégée.
La lecture n'est pas une mais multiple, je lis même des prospectus pourtant pauvres en textes (Leclerc a lancé une appli sur iPad d'ailleurs dans le cadre de sa campagne zéro prospectus, c'est très homothétique, peut faire bcp mieux).

Dans un autre registre l'exposition Farnèse, un évènement, traité par le Point sur iPad (encore gratuit cette semaine). A comparer avec la version papier.
Une absence : la musique. Un palais sans musique ça n'existe pas.
Idem, pourquoi traiter la splendeur et misère des idoles yéyé sans elle ?C'est un papier rien de plus.
J'ai un voisin content de lui même quand il en écrit 25 en un WE.
C'est une machine à écrire mon voisin ;-) s'il prenait le temps d'ajouter un peu d'enrichissement, sa scansion serait stoppée, tout bénef pour une réflexion.

Enrichir l'offre d'enrichi

Only 7% of publishers are implementing enhancements to their eBooks, suggesting that most publishers are not aware of the EPUB standard’s inherent support for content enhancement, including audio and video.

C'est une étude US qui le dit, relayée par Actuallité.com.
Rien d'étonnant, enrichir pour enrichir n'offre aucun intérêt, il faut un texte ou un contexte s'y prêtant.
Il faut des auteurs et surtout connaître le sentiment des lecteurs.
En prêtant gentiment un rôle moteur à l'éditeur, tout le travail de conception reste à faire et c'est bcp de travail, de création et d'argent, bcp d'argent.
Si l'outil le permet, HTML5 en l'occurrence et LA tablette, ce n'est pas une obligation.
On est pas encore prêt. Pour un C Grossi (voir le blog Epagine) enthousiaste combien de frileux ?

Google sur tous les fronts

Après la vente en ligne de livres, Google annonce une nouvelle version de son OS pour mobiles et une coopération avec Motorola, ancien fournisseur d'Apple, très ancien, pour le lancement d'une tablette début 2011.
Intéressant. C'est une annonce il faut attendre encore quelques mois avant de se prononcer avec enthousiasme ou déception sur le futur support.

mercredi 8 décembre 2010

TVA 5,5% pour 1/01/2011

Après le Sénat, le gouvernement et un vote pur la baisse du taux de TVA sur le livre numérique.
Les prix vont-ils baissés pour autant ?
Pour ma part je n'ai pas envie, pour deux raisons :
- Baisser les prix n'est pas synonyme, pour moi il s'entend, de plus de vente.
- Le prix des Guides sur Léonard, France et Toscane à 14 € 52 pour les versions hypermédia, pas encore dispos, sont en fait son année de naissance et vraiment je trouve cela marrant.
Bon mais mon petit cas on s'en fout, on verra comment réagissent les gros.

Entre dégoût et attirance

Depuis des mois j'ai dans la tête d'ajouter un jeu dans les guides . Quelle drôle d'idée me direz-vous. Oui mais voilà quand un "film/jeu", je ne sais plus, Assasin Creed est vu par plus d' un million de mecs je suis dégoûté (sur YouTube).
Dégoûté par la simplicité du déroulement de l'affaire, je n'ose parler de scénario : Je vaque à mes occupations, je vis ma vie de banquier et quand on m'en donne l'ordre, je tue et retourne à mon logis avant de nouveau tuer. C'est un cycle.
Dégoûter car les erreurs sont légion, "je me bats pour l'unité de l'Italie "sic", l'Italie unitaire seul Machiavel en rêve. Ni les Médicis, ni le Pape, ni Venise n'en veulent, il faut encore attendre 4 siècle pour y parvenir.
Quand à Rome je suis, on construit déjà le Dôme de St Pierre. Eh mec la première pierre n'est même pas posée.
Quand mon prisonnier est torturé, ma clémence me perdra,pourquoi ne pas lui faire subir l'estrapade, c'était ça le truc à la mode et pas une vague séance d'écartèlement.
Et des erreurs de ce genre, sans parler du rôle jouer par le Vinci, il y en a des tonnes.
Mais ça me fascine, car l'atmosphère est là, irréaliste mais j'y plonge en abandonnant tout sens critique, historique même.
Les vues, en plongée, vu du ciel sont hypnotisantes, ils peuvent tout se permettre. Il pourraient, s'ils le voulaient, me faire visiter le clocher de la Mutte (à Metz) et son mécanisme léonardien , avec les yeux du corbeau. Trop fort.
La leçon d'Aristote ou Platon je ne sais plus, est retenue, leur truc est vraisemblable et ça marche.
Alors un jeu, pas celui de l'oie, mais un truc dans le genre A-C dans les ouvrages sur le Vinci ou Michel-Ange c'est possible.
Si vous souhaitez du sang, des assassin, des vrais ce n'est pas ce qui manque parmi les proches des deux hommes, Michel-Ange en était terrifié.
Si vous souhaitez des énigmes, j'en ai aussi. Pas la peine de les inventer.
Si c'est du sexe, un bon ressort le sexe, j'en ai aussi.
Et très franchement bien fait, je ne vois pas où serait le problème, ah si l'argent.

Google eBooks

Reçu hier soir un message de Google pour son prochain programme Google eBooks.
Signature d'un avenant, mise à jour des fichiers et des méta-données pas encore vu les conditions commerciales ni les dates, mais c'est parti.
Qui d'Amazon ou de Google sera en lice le premier sur notre sol ?
2011 ça va barder ......enfin j'espére.

Pourquoi concurrencer l'iBookStore d'Apple.

Depuis des semaines je demande à Epagine ou Immateriel, mais Izibook est aussi concerné, de créer un espace iPad, ou un label spécifique. On m'entend mais on ne m'écoute pas dommage.
Dommage car une lectrice abonde dans mon sens sur le blog d'Epagine.
Elle avait un Sony reader, elle l'a abandonné pour un iPad, et depuis elle fréquente moins les librairies de Rodez ou Bruxelles, sans parler de celle d'Afrique. Des mois de boulot foutus.
Pourquoi contourné l'iBook store ?
Tout le monde râle contre les DRM, eh bien voilà une belle occasion de proposer des ouvrages compatibles iPad, iPod, iPhone, soit des millions de suspects, sans DRM.
Pas la peine de développer une appli, via iTunes le fichier Epub intègre la bibliothèque sans difficulté.
Deuxièmement il suffit de naviguer un peu sur le site de l'iBookstore pour comprendre comment il est administré.
Le marketing est roi, le libraire n'existe pas.
Les pépites ? Quelle pépite ?
Et les lecteurs en quête de conseils on en fait quoi ?
Troisièmement la pérennité d'un ouvrage se mesure en siècles, celle d'Apple qui a déjà frisé une fois la correction, n'est pas plus assurée que celle de General Motors.
Et même si, eh bien demain l'abandon du livre, d'une division, peut être envisagée et le lecteur ravi de pouvoir faire migrer son ouvrage favori d'un support à un autre.
Ces raisons me semblent suffisantes pour mobiliser les énergies vers des millions de lecteurs potentiels.
Ce n'est pas au support de s'adapter au livre mais le contraire et cela ne nuit en rien à son contenu si l'on en prend conscience.

lundi 6 décembre 2010

Sur YouTube

J'ai posté l'intro multimédia de la France de Léonard sur YouTube.
Composée d'images peu vues en général ayant trait au maître de la Renaissance , elle sera sur l'iPad en seconde page après la couverture.
Histoire de mettre le lecteur dans le bain.
Je ne suis pas entièrement satisfait, si vous avez des critiques, n'hésitez pas, je suis preneur.

FNAC BOOK....bis

Désinstallation puis installation à nouveau de l'appli et enfin accès au catalogue.

Recherche sur les Guides MAF et là un truc très bizarre Une écriture pour Médianautes est gratuit.
Je continue la procédure et SURPRISE on m'annonce un coût de 0,99€ (soit effectivement le prix de l'ouvrage sur l'iBookstore par exemple).
Y a un truc qui cloche ;-)

Concernant Un voyage entre Romagne et Marches un petite mention "contient du son et de la vidéo pour ipad" c'est déjà çà, c'est vrai aussi pour Médianautes mais ce n'est pas spécifié.
Pas très grave car le moteur de rendu utilisé, Adobe, ne sait pas lire les vidéos et la musique.
Pour le moment seul iBook et la version Kindle pour iPad savent. C'est peu.
Résultat, un acquéreur, égaré, se retrouvera avec la mention d'un nom de fichier en lieu et place d'un extrait de Fahrenheit 451. Frustrant.
J'ai voulu quand même testé, j'ai donc fait une recherche sur Gratuit, résultat un ouvrage payant contenant dans son titre gratuit: normal.
J'ai tapé ensuite "livres grat" on m'a proposé "livres gratuits", j'ai validé et là apparaît une liste de livres tous payants, pas normal ;-)
J'ai tapé ZOLA, ouf ils sont gratuits, j'ai choisi l'Argent chez Gallimard, et un petit message m'a dit : "Nous sommes momentanément dans l'impossibilité d'accéder à votre demande....."
Pas de bol.
Conclusion l'Argent gratuit faut pas rêver ;-)))

dimanche 5 décembre 2010

FNAC BOOK...PLANTÉ

Plein d'espoir j'ai téléchargé sur l'iPad l'appli FNAC BOOK.
Résultat à son lancement ?
Rien!
Super continuons comme celà, les mecs du papier peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
Aprés Eden le livre numérique France est sur la bonne voie, celle du mur.

Air play et l'Ebook ?

Air Play le nouveau missile d'Apple (via la presse en général) .
D'accord les nanas apprécieront, plus de fil entre l'ampli et les baffles etc.
On pense musique évidemment, on pense vidéo aussi, mais pense-t-on ebooks.
Non et c'est dommage car franchement balancé sur votre écran plat la Joconde et lire par la même occasion le commentaire savant ou complètement déjanté d'un historien, d'un critique, et c'est le musée à domicile.
Idem pour le Kamasutra interactif : canapé, écran, iPad et c'est une nouvelle jeunesse, la kinect c'est pour les gamins ;-))

samedi 4 décembre 2010

Le Vinci en vedette

Le Point et Le Figaro avec des hors série sur Léonard.
C'est chiant de voir cette puissance inaccessible, je vous le dis.

Des mots pour le dire

Un article dans le NYT, je donnerais l'adresse plus tard, sur les mots et leurs poids.

Un auteur aime les mots, les siens et ceux des autres.
Dans La France de Léonard je m'amuse à comparer ceux utilisés à notre époque pour caractériser une oeuvre et ceux des contemporains du Vinci.
On pourrait s'amuser à suivre période après période, pour le maniérisme je le ferais peut-être, ces évolutions.
Avec les outils du Web 1.0 , notamment Google, les chercheurs scrutent d'autres pistes, comme par exemple le déclin de tel mot ou son apparition et ascension dans la littérature, passionnant sûrement.

vendredi 3 décembre 2010

PUB sur Idboox, ebooks en rayon iPad.

Le site d'E Sutton est un nouveau venu dans notre paysage.
Elle non, tout le monde la connaît ou presque, son CV est plutôt éloquent.
Mais là n'est pas le sujet.
Avec les moyens du bord j'ai fait un bannière, pendant presque 3 semaines elle était exposée aux clics des visiteurs (mais qui sont-ils, pros du livre, amateurs des e-books, suspects ?). Résultat 135 personnes ont été redirigées vers la boutique Immateriel pour 0 ventes.
Concernant la fiche ouvrage, mise en ligne plus tard, 45 consultations. je ne sais combien d'entre-elles sont allées ensuite chez Epagine.
Analyse, eh bien je n'en n'ai pas encore, je me pose des questions.
Une ou deux idées quand même :
1) Idboox peut devenir un site d'intermédiation assez intéressant pour les éditeurs.
2) Je ne comprends toujours pas pourquoi chez les libraires du net, il n'existe pas un rayon iPad. Si la tablette d'Apple est incontournable, l'iBook store l'est.
Idem pour l'Androïd market, c'est un tel bordel.

jeudi 2 décembre 2010

Le Point encore gratuit sur iPad

On ne va bouder notre plaisir de lire un magazine sur iPad.
Le Point de ce jour est encore gratuit et dispo.
Ce n'est pas le cas pour Project de Branson impossible de télécharger l'appli, j'ai pourtant plus de 17 ans.
Et sans appli pas de contenu, alors normalement pas de commentaire, ou bien seulement un écho du commentaire de celui qui aux US peut (je présume) accéder au store.

Sur les grands boulevards

Hier chez Surcouf test (très limité) de la tablette Toshiba (Folio 100).
Planquée dans un coin avec celle de chez Samsung j'ai été très décontenancé par un fond d'écran "jeu", je prenais les icônes pour des cibles, un peu con je suis.
Premières impressions : pas très réactive, et une approche identique à la coréenne (4 boutons pour la navigation de base).
Pas trouvé d'application lecture de livre et pas eu le temps d'aller plus loin.
Dommage car entre les pubs alléchantes, les comptes rendus bidons, et ce type de démos en boutique plutôt mal foutue, il est difficile de se faire une juste opinion.
A propos d'opinion j'ai regardé les résultats intermédiaires du sondage d'IdBoox.
Les tablettes Archos , Samsung et Apple (dans cet ordre) loin devant les e-readers.
Avec 250 votants difficile de tirer des conclusions, mais le champion français a semble-t-il des partisans et pourtant dans le tout petit monde des livres électroniques on en parle pas souvent, voir pas du tout. On a sûrement tort.

mercredi 1 décembre 2010

Payer plusieurs fois

Je me suis déjà exprimé sur le financement des livres enrichis proposés par Leezam. J'y reviens après la présentation faite ce lundi.
Je suis évidemment contre ce type d'initiative consistant à faire payer un ouvrage plusieurs fois. La première avec les deniers de l'Etat, notre argent, la seconde en faisant payer l'ouvrage à ses acquéreurs futurs.
Si les trois livres numériques sont piratés par la suite il ne faudra pas crié au scandale.
C'est une spécialité française de payer plusieurs fois un même bien. Chambord, le château, est l'exemple le plus célèbre. Trois fois les français l'ont financé (voir guide MAF la France de Léonard). Et des exemples de ce type chacun en connaît .Je ferme la parenthèse.
Je ne me prononce pas sur le contenu, je n'ai rien vu, lu, mais sur cette démarche, dans un pays où la libre entreprise est loi.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Et je le répète on peut faire de l'enrichi sans l'argent des autres.
Peu importe les moyens, me répondra-t-on.
C'est aussi le discours tenu par le pirate.

Va y avoir du sport...peut-être

«Aujourd'hui, nous lançons un quotidien gratuit sur l'iPad et bientôt sous Android qui comprend entre 20 et 30 pages par jour. C'est un investissement compris entre 300.000 et 600.000 euros qui devrait être rentabilisé en un ou deux ans grâce à la publicité. Nous nous appuyons sur les 70 journalistes de l'agence sportive. Nous produisons tous les contenus: textes, photos et des vidéos qui sont uniquement des reportages tournés par nos équipes», explique François Pesenti, DG de RMC Sport.

Ah la lecture de l'Equipe pour connaître les résultats des autres, vos concurrents, quand du sport vous avez fait.
Les commentaires du lundi matin dans les ateliers après les manifestations du WE, et les analyses bidons des journalistes. C'est rare des journalistes sportifs qui font du sport.
C'est rare aussi des journalistes sachant multiplier un chiffre autrement que par 2. Un budget entre 300 et 600 excusez du peu. Allez voir votre patron et demandez lui de doubler votre salaire.
Alors l'iPad nouveau cheval de Troie contre les positions établies dans le papier ?
Les anciens n'appréciaient pas la ruse d'Ulysse, peu glorieuse. On verra si les possesseurs de tablettes apprécient. Des initiatives de ce type vont se multiplier, tant mieux plus de contenu il y aura plus d'acquéreurs il y aura aussi.

dimanche 28 novembre 2010

Pourquoi ?

Pourquoi un journaliste, Bourdin de RMC, s'abaisse-t-il à faire la promo d'un livre, le dernier Giscard, dont il n'a pas lu une ligne ?
Absence de vergogne oblige.
Si la visite de l'auteur vous flatte, alors acceptez de lire le CP.Vous posez vos questions, les mêmes que celles de vos confrères, vous obtenez les mêmes réponses, et vous poussez les gens à lire un livre qui vous emmerde.
Super !
Et que dire de l'auteur se prêtant à la farce?

Pourquoi les dernier WellBec est-il mal écrit et bourré de fotes d'ortografe sans que personne ne s'en émeuve ?
J'ai lu 3 pages et j'ai abandonné, c'est pas meilleur que Marc Levy.
L'absence de style étant déjà un style, on peut tout admettre ensuite, je présume.
Concernant l'orthographe la mienne est catastrophique mais je demande de l'aide? Chez Flammarion des correcteurs ils en ont, non ?
Et des juristes aussi sûrement. Ils vont réagir contre la disponibilité gratuite sur le net du dernier Goncourt.
Affaire à suivre.
Sans être juriste les arguments de Mr Gallaire me semblent tenir la route, mais c'est du domaine de la loi, d'autres plus compétents trancheront, et visiblement les positions des uns et des autres sont plutôt tranchées pour le moment.
Pourtant le terme même de composite, oeuvre composite, renferme en lui plus de nuances, de composantes. Mais l'argent s'accommode mal avec les nuances, il est sale ou ils est propre, un point c'est tout.
Débattre avec l'auteur incriminé sur la qualification de son oeuvre, composite ou non, voilà une bonne question, avec des perspectives assez difficiles encore à mesurer.
Pour un auteur 100% numérique le problème de l'emprunt ne ce serait peut-être pas poser.
Un lien vers l'article et zou, on passait à la suite.
Le poids de tels emprunts est négligeable sûrement mais là n'est plus la question.

Pourquoi la France a-t-elle pris une telle raclée hier soir au rugby?

Amazon

Amazon Italie vient d'ouvrir. C'est pas vraiment intéressant sauf si l'on lit une interview dans l'Espresso d'un cadre de la société. Plus de la moitié de celle-ci à trait au Kindle.
Pas de date, pas de couleur non plus tant que la techno n'est pas au point, mais c'est comme pour les US le fer de lance de l'entreprise pour les mois à venir.
France , Allemagne, Italie les grandes manoeuvres ont déjà commencées sûrement, pour le catalogage, pour la connexion 3G ou sans fil. Des gens savent mais ne disent rien c'est dommage.

samedi 27 novembre 2010

+ 23 000

Vingt-trois milles titres en plus sur Epagine.fr, c'est bcp.
L'Harmattan est une maison connue, son offre numérique n'est pas nouvelle, elle existait déjà sur leur site.
Si mes souvenirs sont exacts j'ai acheté un titre chez eux, un essai psychologique sur Léonard et le Caravage. J'ai rien compris, il faut être lacanien pour comprendre paraît-il. Je ferme la parenthèse.
En intégrant le catalogue des libraires Epagine elle répond à une demande quantitative. Plus de titres en rayon égal plus de satisfaction.
Aucun libraire ne disposait d'autant d'ouvrages de cet éditeur dans sa boutique, c'est chose faite aujourd'hui.
Idem pour tous les éditeurs déjà ou bientôt sur le site de Michalon et son équipe.
La plus grande librairie de France, en dehors de la BNF, sera bientôt sur le net, et uniquement sur celui-ci.

PS : Sur le billet concernant le FnacBook la réaction d'un acquéreur.
Pas content ( je ne mets pas les phrases au féminin par fainéantise), il ne sera pas le seul.
Et des griefs il risque d'y en avoir de plus en plus.
Pour ma part j'appréhende bcp les problèmes de mise en page. A cet égard Kindle et son approche propriétaire est peut-être à l'abri.

L'iPad en bibliothèque

C'est au sud de la Rochelle, une petite station balnéaire, un salon de lecture numérique et des iPad.
C'est une première étape.
Il faut du contenu ensuite genre abonnement à des magazines.
Son nom Chatelaillon-Plage.
Le salon de lecture c'était pour moi une évidence quand le Kindle DX est sorti. Il suffit de fréquenter une bibliothèque, vous savez le lieu où la culture est accessible gratuitement, pas besoin de pirater quand une carte vous avez.
Je me suis trompé de support, pas de service.
Un frein c'est débloqué, celui lié à l'assurance de ne pas se faire taper sur les doigts quand Apple vous avez choisi. Imaginé un bibliothécaire ayant acheté un Irex ou les premiers Bookeen. Pas facile à justifier après.

vendredi 26 novembre 2010

Le Point sur iPad

Le Point est sur iPad, deux numéros sont gratuits dont celui de cette semaine. Les concepteurs ont fait des choix comme une présentation en mode paysage par exemple. Vidéo et Diaporama sont en renfort pour cette version numérique.
On quitte le mode papier c'est sûr, mais on ne s'est pas encore lâché.
Le test des skis était une bonne occase pour, par exemple.
C'est un peut à l'image du Point : propre et sans fantaisie.

Retour d'expérience et autre chose

Un article comparatif sur l'utilisation d'un guide papier VS Kindle.
Les arguments développés contre le Kindle sont emprunts de bon sens.
Pour ce type d'ouvrage la technologie E-ink n'est pas la meilleur et Lonely Planet n'a pas pu ou voulu faire un bon boulot.
Le même reproche peut être fait aux guides du Petit Futé disponibles sur iPhone ou iPad, ils sont loin pour le moment d'être conçus pour...
Un jour sûrement car comme le dit Ana Maria Allessi, publisher of HarperMedia, a unit of News Corp.'s HarperCollins Publishers Inc (bonjour la carte de visite) dans le WSJ : "When both digital editions are available, and consumers are given the choice, in half the cases they'll pay more for extra content,".

Enfin toutes ces bonnes nouvelles c'est aux US.

Je ne sais pas pour les autres mais pour moi enrichis ou pas, pub ou pas les compteurs ventes de guides sont bloqués.

jeudi 25 novembre 2010

Je radote

Murdoch et son empire médiatique, c'est un peu loin pour nous. Alors l'annonce d'un partenariat avec Apple pour un titre spécifique a l' iPad, c'est un peu vague.
Quand Branson et Virgin se lancent dans l'aventure, c'est déjà plus proche. C'est toujours pas notre langue, voir notre culture, mais ça nous cause.
L'engouement de ces nouveaux Crésus pour la tablette de Cupertino, n'est pas analysable uniquement comme une planche de salut pour une presse à la dérive.
C'est aussi un nouvel espace , à l'image du web, d'expression. Et nous n'en sommes qu'au début.
La presse avant l'édition a investit cet espace car son approche du web est plus avancée aussi.
Ni le micro-ordinateur, ni le web n'ont eu d'impact sur le livre, sur son commerce oui mais pas sur son essence.
Avec la tablette le choses changent, l'écrit change.
Le journaliste/écrivain ou vice versa, a déjà abandonné son stylo, sa machine à écrire pour un micro-ordinateur. Ce n'est pas rien.
Il participe aussi au sein du journal à l'exploration d'un nouvel univers multimédia.
Et j'ai du mal à imaginer un mec abandonnant cette expérience, ces expériences, au prétexte de l'écriture d' un "livre".
Pour un retour aux sources, impossible d'ailleurs, une expérience passagère, un positionnement, c'est envisageable pour un temps.
Si j'osais je comparerais l'écrivain d'aujourd'hui avec le peintre de la Renaissance. Un jour s'est posé à lui le choix du chevalet, de la peinture à l'huile et l'abandon de la fresque, de la tempéra.
On sait la suite.

mercredi 24 novembre 2010

Un carton

Writer for iPad, vous connaissez ?
Un auteur, écrit. En admettant la simplicité de la chose, c'est loin d'être évident, toute distraction eu égard le texte à produire est à bannir. Le texte seulement le texte, c'est l'objectif de cette application vendue à 20 00 exemplaires, excusez du peu.
Bcp d'auteurs aux antipodes de l'écriture hypermédia ;-) .
L'atelier de l'écrivain moderne se réduit donc à un iPad, un bloc note, et une appli.
Pour les ringards comme votre serviteur, c'est plus compliqué.
Je masque mon absence de puissance au texte par l'adjonction d'une force musicale, plastique.
Et comme faire simple c'est compliqué, je fais compliqué c'est plus simple.
J'ai donc plusieurs écrans, plusieurs applications à ma disposition pour le traitement du texte, de l'image, du son etc..
Pour la maîtrise, toute relative de cet univers, des manuels, celui de Pages fait près de 300 pages, des vidéos et des heures de tâtonnements.
Je suis loin de la simplicité de Writer, loin d'être un puriste, mais j'aime bien.
Alors qui est dans le vrai ?
Mauvaise question sûrement.

Epub ou Epub ??

Je galère avec Epub c'est infernal.
En fait il faut être plus précis.
Construites avec Pages les versions hypermédia de la France et Toscane de Léonard donnent des résultats pour le moins erratiques. C'est d'autant plus emmerdant que Médianautes et Romagne et Marches sont produit à l'identique avec des résultats corrects.
Je vérifie la structure avec Pages, avec Sigil (le source XML), et pour une même séquence un affichage différent.
IBooks est-il bogué ?
Pour m'en assuré ADE ou BlueFire dont on dit le plus grand bien. Je télécharge l'appli du petit dernier et lui fait lire un fichier epub.
Miracle !
La mise en page n'est pas la même (les images sont réduites par exemple), mais elle en cohérence avec celle produite par Pages (les sauts de section sont interprétés correctement, les paragraphes centrés le sont etc.)
Il y a donc Epub et Epub.
J'en déduis, iBooks interprète incorrectement le fichier généré, ou alors il existe un tiroir secret dans Pages, si quelqu'un connaît, un signe.
C'est très chiant, car pour le moment seul, à ma connaissance, iBooks lit les séquences multimédia.
Que faire ?
Vendre les versions hypermédia avec un avertissement du genre : "Ce fichier est lisible sans garantie de bonne lecture", ou "En attendant une éventuelle correction de la part d'Apple acceptez que j'encaisse quand même votre chèque".
Qui sur le marché proposera enfin un produit fini ?

mardi 23 novembre 2010

Halte au feu

Ebouquin se remet à peine de son attaque et Clément publie une méthode pour enlever les DRM des fichiers Adobe. Il n'est pas le seul et c'est plutôt désolant.
Comment convaincre maintenant d'éventuels personnes mal intentionnées de ne pas réitérer un acte destructeur ?
En passant de l'autre côté de la barrière on rejoint une bande de loustiques qui se foutent du travail accompli, des livres. C'est un jeu pour eux.
C'est pas malin et très maladroit.
Le combat contre les DRM concerne en premier lieu les auteurs, puis les éditeurs, puis les libraires et enfin le lecteur.
Pas la peine de pousser au crime ce dernier, il existe d'autres moyens et surtout des professionnels conscients de l'inutilité de telles protections.

Sony comme Kindle

Sur le site de Sony US une annonce plutôt surprenante. Il ne s'agit pas d'une nouvelle machine mais du portage de Reader sur iPhone et Androïd, en attendant une tablette sûrement. Ils étaient en avance les voilà copiant Kindle. Dommage de réagir si tard?

lundi 22 novembre 2010

Dommage

Bon eh bien il faut attendre encore un peu sûrement.
Petit test et les adresses web et mails en ouverture sur iBooks demandent encore à quitter l'appli. On est pas vraiment multitâche.
Dommage.

La 4.2 dispo pour l'iPad.... pas vraiment.

La 4.2 multitâches est annoncée dispo par la presse, par le site de la Pomme.
A 19 heures, ce n'est pas vraiment le cas, pas très grave.
Pas d'annonce au sujet d'iBooks, c'est chiant, quoique, j'ai tellement d'emmerdes sur le portage de La France de Léonard, ça peut attendre.
Prêt pour Noël , en même temps qu'Orange ? Pas sûr.
Nouveau canal de distribution, nouveaux clients ?
Même si je n'aime pas, mais pas du tout l'agrume, la connexion 3G et un prix d'appel peut séduire nombre de professionnels dont l'iPad remplacerait le netbook, dont l'iPad serait le support d'applis professionnels, BM et Audi l'avaient bien compris.
Une valeur ajoutée réelle au regard du commerçant offrant la machine nue.
Une vraie chance pour le livre, si ces derniers ne ne sont pas trop cons.
Beaucoup demander.

PS : 19h30 c'est dispo. Avanti!!!!

dimanche 21 novembre 2010

Progression

Les cyberacheteurs en France seraient 27 000 000 avec une progression constante de toutes les catégories.
Jolie zone d'achalandise.
Les verrous ont définitivement sauté et le livre numérique devrait un jour ou l'autre en profiter.
Sous quelle forme ? Avec ou sans l'intermédiation des libraires ?
Aujourd'hui pour le lecteur c'est transparent. Sur un site ou un autre les prix sont identiques.
La remise de 5% possible n'est même jamais appliquée, quant à la possibilité d'un prix libre sur les livres enrichis personne n'ose encore (l'offre est tellement faible cela dit). C'est un signe, le marché n'est pas encore vraiment concurrentiel.
Le jour où les promos débarquent, les choses sérieuses commenceront. C'est un indicateur.


samedi 20 novembre 2010

Taux de transformation

Pub et CP, Pub et promo sur le site d'IdBoox. E Sutton suit le nombre de visites et le nombre de clics, la puissance de son support. Je suis sur Immateriel et Epagine le nombre des ventes de Romagne et Marches, le taux de transformation. A suivre

vendredi 19 novembre 2010

Ipad trop cher

Un sondage mal réalisé et une question mal posée : L'iPad est-il trop cher ?

Entre besoin et envie, utilité et futilité, modernité et passé, l'iPad est en passe de devenir un objet totémique (analyse d'une étude sur des focus groupes italiens).
Il réunit une communauté ayant les moyens de, partageant un ensemble de valeurs, stupides ou intelligentes.
Les autres s'excluent pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises, pécuniaires ou intellectuelles.
Mais il existe un nombre important de suspects en passe de devenir disciples.
Quid du livre dans cet univers magique, car une fois acquis il faut alimenter la chose ?
C'est là que les choses se compliquent. Le livre n'est pas bluffant dans cet univers.
Il est en concurrence avec des applis sexy, folles, ludiques, modernes et nos utilisateurs d'être numérisées de plus en plus? C'est l'effet ToTem.
Cet aspect, est à court terme bon pour les livres électroniques dédiés, Kindle par exemple.
Cet aspect est à court terme mauvais pour le livre iBook s'il n'évolue pas avec son temps.
Au moment M la comparaison est toujours en faveur des modernes, sortir d'un jeu avec des effets 3D ou de l'appli Xe et notre livre devient ringard ( même les plus grands sont victimes des plus jeunes, je me souviens d'une expo Picasso/Bacon où l'Espagnol n'était pas à la fête).
En ce sens il faut réfléchir sur le portage d'un livre sur tel ou tel support.
Il peut exister un effet pervers, un décalage, d'être présent dans un univers trop technologique. Ce n'est peut-être pas vrai six mois après le lancement, mais quand les usages vont muter, la presse rencontrera le même problème, l'écrit ne pourra pas faire l'économie lui aussi d'une mutation.
La numérisation n'est pas un simple portage, mais une mutation.

jeudi 18 novembre 2010

Le FNAC BOOK

Hier soir dans le magasin FNAC de B-B je suis aller faire un tour pour prendre en main le FNACBOOK.
En magasin pour acquérir un livre électronique on a maintenant le choix entre le produit maison, et l'iPad. Exit Sony et Bookeen. Pas de place pour tout le monde pour le moment.
Concernant le produit maison je ne voudrais pas me fâcher avec un libraire diffusant mes guides, mais je n'ai pas vraiment été emballé.
C'est un mini, les photos sont trompeuses, lecteur avec un écran gris tout moche au contraste pas très prononcé (et ces epub de démo mal foutus) parfait pour le métro, les romans kleenex mais à 200 € c'est quand même deux fois trop cher.
Son design, ses fonctions semblent avoir été élaborés par les laboratoires Fisher Price.
Trop tard on est fâché, alors j'en rajoute une couche.
Ce produit n'est pas à la hauteur d'une enseigne telle que la FNAC "Agitateur d'Idées". Il ne peut être la pierre angulaire d'une stratégie lecture numérique sauf si son prix baisse de façon drastique.
C'est dommage la FNAC offre une plate-forme cohérente, livre-numérique/livre-électronique, seulement on est en 2011, presque, et pas en 2008.

mercredi 17 novembre 2010

E Sutton

Discussion avec E Sutton au sujet des libraires. Mon opinion : ils ne jouent pas le jeu.
La sienne: ils ne comprennent pas tout, les éditeurs non plus d'ailleurs.
C'est plus fin.
Elle sait de quoi elle parle, elle a travaillé chez Amazon pour lancer le livre sur internet dans l'hexagone. Belote.
Convaincue de l'avenir du livre numérique, elle voit et entend, les acteurs se poser les mêmes questions. Enfin les survivants.
Rebelote et dix de der ?
Quand Amazon va débarquer avec son Kindle, on doit piaffer dans la filiale, attention au grabuge. Pris en étau par deux poids lourds voir plus si on ajoute la FNAC, Orange, et d'autres de même catégorie.
La période ne sera pas sereine, en général sous la pression on fait n'importe quoi, et les prix grimpent.
Numérisation de catalogue, implantation de bornes, formation aux nouveaux concepts, choix stratégiques ou tactiques, choix des prestataires ( des opportunistes au beau parlé vont pointer leur nez), intégration dans la gestion, tout va se compliquer.
Prendre le train en marche, c'est pas facile (j'imagine, déjà descendre du métro en marche c'était casse gueule ;-)).
C'est déjà compliqué pour ceux l'ayant pris, alors pour les autres je vous dis pas.
Mais bon c'est leur (votre) pognon.

mardi 16 novembre 2010

Samsung Galaxy

La vidéo de David Pogue sur le NYT, A new Star in the tablet Space, et la réflexion des deux zozo pris en photo avec : "Cool mais ce n'est pas un iPad". J'ai bien rigolé.
Son essai semble satisfaire le technologue du quotidien, il faut aller plus loin évidemment.
J'aimerai bien y porter mes guides.
Des questions néanmoins au sujet de Flash.
Une vidéo est-elle plus simple à réaliser, son poids est-il inférieur VS HTML5, est-il possible de l'intégrer dans l'appli ebooks de Samsung (ou Google, c'est une autre question, si tout le monde partage la même appli c'est plus simple)??
Si quelqu'un a les réponses, pas théoriques mais pratiques, je suis preneur.


dimanche 14 novembre 2010

Aux chiottes les DRM

Lire sur IDBOOX le papier de Kermarec de la librairie Dialogues.
Un catalogue moins gros égal plus de visibilité pour ceux n'ayant pas choisi de brider leurs ouvrages.
Une petite prime à l'honnêteté prêtée aux lecteurs.


PS: Je n'ai pas le choix mais si je l'avais je supprimerais aussi le marquage en filigrane. A quoi sert-il ? Encombrer le texte. Pour ma part j'ai très envie d' utliser le filigrane pour illustration mais avec Pages c'est pas gagné, alors avec epub je vous dis pas ;-(

Zagat cas d'école ?

C'est une belle histoire sur le papier.
L'équivalent du Guide Rouge ou du Gault Et Millaut mais pour les US, notamment New York.
Et quand le Net s'est mis de la partie les choses sans tourner mal non pas été à la hauteur des espérances des investisseurs.
Il y avait du contenu, le porter sur le Web semblait évident.
La sortie l'était moins, d'autant que des sites d'évaluation de restaurants ont poussés comme des champignons sur la toile, et gratuit par dessus le marché.
Alors les étoiles de Zagat ce sont ternies.
Il fallait faire le dos rond en attendant un retour de fortune, en attendant de pouvoir vendre son contenu, en attendant les App's de Cupertino.
Le pari n'est pas gagné. La marque est-elle encore "vendeuse", l'application bien fichue et les suspects prêts à payer 9$ ?
Si oui il sera intéressant de voir la répartition entre papier, web et app's dans un an, deux ou trois.
Un cas d'école.

samedi 13 novembre 2010

Le Samsung Galaxy

Dans la boutique Pixmania de Boulogne le Galaxy est en expo.
J'ai testé quelques minutes l'appli e-book, copie conforme de celle de l'IPad, sauf que.
Sauf que le fichier démo, Le magicien d'Oz en anglais, n'affichait pas les illustrations,mais
un super message entre crochet.
Pas cool.
Quant à l'hypermédia je ne sais pas.
Le format est quand même surprenant on est plus du côté du carnet.
La mise en page ne peut pas être la même au regard d'une largeur un peu étroite.
Il faut approfondir la chose, si les ventes suivent.

Biais et études sur le livre numérique

Le principal problème des études sur le livre numérique est l'absence d'échantillon représentatif de la population, sans parler du mode d'administration des questionnaires etc... Tous les instituts connaissent cela par coeur et doivent bien rigoler à la lecture de celles sorties récemment .
Exemples :

L'étude de Bain compare 300 Français avec 300 Américains et 300 Japonais et 300 Martiens, pour sortir de son chapeau des conclusions rassurantes, pour ceux qui ont choisis le livre numérique par opportunisme ou conviction, comme moi.
J'ai interrogé un Martien et visiblement la distance me séparant de lui est équivalente à celle me séparant d'un Américain. Ca me rassure.

L'étude de FullSix/OTO, une Web Marketing Agency, sur les usages des utilisateurs d'iPad en France est du même acabit. 270 répondants. Impossible de redresser les biais car il n'existe pas une étude de référence. C'est du vent.

La dernière en date porte sur le livre uniquement. Nonfiction.fr s'interroge sur les prescripteurs de lecture. 432 personnes ont répondu, c'est insuffisant pour en tirer des conclusions sérieuses. Mais non, faut faire du bruit donc on monte un dossier avec des analyses etc. Résultat le meilleur prescripteur : le bouche à oreille.
Pas la peine de faire de pub alors, et les bons livres seront forcément les meilleurs ventes. C'est du grand n'importe quoi.

C'est en fait le grand désarroi, on n'a rien vu venir, ni le succès du livre numérique aux US ( je suis encore étonné en voyant les derniers chiffres de l'IDPF en constante progression), ni la déferlante Ipad dans le monde occidental, et on ne sait pas comment sur notre territoire les choses se passent ou non. C'est presque drôle.

vendredi 12 novembre 2010

Consommer de la bande passante

Que pensez de l'offre Read & Go présentée par Orange ?

Visiblement les invités (Actualitté sur son blog, Ebouquin sur Twitter) ne font pas preuve d'un enthousiasme démesuré.
La solution proposée est animée par une seule et unique pensée : il faut consommer de ma bande passante.
La tablette Galaxy sous Androïd est retenue non pour ses qualités de lecture, je rappelle a cet égard l'avertissement de Google à propos du détournement d'Androïd au tactile, mais pour sa fonction téléphone consommatrice de 3G.

Pour la séduction c'est un peu léger : 300 titres, dont des ouvrages libres de droit, (visiblement l'offre n'a pas séduit les éditeurs, quid des conditions d'ailleurs ?) et des DRM, synonymes d'emmerdes pour l'acquéreur.
Cette offre semble subie.
C'est un non choix, dicté par le refus d'Apple de s'associer avec les opérateurs téléphoniques, imposé par l'approche de Noël et sa fièvre acheteuse.

jeudi 11 novembre 2010

Un air de famille

Il existe un air de famille entre tous les livres numériques enrichis sur iBooks, je vous jure.
La magie de Narnia, j'ai pas lu mais j'ai vu, sur iPad pour 10 $ est-elle préservée ?
Faut lire, écouter, et visionner, puis comparer entre le film, la source littéraire et la version enrichie. Un boulot intéressant sûrement, mais qui sera intéressé ?
Concernant l'air de famille, ceux ayant lu Romagne et Marches, ou Une écriture pour médianautes le savent.
Derrières ces productions, Harper Collins Children's Books, et les Guides MAF.
On ne joue pas dans la même cour, mais c'est la magie du livre numérique (pour combien de temps ?) un homme seul peut faire aussi bien.
Une différence néanmoins la promo et le bruit autour.
Mis à part Epagine on ne met pas encore en avant ce type d'ouvrage chez nous, c'est idiot.
C'est d'ailleurs une piste intéressante pour les libraires, prescrire des ouvrages nouveaux, d'un autre type.
Accompagner le lecteur vers des nouvelles pistes, c'est leur métier et non celui de Carrefour, Darty ou la Fnac, non ?
Enfin bon c'est mon idée, elle doit avoir autant de chance de réussite que celle du concurrent du CIC ;-)


iPad multitâche

Vendredi nouvelle version de l'OS de l'iPad.
Dans la foulée une nouvelle version d'iBooks ?
Pourquoi ?
Pour permettre d'utiliser les liens hypertextes sans sortir d'iBooks par exemple.
Et quoi encore ?
Je sais pas mais avec un peu de créativité on devrait pouvoir faire des choses intéressantes et sortir encore un peu plus de l'univers papier.
Une écriture se rapprochant de celle du WEB? C'est justement l'écueil à éviter.

Windows 7

Le nouvel OS de Microsoft ne fait pas dans la communauté des livres numériques parler bcp de lui. Un courageux s'est lancé pour explorer les diverses solutions disponibles :
- Adobe reader pour PDF
- Ebook reader
- Copia (vraiment dispo pour tous supports ?)
- et l'incontournable Kindle évidemment.

Bien pas bien, tactile vraiment tactile, ergonomique etc. aucune idée pour ma part des performances des diverses solutions.
Ayant déjà abandonné une fois le livre (sur PC) la firme s'intéresse-t-elle vraiment au sujet ?

mercredi 10 novembre 2010

Musique et littérature numériques, même combat ? Non

Souvent sous la plume des uns et des autres une antienne : Le livre ne veut pas subir un sort identique à la musique.
La menace plane sur le livre ?
Oui si l'on évoque le piratage plus facile en mode numérique, oui si l'on aborde le modèle de distribution, le négoce du livre numérique.
Non pour le saut créatif eu égard sa transformation.
La musique numérique existe depuis longtemps, depuis le CD. Pour la vendre on nous a vanté, "venté", une qualité supérieure au vinyle, remise en cause parfois. Nos oreilles étaient sourdes à ce changement sauf à disposer d'un équipement adéquat.
Seulement la Neuvième de Ludwig est restée la Neuvième en numérique ou pas, seul Karajan peut la métamorphosée, la bonne musique reste bonne et la daube de la daube.
L'électrification de la guitare fut un apport autrement plus important.
La disparition des disquaires n'est pas liée au CD, à la numérisation, mais au changement d'un modèle de distribution initié par les grandes enseignes avec le soutient des producteurs. Le MP3 n'a rien changé à l'affaire, celle-ci était déjà pliée depuis longtemps.
Pour le livre les choses sont autres. Nous sommes devant une nouveauté.
La numérisation permet aux auteurs de s'exprimer autrement, comme le musicien a pu le faire quand sa guitare, son violon ou son orgue se sont radicalement transformés.
C'est l'apport majeur de la numérisation. Dans 10 ou 20 ans à l'heure d'une rétrospective, le poids de cette innovation sera nettement plus lourd pour l'humanité que celui de la disparition ou mutation du libraire.
Nous sommes comme le peintre à l'aube de la Renaissance choisissant de continuer à peindre à tempéra ou d'abandonner cette technique pour l'huile.
L'oeuvre n'est plus la même après.
La numérisation du livre est une transformation de sa nature.
L'affect pour le papier on s'en fout, la mutation ou disparition du libraire on s'en fout, il a les moyens d'accompagner ses lecteurs durant cette révolution, tablette ou e-paper like on s'en fout.
Au lieu de regarder du côté de la musique, il est préférable de s'inspirer du cinéma. Le réalisateur à su s'accaparer la technologie pour offrir autre-chose, et le public suit.

mardi 9 novembre 2010

Le carton du numérique

Ca vient de là-bas encore une fois.
Le nouveau roman de Grisham se vend mieux que le précédent sur une même période grâce au numérique (environ 30 % des ventes).
Un peu mieux 230 000 VS 223 000.
Cette progression s'explique par la disponibilité d'une version numérique inexistante il y a un an.
D'un autre côté la version papier se vend moins bien. Il y a transfert.
C'est comme ça!

La revanche du mot

Dans le bras de fer opposant les marques à Google (article de Libé), il est intéressant de voir le mot prendre sa revanche sur la marque.
Je n'ai pas le temps ni les compétences juridiques pour développer la question mais quand devant une pub ou une enseigne je vois un mot muter en marque et devenir la propriété d'un seul, je suis choqué. De quel droit ?
Vinci, Céline, c'est un joli prénom Céline, Laguiole, Libération, Mont Blanc, autant de mots centenaires et de centaines de mots devenus par détournement et la puissance de l'argent, un slogan.
Dans le même ordre d'idée je regardais le site Rolex et sa campagne pour une montre baptisée Cellini.
C'est sûr l'artiste de la Renaissance est un orfèvre hors pair, mais c'est aussi un assassin, et un fat. Lisez ses mémoires.
500 ans après, on associe indirectement ses oeuvres, le Persée de Florence, la salière de François 1er, à d'autres artistes, musiciens, danseurs et à un objet superbe certes, mais inaccessible pour au moins 6 milliards d'individus sur cette terre.
Le luxe n'hésite pas à masquer la réalité et transforme Cellini, un nom, un mot, en objet du désir, en marque.
Il porte quoi au poignet le mec ? Une Cellini.
Avec la Da Vinci d'IWC je fais moins le malin.
Il y a détournement aussi, appropriation, mais j'ai fauté.
Je voulais les associer à la Madone de Laroque pour un mécénat. Ils on rejeté la proposition, mais piégé je suis.

lundi 8 novembre 2010

La couleur pour faire quoi ?

Hanvon/E-ink prêts à vendre un livre électronique couleur (voir l'article du NYT).
On connaît les réticences d'Amazon, de Sony : un rendu grandement améliorable, la non possibilité de porter des vidéos, justes des animations, le prix.
E-Ink persiste.
Quel apport pour l'auteur ?
1) Une couverture couleurs, bof une fois achetée l'affaire est pliée
2) Des textes en couleur, bcp plus intéressant : Pour différencier les intervenants d'un dialogue, pour des citations (cette option est utilisée dans les Guides MAF, et chez Eco pour l'Eloge de la Beauté, abandonné pour la laideur),
3) Pour les illustrations, oui si le rendu est correcte. Mais il ne l'est pas.

Donc seule la seconde option est adoptable par les auteurs, sous condition.

Ce n'est pas encore dans les moeurs, pourtant à la Renaissance un écrivain déjà nous invitait à l'utiliser (voir Une écriture pour médianautes).
J'écoutais ce matin Quadrophénia sur Deezer et un commentateur s'étonnait de cette période d'intense création du rock anglais. Pourquoi autant de groupes, de tubes ?
Ils osaient, ils osaient sortir du blues et expérimenter.
Un auteur osera-t-il dire à son éditeur : Ecoute mec, au lieu de truffer mes dialogues par machin lui dit et bidule lui répond, quand truc intervient, j'utilise la couleur!
Mon texte s'en trouve alléger !
Banco, mais en numérique seulement, en numérique seulement!

dimanche 7 novembre 2010

Un bandeau

Un pavé dans la mare

L'étude Bain relayée par le Monde ou Idboox mérite une lecture approfondie.
Trois items m'ont interpellé.
p6, la France mutera plus lentement vers le numérique eu égard son réseau dense de libraires attachés au papier.
Epagine vit cette réalité tous les jours. Les libraires ne seront pas moteurs dans cette histoire si les choses continuent ainsi.

Second item, les auteurs (p12) peuvent renforcer leur position dans la chaîne du livre en n'étant plus les dindons de la farce. C'est une possibilité, à eux de la saisir, les éditeurs ne leur feront pas de cadeau.

Le troisième item est intitulé du Livre numérique à l'écriture numérique (p14).
Les mecs de chez Bain ne sont pas des marrants, bardés de diplômes quand ils pointent du doigt une nouvelle pratique, ce n'est pas pour amuser le lecteur.
Vook n'est plus seul sur le créneau, c'est encourageant.

Convergence de vues avec mes précédents posts, reste à mettre les mains dans le cambouis, à être pragmatique.
Une écriture pour médianautes si attelle en partie.
Après l'étude, l'expérience avec la nouvelle version version enrichie pour iPad (les tablettes représenteront 2/3 des supports de lectures à l'avenir).
Des clés, pratiques et astuces d'une écriture et édition numérique.
Si vous avez acheté la première mouture la seconde est gratuite, votre mail et je vous l'envoie via Pando.

PS: Sans attendre Godot 2 est sorti. On est dans le dur. Et un partenariat Bookeen/Epagine en vue.
La vraie valeur ajoutée du livre électronique c'est le livre numérique.
La vraie valeur ajoutée du livre papier c'est l'oeuvre.

samedi 6 novembre 2010

La main au panier

Discussion téléphonique hier avec E Sutton. La dame vient d'ouvrir IDBOOX, un site sur le livre numérique.
Au cours de l'échange une expression équivoque :" mettre la main au panier", très drôle.
Tous les mecs comprendront ce que j'ai compris dans un premier temps, on est comme ça nous les mecs.
Mais très vite nous sommes tombés d'accord, mettre la main au panier c'est abandonné les grandes discussions théoriques, les concepts fumeux, et devenir pragmatique, faire acheté du livre.
Si avec l'iPad le matériel semble avoir trouvé son public par millions, le livre numérique lui tarde à convaincre et les libraires, et les bibliothèques et le lecteur.
Il va falloir guider la main vers le panier.
IDBOOX est une bonne approche si elle ne verse pas dans la facilité, je sais de quoi je parle j'ai succombé, de relayer le buzz sur tel ou tel livre électronique produit ou vendu par des guignols.
Le hard n'a plus besoin de notre énergie, en admettant qu'elle est servie à quelque chose, les gros bras s'ont rentrés dans la danse.
Les livres électroniques perdent de jour en jour de leur superbe, c'est de la quincaillerie.
Pour se démarquer ils devront mettre en avant le contenu dont ils sont les serviteurs.

jeudi 4 novembre 2010

La Pravda a de beaux jours devant elle

Cet article dans le Monde et sa conclusion : "Si l'internaute refuse de payer, qui doit rétribuer la culture ?
Pour plus de 60 % des sondés, de gauche comme de droite, c'est à l'Etat et aux collectivités locales de mettre la main à la poche. Un quart des sondés estiment que les entreprises doivent aussi participer à l'effort, conjointement avec l'Etat."
Si le livre est absent de l'étude, on peut imaginer un comportement similaire à son égard.
Parmi les vraies questions à se poser quand à l'avenir du livre numérique, le gratuit tient le haut du pavé.
S'il est légitime d'accéder gratuitement aux oeuvres du domaine public, merci Gallica, il est aussi légitime de ne pas laisser l'Etat et les collectivités nous imposer nos lectures.
Nous avons déjà des radios et télévisions sous contrôle.
Manquent une presse et une édition aux bottes de nos dirigeants pour rejoindre le rang des dictatures .
Les internautes sondés n'ont pas vraiment réfléchi à la question, internet rend-t-il vraiment bête ?
Quant à l'entreprise elle participe déjà à l'effort via la pub, et elle ne demande que de participer encore plus.
Plus elle vous expose et plus elle dispose de vous.