lundi 30 novembre 2009
Compter les points et attendre
Un nouveau lecteur dispo le 14/12 en Espagne avec 3 ans de garantie (dans un an il est obsolète alors 3 ans on s'en fout), un accord entre Texas et Netronix, une firme de Hong Kong lance un truc couleur pour Q1 et la couleur, qui a chaque fois semble bien palote, en 2010 chez PVI etc, etc..
SVM à fait un dossier spécial sur les e-books c'est peut-être pas du luxe pour se faire une opinion avant de mettre la main au porte-monnaie.
Côté livres numériques , un candidat aux nuits blanches ouvre une nouvelle librairie en Nouvelle-Calédonie (c'est juste à un clic, c'est pas loin), j'y reviendrai peut-être un autre jour, et SmashWord fait la nique à Feedbooks avec ses accords de distribution signés par Amazon, Sony et B&N (pour réussir aux US faut pas seulement parler la langue faut ausii être ricain, ils sont un peu xénophobes les ricains en commerce). J'irai bien chez SmashWords mais les ouvrages avec images ils n'aiment pas, je parle pas de la musique et des vidéos, une autre dimension pour eux et pour mal d'autres. C'est pas leur truc à tous ou presque.
Et je suis loin de tout suivre. C'est clair le syndrome Ipod/Itunes est présent dans toutes les firmes. "On ne nous aura pas une seconde fois", qu'ils disent C'est pas sûr ;-). Ca sera même peut être plus facile pour Apple, être seul sur un marché n'est jamais bon. Devant une offre pléthorique le chaland se tournera vers une valeur sûre, et les éditeurs aussi. Il va falloir choisir son camp car on ne pourra pas être présent sur tous les segments, et pour les normands, ou descendance, la pomme c'est pas mal mais le camembert aussi et puis les vaches ...
dimanche 29 novembre 2009
Ca cartonne chez Amazon
"For every 100 books we sell in physical, we sell 48 Kindle books," said Cinthia Portugal, a spokeswoman for Amazon.com. "This is up from 35 books for every 100 in May. Our customers tell us they read more with Kindle because they never have to worry about running out of books."
Une confidence faite au Pittsburgh Post Gazette. Merde ça cartonne méchamment.
Comment ils font ? Simple ils vendent ce que les gens ont envie de lire, et les amazoniens ils aiment lire Singer, Brown, Don et pas Dan, Meyer et plein d'auteurs que je ne connais ni d'Eve ni de Dante. Et visiblement nos questions métaphysiques, les miennes comprises, ils s'en tapent le coquillard.
Le Kindle une solution propriétaire? Oui et ils s'en foutent.
Epub? Quand nos clients en feront la demande on l'implémentera, franchement ça ne doit pas être trop dur, pour le moment on s'en fout.
Le tactile ben faut bien que Sony, le pionnier, sauve ses parts de marché, ce n'est pas une priorité pour nous.
Un clavier azerty pour la France, ouai "les fromages qui puent" (faut imaginer la doublure de Stalone dans les Guignoles) savent pas s'adapter ? Savent écrire ? Ah tiens je croyais que l'illétrisme était la seule chose non touchée par la crise. MDR Stalone.Evidemment il faut affiner car Don c'est moins cher que Dan , et Dan à 9$99 ça laisse combien de marge ? Pa en % mais en valeur %.
Et des questions de ce type on peut s'en poser bcp, mais pendant ce temps là ils vendent à Seattle et je pense que Bezos va quand même passer un bon noël en attendant la publication des chiffres de son bilan trimestriel. Une échéance intéressante.
samedi 28 novembre 2009
Scores et Gallica

Ne parlons pas des choses qui fâchent c'est à dire de l'argent, car les ventes des Guides MAF sont nulles.
Concentrons-nous sur le positif et tout d'abord le fait d'être référencé sur Gallica via I-Kiosque. Gallica pour moi c'est un nombre conséquent de documents lus à l'écran pour élaborer les guides (que d'argent économisé et de temps gagné). Les plus important à mes yeux ? Les études de Duhem sur le Vinci. Un trésor méconnu, juste une note de bas de page dans les bio, juste une référence dans l'épistémologie moderne, honte sur nous. Je comprends les biographes, se taper les 800 pages de Duhem sur la physique de Léonard ou Galilée ça fait peur ;-)
Pour me réconforter il reste les scores de Romagne et Marches sur les principaux sites de partage de documents et dans les "librairies" :
Calameo = 57 lectures 0 commentaires
Docuter = 203 vues 1 téléchargement
TXTR = pas de stats
Doxtop : 4 vues
Scribd= 902 lectures 55 téléchargements, 8 subscribers (je sais toujours pas pourquoi)
Evadoc = 34 vues (mais c'est vraiment récent alors pas significatif, les autres sites ont été alimentés en juillet)
Immatériel : 3 téléchargements depuis octobre
Livre pour tous : 5 étoiles 8 votes
I-Kiosque : je ne sais pas mais je voulais travailler avec eux pour Gallica. Mission remplie.
Conclusion : Je n'en ai pas, pour la bonne et simple raison que je n'ai jamais cru qu'il s'agissait là de la bonne tactique pour séduire le marché avec des guides hypermédia. C'est un passage obligé pour l'instant.
Sans notoriété je suis noyé au milieu des autres , c'est normal (enfin presque pour un nageur c'est pas terrible ;-)). Sans ma valeur ajoutée , l'hypermédia (pas de vidéo, et la musique est à dispo sur un site à part connu que des seuls lecteurs), le suspect ne peut être appaté.Sans argent pour communiquer, c'est l'anonymat garanti. Vivement plus tard.
vendredi 27 novembre 2009
7 bonnes ou mauvaises raisons de ne pas acheter un e-book
Dans la liste des bonnes ou mauvaises raisons diffusée sur Computer Worl j'en retiens deux : 1) Attendre la tablette de chez Apple. 2) Pour ceux qui ne peuvent attendre, attendre quand même ...la dispo du nook.
Cette démarche peut être rapprochée de la question qui taraude le responsable e-book de chez Eyrolles (interview Livre Hebdo) : "Que vendre et à qui ?"
Conteneurs ou contenus, électronique ou numérique, l'offre n'est pas sexy. Les partisans du livre et de son support papier n'ont pas bcp d'efforts à déployer pour couler une fausse bonne idée: trimbaler sa bibliothèque en poche.
Que vendre ? La réponse aujourd'hui pour 99,9999 % des éditeurs est : des livres. C'est nouveau, ça vient de sortir, si si je vous assure.
Pour moi, représentant du 0,0001 %, la réponse est "e-codex", et le seul support supportant ce type d'ouvrage hypermédia est un micro-ordinateur. Pas facile à transporter dans les rues de Venise, dans le bus ou le métro. Il existe peut-être d'autres approches mais elles se heurtent aussi à une technologie inaboutie du genre l'hyperlivre d'Attali, un tabac ;-))).
A qui ? Je ne sais pas. Segmenter et analyser un marché n'est pas mon job, je n'ai aucune compétence pour. J'ai conçu mes guides au pif, et pour le moment il faut croire que j'ai le nez bouché.
Le nook changera-t-il la donne ? Non pas encore, sauf si B&N l'ouvre (un tool kit) comme Apple l'a fait pour l'Iphone.
Alors encore une fois la firme de Cupertino serait-elle seule a pouvoir rivaliser avec Gutenberg, les frères Lumière, Edison et/ou Berliner, Marconi (oui tous en même temps, pas uniquement le premier)? J'en ai bien peur (c'est juste une expression) et on va bientôt le savoir.
Oui je sais Machin et Bidule multiplient les readers dans leur vitrines. Ils en vendent combien ? Oui je sais il n'y a pas une semaine sans qu'un nouvel acteur pointe le bout de son nez.
A mon avis, dans les services de marketing, l'Ipod est encore un cauchemar, hors de question de se faire baiser encore une fois.
On y va. Si ça décolle tant mieux, si non ce n'est pas grave. Souvenez-vous de la réflexion du PDG d'Hachette lors de l'achat de Numilog: "ce n'est pas le prix que ça coûte".
Quand on voit le kit d'E-Ink et les machines sous marques blanches, on se doute bien que les servives RetD n'on pas bcp planché sur les e-readers. Ca bricole. Seule Amazon avec sa plate-forme s'est un peu creuser les méninges.
Ce n'est pas suffisant pour bousculer un monde qui depuis 500 ans vit plutôt peinard. Ce n'est pas suffisant pour faire basculer monsieur tout le monde dans un nouvel univers, si ce sont là "nos" objectifs.
Après tout, le marché peut se contenter de vampiriser le papier. Dans ce cas pas besoin de se faire du mourron, c'est à la portée de tous les tocards de la terre fraîchement émoulus d'une école de commerce. Mais alors pas de révolution, ni même de disruption, juste une petite évolution de rien du tout. Pas vraiment bandant, cette histoire.
mardi 24 novembre 2009
Je reprends sans leur permission un texte rédigé par Alain Pierrot / Jean Sarzana envoyé à RV Bienvault pour diffusion. N'étant plus le bienvenu sur le blog de ce dernier et je le comprends, je "vole" ce passage pour le commenter, mais avant mettons nous sous l'aile protectrice de Dante pour pardonner aux uns et aux autres nos erreurs, nos inepties :
"Mais quiconque évalue le poids du thème
et l'épaule mortelle qui le porte
ne la blâmera pas si elle tremble"
"B. Un livre est dit « numérique » lorsque l'ensemble qu'il constitue est originellement réalisé sous la forme de fichiers informatiques par un ou plusieurs auteurs dont il exprime le discours construit sous une forme achevée avec le concours d’un ou de plusieurs éditeurs (2). Appelé à une large diffusion par la voie exclusive d'Internet, il ne peut être lu que sur un écran, qu’il soit fixe ou mobile (3). Lorsqu’une oeuvre numérique fait en totalité l’objet d’un téléchargement sur un support papier, cette opération lui confère sous forme dérivée les caractères essentiels d’un livre (4).
>> Un auteur ne pourrait plus alors utiliser un stylo, un crayon pour créer. Ce n'est pas sérieux la création n'a rien à voir avec la construction ;-)
>> "Diffusion par voie exclusive du net". Plus de réseau cellulaire (Amazon) ?Cette exclusive est inepte, comme toute les exclusives et celle qui suit va ravir les aveugles :" il ne peut être que lu sur un écran" . Ben voyons !
(1) Lorsque le livre naît de la mise en forme numérique d’un ouvrage originellement réalisés sous la forme imprimée, il ne s’agit pas d’un livre numérique, mais d’un livre numérisé [11]. La différence est manifeste, dans la mesure où le premier a une origine et une forme exclusivement informatiques, alors que le second doit son existence aux antécédents papier dont il procède.
(2) Les deux caractères constitutifs du discours – construit et achevé - étaient implicitement réunis dans le livre, à la fois objet physique et œuvre de l’esprit. L'approche numérique met à jour cette dualité originelle du codex imprimé. Or il faut bien la reconstituer autrement qu’à travers l’imprimé, afin qu’un lien subsiste dans l’immatériel entre le tout et les parties.
>> Un fichier n'est en rien immatériel (mais bon je chipotte), seule la phase créative, imaginative l'est.
Pour être numérique, l’ouvrage se doit d’échapper aux techniques autres qu’informatiques. Il ne peut être réalisé, publié, exploité et transmis que sous la forme immatérielle d'un fichier. A défaut d’une édition première intégralement numérique, l'ouvrage ne peut plus mériter ce qualificatif.
>> La réalisation ne peut qualifier un ouvrage, c'est la conception, l'esprit, qui s'arroge ce droit. Je conçois numérique ou pas. Nous sommes encore dans ce prisme, il me semble, de la lecture. Il faut penser "écriture".
L’intervention d’auteurs multiples sur ou dans une même œuvre est un des nouveaux aspects de la création numérique, qui échappe aux paradigmes de la littérature générale. De même, l’œuvre numérique invite à la conjonction de deux types d’intervention éditoriale, l'une sur le ou les textes constitutifs de l'oeuvre, l'autre sur la création entre eux d’un réseau d’hyperliens qu'on peut au-delà d'une certaine masse critique considérer comme une base de données.>> les bras m'en tombent. La Bible ne serait écrite que par une personne? Bon c'est une compilation, pas un livre ?
Alors exit les ouvrages collectifs, les pièces écrites à plusieurs mains, ils n'existaient pas avant ? La formule est malheureuse.
(3) Un ouvrage numérique ne peut être diffusé en tant que tel que via un réseau de même nature, et ce à titre exclusif, sauf à perdre sa nature pour en prendre une autre : celle de cédérom s’il fait l’objet d’une gravure, ou de livre s’il est téléchargé à partir d’une imprimante. Il ne peut donc faire l’objet que d’une représentation, toute reproduction lui imposant un changement de support et lui faisant ainsi perdre son caractère originel.
>> Eh bien si par hasard je sauvegarde le fichier sur un disque, une carte mémoire, il perd son caractère originel ? Ca tient pas debout.
(4) Lorsque l’oeuvre numérique adopte par téléchargement la forme imprimée, celle-ci appartient ipso facto au champ du livre, sous sa forme de codex (impression à la demande). Le livre apparaît dans ce cas de figure comme un produit directement issu de l’oeuvre numérique. On est donc à front renversé par rapport aux conditions classiques d’exploitation du livre pratiquées jusqu’ici.
C. Le livre numérique se distingue d'autres espaces interactifs en constante évolution et ouverts à tout intervenant extérieur:
- le blog est sans doute la forme la plus répandue de ces ensembles numériques, dont les participants ne sauraient être reconnus comme les co-auteurs de l'ensemble, pour autant qu'il reste ouvert. Si un blog fait l'objet d'une édition, fixant billets et commentaires d'une période donnée, les échanges de cette période peuvent acquérir le caractère d'œuvre achevée -et ses participants celui d'auteurs d’une œuvre collective– voire prendre la forme familière d’un livre imprimé [12].
- certains espaces numériques collectifs du type Wiki (Wikipédia, Wikisource,…), se présentent comme une maquette permanente, une sorte de périodique en écriture continue. A la différence du blog, chaque contribution vient amender l'ensemble sans pour autant prétendre lui donner sa forme achevée.
- il existe bien entendu beaucoup d’autres formules intermédiaires, notamment des espaces partie figés, partie ouverts, où peuvent s’incrémenter les apports des internautes [13].
La multiplication de ces initiatives montre que si les contenus nourrissent, les formats structurent. Il faut admettre que ces espaces, sous l’infinité de leurs formes, se prêtent mal à une définition générique et relèvent plutôt de la simple description, tout au moins au stade où nous en sommes.
>> Je ne comprends pas tout, pourquoi un blog à un instant T ne deviendrait pas un livre numérique? C'est à creuser.
On s’est accoutumé depuis longtemps à la double nature du livre, objet matériel et œuvre incorporelle, sans éprouver dans la sémantique ou la pratique éditoriale le besoin de les distinguer. Le développement de la numérisation et les nouvelles perspectives d’exploitation qu’elle offre aux œuvres de l’esprit conduisent naturellement à revenir sur cette ambivalence et, à travers elle, à retrouver les analyses de ceux qui ont fondé l’économie de l’édition. C’est ce souci qui a guidé notre démarche.
>> Oui bien que Chartier se soit attacher à le faire, la démarche, maladroite à mon avis, est intéressante. Il faut un début, vous vous êtes lancés bravo.
Celle-ci est loin d’être achevée: outre qu’elle peut être amendée et affinée, reste à préciser la portée juridique des notions qu’elle s’est efforcée de cerner.
Alain Pierrot / Jean Sarzana (mars-avril 2009)
Assassin’s Creed 2
lundi 23 novembre 2009
A la Page

Le site n'a peut-être jamais aussi bien porté son nom, il est à la page (moderne, branché etc.) Voir son ouvrage proposé par un libraire (merci encore une fois Immatériel) est intéressant, mais pourquoi :
1) Ne pas proposer un lecteur de livre numérique, peu importe lequel, aucun ne sait encore tirer parti de l'hypermédia ? L'offre contenu/conteneur ou vice versa fait sens en ces jours d'évangélisation.
2) Ne pas proposer les autres titres de la collection, voir comme sur Amazon dont la pertinence est parfois surprenante, des titres complémentaires (papier ou numérique) ?
Une autre question me taraude, comment gère-t-on les retours ? Satisfait ou remboursé, c'est bien , c'est même la loi de la VPC, mais une fois le guide téléchargé, et lu peut-être, comment l'acquéreur d'un temps le renvoie ?
Dans le cadre de la loi, si une procédure n'existe pas, l'acheteur peut parfaitement être le propriétaire d'une oeuvre sans la payer (j'achète, on me rembourse, je garde). DRM ou pas le principe est le même, c'est assez cool. Hadopi est contournée ;-)))
C'est peut-être pour cette éventualité qu'Amazon s'est voulu intrusif avec sa procédure radicale d'effacement. Elle est possible avec le Kindle, mais avec d'autres lecteurs non connectés makacheoualou.
Pour un marché embryonnaire ce n'est pas la question clé, mais demain comment Apple et consorts vont-ils gérer cette phase de l'après vente ?Est-elle gérée sur Itunes par exemple avec la musique ? C'est quand même de pognon dont je parle et ce n'est pas si anodin!
dimanche 22 novembre 2009
Amazon et les e-books, bizarre vraiment bizarre
Je pensais avec le post d'hier voir plus de réactions sur le net, je me suis leurré :-(
Pourtant j'y vois au moins une infraction à la loi française (celle que je connais, et je présume qu'aux USA ce ne soit guère différent) et une éthique pour le moins ...absente (encore une fois) :
- 1) Le refus de vente : Art. L.122-1 - Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation d'un service, sauf motif légitime, et de subordonner la vente d'un produit à l'achat d'une quantité imposée ou à l'achat concomitant d'un autre produit ou d'un autre service ainsi que de subordonner la prestation d'un service à celle d'un autre service ou à l'achat d'un produit.
-2) Une entorse et par extension un entrave à l'esprit de l'accord de Florence sur la libre circulation des livres. Si les états s'engagent à ne pas hisser de barrières à la circulation des idées via les livres notamment, pourquoi une entreprise s'arrogerait-elle un tel droit ?
N'étant pas juriste ou avocat j'ai peut-être tort mais je trouve lamentable cette éthique amazonienne qui supprime des ouvrages dûement acquis, qui stoppe la diffusion des idées sans motif légitime.
Si personne ne réagit qu'ils continuent.
samedi 21 novembre 2009
La libre circulation du livre

La libre circulation du livre semble s'arrêter aux portes de chez Amazon, ou de l'éditeur de The Lost Symbol. D'un côté Bezos nous propose son Kindle, de l'autre impossible d'acquérir l'ouvrage. Va comprendre charles.On ne peut pas être plus explicite en haut à droite de l'image (la capture de l'écran ce jour) il nous est signifié l'impossibilité pour notre région d'accéder au titre. A quel titre ?Ne pas nuire aux versions localisées ? C'est alors l'éditeur qui demande à son diffuseur un embargo. Question d'argent sûrement. Editeur/Diffuseur même combat ;-)) (je ne mets pas de s à dessein)
L'Index à encore de beaux jous devant lui.
vendredi 20 novembre 2009
Des chiffres
Tailler des croupières
Bezos pas gentil ?
Lu dans l'hebdomadaire pour bobo, le Nouvel Obs, dont les valeurs de gauche (paraît-il) sont gommées par les annonces du luxe et du grand capital, la phrase suivante : "Jeff Bezos userait d'argument forts pour "convaincre" les éditeurs américains de lui céder les droits électroniques (c'est quoi un droit électronique ?) de leur catalogue pour son lecteur numérique (j'aurai écrit les droits de leur catalogue numérique pour son lecteur électronique) Kindle. Il leur expliquerait qu'il serait dommage, pour eux, de se priver de sa librairie en ligne amazon.com, leader du marché devant B&N et Borders".
C'est une menace intéressante dont St Germain devrait tenir compte. Tout n'est pas rose à Seattle, l'électronique doit se nourrir de numérique et gageons que le fin mot de l'histoire à pour nom dollar. L'éditeur se fout d'une diffusion papier ou numérique ce qui compte c'est combien ? Combien d'exemplaires, combien d'argent? Les choses deviennent sérieuses sûrement. Le numérique commence à peser et chacun d'asseoir sa position. Bezos n'est pas le vilain commerçant brandissant le déréférencement sous le nez du pauvre défenseur de la culture. Les uns et les autres sont animés par le même ressort: le fric, et l'auteur n'a pas son mot à dire, pour l'instant.
jeudi 19 novembre 2009
Evadoc
De Byzance à Constantinople (Istanbul)
L'effet papillon et l'hypermédium
mercredi 18 novembre 2009
Marges ou pertes ?
"Eventually we moved our pricing there. It was the market reality that we needed to be competitive on the pricing ... It's not profitable, quite frankly, at that price, but consumers don't know what our profit margins are. They know what the pricing is."
Inetrview du responsable e-Reader de SONY, Steve Haber. Et ouai un jour il faudra bien expliqué au marché que le temps des pertes est révolu, ou alors il faut changer de BM!
Un prix plafond lié à un prétendu seuil psychologique c'est du vent. On en parlait déjà pour le litre d'essence lors du premier choc pétrolier (1973), résultat les pétroliers qui sont sourds n'ont jamais perdu d'argent. Sans marge l'économie s'écroule, plus de pétrole, plus de livre. C'est comme çà, ou alors on change de système.
mardi 17 novembre 2009
C'est pas bête
Ah ben c’est un peu pour ça qu’il est proposé avec une grosse promo.
Allez, pour motiver les troupes, un exemple d’utilisation qui peut suffire à accepter son prix : scannez toutes vos modes d’emplois, ceux de la machine à laver, du chauffe-eau et sa vidange, les petites notices techniques de tous les appareils qui trainent de la maison, créez des petits PDF de tout ça et hop! dans le Zinky. Tout sous la main, c’est le top."
Les commentaires sont souvent riches, plus riches que les posts ;-)
Amazon et sa réponse
I'm writing to your recent mail regarding rich media, video and music for Kindle for PC.
We'll consider your feedback as we plan further improvements.
Customer feedback like yours helps us continue to improve the service we provide, and we're glad you took time to write to us. I've passed your comments to the Kindle team for consideration.
Thanks for your interest in Amazon Kindle.
Best regards,
Santhosh V
Amazon.com
We're Building Earth's Most Customer-Centric Company"
Réponse "diplomatique", véritable intérêt, je n'en sais rien en tous cas ils répondent.
On ne peut pas en dire autant de Libération. J'avais exprimé le souhait de voir apparaître dans leurs pages spéciales "Ecrans" une rubrique sur les livrels. Pas de réponse, pas de rubrique. La presse française, même de gauche, est d'un conservatisme effrayant.
lundi 16 novembre 2009
Gagner du fric avec les e-books...c'est possible
Le site Kindle Review qui tient l'information de Crain's NY Business.com fait état d'un chiffre d'affaires pour Random House/Kindle en septembre à me faire palir d'envie : 22.6 M$ soit presque 10 fois plus que l'année dernière. Remarquez je me contenterai déjà du CA l'an dernier.
Seulement voilà, quelle est la marge (Xavier on attend la suite)? Plus ou moins que celle dégagée par le papier ? C'est un peu chiant ces chiffres pratiquement inexpoitables autour de la nébuleuse Kindle.
E-Bouquin nous en fournit aussi, parmi d'autres, 6% de ses lecteurs sont intéressés par le Kindle....contre 35 % pour le Nook (126 votants). Bonjour la claque, seulement le Nook sera-t-il un jour dispo sur notre sol. L'initiative est sympa mais sans rentrer dans les détails des procédures du vote, de la qualité des votants, enfin bref des biais, comment se faire une opinion valable ?
C'est le flou qui règne en maître autour du phénomème e-book et tout le monde semble s'en accomoder, pourquoi ?
Quand Dream Orange
Quand Dream orange s'intéresse au Nook avec un avis très favorable çà veut dire quoi ?
1) Une relance de Read and Go avec un nouveau matériel ?
2) Une veille technologique ni plus ni moins ?
3) Un accord pour une pénétration de B&N en France ?
A suivre
Le Livre Blanc de Lorenzo
Le Livre Blanc de Lorenzo est dispo. Pour les modalités : http://ple-consulting.blogspot.com/2009/11/le-livre-blanc-sur-la-prospective-du.html
Qu'en pense-je ? Je l'ai lu au mois de septembre avec une grille un peu particulière , je ne connais pas l'édition et l'interprofession du livre. Je n'en connais ni les acteurs, ni la mentalité, ni les objectifs. Mais j'ai quand même 2 ou 3 réflexions :
1) Les gens disposant d'un savoir autre font peur et quand on se résout à les appeler il est en général trop tard.
2) Le choc des cultures est inexorable. L'approche de Steve Jobs, par exemple, n'a rien à voir avec celle des acteurs actuels du livre. Les premiers disposant de plus d'argent et faisant preuve de plus de créativité mettront à mal les seconds. Ne pas le voir c'est se condamner. Reste à connaître l'échéance ? C'est le boulot de Lorenzo.
3) Si l'interprofession est trop conne ( sentiment partagée par C Kebs je présume), je lui suggère de mettre ses compétences au service des Nx acteurs moins petris d'a-priori, ce qui ne les empêche pas de commettre des erreurs, je pense à la stratégie d'Irex.
4) Plusieur fois je l'ai alerté sur les enjeux d'une nouvelle écriture plus pertinente à mes yeux qu'une nouvelle lecture. Cette dimension est encore absente de son ouvrage, un jour peut-être.
5) Pour finir une question: Pourquoi borner un livre à une quantité textuelle de 50 % ?
dimanche 15 novembre 2009
La pomme serait-elle pourrie ?
Après un post chez je ne sais plus qui, un pigiste du NYT revient sur ce brevet dont l'objet est l'intrusion de la pub sur les supports électroniques, tous les supports et pas seulement les e-books. C'est pas révolutionnaire. C'est en fait le modèle économique du "Gratuit",20 Minutes, Metro etc, de Google. Faut-il s'en alarmer ? J'avoue ne pas avoir d'opinion sauf sur un aspect. Je serais très emmerdé de voir une pub pour un site de rencontre liée à un texte sur la bi-sexulaité de Michel-Ange par exemple. Je présume que ce sentiment est déjà éprouvé par le scénariste TV quand une bande annonce crétine précède son travail. "Ferme ta gueule t'as déjà de la chance d'être diffusé." Je peux refusé, théoriquement, d'être distribué sur ce type de support, une utopie, mais je devrais au moins pouvoir accompagné un lecteur l'ayant choisi (pour une raison économique ou intellectuelle, après tout nombre de gens aiment la pub), avec un regard critique : "vous avez choisi mon travail, mais je n'ai pas choisi la bande annonce qui le précède, l'interrompt, le suit. Elle est intrusive et vous fait perdre le fil de mon histoire, vous tente, vous frustre. Profitez-en pour y réfléchir."
Pour le moment nous avons échappé à la pub dans les ouvrages libres de droit, merci aux bénévoles, mais pour combien de temps?
Apple à l'instar d'Eve pourrait bien nous tenter.
Quand l'homme d'ADE se lâche ....un peu
Faire du papier avec un support électronique est une connerie. Le lectorat est en droit d'attendre autre chose des auteurs, des fabriquants. La copie est servile, la créativité, moteur de l'homme, permet de s'en échapper. Depuis le 16ème siècle on ne se pose même plus la question d'une copie de la nature en peinture, c'est dépassée, M-A est passé par là. Et le monde de l'écrit devra lui aussi dépasser un stade qui depuis les tablettes d'argile n'a pas vraiment évolué. Gutenberg ou Aldo n'ont pas révolutionné l'écriture, juste l'économie de la lecture. La numérisation est d'une autre portée.
samedi 14 novembre 2009
Coach littéraire
Le Monde , une série d'articles sur le coaching littéraire et la phrase qui fait peur : "Ils auraient grand besoin de transiter par quelqu'un qui opère, sur le fond comme sur la forme, une mise aux normes éditoriales. Ensuite, je ne vois pas pourquoi quelqu'un qui a une bonne histoire, mais qui écrit mal, ne pourrait pas décider d'investir en faisant appel à un coach."
La norme éditoriale, littéraire par extension je présume, quelle horreur, c'est l' IA de "Google Write".
jeudi 12 novembre 2009
2010 Que choisir ?
Sûr que l'on va en parler sur les blogs : http://www.entourageedge.com/
Devant la profusion des annonces (annonce n'étant pas synonyme de dispo heureusement) il va être un peu difficile de s'y retrouver. Visiblement LCD+E-INK+Androïd (Google-Livres) est un tiercé gagnant. J'aimerai pas être à la place des importateurs de e-readers made in Asia estampillé Linux + E-INK, ce n'est plus suffisant à mon avis.
Le produit culturel des débuts se transforme peu à peu, et ce n'est pas plus mal, en lecteur hybride et Androïde visiblement n'y est pas pour rien.
Et le gagnant est..mon annonceur préféré
Je ne me souviens pas d'un tel comparatif l'année dernière on ne peut donc que se réjouir et en sourir.
mercredi 11 novembre 2009
Vendre le PRS600 trop fastoche....pas encore mais presque
Et moi de faire l'article. E-Ink, livres libres de droit "c'est bien pour les classiques scolaires" dit la jeune fille, les Guides MAF et le Dôme de Florence et la musique de Dufay (faut que je change de registre un jour) 3 minutes après deux autres mecs écoutaient mon baratin, prise de notes, une bibliothèque dans votre sac Mlle. Pour tester la lisibilité le jeune a mis un bouquin devant la lampe, assez forte ma foi, au-dessus du nouveau modèle. Visiblement le test est satsifaisant."
300 € c'est un peu cher" OK allez à la FNAC Boulogne elle solde le 505 à 149 € (si il en reste,199 à Velizy, va comprendre Charles).
"Et la couleur" 2011, mais pourquoi attendre ?
En rôdant un bon discours avec une démo plus sexy sur des titres bien choisis, le chaland serait vite convaincu. Reste à savoir qui paierait un démonstrateur ou une démonstratrice, Sony ou la FNAC ? C'est bientôt Noël les gens vont mettre la main au porte-monnaie, c'est balot de laisser passer ça. Parce que les e-readers on en achètera plusieurs dans notre vie, et quand une marque nous satisfait on hésite à en changer, mais bon ce n'est pas mes oignons.
mardi 10 novembre 2009
Bienvenue chez les branques.
Quand un brave mec parmi ces derniers proposera une énième biographie de François 1er son mac lui dira :
- T' as du nouveau coco ?
- Non, mais la dernière a été écrite il y 20 ans.
- Ben oui mais mon gars maintenant elle est inépuisable.
Tous les ans ont en imprime 1 000 à la demande et ça nous coûte pas grand chose. Alors ton à valoir et ta bio je m'en balance. J'ai une nouvelle machine avec un ROI à assumer moi, tu te rends pas compte. (Silence)
Mais comme je suis pas chien, tu sais écrire texto, hein? Alors balance-moi une bio du mec qui vient de dézinguer son arrière grand mère pour lui piquer son CD de "Bienvenue chez les branques".
Mais attention, les deux premier chapitres seulement. Si tu te plantes on arrête. A moins de 10 000 téléchargement sur TXTR, Scribd et Ibookstore pas la la peine d'aller plus loin, mon gars. C'est çà le 21ème siècle, et crois moi c'est bien parceque on est pote.
Tu sais, Google à un automate d'écriture de romans du tonnerre de Dieu. Tu lui files le pitch et il puise dans sa bibliothèque toutes les bonnes phrases ayant une proximité avec le sujet. Un petit coup d'IA et avant la zique.
D'ailleurs une idée me vient. On mettra les deux versions en concurrence et que le meilleur gagne. C'est pas trop fort çà?
Je te donne l'occase de te mesurer à Google Write. Pas de merci, on est pote, je te l'ai déjà dit et les potes en affaires c'est sacré. Biz à ta femme.
Work in progress
Sculpture, peinture et architecture, ces arts du dessin portés au plus haut par
Michel-Ange n’avaient pas une valeur suffisante pour classer « le divin » Buonarroti parmi les grands de l’espèce humaine. Merci à Jean-François Revel. En consacrant un article aux poèmes du Florentin, il m' offrit, non seulement la dimension manquante pour faire basculer le plasticien au panthéon des hommes d’exception, mais aussi le fil conducteur d'un nouveau guide. J'ai pris le parti, chaque fois que c’était possible, et le plus possible, de puiser dans le recueil des « Rime », le sonnet ou le quatrain pouvant illustrer, une œuvre, un être cher, une situation, une attente, une sensibilité, un lieu, etc.…
Cette approche pour déconcertante qu’elle soit (qui aime et lit de la poésie de nos jours ?) permet de partager avec l’écrivain des moments sans entrave, ou presque, quand il s’épanche sur une feuille de papier, contre le pape, les Médicis, pleure pour une femme, un amant, la laideur de son corps.
C'est pas encore fini mais sur un Nook, un Alex ou lecteur du même genre ça va déménager.
lundi 9 novembre 2009
Combien coûte ?
0,71 € par ouvrage. C'est pas donné ! Quand on songe au tarif préconisé pour un e-book 9,99 $ ou 6€ et quelques, c'est du 10 % et plus, c'est à dire le % concédé à un auteur.C'est le client qui paye soit mais c'est Adobe qui encaisse ;-( et un peu LULU je présume. Je n'ai pas opté pour ce service, je préfère prendre le risque d'un lectorat honnête et gagner plus, et changer le prix de vente, l'année de naissance de Léonard, m'ennuie je trouve ça drôle. Pour Michel-Ange j'hésite entre la mort et la naissance.
vendredi 6 novembre 2009
Ma chaîne du Livre
Première phase : Mon cerveau
Textes, images, vidéos, sons et musiques.
Les outils : Micro-ordinateurs, Word, Photoshop, Cdex, Omnipage, scanner, bibliothèques/médiathèques (Boulogne-Billancourt, Paris) Gallica et Amazon.com, PRS505, WEB, Acrobat. Notez l’absence d’imprimante (zéro papier). Octroi ISBN auprès d’Electre.
Premiers tests (corrections orthographe, avis critiques (3/4 personnes), mise en page spécifique pour écran 6’’, propriété des fichiers audio. J’ai une version pour écran 7’’ Irex aussi, mais vu le nombre de machines vendues j’ai laissé tomber.
Génération fichiers PDF non hypermédia (les enrichissements ne sont pas encapsulés) sans DRM (la protection est laissée à l’appréciation de la plate-forme de diffusion).
Seconde phase : La diffusion texte.
Diffusion ouvrages au format PDF sur Immatériel, I-kiosque et LULU (quand je pourrais télécharger les nlles versions, ça bug pour le moment).
Pour les gratuits en plus des 3 ci-dessus, Scribd (le plus visité), Livre pour tous, Docuter etc..
Google : 2 ouvrages sur 3 sont accessibles à 20 %.
La diffusion des fichiers hypermédia (musiques, vidéo, voix off) via un site Web hébergé par Free.
Troisième phase : Mise à jour des ouvrages (nouvelles versions).
Entre l’auteur et le lecteur, UN seul intermédiaire. Il pourrait ne pas y en avoir en acquérant par exemple une suite logiciels pour administration de plate-forme : Immatériel ou IziBook, mais pour 3 titres ça ne vaut pas le coup.
Reste maintenant à évaluer s’il s’agit de la bonne stratégie ?
PS : Alain Patez a quitté la bibliothèque de Boulogne pour rejoindre Hachette. L’homme est un pionnier du livre électronique…a vous d’en conclure ce que vous voulez.
jeudi 5 novembre 2009
Ca bouge chez Immatériel
Rue du Commerce, A la Page (j'ai pas trouvé la boutique livres numériques?), Gallimard et Mercure de France, des noms prestigieux et d'autres qui sonnent les "années bulles", voilà chez ou a côté de qui les Guides MAF se retrouvent grâce à Immateriel(pour en savoir plus).
Ils travaillent bien et leur CA augmente, pour les marges on attend la suite du post du 25/10, tant mieux pour eux et merci à eux de nous faire bénéficier de cette nouvelle vitrine.
Il est loisible d'imaginer les mêmes accords avec Pixmania, Surcouf et autres vendeurs de camelote proposant des e-readers. On verra si la cohérence d'une telle offre les séduits. Les libraires verront là de nouveaux concurrents biens connus des internautes.
Une visibilité accrue est-elle la recette pour de meilleurs ventes (si ventes il y a ;-)) ?
Je n'en sais rien. Le nombre d'ouvrages augmentant , le bruit va croissant et seule la notoriété d'un titre, d'une collection, d'une édition est à même de faire la différence (quid de l'originalité?). Je ne crois pas aux mots clés :vinci, homosexuel, ou Joconde sur Google Livres me relèguent dans les bas fonds, il en sera de même chez eux ou I-kiosque dont l'objectif est d'augmenter le nombre de références pour enfin rentabiliser leurs investissements.
En fait je me retrouve face à un problème classique (brick and mortar) de faire savoir. On en est tous là, mais sans un sous c'est pas simple.
Levi-Strauss
"L'humanité s'installe dans la monoculture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse comme la betterave." C. Levi-Strauss
Je ne suis pas connaisseur, mais pas du tout de l'oeuvre du Monsieur, pour preuve quand on m'a annoncé que Levi-Strauss était mort, j'ai cru qu'il s'agissait de l'inventeur des jeans. Et en plus je n'ai pas honte ;-). Alors quand IS me fait parvenir cette phrase, dont je ne connais pas le contexte, sans aucune vergogne je la récupère pour faire écho au célèbre vers de Baudelaire "les parfums, les couleurs et les sons se répondent" pour inlassablement promouvoir le décloisonnement de l'écriture.
mercredi 4 novembre 2009
Il est urgent d'attendre
mardi 3 novembre 2009
Kindle des sous pour les auteurs ? Pas sûr
Monde virtuel ou monde réel, faire de l'argent reste un exercice difficile.
lundi 2 novembre 2009
De fil en fibre
Pas grand monde sur notre sol en tous cas (voir encore les papiers du NE ce jour). Et pour ma part j’avoue avoir un train de retard sur un type comme Lorenzo.
Pourtant depuis quelques semaines des signes m’interpellent, m’intriguent, me perturbent. Le Media Book de Creative en est un. Il n’existe pas encore mais de chaque côté du Pacifique visiblement la réflexion dépasse la simple mimésie du livre. S’il fallait faire un parallèle avec la peinture je dirais que nous sommes dans la période où il est d’abord demandé de copier la nature, la référence. On sait que celle-ci, sans jamais vraiment disparaître est vite dépassée par l’Idée, la Création.
Le Nook, l’Alex et d’autres livrels à venir vont vers cette voie. Celle de l’hypermédia. Cette étape n’est pas vraiment difficile à imaginer, aborder. Si elle demande des moyens supplémentaires, ils restent facilement maîtrisables : production de musique, images, vidéo.
Seulement la grande claque vient du cinéma, d’Avatar. En regardant la bande annonce, je ne sais plus si nous sommes au cinéma ou devant une console de jeu. L’écran est devenu polymorphe. La numérisation est passée par là. Ce n’est certainement pas le premier du genre, mais c’est un déclic pour moi. L’auteur, le réalisateur, l’éditeur, le scénariste, le dessinateur, le programmeur tous vont devoir revoir leur copie, la bande de Cameron l’a revue.
Exemple : Un voyage entre Romagne et Marches dresse le portrait sommaire de Leon Battista Alberti. Il se trouve que Roberto Rossellini, un grand du cinéma italien, s’est fendu d’un film sur le bonhomme (et sur Pascal aussi). Méconnu en France il me sera très facile dans six mois (avec le web via le Nook par exemple), dans un an ou deux (sur un e-reader) de coupler l’un avec l’autre, si j’en ai les droits. Je ne les ai pas ? Que cela ne tienne je crée un avatar numérique de Leon, on possède son portrait en plus, et le balade à Rimini pour qu’il nous explique comment il a conçu le Temple Malatesta. Ce n’est pas un documentaire de plus, le texte reste le fil conducteur, mais disons que le fil s’est transformé en fibre. Le bit n'est plus cloisonné et l'imagination enfermée. C’est l’auteur qui choisira son écriture, suivant sa sensibilité (des écrivains derrière la caméra ce n’est pas exceptionnelle). Dans combien de mois aurais-je cette possibilité ? C’est une question de gros sous avant tout, le problème dun éditeur/producteur d'un nouveau genre.
