mercredi 30 septembre 2009

Un peu de pub, avant de parler fric

J'avais fait passer mes Guides à Antonio Tombolini l'entrepreneur italien fervent partisan des livrels (Simplicissimus). Après deux mois voici ce qu'il m'écrit : "Briefly: vos guides sont extremement interessantes. Only problem is we've been currently forced to postpone all our publishing efforts to Jan 2010: e-readers sales are booming, and we have not time and resources enough to manage the 20-or-so titles we would publish within this year. "

Les italiens ayant la fibre un peu sensible pour tout ce qui touche Léonard, j'étais un peu fébrile. Mais non il apprécie (je sais qu'il a lu car je l'ai relancé plusieurs fois), tant mieux.

Il est en plein boom tant mieux aussi.

Pendant mon dernier séjour en Toscane  (il y a une quinzaine) je n'ai pas vu un seul reader dans les librairies, chez les revendeurs de téléphone. Mais bon je n'ai pas réellement cherché non plus, les oeuvres de Michel-Ange étaient mon seul objectif (par contre j'ai vu l'incendie entourant Gênes, impressionant).
Hors que nous dit-il ? Que la vente du hard, les livrels, demande bcp d'énergie pour une petite structure, et qu'il est difficile aujourd'hui de se consacrer à autre chose. 

Après avoir lu le compte rendu du Bookcamp sur l'intervention de X Cazin (Immatériel) on peut en tirer la même conclusion pour la vente des livres numériques (livrens).

Il faut être un gros pour faire correctement les deux, et encore c'est pas gagné  (voir la FNAC etc..), ou envisager des partenariats avec une approche spécifique. Pas gagné non plus, au sens de gains car un jour il va falloir parler fric sérieusement.
Livrels et livrens vont pourtant de paire, quelque chose m'échappe.

mardi 29 septembre 2009

J'en reviens pas

Sony prête une attention particulières aux nains, j'en reviens pas. 

Dans les affaires on a l'habitude de voir les grands entre eux, FNAC/Sony/Hachette par exemple et les petits jouer dans une autre cour. 

Avec le publisher portal les choses semblent changer, c'est super. 

Je ne sais pas ce qui motive cette démarche (faut y réfléchir), je ne sais pas non plus quels seront les critères de sélection (je vais tenter ma chance), mais il existe dans l'entreprise nippone un mec, ou une femme, qui pense autrement et sait  faire accepter cette approche. Bravo SONY.

Les Guides MAF sur Iphone


Le titre est ronflant , mais ne nous emballons pas.

First : C'est SCRIBD qui me permet d'être lu sur Iphone. 

Vous allez sur leur site, vous tapez Romagne et Marches, vous téléchargez et zou en moins de 2 c'est à l'écran. Ce n'est pas optimisé mais c'est passable, et puis c'est gratuit. Je n'ai donc pas l'impression de voler qui que ce soit.

J'ai vu pire. Avec E-reader par exemple, la dernière ligne est masquée par une  barre d'outil (nombre de page lues et restant à lire).

Par contre crise de rire avec l'accéléromètre. Quand une page est conçue pour être lue en mode paysage (des images souvent) vous tournez l'écran et l'image passe en mode portrait, trop drôle, mais illisible.

Secondement, je vais attendre quelques réactions pour savoir si je propose les versions payantes.

Troisièmement l'approche hypermédia (théoriquement possible sur cet appareil), n'est pas à l'ordre du jour. C'est frustrant, mais on verra plus tard si un reader sait faire. Vous noterez les reflets en plein soleil, faut se mettre à l'ombre pour une lecture correcte, mais les iphonemaniaques s'en foutent. C'est leur argent après tout.

 

lundi 28 septembre 2009

A l'ouest, à l'est, au sud, au nord, rien de nouveau.

Aldus souffle ses 3 bougies c'est super, le Bookcamp sa première, c'est bien aussi. Je n'y suis pas allé car notre microcosme ne progresse guère. Rappelez-vous l’Iliad présenté par RV sur les bords de l’Erdre.
Technologie E-ink 7’’ noir et blanc, 8 niveaux de gris si mes souvenirs sont exacts. Ecran tactile avec stylet pour navigation et prises de notes. Hauts parleurs, jamais initialisés. Flip bar, génial, pour changement de page, cartes mémoires etc. Une connexion USB, un peu de surpoids. Catalogue de livre gratuits (Gutenberg.org par exemple, et des blockbusters déjà dispos)
En 3 ans pas de révolution, des choix différents selon les machines, notamment au niveau de la connectique. Des améliorations mais rien n’est venu révolutionner le mode de lecture, le mode d’écriture (je parle pour l’auteur évidemment). Les machines d’Amazon ne sont pas disruptives, elles sont en cohérence avec un modèle de distribution, celles de Sony aussi. Le modèle est différent c’est tout.
Il manque la couleur (je n’en suis pas intiment convaincu mais autour de moi, oui) il manque une dose certaine de convivialité où l’entend notamment Apple. Soit un mode de navigation en littérature.
E-pub on en parlait il y a déjà 10 ans, ça portait un autre nom c’est tout, et franchement le lecteur final s’en fout.
Le débat sur la propriété du bien acquis, soit le DRM, est certainement plus important à ses yeux (il devra un jour changer de livrel, il aimera un jour partager ses lectures etc.) Et là rien de nouveau encore.
Cet immobilisme, c’est E-Ink qui en est en grande partie la responsable. L’entreprise capitalise ses recherches, ses investissements. Tant que la concurrence ne vient pas piétiner ses plates-bandes elle fait ce qu’elle veut. Une diagonale plus petite, plus grande, un rectangle ou un carré, peu importe, rien ne remet en cause le modèle. Elle est en situation de quasi monopole, elle est le parangon.
Les nouveautés n’en sont pas.
Souhaitons à ce post une durée de vie brève, très brève.

dimanche 27 septembre 2009

A méditer

Méditer sur la dernière réflexion de Jean L un lecteur du Monde en réaction à l'article désespérant de Mael Inizan et des commentaires qui encore une fois nous emmerdent avec des comparaisons livrel/papier, littérature/musique : "J'ai un ebook depuis 8 mois (donné pour mes 75 ans à ma demande) C'est remarquable, confortable de lecture et il ne me quitte plus ! J'ai télécharché depuis des sites spécialisés la base de la littérature française et Russe 375 livres, GRATUITEMENT (hors droit) Il faut parler de ce qu'on a expérimenté."
Cette phrase s'entend :
1) Ne pas hésiter de parler de ce l'on connâit.
2) Ne parler que de ce l'on connaît.
Si non avouer son ignorance et mettre en garde ses lecteurs.

samedi 26 septembre 2009

10 000 PRS vendus par la FNAC ?

10 000 PRS vendus par la FNAC en 10 mois, franchement Squirrel et moi nous avons du mal a y croire et Net Eco d'ajouter qu'il s'agit là d'un chiffre modeste ;-).
Cet aprem je suis allé dans celle de Boulogne-Billancourt, sur la gondole gisait là une vingtaine de cartons dont l'étiquette jaunie et la poussière faisaient peine à voir. Quant à la machine de démo elle avait disparue.
Evidemment Boulogne n'est pas la France, mais ce n'est pas non plus le trou du cul du monde. Le pouvoir d'achat y est élevé, et les boulonnais un peu au fait du livre numérique grâce à A. Pathez qui les initie au livre électronique depuis 2001.
Conjectures je vous l'accorde, mais pas plus qu'un chiffre posé là sur un écran sans le nom de la source.
Tapage et bidonnage ne sont pas l'exclusivité du papier.

Chape de plomb sur puce de silicium ou de l’Ignorance.

Pléiade : 7 filles d’Atlas transformées en constellation, 7 poètes Alexandrins dont il est difficile de savoir de qui il s’agit, 7 poètes du 16ème dont la Brigade tente de faire reculer le « monstre ignorance » par la diffusion du savoir antique, une maison d’édition emblématique.
Tout le monde, ou presque, connaît le nom de ces hommes de plumes et certains de leurs ouvrages, tel la Deffense et illustration de la langue françoise.
Tout le monde ou presque, souhaite être édité de son vivant sur papier bible ou possédez la collection complète de ces ouvrages au format poche, avec couverture en cuire.
Seulement voilà, imagine-t-on aujourd’hui, même dans la vénérable maison de nous refaire le coup de 1552 (je suis revenu comme promis sur un post précédent sur le chiffre 7) ?
Cette année là parait un recueil des Amours de Ronsard avec un supplément musical : Des chansons de Pierre Certon, Marc-Antoine Muret, Claude Goudimel, Clément Janequin.
Treize ans plus tard le poète dans son Abrégé de l'art poétique francoys ne peut s’empêcher de corréler les deux arts : Les vers sont «musique » et faits pour être chantés ; la poésie « sans les instruments » ou « sans la grâce d'une seule ou plusieurs voix n'est nullement agréable.»
Imagine-t-on dans la vénérable maison (je ne fais pas le procès de la Pléiade bien entendu, cette institution est simplement emblématique) mettre en œuvre les préceptes de Ronsard ? Non.
Ce domaine n’est pas le leur, il est celui d’Harmonia Mundi, par exemple.
Nous ce sont les mots, eux ce sont les sons. Misère.
Seulement je suis peut-être allé un peu vite. La « musique » ou les mots il y a cinq siècles étaient lus, voir fredonnés et non lus et écoutés.
Il n’empêche il n’existe pas, à ma connaissance, une édition « moderne », il faut l’écrire vite, digne de celle citée plus haut.
Plus grave. Cette approche, ce cloisonnement nous sont tellement familiers qu’il nous est difficile d’imaginer Giorgione ou Léonard excellents musiciens, quoique pour ce dernier plus rien ne nous étonne (il serait hétérosexuel …..je le savais ;-)), Michel-Ange comme l’un des meilleurs poètes Italiens (Du Bellay aimait à comparer Ronsard au sculpteur de la Pièta d’ailleurs), et Galilée en théoricien de l’art.
Quand le monde littéraire s’est il refermé sur lui-même ? Je n’en sais rien.
Pourquoi ? Par pragmatisme, suggestion faite par Lorenzo Soccavo dans un post ? Pour ma part j’avancerai les termes de rentabilité (pas vraiment condamnable), mais surtout d’ignorance (impardonnable).
Ignorance du legs des anciens : Pythagore, Platon, Boèce, Abélard etc. Ignorance des temps qui changent. Connaissance d’un modèle devenu une seconde peau.
L’absence d’une édition de référence de la Bible, de la Divine Comédie, d’une biographie de Mozart ou Bob Dylan avec musique est une aberration au 21ème siècle.
Ce n’est pas infaisable, il existe des livres couplés à des CD (techno du siècle dernier), exceptionnels, un autre univers.
Notre éditeur vénère 1452, les millésimes bordelais ou bourguignons, mais ils ignorent 1895 et le cinéma des Lumières, par extension la vidéo et DivX, 1972 et l’invention du microprocesseur. Seule la photo (1780 ou 1827) et le dessin (âge de pierre) trouvent parfois grâce à leur yeux (mais point trop, pragmatisme oblige).
L’éditeur est un homme du plomb, matériau lourd, très lourd dont il a fait une chape.
Cette chape, d’autres que lui la supportent.
Les auteurs en premier lieu.
- Tu veux faire quoi ? N’y pense même pas, invendable.
Les ingénieurs ensuite.
E-ink n’est pas une marque choisie au hasard. Elle est un référant par trop déférent.
Si la fonction MP3 est ajoutée au livrel, c’est une erreur d’analyse comportementale : Vous pouvez lire en écoutant de la musique, ajouter l’effet Mozart (sa musique rend intelligent ;-))) à l’effet Homère (sa poésie nous cultive et nous rend meilleur), à l'effet Platon ou Marx (ils nous font réfléchir). Irex, qui n'a pas encore tout compris, ne propose plus la lecture son.
Pour la vidéo on verra plus tard.
Sans être incongru le mot numérisation n’est appréhendé que de manière restrictive, économique. L’éditeur n’est pas hostile au progrès, l’impression numérique lui sied, il est seulement un velléitaire des enjeux culturels. Il est un élément d’une communauté dont le paradigme n’a pas évolué depuis des lustres. Gutenberg, Giunti ou Manuce n’auraient aucune difficulté pour s’insérer dans notre siècle, reprendre leur place au sein du groupe.
Evidemment il existe des exceptions, sur les doigts de la main. La réalité augmentée (c’est quoi çà ? Quand l’auteur « donne » une claque, la joue du lecteur picote ?), l’hyperlivre (ou l’histoire d’un lancement raté (Après SFR/Sony, j’ai essayé le flashcode avec Iphone/Bouygue, même punition, repassez plus tard quand l’ouvrage ne sera plus en rayon par exemple)).
Les lecteurs avertis aussi, ceux à qui je m’adresse (vous êtes entre 30 et 50 par jour, sauf le WE), sont « à l’abri » du plomb ;-(.
Si sur mon clavier je frappe : logiciels libres.
La marque du pluriel ne choque personne, aucune restriction, tout programme est envisageable.
Si maintenant je frappe : écritures libres, le s surprend.
Ne suis-je pas libre d’écrire ? Oui, non, ça dépend des pays (non des nations). Mais je n’envisage à aucun moment le mot comme élément emprisonnant. Pourtant en écrivant ces lignes je ressens comme une certaine frustration, j’aurai aimé vous faire partager la musique de Ronsard, les images des Lumières, une interview de Moore, vous rendre plus intelligent avec Mozart ;-)))...
En attendant je n'ai pu résister au Squirrel Bombing proposé par Libé.



vendredi 25 septembre 2009

Palio et Rugby même combat.

Brennus et son bouclier font vibrer chaque année une partie de la France et pleurer Clermont-Ferrand.
La perte ou le gain du Palio est vécue dans l'outrance , à mon goût, par les siennois.

Vae victis (malheur aux vaincus) aurait dit le chef gaulois vainqueur de Rome, originaire de Bretagne. Il a dit vrai sans doute.

L'ovalie, et Sienne sont "les fils" de Brennus (c'est du moins l'une des légendes de la fondation de la cité Toscane ).
Pas étonnant de se sentir si bien entre ses remparts.

PS : Je me suis gouré de blog, rien à voir évidemment avec les livres électroniques, sauf un travail sur Sienne pour Léonard et Michel-Ange.

Scribd haut la main

Disponible gratuitement Entre Romagne et Marches se porte mieux sur Scribd que sur Lulu ou Livre pour tous.
Je ne sais pas comment sont comptabilisées les lectures (473) mais les 25 téléchargement sont nettement au dessus des 0 de Lulu (ils ont envoyé un questionnaire (Lulu), c'est jamais bon signe) et les 5 votes de Livre pour tous (il y a Docuter aussi 57 vues et 1 téléchargement)

Si vous êtes parmi les lecteurs sachez que la Madone de Laroque reste au Japon (succès oblige) pour d'autres manifestations.
Le Clos Lucé avait refusé de l'exposer il "risque" de s'en mordre les doigts quand les chiffres officiels seront dévoilés et le Louvre de se poser encore des questions.

C'est fou ces gens qui ne veulent pas vous croire quand vous leur dites que la Madone est magique et les Guides MAF un super vecteur pour le livre électronique.

J'ai vu hier soir une vidéo intéressante sur Médiapart : "consumérisme et amateur d'art" (c'est pas le titre exact) de B Stiegler. Il parle du logiciel libre mais aussi et surtout de notre servitude intellectuelle. Celle qui nous empêche de voir autrement et plus loin (moi y compris).


jeudi 24 septembre 2009

E-book, un dispositif de lecture ? Pas seulement.!

Blogs, émissons de radio, magazines, TV, tout le monde ou presque (99,99999 %) des acteurs du livre électronique (le matériel) n'abordent celui-ci que sous un angle, une facette : dispositif de lecture.
Suis-je le seul sur cette terre à l'envisager comme un dispositif d'écriture ?
Non peut-être pas je pense à B Rives, mais je n'en suis pas sûr.
Il ne s'agit ni d'un stylo, ni d'un clavier évidemment mais PDf ou E-pub, MP3 ou je ne sais quelle norme à venir, tout cela c'est du vide, du néant sans un flux produit par un auteur.
Et un créatif, fils de la nature, a horreur du vide.
Une toile doit être peinte (avant de donner une claque, ils sont mignons les 2 zigottos de la pub d'Orange) , un bloc de mabre sculpté ou gravé, et une page blanche noircie ou dessiné pour prendre de la valeur.
Un PRS, sauf le 300 dédié à l'écriture des siècles passés, ou un Kindle (liste non exhaustive le Courier de Microsoft s'il voit le jour risque d'être un fabuleux support) sont destinés a être les réceptacles de notre imagination sans borne ni limite, et non pas seulement une interface entre nos yeux et notre cerveau.
On confond enjeux culturels et économiques si l'on s'attache à la seule lecture.
Seule l'écriture, une nouvelle écriture sans cloisonnement car numérique, est porteuse d'un enjeu culturel.
Quel nouvelle dimension prend un texte sur un ecran e-ink ? Aucune.
Cette approche restrictive devient insupportable, Chartier ou Darnton n'y changent rien, car chacun dans son langage, avec ses compétences, reformule, enrichi ou appauvri, les dires de son voisin.
Tropisme qui va en s'amplifiant au grés des nouveautés

mercredi 23 septembre 2009

En attendant Bardot

Le musée des années 30 nous propose Brigitte Bardot. Je présume que la miss va être contente ;-)) en attendant cette expo, sans intérêt, les boulonnais, tous les boulonnais, peuvent emprunter des PRS 505 et se lancer une nouvelle fois dans l'expérience de la lecture sur livrel.
Pionnier A Pathez est parvenu une fois encore à sortir la bibliothèque de son conservatisme. Bravo (même si ce fut long ;-))

Dan Brown : Confirmation ou déception ?

Après 1 semaine de commercialisation et 2 000 000 d'exemplaires en langue anglaise vendus, le dernier roman de Brown cartonne. Pour la version numérique les ventes atteignent un 5 %,  soit la fourchette haute pour ce type d'ouvrage. Mais Brown est l'homme des records, un peu comme Phelps (moins de 50 secondes au 100 pap c'est fabuleux), il faut  faire mieux. Etre le premier au-dessus des 10 %. Un coup de tonnerre en somme. Impossible peut-être...pour le moment.

mardi 22 septembre 2009

Les 7 questions (je reveindrais bientôt sur le 7)

Les sept questions de Place de la Toile,  mes réponses.


1. le livre numérique n'est qu'une question de support ?

C'est une évidence, la numérisation est une question de support électronique. Celui-ci bride ou libère l'écriture "numérique", accélère ou freine la pénétration du livre numérique. Sans support pas de livre numérique. 

Mais qu'est-ce qu'un livre numérique ? Il manque une définition.

2. le livre numérique est l'adversaire du livre papier ?

Mauvaise question. On ne boxe pas dans la même catégorie, inutile de l'affronter on ne fait pas le poids.  J'ai choisi mon camp, mais l'autre camp me fournit en docs, lectures, nous sommes héritiers et redevables.

3. la lecture sur écran est une forme distraite de lecture ?

Non, pas plus que celle sur papier. Ma concentration n'est pas liée au support, mais à l'écriture. L'hypertexte est par exemple très distrayant.

4. un livre numérique n'est qu'un livre papier sur un écran ?

Ben il fallait poser la question avant ?

Pour ma part c'est non. Je n'ai pas encore écouté les réponses des  intervenants,  mais pour les ingénieurs et les éditeurs c'est une évidence. Il existe une chape de plomb sur la puce de silicium. Homère.pdf est  un livre numérisé,  pas un livre numérique (distingo).

5. l'édition numérique signe la fin de l'éditeur ?

C'est souhaitable pour tous ces enfoirés qui saignent les auteurs. Editeurs je vous hais ;-))

6. l'édition numérique signe la fin de la librairie

J'aurai dit oui l'année dernière. Avec les initiatives d' Amazon et B&N je suis plus circonspect. Mais le petit libraire va devoir changé de mentalité, je ne me fais pas de soucis pour la FNAC pour les autres si (quoique chacun sa ....)


7. l'édition numérique signe la fin de l'auteur ?

Au contraire elle le libère d'une écriture figée, d'un éditeur conservateur et imbu de sa fonction. Elle fait de lui un nouveau pionnier s'il le veut bien.

lundi 21 septembre 2009

Hello les mecs

J'attire l'attention de mes petits copains sur cette étude et le post qui suit. Je n'ai pas vraiment le temps de commenter, mais les sondés, nos suspects, sont sacrément plus malins que nous.

dimanche 20 septembre 2009

Downsizing en terre de Sienne.




Wagner paraît-il s'est mis à pleurer en pénétrant dans la cathédrale de Sienne. Je n'étais pas aussi ému quand pénétrant dans la Liberia Piccolomini, Pie II je suis tombé nez à nez avec ces antiphonaires taille XXXXL. Je n'ai pas pu résisté. J'ai sorti mon PRS pour comparer et prendre un cliché ( je suis mort de honte la photo est vraiment nulle, désolé). J'ai demandé de l'aide à la gardienne des lieux, refus. Pourquoi ? Je ne sais pas, visiblement ma tronche et l'e-reader, ne lui revenaient pas ;-)) La main que vous voyez est celle d'un touriste inconscient du danger.

Waterstone/Dan Brown : quel intérêt ?

Pourquoi l'offre jumélée Sony/Brown/Wtaerstone n'est pas intéressante ?
Je ne juge pas l'écriture du romancier, il a peut-être fait des progrès depuis le Da Vinci Code, ni du rabais de 9$ sur le prix de la machine, une goutte d'eau, ni même des qualités des nouveaux e-readers du Nippon, sur lesquelles les avis des premiers acquéreurs sont partagés.
C'est un bon coup "d e-pub", soit, mais The Lost Symbol n'est pas à la hauteur des fonctionnalités des PRS 300 ou 600.
Pas d'images (souvenez-vous il y avait eu une version de luxe pour le Da Vinci), pas de musique ou de commentaires, pas de liens et d'utilisation de la touche back (c'est pas simple mais au moins l'auteur n'a plus à se préoccuper d'un retour vers la source et peut multiplier (pas trop souvent pour ne pas couper le fil de la lecture) des accès à une (des) cible(s) qu'il juge pertinente(s)).
Cette offre est digne de l'âge de plomb, non de l'âge du sable.

vendredi 18 septembre 2009

Une nouvelle carte


Le marché des livrels/livrens vu des US.
Quels sont les filtres qui nous privent de Feedbook, de Bookeen, des Chinois et des Taïwanais, sans parler de l'Europe, Irex et Cooler mis à part ?
Une carte au mêmes objectifs avait déjà été éditée il y a quelque mois, elle était plus complète si mes souvenirs sont exacts, mais je ne la retrouve pas.
Une vision partielle soit, mais révélatrice peut-être de l'opacité qui entoure les ventes des uns et des autres. C'est le tapage, relayé par les blogs, qui pour le moment positionne les uns et les autres.

L'apport de la numérisation

Lu dans Libé. Entre consternation, ce type d'analyse n'apporte rien et les réflexions de l'auteur encore moins, et satisfaction, la numérisation gagne du terrain (même s'il s'agit de zones marécageuses).

Read/Write Book


RV dira que j'ai l'esprit chagrin, soit, mais la lecture des 185 pages du Read/Write Book (les 11 dernières sont des références) ne m'a pas vraiment enthousiasmé. Les intervenants sont à l'image des présentateurs de la météo : parfaits pour décrire le temps qu'il a fait ( la lecture d'hier, celle du 20éme siécle), bien moins bons pour évaluer le livre et la lecture d'aujourd'hui, de demain. Sauf s'ils imaginent que le livre de demain est le Web d'aujourd'hui. Opinion que je partage pas, tout en admettant une influence de ce dernier sur le premier.
Pour ma part la lecture, l'écriture du Net date, j'ai conscience de l'ambiguïté du propos, mais ce qui se lira demain, un nouveau standard de lecture, s'écrit aujourd'hui et n'est pas appréhendé au long de ces lignes.
Je me suis peut-être fourvoyé, le mot Book du titre sans doute, mais leur culture Web influence énormément leur approche, trop. L'écran cité, dans les divers articles, est celui de notre micro, pas celui de notre e-reader (sauf exceptionnellement), c'est dommage. Je ne remet pas en cause les analyses, elles ne sont pas orientées Livrels/Livrens mais Webbook (?).
Si la notion de Read/Write Book est intéressante, elle doit il me semble être autonome du Web, bien que reliée au Net. Elle est une partie qui échappe pour une part à l'auteur, elle ne caractérise pas son écriture, l'essence du livre (sans auteur pas de livre, ni e-book etc. nada, que dalle)
L'approche de Soccavo me semble mieux en phase avec les défis culturels. Nous sommes d'accord il ne s'agit pas d'analyser un changement de support (le hard devient vite trivial) mais de culture livresque. Celle du 21éme siècle encore en gestation, bien que 10 ans déjà nous séparent du siècle dernier.
Pour changer de registre, je suis aussi assez étonné du processus d'écriture adopté par les intervenants pour décrire ce qui devrait être une révolution du livre.
Ne sont utilisés que les mots, sauf une illustration pour le "blog et la recherche" ( article intéressant ). Pas d'interview, pas de vidéo, pas d'hypermédia en un mot on est à l'âge du plomb ;-) (moi aussi, sur le blog en tous cas).



jeudi 17 septembre 2009

Un peu de concurrence

CP d'Izibook : "Les Presses Universitaires de Grenoble lancent leur site IziBook

Les Presses Universitaires de Grenoble (PUG) lancent le 15 Septembre leur plateforme IziBook sur izibook.pug.fr. Les PUG complètent ainsi leur site marchand actuel avec une offre de livres numériques portant sur une cinquantaine de titres. A terme la plupart des ouvrages édités par les PUG seront proposés à la fois sour forme papier et sous forme numérique."

Editeurs et plate-formes de diffusion sur le net, c'est moins d'intermédiaires, et si les premiers jouent le jeu une redistribution des marges.

Décryptage

Le Washington Post revient sur les propos de Jobs concernant les E-books. Je partage leur opinion, tablette il y aura et cross machins bidules (machins étant livren notamment), elle sera.

mercredi 16 septembre 2009

PDF to E-pub

http://www.pdftoepub.com/ Un nouvel outil, il n'est pas gratuit (dans sa version complète), mais il gère paraît-il correctement les images. Si c'est vrai c'est bien. La version d'évaluation sur PC seulement. Je verrai ça la semaine prochaine.

B&N lire entre les lignes

"Barnes & Noble, Inc. (NYSE: BKS), the world`s largest bookseller, announced today The Lost Symbol by Dan Brown has broken all previous one day sales for adult fiction in the first 24 hours of its release at its retail stores and online at Barnes & Noble.com (www.bn.com). The company also said that the eBook edition of The Lost Symbol is now the number one title in its eBookstore."
Ce communiqué via Reuters est plutôt sibyllin, B&N ne veut sans doute pas être en reste
avec Amazon. Sans chiffre il est difficile de se faire une idée du "succès".
Il n'empêche les versions numériques des uns et des autres sont partie intégrante
d'un lancement. Le livren n'est plus à la marge.   

mardi 15 septembre 2009

Kindle + Dan Brown = Carton

C'est aux US que ça se passe, mais c'est intéressant (bien qu'il faille pondérer la chose par le long terme). The Lost Symbol se vend plus au premier jour en version numérique qu'en version papier sur le site d'Amazon.
Sony le propose aussi aux mêmes conditions, le phénomène sera-t-il identique (toutes proportions gardées ) ? Cette édition sera riche d'enseignements (Le Da Vinci Code était le numéro 1 des ventes papier et numérique) le nouveau roman le sera aussi mais dans quelles proportions, sur quel support (PDA VS PC VS e-reader) ? Intéressant je vous dis.

Hyperlivre, ben c'est pas gagné

Pour aller un peu plus loin que la simple publicité gratuite offerte par la blogosphère:
1) J'ai lu la page de garde de l'ouvrage collectif proposé par Laffont.
2) En suivant leur conseil, je me suis connecté sur le site flashcode.fr
3) J'ai vérifié la compatibilité de mon opérateur et de mon téléphone
4) J'ai donné mon numéro, pour recevoir via un SMS l'application adéquate
5) C'était trop simple, en fait il faut allez sur un site de l'opérateu Gallery
6) Je donne mon accord et là je me fais jeter.

Normal. Bon de toute façon mon forfait ne me permet pas d'aller sur Internet, et d'après ce que j'ai lu c'est la source principale des enrichissements proposés .
Proposé à 20€, quel sera le coût définitif de la lecture ?
Je ne sais pas si il s'agit du premier hyperlivre, mais il s'agit bien du premier bouquin qui fouille dans ma poche pour en tirer du pognon quand je tourne un page. Pas cool.

Pourquoi ?

Pourquoi le NYT n'a pas encore une liste des meilleurs ventes des E-books ?
Je n'ai pas la réponse, mais quand elle sera dispo nous pourrons dire que celui-ci est enfin accepté par le marché.

Pourquoi le livren doit-il être moins cher ? C'est une évidence ...si votre raisonnement traditionnel vous amène à un comparatif avec le papier. Si vous abandonnez ce type de démarche et pensez que le prix d'un ouvrage numérique est fonction d'une valeur intrinsèque, le talent de l'auteur par exemple, ou l'enrichissement de celui-ci par une approche hypermédia, les 9$99 ne sont plus une référence. Les temps changent, vous êtes au courant ? L'auteur doit gagner plus d'argent que ceux qui vivent sur son dos!

Pourquoi Apple se fout des E-Books ?
C'est dans sa culture. L'Apple I ou II n'a pas été conçu pour les tableurs ou les jeux, mais pour tous types d'applications. Faites bon ce qui vous semble avec nos machines, idem pour l'Iphone, idem pour une IXXX prochaine machine, seul l'Ipod fait exception, mais quelle exception.

Pourquoi le marché français est-il peu ouvert aux livrels ?
Mauvaise question.
Combien de livrels ou livrens sont vendus chez nos voisins? Sans chiffres arrêtons de croire que nous sommes en retard? Si les US, la Chine et la Grande Bretagne sont devant ce n'est pas une surprise. En Espagne, en Italie ou en Allemagne les choses sont sûrement comparables.
Les éditeurs ne jouent pas le jeu, soit.
A quoi jouent-ils ? Vendre 99,9 % de leur production littéraire sous forme de livres (papier).
En attendant le Kindle et Amazon ils auraient tort de faire autre chose, c'est comme cela qu'ils rémunèrent les auteurs et la chaîne du livre. Prouvez-leur, et personne ne peut le faire, qu'ils ont plus à gagner avec le numérique et ils iront.

Le post le plus intéressant de la semaine ? Le retour d'expérience d'RV Bienvault de sa lecture du club des 5 ;-) sur l'Opus. Accéléromètre = gadget , désactivation du flash = gadget. Conclusion les assembleur de livrels ne sont pas des auteurs, on le savait déjà, mais visiblement ils ne sont pas lecteurs aussi. Si oui, ils feraient des machines adaptées à la lecture :-)))
Il se dessine une segmentation des dites machines au regard du type de lecture (romans, guides, presse etc.)
Dans ce cadre Sony France à raison de continuer la vente du PRS505 et d'aller vers le haut.




dimanche 13 septembre 2009

Je ne suis pas le premier

Un jour j'irai sur les chemins de Compostelle. Avant, comme tout un chacun, je me documenterai et ma première lecture sera le guide rédigé au 12éme siècle par le moine poitevin Aymery Picaud. Les étapes, nom de villes, et sources d'eau potable n'auront plus de secret pour moi. En chemin je fredonnerai l'hymne (chant de louange) mise en musique et figurant dans le manuscrit. Enfin "je fredonnerai" à condition de l'existence d'un enregistrement. Si non eh bien j'investirai pour une production.
Hors donc, guides et voyages, guides et musiques même combat (pour ceux des 12ème et 21éme siècles,pour les autres c'est moins sûr). Notre époque nous permet de compenser une méconnaissance d'un hymne, d'un motet, d'une chanson, pourquoi s'en priver ? Marcher et chanter c'est humain tout simplement.

samedi 12 septembre 2009

A voir

40 minutes de distraction sur l'Express en compagnie d'un éditeur parisien : Gilles-Cohen-Solal.
C'est vraiment bcp plus drôle que les vidéos sur les e-readers.
Je ne connais pas le milieu, mais fric, talent ou pas, sexe et bouteilles de vin, çà me parle un peu.
Vu du balcon, c'est non seulement drôle mais aussi instructif. Je reste parfois interloqué devant des comportements de gens du sérail, je comprends mieux...quoique.

vendredi 11 septembre 2009

Vers la maturité ? Non pas encore.

Les enjeux 2010 : Couleurs et OS ?

La couleur est l'affaire de fabricants tels E-Ink, ou Nemoptic (à force d'attendre un marché en millions d'unités la firme française risque de nous proposer un produit obsolète, mais bon c'est une autre histoire) et d'un géant comme Bridgestone, et j'en oublie sûrement.
A-t-on vraiment besoin de la couleur ? Pas sûr, surtout si sous la pression les industriels nous livrent des produits loin de satisfaire notre exigence. Irex, nous disait 2011, E-ink avance l'échéance d'une année. Sa position hégémonique serait-elle menacée ?
Le noir et blanc n'étant pas encore à la hauteur du papier que faire ?
Tendre vers le bien voir le mieux. Il est préférable de lire sur un support supportant la comparaison, plutôt que de s'en éloigner. Et ceux qui en doutent sont des cons.
L'OS encore une fois deviendra la pierre angulaire des nouvelles machines.
En faisant le choix de Windows CE, sans abandonner Linux, compatibilité oblige je présume, pour sa nouvelle gamme, Netronix enfonce un coin qui risque de faire éclater la position confortable de la plate-forme libre sur e-reader. N'en déplaise aux free machins et bidules, l'OS libre ne s'impose pas.
Microsoft, Apple et Google , parlent le même langage que les assembleurs. Faites du business avec nous vous y gagnerez .
Windows CE sur sur un livrel c'est peut-être pas le pied mais c'est certainement plus facile pour implémenter des applications tierces, retrouver une convivialité et une navigation aux quelles nous sommes habitués.
J'attire votre attention sur la difficulté, par exemple, de gérer les liens hypertextes sur les livrels. La page 75 du manuel du PRS600 est à cet égard riche d'enseignements. On nous propose un aller sans changement, mais pour le retour à la zone source quelle galère :-(
Les readers seront plus chers soit, mais ils sortiront plus aisément de cette mono-application fustigée par Jobs. La numérisation n'a pas pour vocation d'être bridée et son support doit suivre, il en sera plus sexy.
Dans le même ordre d'idée je propose d'éviter le plus souvent possible le terme de livre, je parle du contenu, avec ou sans hyper, avec ou sans numérique. Le mot/objet nous conduit systématiquement à l'analogie, et ce n'est pas satisfaisant.
Optons pour ouvrage qui offre un espace plus vaste. Mais bon ce que j'en dis tout le monde s'en fout ;-)))

jeudi 10 septembre 2009

Les 11éme mesure de Marin Karmitz

Les 10 mesures de Marin Karmitz...sont certainement à l'image du Monsieur.
Je ne sais pas si elles sont bonnes ou mauvaises, réalisables ou pas mais je n'y vois rien concernant "l'art numérique".
La 11éme mesure pouvait porter sur le livre numérique, mais qui s'en préoccupe sur notre territoire ? Orange !
Je n'ai pas encore lu l'hyperlivre d'Attali mais ma première réaction fut de penser qu'Orange cherchait là encore un moyen de nous faire consommer plus de forfait.
Cette réflexion, pour écrire qu'il s'agit la d'une mesure économique et non culturelle.
On se réveillera plus tard, trop tard comme d'hab.

mardi 8 septembre 2009

S'ils le disent ;-)

J'ai pas envie ni le temps pour le moment de me taper les 140 pages du rapport Gilbane sur le e-book, j'ai juste rebondi sur le résumé de Teleread :"The idea is to be able to use text and pictures and multimedia in many forms, some of which may differ radically from traditional e-books or not even be books, period."
Quand c'est un américain qui l'écrit c'est du lourd, mais ce qui est une idée pour les uns, est déjà une réalité pour les autre(s).
Cette réalité permet par exemple d'être dans la cathédrale d'Arezzo devant le chef d'oeuvre absolu de Piero della Francesca et de rayer des commentaires cette phrase : " on croirait entendre l'antienne de Venanzio Fortunato, une éloge à Hélène : " Oh croix resplendissante d'un éclat supérieur à tous, qu'Hélène, mère de Constantin, rechercha d'un désir ardent"
Demain on ne croira plus entendre. Cette antienne baignera nos oreilles créant une ambiance offrant une nouvelle dimension à La légende de la Vraie Croix.
C'est ça les Guides MAF.

mercredi 2 septembre 2009

Dans L'Express


IV. AMPHORE... AROBASE

@ n'est pas un signe de ponctuation, mais on le mentionne en tant que séparateur omniprésent. En 1972, Ray Tomlinson, expéditeur du premier courrier électronique sur l'Arpanet (ancêtre d'Internet) emploie @ dans son adresse. Il sait que cette abréviation commerciale se lit « at » dans une formule comme « 10 items @ $1.95 » (10 articles à 1,95$ pièce). L'historien italien Giorgio Stabile en a trouvé la plus ancienne attestation dans une lettre de 1536, envoyée par un marchand florentin à un confrère espagnol : @ y désigne l'amphore, unité de mesure antique (12,5 kg). Stabile trouva ensuite, dans un dictionnaire latin-espagnol de 1492, le latin amphora traduit par arroba. Via le commerce vénitien et ibérique, le symbole s'acclimata dans le nord de l'Europe, avant de traverser l'Atlantique. Aux Etats-Unis, il ne désigna plus un poids, mais le prix à l'unité. Présent dès la fin du XIXe siècle sur le clavier des premières machines à écrire américaines, il émigre sur les ordinateurs. Né dans le commerce maritime, ce signe devient l'outil d'une autre forme de navigation. Les Espagnols font observer que le mot possède une patine littéraire, puisque Baltasar Gracián, leur Montaigne, écrit : « Más vale un grano de cordura que arrobas de sutileza » (mieux vaut un grain de bon sens qu'arrobes de subtilité).

"un @ di vino, che è 1/30 di botte, vale 70 o 80 ducati" (une amphore de vin, qui est le trentième d'un tonneau, vaut 70 ou 80 ducats). Notons au passage que l'on retrouve presque les mêmes mots dans l'une des Nouvelles exemplaires (« Rinconete ») de Cervantès : "una bota a modo de cuero, con hasta dos arrobas de vino" (une outre en peau, pleine d'au moins deux arrobes de vin).

Enciclopedia Treccani

"un @ di vino, che è 1/30 di botte, vale 70 o 80 ducati" (une amphore de vin, qui est le trentième d'un tonneau, vaut 70 ou 80 ducats). Notons au passage que l'on retrouve presque les mêmes mots dans l'une des Nouvelles exemplaires (« Rinconete ») de Cervantès : "una bota a modo de cuero, con hasta dos arrobas de vino" (une outre en peau, pleine d'au moins deux arrobes de vin).

mardi 1 septembre 2009

Lorenzo est de nouveau en ligne

http://ple-consulting.blogspot.com/
Je suis en vacances, au pied du col du Lautaret, un échauffement avant le Galibier, le Granon que j'apprécie particulièrement, et l'Isoard.
Bonne nouvelles il fait beau et Lorenzo blog à nouveau. Tant mieux ça changera des blogs vitrines des constructeurs, des petits cercles où l'on s'auto-congratule d'une réflexion intellectuelle et des conneries que je peux écrire.