vendredi 28 août 2009

La libre circulation des livres

La libre circulation des livres s'arrête aux frontières de l'Australie. Ce genre de débat n'aura plus cours quand le livren sera la norme. Difficile de voir les tuyaux du Net bloqués pour laisser les éditeurs kangourous prendre les idées des autres et en faire du fric.

Kangourous ou pas les éditeurs sont de drôles de mecs.

jeudi 27 août 2009

Prisonniers de Gutenberg

Suite aux diverses annonces matériel de ces dernières semaines je voulais utiliser ce titre pour focaliser votre attention sur cette approche, un peu servile, qu'est la duplication de l'univers papier par l'électronique. Et puis Lorenzo Soccavo m'a branché sur un dossier de Science et Vie. 

Les journalistes étaient  certainement présents aux journées Sylen. Les  mêmes intervenants, nous répétent les données fondamentales sur la lecture et c'est bien. 

Ils nous offrent une vraie grille de lecture pour aborder les choix technologiques et d'écritures sur les supports qui nous intéressent.

Deux phrases on particulièrement attirées mon attention.   

1) Sur l'écriture hypermédia (multimodale ils disent)  en gros :Texte images et sons mêlés,  demandent  au cerveau humain des capacités que la lecture sur papier n'exige pas.

Eh bien il faut faire un effort pour goûter à un nouveau plaisir de lecture. Comme à la piscine, nager la brasse c'est bien, faire un quatre nages c'est du bonheur (le pap auprès des filles :-)

2) Il existe un rétrécissement de la zone d'anticipation de la lecture, donc un ralentissement de cette dernière, donc plus de fatigue, quand le contraste diminue. 

En clair la technologie tactile actuelle, c'est pas bon pour la lecture. Sachant que l'on passe plus de temps à lire qu'à prendre des notes, je ne vois le gain procuré par celle-ci.  

Il y a encore plein de choses intéressantes, une vraie grille je vous dis. 

Pour conclure, je pensais ne plus être prisonnier de Gutenberg, je me trompais, j'ai encore des liens.

Ah oui pour ceux qui en auront le courage : http://pvevent1.immanens.com/fr/pvPage2.asp?nu=1&skin=Sev&puc=002232&pa=1

Google sans Sony

Le million d'ouvrages Epubisés est maintenant dispo directement chez Google livres.

Morale de cette histoire chacun va la jouer perso au bénéfice du lecteur.

Supposons que nous ne sommes plus, aux US, dans une phase de lancement, mais dans celle de la prise de parts de marché. 

Google lancera peut être son propre e-reader avec son OS etc.. bientôt. 

mercredi 26 août 2009

Sony ne fait plus...

Sony ne fait plus la course en tête. Seule pendant un temps à croire au livrel la firme Nippon s'est fait dépasser et cours après une pôle position accaparée par Kindle. Les effets d'annonces sont comme le soufflé, une fois le micro coupé, l'excitation tombe d'un cran, la raison reprend ses droits.

Les commentateurs ne peuvent s'empêcher aujourd'hui de comparer toutes nouvelles machines, tous nouveaux services avec celles et ceux de Seattle. Et si celà n'existe pas à l'ouest des US, un concurrent autre est déjà en lice. Je ne vois rien de très excitant  dans la nouvelle famille des Sony e-reader, d'autant que les services (overdrive et words move me) seront difficilement transposables sur notre sol. Nous verrons débarquer chez  nous une offre amputée, c'est dommage. 

En sacrifiant la qualité de lecture ( d'après les photos plus on monte en diagonale et moins le contraste est bon (mais c'est seulement un cliché)) pour le tactile (encore une comparaison avec qui vous savez) Sony n'a peut-être pas fait le bon choix.  

En fait Sony ne fait plus rêver.

La seule info  vraiment réjouissante de la semaine est le partenariat d'Irex avec B&N. La firme batave, qui a enfin compris que le marché des livrels était plus intéressant que celui du zéro papier,  va apprendre plein de chose en travaillant avec le libraire, et ses capacités d'innovations en seront certainement boostées.

lundi 24 août 2009

Un de plus...c'est en Espagne


Pour en savoir plus sur cet appareil à 215 €.

Une interface soignée, mais bon ce n'est qu'une photo, un leurre bien souvent.

Hypermédia, c'est pas facile

A lire, écouter et voir http://www.unnaturalstates.com/intro.html.
Ce sont les premières tentatives, c'est sur le Net, c'est rustique. Il faut pour une écriture hypermédia plusieurs mains comme pour la BD. Faut encore bosser.

dimanche 23 août 2009

Vasari et la musique

Le père de l'histoire de l'art, garde un souvenir heureux des carnavals de Florence. Outre la description des chars,  des décors et autres arcs de triomphe il se laisse aller à un petit couplet d'une chanson composée par Jacopo Nardi dans la vie de Jacopo Pontormo.
Ses "compatriotes", l'auteur des Vite est d'Arezzo, Laurent de Médicis, ou Savonarole, Michel-Ange ou Léonard,  tissent aussi un rapport privilégié avec la musique.
Nous ne sommes pas différents d'ailleurs.
Alors pourquoi ne pas vous faire découvrir in situ ces airs qui le temps d'une ou plusieurs  mesures habitaient le cerveau du maître du sfumato, du prince de la gradine, du manipulateur de foule ?
Michel-Ange entrain de siffloter une air d'Arcadet sur une poème de ....Michel-Ange, c'est pas du Dan Brown, c'est 100 000 fois mieux.
Pour ce nous avons le format MP3, entre autres, et parmi les autres d'ailleurs SONY propose sur le PRS600 : Adudio.
Késaco ?? Impossible de trouver une information intéressante sur ce format. Si quelqu'un sait, qu'il m' éclaire SVP.

Sony nouvelles machines

Sur ebouquin , qui s'est levé tôt ce matin, des adresses d'images et vidéos sur les nouveaux PRS, notamment le 600.
Pour le moment pas de quoi avoir envie de jeter  son  PRS505 à la poubelle. La vitesse de changement de page est nettement améliorée soit,  mais tout le monde pointe du doigt cette fâcheuse tendance  consistant à dégrader le confort des yeux pour un mode  tactile limité. Je touche, tu touches mais j'y vois moins bien. Ce  sont les premiers essais un peu superficiels, il existe peut-être de bonnes surprises à venir.
Quant au modèle 5" j'attends une vidéo comparative avec un DX pour le plaisir des yeux, "la fenêtre de l'âme".

samedi 22 août 2009

Pas besoin de regarder Star Trek

Pas besoin de connaître ni de regarder Star Trek pour ressentir comme un manque avec les livrels. Sur Teleread un émule de Mr Spock écrit : " Right now, companies are focused on taking print books and moving them to an electronic device. But that isn’t enough. " Et notre gus de continuer son plaidoyer pour un Livre 2.0.

Souhaitons qu'il soit entendu car si non,  son diagnostique est : "Until they do [ faire en sorte que les lecteurs soient interactifs] , people probably won’t migrate to e-books or e-readers en masse."

Voilà le genre de post, dont je ne partage pas tous les concepts, qui me donne envie de continuer à plaider pour une approche hypermédia, une écriture en disruption avec l'univers du papier. En fait Apple, encore une fois, sera peut-être l'entreprise qui saura construire le support livre du 21ème siècle.

Une entreprise qui vous secoue dans votre douillet confort intellectuel, vos petites habitudes, vos certitudes.

Si la Ipad (??)  tient ses promesses les e-readers vont prendre une grande claque.

vendredi 21 août 2009

2 ou 3 choses qui sont sûres.

A la lecture des posts des uns et des autres 2 ou 3 choses sont sûres :-(

1) Le packaging des livrels est parfaitement maîtrisé par les fabricants.

2) La  housse est un élément important, très très important

3) Le format e-pub est le garant d'un bon roman.

4) La bibliothèque idéale est avant-tout anglo-saxone.

5) La proportion des gens qui l'ouvrent sans avoir mis les mains dans le cambouis va aller grandissant. 

6) Les informaticiens seront  toujours aussi chiants 

mercredi 19 août 2009

e-book, les éditeurs de BD s'expriment

http://syndicatbd.org/pdf/rapportbd.pdf

N'étant un spécialiste de la chose, mon opinion on s'en fout, mais j'ai quand même noté des mots comme : format, tablette, auteurs.
A lire pour un autre son de cloche.

Demain chez mon libraire

- Bonjour Mr le marchand je voudrais le dernier roman e-pub
- Pour quel lecteur ?
- C'est pour moi
- On vient de vous greffer une puce ?
- Oui avec ma carte SD..f j'y ai droit
- Vous êtes de quelle zone ?
- Ma zone ? A
- A ma zone c'est pas e-pub
- Ah bon, eh çà parle quoi alors ?
- Ah si c'est pour écouter, c'est du longspeech qu'il vous faut!
- Eh vous en avez ?
- Oui, mais papier
- ???
- Ce sont les Evangiles, en latin ou en grec, et comme avant, vous écoutez la lecture.
- Ah le papier ça c'est lire une langue morte ?
- Non c'est vous le lecteur, c'est pas du Google. Vous payez comment ?
- Avec mes puces, je suis SDf.
- Je prends pas, je préfère la monnaie de singe, le bon vieux papier.
-Tenez
-Merci, surtout n'oubliez pas de décompresser avant votre lecture
-J'ai pris l'option 3PM, vous en faites pas.

En parlant de MP3


Je n'y avais jamais pensé, voilà comment j'utilise le lecteur MP3 du PRS. La norme IDV1 me permet de distinguer le nom du fichier de ses "propriétés" soit : le nom de l'ouvrage, la page de lecture, le titre du morceau, le compositeur etc...
Alors évidemment pour passer du texte à la musique c'est galère via le menu, mais on ne perd pas le fil de la page. Evidemment un bon clic sur l'icône du morceau proposé serait l'idéal.
Allez faire comprendre ça aux ingénieurs.

mardi 18 août 2009

second faux départ, je sais je suis éliminé ;-)

Pour ma part le plus amusant dans l'émission de France Inter c'est Laurent Picard avalant une couleuvre. L'animateur demande si les livrels sont aussi des lecteurs MP3 (ça l'intéresse précise-t-il), et celui-ci de répondre que ses appareils le sont. C'est vrai pour le Cybook3, c'est totalement faux pour l'Opus.
La même question avait été posée à la Bibliothèque de Boulogne en février, il avait déclaré que c'était absolument inutile. Je m'étais offusqué, il m'avait rembarrer.
Il y a aussi un point qu'il faudrait éclaircir. Pourquoi Picard et Dahan se posent en héritiers de Cytale ? J'avais déjà eu avec RV Bienvault une discussion sur ses intervenants autour de cette société disparue suite à un article du Nouvel Obs. Pour m'éclaircir il m'avait renvoyé à l'adresse suivante http://mguiblin.club.fr/cybook/cybook.htm . Effectivement le gus en question n'était pas mentionné, pas plus que les fondateurs de Bookeen d'ailleurs. A éclaircir ou pas ;-)

Faux départ ;-)

La BNF pactise avec Google (le Monde). Fallait vraiment pas faire tout ce foin pour en arriver là. Mobiliser jusqu'au Président de la République, Jacques Chirac, pour jeter l'éponge.
Notre génération n'est vraiment pas à la hauteur des précédentes, nous sommes arrogants un point c'est tout.

lundi 17 août 2009

Une pose

Je vais faire une pose.
Je néglige la commercialisation des Vinci et Michel-Ange.
C'est en relisant la phrase de Stendhal :

"Veut-on réellement connaître Michel-Ange ?

Il faut se faire citoyen de Florence en 1499"

que la honte est montée en moi ;-)
Sacrifier M-A pour des livrels, tu déconnes mec, d'autant que tu écris, sous le coup de l'émotion, de la colère, des conneries.
Retournes à tes études.
"Au revoir", comme disait Giscard.

Sony n'aime pas les Macs, pourquoi ?

Les pré-commandes des PRS300 et 600 sont ouvertes. La notice du 600 aborde la description du logiciel maison de gestion des livres etc.. avec un renvoi à une note de bas de page concernant le MAC : 10 11. Sold separately.
Pourquoi cette "discrimination" envers les possesseurs de MAC ? Je préférais la position précédente : on se fout de vous vous n'êtes pas notre cible.
Aujourd'hui on vous punit.
C'est pas cool.

dimanche 16 août 2009

Hypermedia et Dan Brown

Je n'aime pas spécialement Dan Brown, il s'en fout et il a bien raison. Je lui reconnaissais une qualité, celle de pouvoir intéresser un grand nombre, ou un seule cela est suffisant, de personnes à Léonard De Vinci.
Je risque de lui être redevable à nouveau.
Un article du Guardian sur les voies ouvertes par son nouveau roman, The Lost Symbol, approche au plus près de l'hypermédia : "The technology that allows readers to read books on a handheld screen is improving just at the moment Brown's The Lost Symbol hits the streets. For Rickett [ léditeur de Brown], the possibilities, including books with scored soundtracks and video inserts, are just becoming clear."
C'est de l'opportunisme, pour sûr, guider par le marketing, mais si sur votre Ipad , on oublie les Kindle et autres PRS pour le moment, vous commencer à lire, voire et entendre, dans de bonne conditions ergonomiques alors là on est tout prêt du but.

PS : En passant cette réflexion d'une attachée de presse : "I love my [Sony] reader," she said. "But it does feel like a prototype. Like any new technology it has its limitations."

Depuis le temps que je l'écris, ça fait de moi un tricard. Conséquence : je ne serais pas invité à la présentation des nouvelles machines, je ne ferais pas parti des testeurs ;-)) C'est pas important Dan Brown et son éditeur vont bouleverser le marché, enfin j'espère. Il est 13h15 et "la soupe refroidit"

Ipad et Kindle et Plastic Logic et Sony et les autres



Borders c'est du lourd. Des gens rompus aux techniques de marketing pour sonder les desiderata des uns et des autres. Quand ils envoient ce genre de questionnaire, révélé par MacPlus, les interrogations pointent leur nez :
1) Tiens ils sont au courant pour la prochaine tablette d'Apple
2) Le Kindle visiblement leur pose un problème
3) Barnes & Noble avec Plastic Logic aussi c'est un problème
4) Et eux il vont faire quoi après avoir dépouillé les réponses ?

samedi 15 août 2009

Mozart hypermédia...pourquoi ?

La réponse va de soit en lisant ce passage : "Ils sont inégaux (des quatuors écrits sous l'influence de Haydn), c'est vrai, mais deux sont parfaits : le premier (en fa K. 168) et le dernier (en ré mineur K. 173). Ecoutons le premier mouvement de celui-ci. Il commence par une belle mélodie qui est un res­souvenir nostalgique de l'Italie. Mais voici que s'élève un petit motif thématique. Il n'a pas de mélodicité ; c'est un vecteur rythmique, qui est haché, saccadé, têtu. Il va s'at­taquer à la belle mélodie comme s'il voulait la détruire. C'est une sorte de caquètement de poule et il est acharné, méchant, cruel. La mélodie reparaît, essaie de survivre ; mais rien n'y fait : elle se lacère, elle s'effiloche et dispa­raît. Le motif thématique, victorieux, reste seul en lice.

Deux remarques. D'abord le langage thématique entre ici en conflit non pas avec le contrepoint, mais avec la mélodicité d'un chant. Deuxièmement, Mozart ressent beaucoup plus fortement que Haydn la possibilité de véhé­mence du langage thématique. Nous sentons ici déjà le démonisme romantique. Mais Mozart ne pouvait pas s'en­gouffrer dans cette ouverture linguistique. Nous sommes, avec ce quatuor, à la mi-septembre. En décembre il achève un Quintette à cordes (K. 174) qu'il a commencé au prin­temps et il y adjoint un finale. Ecoutons ce finale. Nous y constatons d'abord que le langage thématique y règne sans partage, et sans plus se heurter à rien. Ensuite écoutons bien le thème moteur : il n'est autre que le caquètement qui nous a paru si méchant dans le Quatuor."

L'auteur , J-V Hocquard est un spécialiste de Wolfgang Amadeus, il connaît certainement ses œuvres par cœur, il les interprètent dans sa tête. Il en va autrement pour nous. Les mots sont impuissants à restituer cette musique et je suis quasiment incapable de répondre à cette invitation. Ce type d'ouvrage est "du vol." Écrit en 1996 il aurait dut être accompagné d'un CD.

Alors que faire en 2009 ?

Au mieux je dispose d'un balladeur et je télécharge les morceaux chez Apple ou Amazon, mais le fil de ma lecture est interrompu. Pas terrible et çà pour chaque morceau proposé, pour chaque fragment de partition décortiqué au long des 250 pages de l'ouvrage. Galère et cher.

L'autre solution vous la devinez.... des MP3 sur un livrel.

Si la question des droits d'auteurs ne se pose pas, celle des droits voisins oui. Sauf si vous vous contentez des 30 secondes légales, à discuter il s'agit en fait d'un temps court, si vous dégotez des 33 tours mono, (ce n'est pas si grave de toute façon MP3 c'est pas terrible) ou passez des accords avec des labels en mal de pub.

Des ouvrages de ce type il en existe des milliers. Y a du boulot.

Pourquoi je râle



Trois images d'éditions, communes, de Platon.
La première est proposée par J-Y Dupuis, un PDF remis en page par RV Bienvault. J'attire votre attention sur la note de bas de page. Une invitation à lire des passages de La République. Une indexation efficace, car toutes les éditions papier reprennent cette forme. Pour les éditions numériques elle n'existe pas. Si je veux retrouver le passage particulier, je dois me taper le mode recherche avec un mot clé, ce qui n'est pas forcément pertinent. Seul alternative lire l'ouvrage en espérant être assez concentré pour retrouver le passage proposé.

La seconde est proposée par Livres et E-books. C'est Ebouquin qui m'a mis sur la piste. Le commentaire est élogieux :"Tout d'abord la qualité est prioritaire ici à la quantité, les ebooks sont ainsi générés avec LaTeX, tout comme sur Feedbooks, qui est un éditeur de texte scientifique à la base qui respecte les normes de typographie courantes (kerning ou crénage, ligature, pas de pages orphelines, pas de double espace, césures des mots intelligentes, vraie justification du texte)"
Franchement je ne vois pas de différence avec celle de J-Y Dupuis. Ce dernier utilise peut-être le même outil, mais n'en fait pas un argument. Une différence toutefois, l'introduction de l'ouvrage, n'est pas reproduite chez Livres et E-books. Il doit y avoir une raison, droit d'auteurs sûrement.
Je suis de ceux qui lise avant ou après mais toujours l'introduction, ou la préface etc.. N'ayant pas la science infuse je m'en remets facilement à ceux qui savent.

La troisième est l'édition papier de GF vendue 5€50. Tout y est. En haut j'ai mon repère d'indexation, mon introduction et mes notes en fin d'ouvrage (inexistantes sur les éditions numériques).
Ça change quoi, me direz-vous ? Tout.
D'un texte fondateur de la culture occidental je puis en étant savant me passer des commentaires et notes des gens qui avant moi ont étudié Platon.
Les versions PDF savent que je suis même un "ami intime" d'Aglaophon (note 34 du GF) et un familier des œuvres de Polygnote.

Je râle contre ces éditions car elle ampute le livre d'une dimension : celle d'outil des connaissances. Vous l'avez compris je ne suis pas savant ni omniscient, j'ai besoin des lumières des autres.
La profondeur, la pertinence de ces textes, ce n'est pas du Marc Lévy, risquent de m'échapper car le contexte m'est inconnu. Je ne sais de qui ou quoi parle Platon. C'est aussi simple, je suis presque aveugle et sourd. C'est en cela que les éditions numériques du jour ne me satisfont pas. Les césures et autres détails sur la forme sont secondaires, c'est du fond dont je parle et c'est autrement plus grave.
Et la gratuité n'est pas un bon argument. C'est gratuit, ce qui reste à voir car la médiation vers Amazon sur Livres et Ebooks prouve le contraire, alors tu la fermes!
Eh bien non.
Nous sommes encore loin du papier, quant à le dépasser c'est une autre histoire, celle de l'hypermédia.

Merci Lorenzo

L Soccavo a attirer ce matin mon attention sur le supplément culture de L'express avec ce commentaire deux points j'ouvre la parenthèse j'espère qu'il ne m'en voudra pas de reprendre celui trait d'union ci je ferme la parenthèse ouvrez les guillemets Une série d'articles intéressants je pense virgule qui montre bien la dimension transhistorique de toutes nos préoccupations autour des nouveaux dispositifs de lecturevirgule et qui pourrait ouvrir la réflexion sur l'usage de la ponctuation dans les livres numériques points de suspension fermez les guillemets point
Merci à lui ;-)

vendredi 14 août 2009

Baisse ou pas baisse ?

L'INSEE vient de sortir une étude sur la Presse et les livres. Si le nombre de livres vendus ou le chiffre d'affaires des éditeurs restent stables, la part monétaire dans le budget des ménages ne cesse de diminuer. Je suis pas sûr que ce soit bon pour le monde du livre. D'aucuns avanceront que c'est une bonne nouvelle pour le livre numérique, je n'en suis pas sûr non plus.
Comment donner envie aux ménages de dépenser, vilain mot, d'investir plus dans le livre, la culture ? Visiblement depuis les années 90 le secteur n'a pas trouvé la réponse. Vous avez peut-être des idées ?

Elle est bien bonne

Petit dialogue à 3 sur le blog RV Bienvault (Aldus 2006) concernant la qualité des éditions électroniques avec pour référence Manuce.
Au cours de la polémique un reproche de notre "amphitryon" : "A propos d'édition papier justement, bien dommage que nous n'en disposions pas de vos guides."
Cette réflexion m'a ramené quelques mois en arrière avec L Soccavo (toujours pas de MAJ du Cybook Lorenzo ;-( ). Celui-ci me reprochait mon édition papier sur Lulu, il avait raison, depuis je l'ai supprimée, de toute façon elle est vite devenue obsolète.
Hors donc, il est dommage de voir dans le camp des pionniers des livrels et livrens ce type de réflexion, de référence.
Le livre numérique pour grandir et s'imposer doit s'affranchir du papier. C'est difficile sûrement et peu d'entre nous y consente, mais il faut être cohérent et choisir son camp une bonne fois pour toute.
J'ai fait un choix : celui de l'hypermédia, de la modernité, ma référence n'est pas Aldus, c'est du passé, elle n'existe pas (quoique Léonard m'ait bien aidé). Je tente de construire, maladroitement peut-être, une nouvelle écriture, une nouvelle lecture.

jeudi 13 août 2009

Qui s'emmêle les pinceaux ?

Qui du NYT, de Sony ou des lecteurs s'emmêlent les pinceaux à la lecture de l'annonce du fabricant Nippon sur E-pub et sa librairie ?
Le journaliste peut-être, qui associe un peu vite e-pub avec liberté et ouverture.
Les lecteurs aussi qui sont un peu naïfs.
Croire que les grandes maisons d'éditions abandonnerons les DRM aujourd'hui, c'est croire que la crise nous poussera à changer le système capitaliste.
Chez Sony, E-pub, Adobe et DRM même combat. C'est pas nouveau, c'est pas mieux que chez Amazon, ou E-pagine, c'est pas pire.

20 000 PDF à la FNAC, ça bouge

Pas vraiment le temps d'approfondir la question, d'autres le feront.
La FNAC annonce 20 000 titres supplémentaires, faut que je prenne contac avec Numilog peut-être pour la diffusion des Guides MAF.

Prédictions




Les prédictions du Gartner sont toujours à prendre avec des pincettes, mais si nous suivons Alexis Mons (je ne connais pas ce monsieur mais je lui empreinte le graphique qu'il a dégotté) pourquoi ne pas leur faire confiance ?
En tous cas le livrel joue maintenant dans la cours des grands, c'est une bonne nouvelle, et la réceptivité du marché US (car en France c'est une autre paire de manches) est enthousiasmante (merci Amazon).

Epub, zut

Certains crieront victoire après l'annonce faite par Sony de l'abandon de son format propriétaire au profit e-pub. Eh bien souhaitons qu'il sorte de cette décision un élan créatif, je pense aux outils, pour permettre à François Bon, Nick Cave, Bruno Rives et votre serviteur d'écrire des ouvrages dignes du 21ème siècle.

mercredi 12 août 2009

Moi aussi


Depuis la "fermeture" du figaro.pdf je vais parfois lire les infos sur libé.
Je suis tombé sur une série de portraits de portraits d'Ingres présentés par Mr Obalk. Je ne connais pas le gus mais j'ai bien aimé le texte de la quatrième partie, celle expliquant le pourquoi de la chose illustrée en image ci-dessus : «Quand j'étais enfant ou ado, j'adorais les livres qui fonctionnent par double page, avec plein de choses à regarder et à lire dans tous les sens. Et j'ai passé des dizaines et des dizaines d'heures sur les pages de Tout L'Univers, l'encyclopédie pour enfants des années 1960. Mais j'ai commencé à déchanté quand je me suis aperçu que le principe des livres-magazines, dont la collection "Découvertes-Gallimard" est la version pour adulte, oblige immanquablement à interrompre le fil du texte pour passer aux images, elles mêmes légendées d'un autre texte. Ma paresse d'adolescent me faisait croire que c'était plus facile à lire. Mais quand je me suis mis à lire les livres jusqu'au bout, j'ai commencé à détester ces ruptures de rythme qui font qu’on abandonne vite les textes de fond au profit d’un regard gourmand sur les images et encore plus superficiel sur leurs légendes. Or, j'ai commencé ce travail il y a 6 ans en essayant de faire des storyboards de mes petits films. Mais la formule du storyboard ne me convenait pas car je voulais qu’on lise et qu’on regarde en même temps le texte et les images. La seule solution était de faire rentrer le texte DANS l’image, et qu’il n’y ait rien d’autre à lire, de sorte que la lecture directe du texte se fasse simultanément à l’apparition inévitable des images qui, elles, se contentent du champ de vision périphérique du lecteur. Chaque morceau de phrase y est alors illustrée par telle ou telle image se succédant comme les cases jointives d'une BD — mais la comparaison avec la BD s’arrête là. J'utilise les typos de Pierre Di Sciullo, qui est le plus grand dessinateur de caractères typographiques en France depuis Roger Excoffon. On peut toujours s’amuser à appeler mes planches du «roman-photo sans roman» ou de la «bande dessinée sans bulle» et clamer qu’Ingres s’est mis à la bd, mais ce serait faux. Je préfère la formule plus modeste d’un « texte tout en images». Ce n’est pas une bd, c’est un tout-en-images»

J'ai voulu utilisé un procédé un peu similaire, il y a déjà deux ans mais je ne suis pas le premier loin de là. Pour la France de Léonard j'ai utilisé en toile de fond l'Ecole d'Athènes de Raphaël et un texte expliquant la différence d'attitudes entre les deux philosophes (illustration de la méthode scientifique de Léonard avec une anakrousis d'Arvo Part pour nous mettre dans l'ambiance). En couleurs c'est assez difficile à lire (les lettres sont en blanc sur la palette de l'urbinate). Sur le PRS en noir et blanc malgré les 8 nuances de gris c'est encore pire (le texte est en noire et la fresque de Raphaël méconnaissable). On touche là aux limites du noir et blanc, j'en ai touché deux mots à Clément (Ebouquin) et son portrait de la Joconde sur l'Opus.
Le gris nous bride et la reproduction d'une œuvre couleur est comme une trahison, mais on ne peut pas faire autrement aujourd'hui.
Le second point est cet univers tout en image voulu par Obalk (on dirait une page de roman photo, j'adore un jour je tenterai l'expérience sur un guide, j'irai donc plus loin qu'actuellement). En pensant à l'Iphone et le portage des BDs on voit bien la castration opérée. Impossible de porter ce type d'écriture sur des écrans de petite taille. Un jour j'en suis sûr un artiste s'insurgera contre cette mode.

PRS300 rêves ou ...rêves

En regardant le PRS300 la touche de navigation ressemble fort à celle du 505 mais pas tout à fait, elle est devenue centrale, incontournable et surtout accompagnée de cette flèche retour arrière. Elle permet comme sur le 505 de descendre et monter, de changer de page, de valider. On peut sur le 505 avoir une gestion des liens hypertextes avec le PDF, mais sans une touche retour c'est une galère pour l'auteur de faire revenir le lecteur à la ligne d'origine cela nécessite un lien supplémentaire. Je l'ai fait une fois pour la Toscane de Léonard. Il y a aussi cette touche Home qui m'intrigue. J'ai bien essayé d'en savoir plus auprès de connaissances susceptibles d'avoir des infos, mais c'est le mutisme jusqu'au 24/08.
Ils font chier avec leurs petits secrets d'états.

PS: la touche Home ne serait que la remplaçante de la touche menu ?? Oui sûrement.

hypermédia Apple va plus loin ;-)

L'incident est sans gravité, il est donc possible d'en rire.
La Provence n'est pas allé au bout de son investigation. La jeune fille propriétaire de l'Iphone n'a pas tout dit.
Notre célèbre reporter a su trouver les mots justes pour convaincre la victime de nous révéler son secret : Elle écoutait la Castaphiore dans une version californienne de l'air des Bijoux, le célèbre opéra de Good ? NO
"Ah! je ris de me voir
si belle en cet Iphone noir,
Ah! je ris de me voir
si belle en cet Iphone noir,
Est-ce toi, Steve,
est-ce toi?
Réponds-moi, réponds-moi,
Réponds, réponds, réponds moi vite!"

Hypermedia on y vient

Cet article du Guardian, prémisse d'une approche hypermédia du roman.
C'est excitant, très excitant.

mardi 11 août 2009

En regardant le PRS600


(photo Ebouquin...enfin c'est là que je l'ai trouvée)

Le format 5" trop orienté texte ne m'intéresse pas. Mais je suis quand même intrigué par ce dispositif du PRS300 qui ressemble à la molette d'un Ipod avec 4 flèches et la touche flèche arrière (un enter ou un back ???) Il faudra attendre des fuites ou le 24/08 pour en savoir plus.
Idem pour le 6" un peu désuet au regard du 9". Pour ce dernier même punition : attendre.
En attendant donc on peut toujours continuer de jouer aux devinettes en jetant un coup d'œil sur le PRS600.
2 options attisent notre curiosité: La première rappelle les Iliad et la prise de notes en mode image.
Sur la V1 des Bataves c'est un peu lourd, pas sûr après trois années que l'on sache faire mieux.
La seconde option est le "More Apps". Apps pour Applications ?? Si oui, peut-on envisager une ouverture pour des applications tierces ?
Franchement çà serait un plus d'autant que je ne vois pas un dispositif de navigation susceptible d'offrir une convivialité type Iphone sauf si le stylet le permet. Mais ce n'est pas vraiment dans les habitudes de la maison.
En fait chez Irex on doit sourire car cette machine au premier abord à 2 ou 3 ans de retard, et si je me trompe, ce que je souhaite, elle n'augure pas une révolution seulement une évolution.

vendredi 7 août 2009

On fait quoi à part annoncer ?

Les rues Gustave Flaubert parsèment les villes de la côte d'albâtre, on sy perd, aime-t-on pour autant la littérature ? Il existe aussi une manifestation : Lire à la plage. Et là je confirme, sur les galets de St Martin....en Campagne pas de problème (a marée haute) avec le PRS.
Faute de wifi, les grives viennent vous tenir compagnie et quand dans Dieppe vous voyez le guide Peterson, version 1954 revue et corrigée 1994, en vitrine de "La librairie", vous vous dîtes que l'Iphone n'est pas encore parvenu aux confins des frontières de la Perfide Albion.
Pas sûr alors de voir débarqué un jour le livrel brésilien qui me semble être bien intéressant (voir Aldus et Ebouquin). Compatible Adobe PDF 10 il est, je ne connais pas cette norme. Un MP3 encapsulé serait-il lisible sur un simple clic avec gestion du curseur ? Je ne sais pas.
Devant l'avalanche de nouvelles machines j'ai l'impression de revivre les premiers temps de la micro. Seuls manquent des importateurs, tout cela reste virtuel, du vent.
Surtout ne pas manquer la sortie de la prochaine machine destinée spécifiquement au marché de la république de San Remo.
Ca change quoi pour nous ?
Toute le monde hurlait contre l'exclusivité Sony/FNAC. Elle est caduque, mais personne ne relève le gant sur notre territoire. C'est là que bat blesse.