samedi 31 octobre 2009

C'est pas moi, c'est ma soeur...

C'est pas moi, c'est ma soeur qu'a cassé la machine à vapeur ;-))
Deux ou trois petites phrases d' A Gallimard et le landerneau du livrel et livren, animé des mêmes egos que tout un chacun,  s'émeut, se sent visé, attaqué dans son amour propre, s'emporte.
Et celui-ci de nous dire ce que doivent faire les éditeurs français, et celui là de nous prédire la fin d'un monde, et encore un qui sait comment le sauver ce petit monde qui ne voit rien et ne sait rien. De quoi je me mêle ?
Si vous êtes actionnaires, attendez la prochaine assemblée pour manifester votre mécontement, auprès d'Antoine, d'Arnaud.
Si vous ne l'êtes pas pourquoi vous faire du soucis pour eux ? Ils s'en font eux pour vous ?
Vous aimez le livre numérique, électronique, assez de blabla, retroussez vos manches, écrivez, produisez, réalisez, mettez vos belles théories en pratique.
Vous êtes peut-être un futur Gallimard, pourquoi pas ?
Vous n'osez pas! Sortez votre pognon investissez chez ceux qui ont choisi, non pas de suivre la voie d'Aldus, Aldo ou Alde (c'est louche tous ces noms pour un même homme ;-) et puis franchement à Venise c'est loin d'être un vaporetto (c'est un mauvais jeu de mots) ) ou Gutenberg, ils sont morts et enterrés depuis longtemps, mais celle de PVI, EPSON, ADOBE  et autres acteurs de cette guerre économique.
Pas besoin d'avoir eu entre les mains un exemplaire du maître "italien", du maître allemand pour relever les défis...que d'autres déjà affrontent.
La meilleure place pour voir un match de foot ou de rugby c'est sur le terrain.
 

jeudi 29 octobre 2009

Aristote, la Poetique et moi, pardon et nous

"Ici il ne sera question que de la tragédie; et pour en donner une définition exacte, nous rassemblerons tout ce que nous en avons dit. La tragédie est l'imitation d'une action grave, entière, étendue jusqu'à un certain point, par un discours revêtu de divers agréments, accompagné dans ses diverses parties de formes dramatiques, et non par un simple récit, qui, en excitant la terreur et la pitié admet ce que ces sentiments ont de pénible. Je dis un discours revêtu de divers agréments : ces agréments sont le rythme, le chant et le vers. Je dis dans ses diverses parties, parce qu'il y a des parties ou il n'y a que le vers, et d'autres ou il y a le vers et le chant musical." Aristote

Les agréments du stagirite ont influencé les hommes de théâtre et de cinéma (tous ils ont lu et étudié à fond la Poétique). Il était "facile" pour eux d'élaborer une recette  en mélangeant, avec ou sans talent c'est une autre histoire, textes (les dialogues) rythme et chants (la musique). En ajoutant les images ils font comme Sophocle qui ajouta le décors au théâtre. Avec l'opéra l'homme de musique peut lui aussi suivre les préceptes du philosophe par excellence. Pour l'homme de lettre la chose est moins aisée. Son support, le papier, est, était,  nettement plus contraignant que la pellicule ou la scène. Mais aujourd'hui la donne change car "notre", je suis désolé de m'inclure, support est l'écran. Plus moderne et démocratique, une définition qui sied au papier selon les conservateurs, y a pas car celui-ci est accompagné d'une révolution technologique la numérisation. Ecrire, produire ou reproduire de la musique, filmer, photographier, tous les agréments et plus encore chers à Aristote sont facilement accessibles à l'auteur, au réalisateur devrais-je écrire. Et si Aristote n'y voit visiblement aucun inconvénient, pourquoi en verrions-nous ? 


mercredi 28 octobre 2009

L 27-29

Les scénaristes américains aiment bien la Bible, y prendre une référence pour fil conducteur d'une énigme et nous ballader.  Hier soir chez Les Experts il fallait lire sur le cou des victimes verset 29,  chapitre 27 du Lévitique, soit L27-29 : « Tout interdit, par lequel un homme est voué à l’interdit, ne sera pas rédimé : l’homme sera mis à mort »  pour comprendre la motivation de notre assassin quotidien.
J’avais il y quelque mois remis en cause les œuvres de Platon mise à dispo par J-Y Dupuis, faute d’une telle indexation. Je pense qu’il y travaille. En attendant j’ai voulu comparé une recherche du L 27-29 sur la Pléiade, c’est l’édition de l’AT dont je dispose et une sur livren.

Pour le papier les choses son allées assez vite : premier volume deuxième ouvrage, et L27-29. Il faut 6, 7 manipes et moins d’une minute.

Pour la seconde, première surprise pas de Bible en français sur le projet Gutenberg, ni sur FeedBook  et Livre pour tous était HS. Ce n’est pas vraiment fondamental pour l’exercice mais bon c’est quand même une lacune. Il en existe peut-être une ailleurs ? J’ai téléchargé la version e-pub de The Bible, Douay-Rheims, Old Testament — Part 1, puis sur le PC via ADE pratiqué une recherche séquentielle comme sur le papier. On ne va pas bcp plus vite, mais la version E-pub ne diffère en rien de la version papier. J’ai ensuite fait une recherche par la fonction « trouver », en tapant 27:29 et là on est un peu paumer car des versets 29 d’un chapitre 27 il y en a plusieurs et on ne sait pas de quel livre il s’agit.

Sur le PRS 505 là c’est vraiment galère. On joue avec la table des matières qui met un certain temps à se rafraîchir et quand on est à la première page du Lévitique on ne sait plus vraiment comment procéder : page par page, en tapant un numéro de page en faisant une estimation du nombre de page  (je suis à la 156 de 832 et le Lévitique en contient 160. Si le chapitre 27 est le dernier c’est tout bon, si non il faut affiner et être un pro du calcul mental ;-)).
Bon c’est pas impossible mais j’espère vraiment que les prochains livrels seront plus sioux.
Taper L 27 :29  et zou : 27-29 : « Tout interdit, par lequel un homme est voué à l’interdit, ne sera pas rédimé : l’homme sera mis à mort ».
C’est pas cool mais à l’époque le premier mâle de chaque famille était sacrifié alors faut comprendre.

mardi 27 octobre 2009

Constance Krebs, le désaveu ?

Après avoir lu son rapport et ses remarques sur sa réception, pourquoi s'étonne-t-elle de la position de son commanditaire et d'un accueil plutôt glacial de ses recommandations par les gens du métier? Elle reprend page 17 les mots de Milad Doueihi " En simplifiant, on pourrait dire que l’environnement numérique est actuellement en crise parce qu’il s’est appuyé jusqu’ici sur certains éléments de la culture imprimée"
Ecrits en 2008, il aurait fallu un miracle pour que les choses changent. La culture du livre existe, celle du livrel pas encore. Le poids de l'histoire pèse sacrément lourd. 
Le choc des cultures n'est pas encore intervenu sur notre sol. Le monde du livre va prendre en pleine gueule celui de l'électronique, de l'informatique et des communications. Excusez du peu. Certains, Constance notamment, en sont conscients, d'autres pensent être bien préparés ou a l'abri. Peut-être. Mais face à Google, Amazon, Sony et autres France Télécom que pèsent l'édition française ? Que dalle. D'autant qu'elle ne fera pas bloc. On peut se gausser de l'offre international du Kindle, c'est une première phase, on en reparlera dans 6 mois.

Pour ma part j'ai trouvé dans chaque page, ou presque, matière à réflexion, à  actions, j'avais laissé tomber Google Livres, je vais remettre tout çà à jour par exemple. Concernant les réseaux sociaux j'avoue que ça me casse les couilles, mais s'il faut passer par là j'essaierai. J'affinerai avant avec Lorenzo Soccavo qui a d'autres idées.
La dame fait un réel effort en direction des auteurs, c'est appréciable de ne pas être ramené à un support et un format systématiquement, quoique son insistance sur XML est un peu barbante. 
Concernant l'écriture, une nouvelle écriture, je ne suis pas sûr que les choses soient très claires encore en son esprit, j' y reviendrai peut-être, mais elle en a conscience. C'est déjà çà.

lundi 26 octobre 2009

Gros sous... pas encore.

Sur le blog d'Immateriel   une histoire de % (voir notamment les commentaires de F Bon), au pays de la Perfide Albion une histoire de livre... sterling étudiée par KPMG. L'argent des e-books va devenir dans les mois à venir un sujet intéressant. Les premières constatations sur les deux rives du Channel sont amères pour le moment : le livren ne paye pas (il y a quelques temps L Soccavo  m'avait appris que le fondateur de Gutenberg.org n'était pas loin de vivre dans le dénuement, ça fait froid dans le dos).
Si 4 % des britanniques ont lu un livre numérique, 70 % d'entre eux n'ont pas dépensé un penny. 19 % ont bien voulu y consacré 5£ et 13 % entre 5 et 25 £. C'est pas lerche. Il faudrait d'autres données mais l'étude est payante.
Inutile de se plaindre, il faut faire avec. Pour le moment le lecteur est d'abord un consommateur séduit par le hard. Il acquiert plus facilement un livrel et peine à mettre la main à la poche pour une oeuvre (chose que ne sera jamais un e-reader, une oeuvre). Cet état n'est pas nouveau, les chaînes HI-FI avec seulement moins d'une dizaine de CD sont légions (ça meuble), une bibliothèque où les bibelots sont plus nombreux que les livres aussi etc...
Alors comment faire ?  
Je n'ai pas la réponse, mais la seule chose dont je sois sûr est qu'il est impératif de ne pas dévaloriser  l'écrit, ce qui n'est pas forcément clair pour tout le monde. "Bundeler" un e-reader avec 100 titres libres de droit est une approche quantitative mais aucunement qualitative. L'oeuvre est rabaissée au niveau du fichier, du bit. Idem pour un prix plafond. Idem pour une bataille autour d'un format (e-pub,PDF ou je ne sais quoi). Les chalands n'acquièrent pas un format, mais une oeuvre.
Pour ma part je pense qu'aller vers d'autres horizons de l'écriture est une piste, mais je suis comme tout un chacun qui se lance dans cette nouvelle aventure je ne gagne pas un rond. Alors mon opinion est comme un chateau de sable à marée montante...

Pisani suite

Après l'interrogations sur le quoi d'un blog, la réponse des lecteurs :“privilégier les usages d’une façon critique, suivre les tendances de fond (attention à ne pas confondre invention et innovation, par exemple) et s’interroger constamment sur la question de “qui s’approprie quoi” dans cette tension essentielle entre les utilisateurs qui ont de puissants outils dont ils ne prennent pas toujours assez possession et les puissants qui s’efforcent de se réapproprier un espace qui pourrait remettre en cause leur… puissance."

Je n'ai pas envie de me poser en donneur de leçons, chaque acteur de la blogosphère du livre électronique est assez grand pour se positionner, s'il le souhaite, au regard de cette attente des lecteurs. Ceux de Pisani étant peut-être plus matures que ceux de notre sphère, pour le moment. 

samedi 24 octobre 2009

Vous avez dit écriture

Sur l'Express une conversation entre J-C Carrière et des internautes sur le livrel.

"Bouquinades: On sait combien l'outil peut influencer l'écriture... Mais les tablettes numériques ne vont-elles pas également faire évoluer la lecture, en imposant des textes, voire des ouvrages, plus courts, percutants et immédiatement intelligibles, construits différemment des textes à lire sur papier? Et si ce modèle numérique se développe à grande échelle, comme on peut le prévoir sans risque, ne scindera-il pas la population des lecteurs entre les polyvalents, et les numériclecteurs, quasiment incapables de ne pas "décrocher" au bout de deux pages papier ?

Merci de votre attention.

Claire from Marseille

Jean-Claude Carrière: Chère Claire

Vous avez sûrement voulu dire: faire évoluer "l'écriture", ou tout au moins le genre des livres proposés, et non pas la lecture, qui reste soumise à un rythme oculaire et cérébral déjà ancien. On ne voit pas comment nous pourrions lire "autrement". "Ecrire", oui, peut-être. On a dit de la machine à écrire qu'elle avait favorisé un rythme plus saccadé, plus rapide. Je n'en suis pas sûr. On m'a souvent posé cette question, même en ce qui concerne le cinéma. Je ne sais que répondre, n'étant pas prophète. A des étudiants américains j'ai répondu un jour (pardon de me répéter): Est-ce que le passage de la plume d'oie à la plume métallique, au XIX° siècle, a changé la littérature? Personne n'en sait rien. Mais une chose est sûre: cela a changé la vie des oies."

Faire évoluer l'écriture, c'est bien là l'enjeu culturel que devront relever les auteurs du 21ème siècle. Visiblement pour l'imaginer il faut être d'une autre génération, si non d'une autre planète ;-) J-C Carrière confond les outils, machine à écrire, plume d'oie ou calame;  il n'y a pas disruption, d'ailleurs en y réfléchissant il y a même appauvrissement (faire un dessin avec une machine à écrire c'est pas simple).
Le matériel de l'auteur n'est pas un mais au moins double, calame et papier par exemple, écran et souris aujourd'hui. Et les limites de ces derniers n'ont rien de comparables avec les deux premiers (dernièrement je rêvais d'un écran gérant le chaud et le froid pour des jeux, je trouvais celà rigolo).
Depuis l'arrivée du Nook ou d'Alex la panoplie s'étoffe, le réseau fait son entrée en matière (c'est déjà vrai sur le PC mais le 2ème écran introduit une convivialité intéressante).
Si je reprend mes pistes,  je travaille  actuellement sur les sons et les vidéos embarqués dans le corps de l'ouvrage (un méga fichier PDF avec encapsulation des données, pour la vidéo j'attendais un rafraîchissement adéquat, mais sur PC c'est fonctionnel). 
Avec l'adjonction de la seconde dalle, plus  le réseau la donne est bouleversée. 
J' imagine (mais y parviendrais-je ?) le texte sur l'écrant E-ink (et le noir et blanc me convient bien) et les enrichissements diffusés en streaming sur l'autre et en couleurs en plus, c'est vraiment cool. Evidemment c'est un peu de boulot au début (recherche de logiciels, serveur web etc.) mais ensuite c'est bcp plus facile à gérer notamment dès qu'une mise à jour importante est dispo. C'est aussi bcp moins lourd pour le stockage sur le e-reader. Une condition quand même : Une navigation au sein du texte qui me permette d'activer un lien et ça c'est pas gagné.

Le PC est-il un lecteur de e-books ?

Les déclarations de S Ballmer, la version du moteur de rendu Kindle pour les PC et Macs, Scribd et autres plate-forme du même genre, sans oublier i-Kiosque avec FlipBook le laissent entendre si ce n'est supposé : le PC est ausssi un lecteur de e-books. Historiquement la chose ne fait pas de doute, mais pour combien de temps ? Sans études sérieuses difficile de se faire une idée juste des usages et comportements des lecteurs. Je pense qu'un Netvalue du e-reader ne tardera pas à faire son apparition avec un panel et ce d'auatnt plus si l'intuition de B Rives sur la pub s'avère être autre chose qu'une intuition.
Ce type de mesures, la plus connue sur notre sol est celle de Médiamétrie pour la télé, va bien au-delà de la simple audience. Il est évident que les éditeurs seront friands d'en savoir plus sur les livres stockés dans chaque e-reader, le temps passé en lecture ou surf sur le net, les sites de téléchargements favoris etc.. (en écrivant je me demande si je ne vais me relancer dans ce type d'aventure ;-))
Les plate-formes pourront enfin trancher. Continuer ou non de  proposer une version "FlipBook", qui demande un gros boulot ou se contenter d'une version E-pub ou PDF etc..car prendre ce type de décision sur le seul monitoring de son offre ou longueur de sont nez   est hasardeux.
Et si la pub rentre dans la dance l'outil de mesure deviendra indispensable car les annonceurs ou leur centrale ne savent pas faire sans. 
Le livre numérique financé par une lessive c'est sûrement demain car trop de gens y pensent, mais être au plus près du cerveau des suspects c'est bigrement excitant et sur les nx e-readers rien nous en empêche techniquement parlant.

vendredi 23 octobre 2009

Nook, Hook, Nook, Hook

Après "Hook", le Nook risque d'être dans les rêves des "enfants" sages. Franc succès médiatique a concrétiser en espèces sonnantes et trébuchantes. En attendant le Kindle cartonne selon les chiffres du Q3  et "the eBook reader, the Kindle is the best selling item on the site in both unit sales and in dollars highlighted a strong third quarter report."
Les conseilleurs n'étant pas les payeurs, ni le Gartner, ni les bla(o)gueurs, ni tous ceux dont ce n'est pas le pognon n'ont de conseils à donner à Bezos.
En attendant le Nook devra faire avec Hook. Un article dans le Monde sur le petit monde des pirates  qui aujourd'hui cible le livre. Tout ce qui se numérise se pirate, c'est comme ça.
400000 exemplaires de Lost Symbol hors marché circulant sur le net est-ce autant de ventes perdues ? J'en sais rien mais c'est quand même bcp si le chiffre est exact.
Marché blanc, gris ou noir, contre-façons et copies, vols, démarques inconnues le monde réel lutte depuis des siècles contre la malhônneteté en l'endiguant parfois sans jamais l'éradiquer. Sur le Net c'est pareil. Je pensais que le prix était un argument, non les voleurs ont ça dans la peau et en plus c'est facile (même pas le goût du risque).

mercredi 21 octobre 2009

La FIAC c'est comme les E-books



Les E-books vont-ils tuer le livre papier, l'art contemporain est-il de bon goût ? Ces questions,  attrape nigauds, sont débattues sur nos ondes ou dans les dîners en ville (parce que à la campagne ils ont autre chose à faire, je sais pas quoi mais c'est sûrement plus intéressant). Chacun évidemment y va de son avis. J'ai pas vraiment envie de débattre sur l'art contemporain, merde ou pas merde, c'est selon. Des oeuvres de notre temps sont très  fortes, le Christ de Peter Fryer par exemple exposé ce printemps à Gap (photo), et d'autres seront vite oubliées.
Ce débat sur l'art contemporain ne date pas d'hier, ni d'avant hier. C'est d'ailleurs ma ligne de conduite dans les dîners.
- Vous connaissez Vasari, vous connaissez Pontormo ? Eh bien le premier, père de l'histoire de l'art,  reprochait au second ses expérimentation, son anti-classicisme, ses influences, son modernisme. Pontormo était même traité de fou. Ils étaient contemporains l'un l'autre, au milieu du 16ème siècle.
Que reste-t-il du travail du premier, des oeuvres et du second pourtant voué aux gémonies, des chef-d'oeuvres. Alors mettre tout dans le même sac , c'est idiot. Lorenzetti, ou les peintres byzantins sont toujours là à nous parler, sans évoquer l'homme pariétal et Fryer aussi nous interpelle.
Et des histoires comme celle-ci il y en a plein et je ne les connais pas toutes.
L'art contemporain n'est pas plus de la merde que l'art de nos ancêtres. Il faut juste se boucher les oreilles, se documenter et laisser dans un premier temps nos yeux nous guider vers le travail des gens de notre temps.
Penser que l'E-book tuera le papier, c'est pareil, personne ne le sait. Ni moi, qui est choisi poutant d'être un pur writer numérique, ni lui le blogueur, ni lui l'écrivain au talent reconnu. On n'est pas obligé de choisir son camp, même si parfois être radical a du bon. Seulement les nouvelles machines nous permettent de nouvelles expérimentations à nous de les exploiter pour donner un coup de vieux à Aldus ou Giunti (qui existe encore) et dans 100 ou 150 ans on verra bien. Plus personne ne cherche un livre sur parchemin , oui des collectionneurs mais c'est autre chose.
Pour la FIAC, qui ouvre demain, j'ai décidé de ne plus y aller, trop cher pour mon porte-monnaie. 

PS : Au fait je suis tombé dans le panneau, nigaud que je suis.

Androïd, 2 écrans et un peu de jugeotte = tiercé gagnant

L'état de l'art du livre électronique vient de franchir un cap, le Nook et l'Alex viennent d'y apporter un sacré coup de jeune. 
Ce ne sont pas les deux écrans qui sont porteurs de cette cure de jouvence, mais Android. L'OS acquis par Google  semble pousser les ingénieurs à dépasser la simple mimésie livresque.
Je vois mal dorénavant un nouvel assembleur ne pas se poser la question de l'OS avant de proposer un nouveau produit. 
Mountain View VS Cuppertino, VS Seattle si Microsoft rentre dans la danse, voilà sûrement la triade qui donnera à Gutenberg un coup de vieux.  
Il reste aux auteurs  à explorer ce  terrain fichetrement intéressant.

Immatériel

Accéder au "backstage" d'Immatériel est à la fois impressionnant et excitant. En référençant, uplodant et inscrivant votre ouvrage vous n'êtes plus qu'a 7,6,5,4,3,2,1 étape de la mise en vitrine. Ensuite il ne vous appartient plus, c'est bizarre.
Sauf que sur votre disque dur il existe la prochaine version du Léonard que vous enrichissez, du Michel-Ange que vous rédigez avec peine.
L'un des moments les plus délicats est le choix du prix. 9€99 pour plier à la pression du "prix fichier" ou 14€52, l'année de naissance de Léonard, pour tenter de valoriser votre travail ? J'ai choisi la seconde option, pas sûr que dans mon cas le prix soit une barrière, il existe bien d'autres obstacles avant.
Ensuite vous passez au "frontstore" et là votre opus est accompagné par d'autres livres, notamment l'Oeuvre de Zola. C'est pas mal. Si j'avais à choisir je pencherai pour  la Divine comédie de Dante et le Faust de Goethe.
 

mardi 20 octobre 2009

Découverte du PRS 505 par Dupuis (Bibliothèque du Québec)

L'homme travaille bcp sur les ouvrages numériques et il découvre comme d'autres les faiblesses des matériels proposés. On est effectivement obligé d'utiliser une taille de police plus grande pour une lecture confortable en mode standard (en mode M et L c'est n'importe quoi). J'utilise un garamond 14 et 15 pour l'italique. On est effectivment obligé de jouer avec les marges gauche droite (F BON avait eu une bonne idée en jouant aussi avec le carter gris des PRS vendus en France, mais le gris n'est pas standard) celles du haut comme celles du bas. Il n'aime pas bcp E-pub il n'est pas le seul. Quand on s'y frotte sérieusement on comprend vite sa douleur. Les blogueurs qui l'encense sont des blagueurs. Quand j'ai proposé à l'un d'entre eux de se pencher sur mes fichiers avec tableaux et images: refus. Et le produit proposé par DNAML ne les gère pas correctement (dixit F Douin un autre besogneux).
Les choses s'améliorant on verra si les nx matériels avec des nx moteurs de rendus gèrent mieux le travail des auteurs. Pour ma part je reste sceptique, car la mise en page sur un 5", un 6" ou 9" ne peut être la même. l'Ergonomie commande de s'adapter à nos sens et pas le contraire.

Pour une fois


Pour une fois je vais mélanger les blogs et vous parler d'un artiste, un peu. Pontormo. Pourquoi lui ? Je l'ai découvert en travaillant sur Michel-Ange. Au détour d'une page chez Vasari, qui ne l'aime pas, on apprend l'opinion bien veillante du sculptuer du David à son égard. Il lui cède même des cartons pour les mettre en couleur. Ce n'est pas exceptionnel mais c'est un signe, quand on connaît l'égo du Divin. Les deux hommes devaient laisser une empreinte indélébile à San Lorenzo, l'église des Médicis. C'est vrai pour le "père" du maniérisme, c'est malheureusement faux pour son épigone le plus doué. Les fresques sur lesquelles il travailla pendant 12 ans furent recouvertes à jamais pour de sordides raisons.Le schisme de l'Eglise est passé par là, la guerre aussi, la chute des pouvoirs et son cortège d'exils et de vengeances meutrières aussi. L'inquisition reprend du service. Le Jugement dernier de M-A s'en souvient encore. Alors pour "le petit maître" toscan, je n'aime pas cette qualification méprisante, vous parlez.  

Seracini, un spécialiste de l'art assez inventif, se bat depuis des années pour tenter de mettre au jour une fresque du Vinci dans le Palazzo Vecchio, voir mon  blog sur Léonard et M-A. Mais pour Pontormo personne ne lève le petit doigt. Quand un artiste est maudit, il est ....maudit. Ce qui n'est pas le cas évidemment pour le maître de la Joconde.

Alors où veux-je en venir ?. A la réalité augmentée. Ce concept un peu fumeux, par moi absolument pas maîtrisé, pourra un jour très proche nous permettre sur nos écrans de e-reader de faire revivre les fresques de Pontormo, en partie seulement car le matériel nous manque dans ce cas précis, pas pour Cluny par exemple. Il est vain d'espérer de notre vivant voir une campagne de restauration des fresques de San Lorenzo, mais vous emmener au coeur de l'église et par l'entremise d'un écran vous permettre de revenir 500 ans en arrière, ça oui. Et des exemples de ce type il en existe des milliers, l'histoire de l'art va prendre un coup de jeune.

lundi 19 octobre 2009

5 votes 5 étoiles

Entre Romagne et Marches sur Livres pour tous 5 votes, 5 étoiles. C'est pas mal.

L'avis d'un toscan, forcément partial ;-),  aussi sur les Guides MAF : " Bonjour Monsieur,

Je tiens à vous féliciter pour votre travail sur la Toscane. Passionné par léonard de Vinci, j’ai vraiment apprécié votre travail.

Cordialement  Lucien Ramacciotti"


Ben voilà


Il s'appelle Alex.

Sur Teleread l'écho d'un CP pour un nouveau reader peut-être hypermédia. Un écran type E-ink pour la lecture des essais d'envols de Léonard à Fiesole, un écran type I-phone (la technologie m'importe guère) pour la vidéo d'un milan en plein vol comme il les observait pendant des heures.

C'est le e-reader dont je rêvais, ils l'ont peut-être fait.

Amazon et Kindle font peur

L'angoisse des éditeurs et maison de presse françaises relayée par 2 articles sur Libé
Et on devrait avoir pitié ? Certainement pas. Tous ces gens jouent dans la même cour, avec les mêmes règles : celles du plus fort, du plus gros, du plus méchant, du plus riche. Quand ils vous écrasent c'est normal c'est au nom du profit. Quand ils sont en danger: Sauvez-nous au nom de la culture. Sauvons qui ? Les actionnaires, les employés, les auteurs ? 

Pour les sourds

Un interview intéressante dans Livres Hebdo de Tony Gartano. Morceaux choisis : "Je sui un éditeur à l'ancienne pour lequel l'instinct et la culture sont essentiels. De nos jours, d'autres valeurs, comme le marketing, prennent de l'importance (doux euphémisme je pense)...Aujourd'hui Francfort, c'est stakhanovisme et Blacberry".

So what ?

Eh bien il suffit d'analyser les valeurs du marketing pour appréhender la tournure des choses. Le livrel sera un produit "Kleenex", d'ailleur les mecs de chez Procter et Kimberly ne verraient  pas d'un mauvais oeil un bureau à ST Germain, et le consommateur sera berné par la com. Car sur ce marché merveilleux du livre électronique personne n'imagine vendre de la merde, et pourtant. 

dimanche 18 octobre 2009

Quand le débat tourne court sur Aldus

Un échange qui aurait pu être fructueux sur Aldus 2006 tourne court car visiblement RV Bienvault ne m'apprécie pas. La question tourne autour de la notion de catalogue d'un éditeur, d'un libraire, et plus précisément du fond de catalogue d'I-kiosque qui a ses yeux ne vaut pas un roman de Giono. Outre le mépris pour le travail de F Douin, celui qui se voudrait l'épigone d'Aldus n'accepte pas que l'on puisse remettre en cause la mission éditoriale de ses anciens confrères (reconnaissance du ventre oblige). Pour ma part je pense que celle-ci est plus motivée par le commerce que par la culture. La vidéo sur Gilles-Cohen-Solal, le compagnon de la fille d'Ormesson éditrice de son papa, est révélatrice. L'homme en question se pâme devant les chiffres réalisé par Gallimard. Le talent d'un éditeur  se juge sur sa capacité à faire d'une daube un succès. C'est la "culture" de St Germain. Quand Lorenzo Soccavo tente de faire éditer un ouvrage sur les perspectives du livrel, les refus essuyés sont motivés par ...vous devinez. Et des histoires comme celles-ci vous en connaissez tous. Celà ne veut pas dire que la culture est absente, elle est loin d'être prioritaire, c'est un fait il me semble. L'édition à compte d'auteur est un autre exemple de l'état d'esprit des éditeurs : Je ne crois pas en votre travail, mais si vous me payez pour.... j'y crois. Pitoyable.
Pour en revenir au fond de catalogue, on en parle comme un fond de tiroir, cette notion deviendra caduque d'ici peu avec la numérisation des sanctuaires du livre. L'approche quantitative de Google a celà de bon, c'est quelle se fout de Giono (que je n'ai jamais lu) comme de Jean de Paris dont je vais lire la biographie vieille de deux siècles car à l'époque on s'intéressait au peintre qui avait enseigné à Léonard l'art du pastel. Il n' ya plus de fond ni d'oubliettes, tous les auteurs peuvent ressugir à la lumière, sans distinction de talent ou de succès. D'ailleurs depuis Uderzo et son compère on sait que le talent c'est de l'argent ;-)
Quand à l'opinion de Bienvault à mon égard, il reprend en gros celle de Johny  sur Antoine, on règelra ça d'homme à homme.

 

samedi 17 octobre 2009

Marrant

Lire l'article sur le lancement du Kindle dans le Monde, car ce n'est point seulement en France n'est-ce pas ;-), pour ne rien apprendre est une expérience enrichissante (double entrée vous l'aurez notée).

Il faut attendre près d'une semaine pour un semblant d'analyse étayée par deux ou trois phrases insignifiantes et des prédictions d'instituts dont les chiffre sont toujours faux.

Le plus grave pour un journal de ce type est d'être à la ramasse.

Pisani sur son blog a raison de voir l'info mieux traitée et plus rapidement via la blogosphère  et autres "sifflements". J'y croyais pas mais il faut que je me rende à l'évidence. 

Lorenzo et l'écriture

Un échange intéressant avec Lorenzo Soccavo sur son blog. Mon expérience, un savoir limité donc, sur l'écriture est récente et je n'ai comme sujet unique de réflexion l'expérience de Léonard (voir mon blog sur l'écriture hypermédia). En y réfléchissant un peu le couple support/écriture me semble indissociable. L'auteur ne peut aller au-delà des qualités du support, encore faut-il essayé de pousser les dites qualités à l'exemple des pliages des livres pour enfant. Il doit se plier à la pierre, à la cire, au vélin etc..

N'étant pas un spécialiste de la chose vous avez peut-être des pistes vous aussi sur le sujet (lectures, réflexions) aidez-nous. D'avance merci.

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Amazon et son réseau

Le réseau des "partenaires" Amazon est mobilisé pour vendre le Kindle. Amazon France propose de s'inscrire au programme sur le site US et de toucher une commission de 10 % en cas de vente.

Ce pourcentage intéressant doit encore laissé à l'entreprise de Seattle au moins une marge brute de 40%.
50 % c'est la marge  que s'octroie l'assembleur quand en directe il vend son produit sur le marché. C'est vrai pour Amazon mais aussi pour les autres. Quand vous sollicitez un assembleur pour devenir revendeur - 30 % sur le prix public vous sont en général accordés. Chez Irex c'est moins paraît-il. 

Y a encore de la marge pour une baisse de prix.


jeudi 15 octobre 2009

Cool-Er bientôt en France.

Voici un message reçu cet aprem :" We’re having an incredible response [  à un mail que j'avais envoyé il y a quelques mois sur les conditioons d'achats ] to and have been inundated with enquiries from over 40 countries about COOL-ER. This has brought us some challenges and we’re sorry it’s taken us a while to get back to you.  The good news is, we now have more people on board so we can move things along a lot more quickly and would be very interested in referring you to our distributor in France, who we are in the process of setting up. We will be in touch to let you know contact details for our distributor as soon as we have them ..."

Eh bien Noël s'annonce prometteur, les prix vont certainement baissés concurrence et nouvelles machines en lice pour Q1 2010 obligent.

Culture de l'écran

J'ai lu la note de synthèse sur l'enquête de nos pratiques culturelles en 2008 j'en extrait ceci :"Cette évolution a définitivement consacré les écrans comme support privilégié de nos rapports à la culture tout en accentuant la porosité entre culture et distraction, entre le monde de l’art et ceux du divertissement et de la communication."

La culture de l'écran, ou la culture à l'écran, voilà ce que consacrent nos concitoyens dans leurs pratiques.

Il faut être en phase avec leur mode de vie, qui sont aussi les nôtres. L'écrivain du 20 ème siècle ausi talentueux soit-il doit muer vers d'autres écritures s'il veut vivre avec son temps. Ce n'est pas obligatoire mais fortement recommandé pour faire passer son message. 

L'écrivain moderne ne sera pas lu mais lu, vu et entendu.

Le débat l'e-book va-t-il tuer le livre est pour les nigauds.

L'écran s'imposera avec ses codes, ses auteurs, ses pratiques. L'e-reader est un screen-reader avec ses spécificités qui ne seront pas celles du papier, ni celle du cinéma ou de la télé.  

L'auteur papier a encore des années devant lui, un public,  mais son écriture risque de devenir désuète, tout simplement.

Pour les autres plus de peur de la page blanche, mais celle d'un écran noir ou gris, d'une piste muette.


PS : Au fait concernant les chiffres de lecture des livres ça fait peur .

Plate-forme or not ?

B Rives insistait sur le fait que Kindle n'est pas seulement un lecteur (e-reader) mais une plate-forme. Txtr (prononcé texter) a choisi le même modèle de distribution, et ne parlons pas de B&N qui non seulement va donner un vrai coup de vieux aux livrels mono-écran mais adopte un modèle identique avec une puissance de feu considérable (c'est peut-être la seule alternative à la disparition du libraire dans la distribution numérique). Les épigones d'Apple semblent mieux armés pour convaincre un marché pour le moins fébrile, et si la pomme rentre dans la dance je vous dis pas. Chez nous, qui osera adopté cette démarche ?  Une start-up, une chaîne de librairie, Bookeen? Je ne suis pas devin mais le temps des solutions non globale semble compté. Le partenariat est une option à court terme car en général l'égo de chaque acteur conduit au clash. Pour les importateurs de livrels sans valeur ajoutée forte, très forte c'est bientôt fini. Je suis plus optimiste pour les plate-formes de diffusion dont les auteurs/éditeurs ne seront pas dans le circuit (directement ou indirectement) des gros. Même en étant présent chez Google ou Apple, le bruit autour d'une requête fait qu'un titre peut ne pas être accessible; pour l'être il faudra payer plus cher (modèle de google sur le moteur), pas forcément intéressant.

mercredi 14 octobre 2009

Scribd

Ca se passe comme ça au pays du Mc Do.
Avec 606 lectures et 36 téléchargements sur Scribd, je me suis dit que je pouvais après I-Kiosque mettre à dispo La France et La Toscane de Léonard (j'attends la fin de la semaine pour Immatériel, les contrats  sont signés) sur la boutique de Scribd. Après avoir demandé hier soir si cela était possible, j'ai eu la réponse suivante cette nuit : 

"Hello, 

Many of our international members have expressed interest in the Store, and we're eager to extend our Store offerings globally. However, there are several important legal and logistical issues to work out first, and I cannot estimate when the Store will open outside the USA. I appreciate your patience while we work out the details required of an international book seller."

Intéressant , non ? 

PS : Pour Google Edition, on en parlait déjà il y a deux ans, j'attends le contrat modificatif étant Partner depuis les premiers mois. Je vous tiendrais au courant des conditions tarifaires, le pognon c'est important non ?

Sur Europe 1 ce matin

Face à Yann Queffelec et Guy Carlier Laurent Picard (Bookeen) n'a pas pesé bien lourd. La question toujours la même : l'Ebook va-t-il tuer le livre ?

En trente seconde la messe était dite. L'écrivain breton jouait avec talent sur les cordes de la sensibilité, du tactile, de l'amour. La langue de pute de service n'a pas eu besoin de forcer pour enfoncer le clou (sa sortie est superbe). 

S'il accepte de débattre sur cette question à la con dont personne n'a la réponse, le candidat au suicide ne peut s'appuyer sur les données marketing(quantitatives) du marché US. Autant parler du nombre de Big Mac ingurgité par chaque américain, c'est plus instructif.

L'auditoir de la station aura retenu que l'E-book c'est un Iphone en plus grand ou une ardoise magique. Seule Julie pouvait sauver Picard du naufrage...si elle avait su ce qu'était un e-book.

mardi 13 octobre 2009

Si un américain l'écrit

"The problem with these devices is that they encourage quick print-to-e content conversion and nothing more"

Si un américain l'écrit la blogosphère s'en émeut (La Feuille par exemple).
Il ne faut  pourtant pas aller très loin pour lire soit chez Rives soit chez moi la même chose,  et ce  depuis deux ans au moins, avec exemples et productions à l'appui. 
Nous ne dénonçons pas seulement nous tentons de faire progresser les choses avec plus ou moins de succès, plutôt moins que plus d'ailleurs ;-(.  
En France j'ai rencontré Sony, Bookeen (de loin), Foxit et Irex, mais les assembleurs sont bouchés. Ne compte pour eux que le nombre d'unités vendus, la culture n'est pas leur business, la créativité est une inconnue sur une ligne de bilan.
Un petit espoir avec le nouveau contrôleur d'Epson dispo pour Q1 2010 avec la gestion d'un curseur (si j'ai bien compris) mais à confirmer.

Umberto a pris un coup de vieux!

"Le livre, c'est une série de pages de texte et/ou d'images réunies ensemble par quelque truc technique qui rend possible le feuilletage. Voilà la structure du livre. Que les pages soient en parchemin ou papier de bois comme aujourd'hui, cela n'a pas d'importance.....L'e-book, sur lequel le feuilletage est possible, a beau se présenter comme une nouveauté, il cherche à imiter le livre. Dans une certaine mesure seulement, puisque, sur un point au moins, il ne peut l'égaler " Télérama

La photo d'Umberto nous avertit, le sémiologue et romancier a pris un coup de vieux (pourquoi la changée ?, Le lectorat n'assume pas l'image du vieux monsieur ?). Je sais dans le concert de louanges, je suis la voix discordante, le mec qui ne comprend rien. Et je l'avoue je ne suis pas allé au bout de l'interview, les premières lignes suffisent (concernant l'e-book, pour la Liste c'est autre chose). Conservateurs gardez cette sublime opinion en souvenirs d'une culture du plomb.

A l'âge du silicium Monsieur Eco, qui jamais ne me lirez, le "livre" devient "Livren" et le n change tout. Il n'est plus constituable de textes et d'images, le grand Léonard  et Champ Fleury dans son sillage y voyaient l'art du dessin, mais de pixels, sans exclusive. Pour être concret,  textes images animées ou non, sons, harmonieux ou non, se répondent (pour inscrire en vos mémoire lecteur le vers de Baudelaire).

Nous sommes d'accord le livre est du domaine du papier, quoique la première version du Déluge sur une tablette d'argile ou le code Hamourabi posent problème,  du passé.

Le LIVREN est du domaine de l'écran, du futur. Si le e-reader des premiers  âges singe le livres il n'en restera pas là.

La question de la disparition du papier (pour le livre/livren ou l'affiche) n'est pas uniquement d' ordre culturel, elle dépend  aussi et peut-être plus d'enjeux économiques, écologiques.

L'analogie peinture/photo papier/écran n'est pertinente que si l'auteur ne s'émancipe pas de cette âge du plomb. La lecture numérique est une foutaise, un sujet de dissertation pour temps à perdre. 

L'enjeu, la vraie disruption culturelle, c'est l'écriture numérique.  Et elle seule. Cette écriture qui seule, et seulement elle, est dématérialisée car conçue dans notre cerveau avant d'être projetée à l'écran.

lundi 12 octobre 2009

En attendant

On attendait l'I-tablet on aura l'I-Qooq. Taillevent peut-être fier de ses émules, ils ont tout compris avant les héritiers de Dante (moi c'est celui que je préféère Dante). A force de ne voir que par le filtre du roman, on en oublie les bonne vielles recettes.

vendredi 9 octobre 2009

B&N dans les blocks

B&N dans les blocks pour le mois prochain avec un 6"E-ink tactile et clavier virtuel, c'est le chapeau d'un article du WSJ. D'autres creuseront.

jeudi 8 octobre 2009

Levy en numérique chronique d'un flop annoncé ?

Or donc le 2 décembre Levy sort en numérique son dernier roman et le précédent. Dans un premier temps j'étais enthousiaste, je le suis moins ce matin après mon bain. Seulement moins, c'est peut-être une occasion loupée.
Ce monsieur par son poids dans l'édition française peut faire basculer un certain nombre de personnes vers le numérique, moins que Weber peut-être mais plus que moi ;-)
Seulement le numérique n'est pas un mais multiple (et pour les éditeurs c'est vraiment cool)
Le succès de cette sortie profitera-t-elle à l'Iphone ou aux E-Ink readers ?
Seuls ces derniers m'intéressent et pour qu'il y ait comme dans Les Experts un "Positiv Match" entre le conteneur et le contenu, un bundle serait le bien venu.
Une offre canon pour augmenter les ventes (il est pas en baisse Levy ?) des PRS ou autres E-Slick (ils sont en France mais ne font pas bcp parler d'eux) et Cybook.

Offre canon = prix du livrel pour l'occasion en forte baisse (- 25 % aussi)


La base installée, surtout celle de l'Iphone si le format s'y prête, achètera le roman, mais je serai agréablement surpris de voir Monsieur et Madame Lambda acquérir un e-reader au seul motif d'un -25% sur Levy. 

mercredi 7 octobre 2009

Blogueur gare à tes fesses si

Blogueur coquin gare à tes fesses si la main dans le sac tu es pris. 

S'ils sont financés directement ou indirectement tes posts par trop bienveillants  pour un fabriquant, un service, doivent être déclarés en tant que : "trop gentil pour être honnête".

C'est aux US que ça se passe, mais un coup de semonce en France ça serait pas mal.

Pour en savoir plus : http://www.ecrans.fr/Les-blogueurs-sponsorises,8293.html

Je me voyais déjà

Visiblement je suis allé, encore une fois, un peu vite avec Kindle. Le message de Bezos sur le site est clair, les Guides MAF sur Amazon c'est pas pour demain ;-), sauf s'ils sont traduits.  OK Jeff c'est toi le Boss.

Eh dire que je fais partie des français ayant commandé un livre en anglais sur leur site, leur permettant de croire qu'en France le Kindle se justifierait pour la seule littérature anglaise. Quel con je suis. En plus pour le DX il faut attendre l'an prochain (janvier ou décembre ?)

Sur les Echos quelques chiffres :

- Pour 100 titres achetés sur Amazon 48 le sont en numérique, c'est bcp.

- Premier semestre 2009, 63 M$ pour l'édition numérique US avec une hausse de 143 % . Je sais pas ce qu'il faut en penser. 

Combien pèse Amazon ? Lourd sûrement.


Ben voilà

Amazon va faire bouger les lignes. 

Le Kindle 6" est dispo pour l'international. C'est super! Se pose maintenant 1 question: Une ou deux versions des Guides MAF pour la bête ? Une 6" et une DX,  je serais bien tenté.

La DX n'étant pas encore dispo ça laisse le temps de réfléchir. Mais franchement de grandes images et des mises en page un peu mieux léchées c'est intéressant à faire. Mettre en valeur son texte c'est loin d'être désagréable. Cher lecteur j'attire votre attention particulièrement sur...et encore là.

J'aimerai bien savoir aussi comment ils vont gérer le magasin. Moi Fr pas vraiment envie de tomber sur version anglaise par  défaut. Faut voir.

Clément d'Ebouquin, par qui j'ai appris la nouvelle, comme vous sûrement, soulève un petit problème sur la tarification d'un téléchargement. 1€99 pour un ouvrage c'est cher. Seulement sur le site d'Amazon il existe une ambiguïté ils parlent de cette "charge" pour le consommateur US. A creuser.

Et pour finir, que vont faire les éditeurs français ? Ne pas bouger doit être le mot d'ordre. Laissons-les venir! Ils ont besoin de  nous!

C'est sûr. Passionnant.

mardi 6 octobre 2009

En 2010 ?

les fils de dépêches  nous le rapportent : Vodafone, E-books, Samsung et l'Europe c'est pour le milieu de l'année prochaine. 
Pour le moment les opérateurs sont plutôt timorés sur notre continent, après les expériences sans suites de SFR et Orange, c'est sûrement Amazon qui fera bouger les lignes.


lundi 5 octobre 2009

Je cherche 500 000 euros

"Les parfums, les couleurs et les sons se répondent"

J'ai mon pitch, 5" record battu, la porte de l'ascenceur n'est même pas refermée.
Evidemment les spécialistes du haut de bilan ne comprendront rien. Mais bon, financiers et imbéciles par les temps qui courent c'est un peu la même chose.
Nick Cave ou Vook, montrent la voie. Il faut du pognon pour faire du livre numérique au 21ème siècle, et du flouze moi j'en ai pas. 

Depuis la première ligne écrite sur Léonard je me pose 2 questions :
La une est triviale (j'aurai pu écrire TF1),  faut-il, par exemple, insérer dans l'article "mes amours florentines" l'adresse d'un bar gay ? Si oui, c'est gratuit ou c'est payant (j'arrête là)?
La seconde plus prosaïque est:  combien d'exemplaires de mes guides faut-il vendre pour commencer à financer une campagne de communication efficace afin d'en vendre plus et plus encore ?
Je n'ai pas la réponse exacte mais énormément me semble un bon chiffre.

Ayant déjà vécu l'aventure startup, j'ai le virus "jeune pousse" inoculé dans le sang. Mais le tribunal de commerce ayant apposé un patch sur mon droit de gestion, je suis obligé d'attendre encore quelque mois avant de me relancer dans l'aventure ;-(

Il n'empêche moi écrivain vouloir toucher au grisbi comme toi le programmeur Web X (le X ayant valeur d'une inconnue ou du  porno)
Car l'aventure du numérique est aujourd'hui ouverte à la plume autant qu'au mulot et si j'étais un imbécile, c'est à dire un financier, je préferais injecter des deniers dans un projet hypermédia plutôt que sur un tableau Excel rédigé par des Sup de Co avec en conclusion une sortie en Bourse dans 24 mois et 6 jours. Magique les tableaux...mais je pense à la Madone de Laroque excusez-moi.

Cette idée n'est pas farfelue, il existe dans mes dossiers un vrai projet d'entreprise avec producteurs (vidéo, musique (j'enrage de ne pouvoir enregistrer les sonnets de Michel-Ange, mais je l'ai déjà écrit), traducteurs, os de la ligne de programmation, frais généraux, pub (un 4x3 dans le métro, le pied), location de Porsche,  et couvertures pour acheteurs frileux de la grande distribution, écrivains et historiens ayant fait sup de caisse après un cursus plus classique mais moins rémunérateur. 
J'ajoute qu'il m'arrive parfois d'être un mec pris au sérieux (à ce propos j'aimerai bein savoir comment "mon" idée d'E-pub agency se retrouve sur TXTR ?)

Alors si vous connaissez un imbécile (qui voudrait allongé 500 00 euros pour un tel projet, si non un imbécile ?) dites-le moi et je lui fais parvenir mon BP.

Je suis certain que d'autres que moi ont de bonnes idées pour secouer un peu l'édition française. N'hésitez pas, montez un projet et proposez le, sans me piquer mon pitch SVP, mais en vous référant aux US, ils adorent les financiers les US. Et puis jouer avec l'argent des autres c'est moins dangereux.




samedi 3 octobre 2009

Baudelaire un pitch d'enfer.

"Les parfums, les couleurs et les sons se répondent"

Ce vers de Baudelair (Correspondances, Les Fleurs du mal) servit paraît-ils les desseins des symbolistes et des impressionistes.
La musique se voulait peinture, celle-ci se voulait poésie, et cette dernière peinture, ou vice versa.
Peinture et poésie c'est vieux comme Horace, musique et poésie comme Ronsard, musique et peinture comme ... comme Baudelaire.
La convergence de nos sens, une odeur, une image, un son, peuvent évoquer en nous un même souvenir, conduit naturellement à la convergence des arts.

Encore faut-il qu'ils se répondent.
Il ne suffit pas de "mixer" là un bout de texte, là un morceau de musique ou une voix off, et enfin une vidéo pour qu'ils se répondent.

Pour parler moderne, Charles nous a écrit un pitch  d'une étonnante complexité. Merci à lui. 

Ganges/ Laroque

C'est marrant Lorenzo Soccavo est à Ganges pour des rencontres sur "D'autres civilisation possibles". Tout près a été découvert la Madone de Laroque. 460 000 entrées a Tokyo cet été, c'est plus que l'expo Vinci du Louvre il y 4 ou 5 ans, c'est fou. C'est plus, à ne pas en douter,  que peut en espérer l'expo Titien,Tintoret, Véronèse, des mecs qui vous donnent un grande claque quand à Venise vous les rencontrer, c'est moins vrai à Paris.

La Madone, vous la connaissez, fait la dernière partie d'Entre Romagne et Marches, dispo gratuitement sur Scribd et Livres pour tous.

Si vous voulez briller pendant les dîners, enfoncer ceux qui nous saoulent avec leurs connaissances sur les vins, les champignons et les derniers potins du monde littéraire, je vous le dis c'est un super sujet ;-)) (Achetée 1500 balles, elle est assurée 30 millions de $ par Fuji, l'organisateur de l'expo).

Le Louvre ne veut pas en entendre parler, le Clos Lucé la snobe (il snobe aussi les Guides MAF), les japonais l'adulent, va comprendre Charles ;-). Et c'est pas fini.

Redéfinir Transnets – Brouillon/1

"Le plus sérieux dans tout cela c’est qu’il faut changer d’angle. Quand un nouveau produit était innovant, en parler était ouvrir une porte sur le futur. Aujourd’hui, le plus souvent, c’est lui faire de la pub."

Parti avant tout le monde, Pisani se pose avant tout le monde, enfin presque, la question de l'objectif d'un blog. Cette prise de conscience est salutaire et chacun avant d'écrire un post devrait se demander quel angle est le meilleur pour enseigner et renseigner les lecteurs qui gentiment consacrent quelques minutes aux lignes écrites.

Exemple : Qui d'Ebouquin relayant une collaboration de Sony avec  je ne sais quelle institution pour vaincre le cancer aux USA ou d'Histoire de crabe  va nous faire prendre conscience du calvaire d'une femme, mon épouse par exemple, atteinte de cette maladie ?

Ni Ebouquin, ni Sony ne sont malhonnêtes évidemment, on ne surfe pas sur le malheur des gens, enfin j'espère, mais relayer une telle info, ne sert en rien les françaises malades, ni la cause du e-reader sur notre territoire.

J'aurai préféré un traitement moins copié/collé, une invitation  lancée à Sony France, par exemple,  de s'inspirer de sa maison américaine. Un autre angle. 

jeudi 1 octobre 2009

Distribution

Le sujet est tabou, pourtant après la musique les jeux ne seront bientôt (?) plus distribués sous blister, en cartouche.
 C'est la loi du marché et la nouvelle PSP, la PSP GO, ne fait qu'entériner un modèle qui menace les libraires autant que les magasins de jeux.
Soyons cohérents, le numérique n'a pas besoin d'une distribution physique, pensez le contraire est une aberration économique.

5 % depuis quand ?

Dan Brown plafonne à 5%. Après un départ en fanfare la version numérique revient sagement reprendre son rang  dans les stats.

Mais tout n'est pas clair, depuis quand 3 ou 5 % est une norme ? 

100 000 versions  numériques c'est quand même pas mal. Si le taux se maintient avec des ventes croissantes  (nous sommes à 2 M d'exemplaires) le poids des versions e-pub/pdf et kindle(?) sera loin d'être insignifiant.  100 000  *  ou plus 9 $ = toujours bon a prendre.

Il serait  intéressant de voir qui d'Amazon, Sony et B&N tire le mieux son épingle du jeu.

Nos réflexions outrées sur les systèmes propriétaires risquent de prendre un claque (le marché s'en fout).

Si mes souvenirs sont exacts on s'exprimait plutôt en dizaines (2 ou 3 mais pas plus) de milliers d'exemplaires numériques  pour le Da Vinci Code (ce soir sur M6), c'est une sacrée progression, même si  la morgue au regard d'un 5% est de mise.