


Trois images d'éditions, communes, de Platon.
La première est proposée par J-Y Dupuis, un PDF remis en page par RV Bienvault. J'attire votre attention sur la note de bas de page. Une invitation à lire des passages de La République. Une indexation efficace, car toutes les éditions papier reprennent cette forme. Pour les éditions numériques elle n'existe pas. Si je veux retrouver le passage particulier, je dois me taper le mode recherche avec un mot clé, ce qui n'est pas forcément pertinent. Seul alternative lire l'ouvrage en espérant être assez concentré pour retrouver le passage proposé.
La seconde est proposée par Livres et E-books. C'est Ebouquin qui m'a mis sur la piste. Le commentaire est élogieux :"Tout d'abord la qualité est prioritaire ici à la
quantité, les ebooks sont ainsi générés avec LaTeX, tout comme sur Feedbooks, qui est un éditeur de texte scientifique à la base qui respecte les normes de typographie courantes (kerning ou crénage, ligature, pas de pages orphelines, pas de double espace, césures des mots intelligentes, vraie justification du texte)"
Franchement je ne vois pas de différence avec celle de J-Y Dupuis. Ce dernier utilise peut-être le même outil, mais n'en fait pas un argument. Une différence toutefois, l'introduction de l'ouvrage, n'est pas reproduite chez Livres et E-books. Il doit y avoir une raison, droit d'auteurs sûrement.
Je suis de ceux qui lise avant ou après mais toujours l'introduction, ou la préface etc.. N'ayant pas la science infuse je m'en remets facilement à ceux qui savent.
La troisième est l'édition papier de GF vendue 5€50. Tout y est. En haut j'ai mon repère d'indexation, mon introduction et mes notes en fin d'ouvrage (inexistantes sur les éditions numériques).
Ça change quoi, me direz-vous ? Tout.
D'un texte fondateur de la culture occidental je puis en étant savant me passer des commentaires et notes des gens qui avant moi ont étudié Platon.
Les versions PDF savent que je suis même un "ami intime" d'Aglaophon (note 34 du GF) et un familier des œuvres de Polygnote.
Je râle contre ces éditions car elle ampute le livre d'une dimension : celle d'outil des connaissances. Vous l'avez compris je ne suis pas savant ni omniscient, j'ai besoin des lumières des autres.
La profondeur, la pertinence de ces textes, ce n'est pas du Marc Lévy, risquent de m'échapper car le contexte m'est inconnu. Je ne sais de qui ou quoi parle Platon. C'est aussi simple, je suis presque aveugle et sourd. C'est en cela que les éditions numériques du jour ne me satisfont pas. Les césures et autres détails sur la forme sont secondaires, c'est du fond dont je parle et c'est autrement plus grave.
Et la gratuité n'est pas un bon argument. C'est gratuit, ce qui reste à voir car la médiation vers Amazon sur Livres et Ebooks prouve le contraire, alors tu la fermes!
Eh bien non.
Nous sommes encore loin du papier, quant à le dépasser c'est une autre histoire, celle de l'hypermédia.